THEATRE DE MONTMARTRE

Publié le par LEPIC ABBESSES

THEATRE DES ABBESSES

Programme 2010



 

Théâtre des Abbesses    du 27 janvier au 12 février 2010
Molière | Bérangère Jannelle
Amphitryon 

 Théâtre des Abbesses
du 27 janvier au 12 février 2010  Voir les horaires    Théâtre
  • du mercredi 27 au samedi 30 janvier 2010 - 20h30
  • le dimanche 31 janvier 2010 - 15h00
  • du mardi 2 au samedi 6 février 2010 - 20h30
  • du mardi 9 au vendredi 12 février 2010 - 20h30

durée : 1h45


Molière Auteur
Bérangère Jannelle Metteur en scène

Amphitryon  Création

 

Quand le Roi des dieux dont le pouvoir est absolu désire quelqu’un, qui pourrait lui résister ? Qui, en toute sincérité, en a réellement envie?

 

Tombé sous le charme d’Alcmène, Jupiter à qui rien n’est impossible, la séduit en devenant le double de son époux trop bien aimé, le valeureux général Amphitryon parti à la guerre. Et revenu avant l’heure… Au delà des quiproquos à répétitions dans lesquels tous sont emmêlés, si bien que personne ne sait plus exactement à qui il a à faire, pouvoir absolu et jouissance sont les thèmes retenus par Bérangère Jannelle. À l’époque de Molière, nul n’a mis en doute le fait que le Roi des Dieux incarne le Roi Soleil, d’où scandale et succès. « J’ai toujours été intéressée par la relation du privé et du politique, qui apparaît ici avec une rare brutalité. Le bien public n’existe plus, l’imposture domine, y compris celle de l’image. Qui, réellement, est dupe ? Alcmène ne l’est pas complètement, elle n’est pas une victime. Même au cours d’une grande, une sincère histoire d’amour, fantasmer sur un autre homme est normal. L’inconscient doit pouvoir voyager. C’est le désir qui crée le fantasme. Passer la nuit avec un dieu, rêve ou réalité ? Qui tire les ficelles ? Qui joue qui ? Tout au long de cette pièce où le théâtre et ses secrets sont mis en jeu, les questions demeurent. »

 




 

Théâtre des Abbesses    du 15 au 20 février 2010
Michel Vinaver | Oriza Hirata | Arnaud Meunier



En Français et en Japonais, sous-titré


 Théâtre des Abbesses
du 15 au 20 février 2010  Voir les horaires    Théâtre
  • du lundi 15 au vendredi 19 février 2010 - 20h30
  • le samedi 20 février 2010 - 15h00
  • le samedi 20 février 2010 - 20h30

durée : 2h15


Michel Vinaver Auteur
D'après Oriza Hirata Auteur
Arnaud Meunier Metteur en scène

Tori no tobu takasa
En Français et en Japonais, sous-titré

 

Une adaptation Japonaise de Par-dessus bord


Par-dessus bord, ou les chamboulements humains et sociaux, au sein d’une entreprise familiale française rachetée par une multinationale américaine.

 

La pièce étant de Michel Vinaver, elle glisse avec panache sur les rives de l’humour et raconte du vrai. Oriza Hirata en confie la mise en scène à Arnaud Meunier, et adapte la pièce à la situation actuelle dans son pays. L’entreprise familiale, rachetée par une compagnie française, est donc japonaise. Les comportements changent peu, mais ce n’est plus l’intrusion d’un juif qui provoque une réaction de refus, c’est celle d’un Rwandais « Un homme ayant lui aussi échappé à un massacre. J’avais pensé à un survivant d’Hiroshima, mais le problème n’est pas le même. Et puis chez nous on voit si peu de Noirs que leur situation est souvent difficile. Les juifs, on ne fait pas attention ». Dans les films que nous recevons, le cinéma nippon aborde parfois ce genre de thème. Sur scène, c’est rarissime. Hirata représente un cas particulier : son théâtre est privé, il bénéficie donc d’une marge de liberté, traite de sujets qui mettent en cause les comportements quotidiens. Vinaver dit de lui : « Il est mon frère ».


 

Théâtre des Abbesses    du 23 février au 6 mars 2010
Aurélien Bory | Compagnie 111

 

 Théâtre des Abbesses
du 23 février au 6 mars 2010  Voir les horaires    Théâtre
  • du mardi 23 au samedi 27 février 2010 - 20h30
  • le dimanche 28 février 2010 - 15h00
  • du mardi 2 au samedi 6 mars 2010 - 20h30

durée : 1h15


Aurélien Bory Metteur en scène
Compagnie 111 Compagnie

Sans objet

 

Duo de l’homme et de la machine, lorsque les rêves de Kleist sur le théâtre des marionnettes nous conduisent jusqu’aux infinies capacités du robot.

 

Rencontre de l’homme et du robot. L’un de ces gigantesques bras articulés qui accomplissent, à la place des ouvriers, le pénible et fastidieux travail du montage automobile. Un vrai robot, directement venu de son usine. Il y avait sa raison d’être. Ici, sur scène, il devient « sans objet ». Aurélien Bory doit donc lui trouver un rôle, en quelque sorte l’humaniser. « Son comportement n’est en rien modifié, il garde ses capacités mécaniques, sa puissance, et la brutalité, voire la violence de ses mouvements, qui ont quelque chose de guerrier. Ici, l’homme et lui sont des partenaires. Tout se passe dans la façon dont ils vont s’approcher, établir le contact. Ils sont pris dans un espace artistique, autrement dit, si l’on s’en tient aux valeurs de l’industrie, ils sont dans le champ de « l’inutilité ». « Leurs relations retrouvent celles de l’homme primitif avec l’animal : avant de le domestiquer, il a dû le combattre, puis s’est mesuré à lui au cours de performances initiatiques, semblables à ce jeu insolite entre un être humain qui en connaît les règles et un robot qui, tel un enfant en train de s’amuser, les découvre, les invente. Et les domine. Rien n’est jamais acquis ».



 


 

Théâtre des Abbesses    du 30 mars au 10 avril 2010
Daniel Danis | Véronique Bellegarde

 

 Théâtre des Abbesses
du 30 mars au 10 avril 2010  Voir les horaires    Théâtre
  • du mardi 30 mars au samedi 3 avril 2010 - 20h30
  • du mardi 6 au samedi 10 avril 2010 - 20h30


Daniel Danis Auteur
Véronique Bellegarde Metteur en scène

Terre océane  Création

 

Au coeur de la campagne québécoise: un vieil homme, un adulte, un enfant. Ils ont juste le temps d’un apprentissage, celui de la paternité, de la vie.

 

Antoine est séparé de sa femme depuis longtemps. Partie avec leur fils juste après qu’ils l’aient adopté, elle le lui renvoie parce qu’il est malade et qu’elle n’a pas la force de le voir mourir. Il l’emmène à la campagne, chez son oncle, brave homme bourru. Aux approches de la mort, trois âges sont réunis. On pourrait craindre un mélo, mais on en est très loin, grâce au langage de Daniel Danis, à l’énergie de ses phrases drues, à leur fluidité. Grâce à la façon dont il entremêle avec une imparable évidence, récits et scènes dialoguées. C’est cette liberté que veut retrouver Véronique Bellegarde. « La pièce est un puits sans fond. À chaque lecture, elle fait naître de nouvelles images autour de la paternité, de la filiation. Elle nous emmène dans la reconstruction émotive des faits, avec la part d’invention qui peut parfois habiter les souvenirs. Avant tout, elle mord le quotidien, elle porte une impitoyable force de vie. Pour chacun de nous, la mort est inévitable, alors ici, celle si proche, du garçon, ne laisse pas le temps de sombrer dans les larmes. Et se pose la question essentielle: que pouvons nous partager ? »

 




 

Théâtre des Abbesses    du 19 au 24 avril 2010

 

 Théâtre des Abbesses du 19 au 24 avril 2010  Voir les horaires    Théâtre

  • du lundi 19 au vendredi 23 avril 2010 - 19h30
  • le samedi 24 avril 2010 - 14h30
Marionnettes traditionnelles du Kerala
Tout public à partir de 8 ans

 

Pâvakathakali

DEUX PIÈCES EXTRAITES DU MÂHABHÂRATA

Kalyana Saugandhikam (À la recherche de la fleur parfumée)
Duryodhana Vadham (Le Meurtre de Duryodhana)

 

Elles miment les dieux. Petites poupées à la face peinturlurée, en habits de cérémonie et collerette dorée. Derrière elles, des marionnettistes torse nu s'agitent. Ils ne se cachent pas, ils sont l'antichambre du spectacle. Depuis plus de vingt ans, deux frères réaniment une tradition que le cinéma avait anesthésiée. Gopal Venu et Ravi Gopalan Nair ont appris chez un maître l'art du pavakathakali*, épopée miniature où les polichinelles sacrés rejouent la naissance des mondes. Il faut avoir vu cela. Le pavakathakali n'est pas une réduction du mythe. Mais son reflet, trait pour trait, dans une tradition où le geste ne se discute pas, qu'il soit né d'un pantin ou d'un homme. Ce sont toujours les poèmes du Mâhabhârata ou du Râmâyana. Une héroïne à la recherche d'une fleur parfumée et les stratagèmes du singe Hanuman pour l'en détourner. Beauté vieille de quatre siècles, les marionnettes du Kerala ne sont plus aujourd'hui montrées que par une seule troupe. Les deux frères sanguins qui la dirigent ne se contentent pas d'aller puiser dans les grimoires et les souvenirs. Au fil des ans, ils ont reconstitué, adapté et amplifié une dramaturgie, un savoir, qui était réservé aux artistes errants. Rien ne paraît plus intense, dans ces nocturnes indiens, que ces doubles visages de bois et de chair. L'acteur qui insuffle la légende à son outil sculpté.

 

* en Malayalam, langue de l’Etat du Kerala dans le sud-ouest de l’Inde, katha signifie histoire, kali, jeu et pava, marionnettes ou poupées.



Tout public à partir de 8 ans


 

Théâtre des Abbesses    du 20 au 22 avril 2010

Théâtre des Abbesses du 20 au 22 avril 2010  Voir les horaires    Théâtre

  • du mardi 20 au jeudi 22 avril 2010 - 14h30
Marionnettes traditionnelles du Kerala / Kalyana Saugandhikam
Tout public à partir de 8 ans

 

Pâvakathakali

UNE pièce extraite du MÂHABHÂRATA

Kalyana Saugandhikam (À la recherche de la fleur parfumée)
• suivie d’une rencontre
• et d’une présentation des marionnettes

 

Elles miment les dieux. Petites poupées à la face peinturlurée, en habits de cérémonie et collerette dorée. Derrière elles, des marionnettistes torse nu s'agitent. Ils ne se cachent pas, ils sont l'antichambre du spectacle. Depuis plus de vingt ans, deux frères réaniment une tradition que le cinéma avait anesthésiée. Gopal Venu et Ravi Gopalan Nair ont appris chez un maître l'art du pavakathakali*, épopée miniature où les polichinelles sacrés rejouent la naissance des mondes. Il faut avoir vu cela. Le pavakathakali n'est pas une réduction du mythe. Mais son reflet, trait pour trait, dans une tradition où le geste ne se discute pas, qu'il soit né d'un pantin ou d'un homme. Ce sont toujours les poèmes du Mâhabhârata ou du Râmâyana. Une héroïne à la recherche d'une fleur parfumée et les stratagèmes du singe Hanuman pour l'en détourner. Beauté vieille de quatre siècles, les marionnettes du Kerala ne sont plus aujourd'hui montrées que par une seule troupe. Les deux frères sanguins qui la dirigent ne se contentent pas d'aller puiser dans les grimoires et les souvenirs. Au fil des ans, ils ont reconstitué, adapté et amplifié une dramaturgie, un savoir, qui était réservé aux artistes errants. Rien ne paraît plus intense, dans ces nocturnes indiens, que ces doubles visages de bois et de chair. L'acteur qui insuffle la légende à son outil sculpté.

 

* en Malayalam, langue de l’Etat du Kerala dans le sud-ouest de l’Inde, katha signifie histoire, kali, jeu et pava, marionnettes ou poupées.


Tout public à partir de 8 ans



En Français et en Anglais, sous-titré


 

Théâtre des Abbesses    du 25 mai au 5 juin 2010

 

Théâtre des Abbesses du 25 mai au 5 juin 2010  Voir les horaires    Théâtre

  • du mardi 25 au samedi 29 mai 2010 - 20h30
  • du mardi 1 au samedi 5 juin 2010 - 20h30
Sous les visages
Théâtre visuel

 

Cauchemars et rêves d’une femme de notre temps, indépendante, brusquement rejetée dans la marginalité, sans plus de travail donc sans plus d’identité.

 

Chef de projet dans une entreprise, par suite de « restructuration », Clémence a été licenciée. Depuis elle va de petit boulot en petit boulot. Une précaire parmi d’autres, qui se sent exclue du monde, dépossédée de son identité. Réfugiée devant sa télévision, elle s’enferme dans ses cauchemars, et c’est cet espace mental en pleine dérive que Julie Bérès met en scène.
"Clémence est assaillie par les spectres de ses angoisses. Sortis de nulle part, ils lui rappellent  les moments où elle faisait du marketing téléphonique. Où, enfouie sous un masque et sous un costume grotesque, elle jouait les mascottes dans un grand magasin."

"Et puis elle traverse l’écran. On entre avec elle  dans le monde de la paillette. Elle participe à un grand banquet avec les habitués de ce genre de réjouissances : hommes politiques, chanteuse, journalistes mondains, son ancien patron… Les êtres dynamiques, performants, que la télévision ne cesse de nous donner en exemple."
"Au départ, nous voyageons dans les réminiscences, ensuite dans l’imaginaire.  Il n’est plus question alors de la recherche avide de son identité en dehors du travail. Nous sommes chez  les gens de pouvoir que les medias nous imposent, chaque jour, chez nous, familiers et  redoutables. Méfions nous des admirations imposées."



Théâtre visuel


 

Théâtre des Abbesses    du 15 au 23 juin 2010
Jan Fabre

 

Théâtre des Abbesses du 15 au 23 juin 2010  Voir les horaires    Théâtre

  • du mardi 15 au samedi 19 juin 2010 - 20h30
  • du mardi 22 au mercredi 23 juin 2010 - 20h30


Jan Fabre Metteur en scène, Chorégraphe

Another Sleepy Dusty Delta Day  Création
En Anglais, sous titré en Français
Solo de théâtre/danse

 

Capable des plus amples déploiements scéniques (comme, récemment, avec L’Orgie de la Tolérance), Jan Fabre est en outre passé maître dans la conception de solos, composés sur mesure pour des interprètes exceptionnels, acteurs (Els Deceukelier, Dirk Roothhooft…) ou danseurs (Erna Omarsdottir, Wim Vandekeybus…). Nouvelle muse dans le panthéon de Jan Fabre, Ivana Jozic avait déjà participé, en ange déchu interviewant William Forsythe, à la vidéo-installation L’Ange de la Mort. Pour le bouleversant Another Sleepy Dusty Delta Day, la voici seule en scène avec dans un environnement noirci de tas de charbon, où roulent en boucle des trains miniatures, au-dessus desquels veillent des colombes en cage. A partir d’une chanson country, Ode to Billie Joe, où Bobbie Gentry évoque le suicide d’un jeune homme qui se jette d’un pont, Jan Fabre a brodé un texte qui, sous la forme d’une lettre d’un homme à sa bien-aimée, est « un manifeste à propos de la liberté de chacun devant la mort ». Ivana Jozic s’en empare, de voix et de chair, en intensité.



En Anglais, sous titré en Français Solo de théâtre/danse

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