ASSOCIATIONS DU 18 EME

Publié le par LEPIC ABBESSES


Initiative de l'association Arcane 18, reconnue d'Intérêt Général - Siège social rue Feutrier 75018 Contact tel : 01.53.41.01.46

Salle Saint Bruno - Appel à bénévole -

Devenez bénévole à la Goutte d’Ordinateur !



L'Association Salle saint Bruno est un lieu de rencontre et de mise en relation pour le quartier de la Goutte d'Or. Elle a une mission générale de service aux associations et aux habitants de la Goutte d'Or.

Un de ses secteurs d'activité, l'Espace Public Numérique La Goutte d'Ordinateur est une structure d'accueil du public pour l'initiation à l'informatique et aux NTICs (Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication)

La Goutte d'Ordinateur propose des activités d'initiations à l'ordinateur, à internet et à la Bureautique; des ateliers découverte de logiciels et internet; des stages enfants (vidéo animation, colorisation numérique,...); des stages adultes ( traitement de l'image, création de sites web,...), des créneaux de libre accès et un appui aux projets associatifs.

L’informatique et le multimédia vous intéresse ? Vous souhaitez faire partager vos connaissances ?
... Devenez bénévole à la Goutte d’Ordinateur !

Si vous souhaitez nous aider à lutter contre la fracture numérique venez nous rejoindre afin d’animer des cours et ateliers, d’accompagner l’accès libre ou de proposer des projets. Vous ferez parti d’une équipe conviviale, à votre écoute et qui s’adaptera à vos disponibilités.

Contact :
Frédéric Trégret Coordinateur
Guillaume Cardin
Animateur multimédia
7 rue Léon - 75018 PARIS
Tél / Fax : 01 42 51 03 61
+ d'infos sur
www.sallesaintbruno.org






La Goutte d’Ordinateur

Un Espace Public Numérique (EPN) est une structure d’accueil du public, à but non lucratif, pour l’initiation à l’informatique et aux technologies de l’information et de la communication.



Venez passer le PIM à la Goutte d’Ordinateur.

Le PIM est un instrument de formation et d’évaluation des compétences acquises.
Ce n’est pas une certification professionnelle, mais une attestation des capacités à utiliser un équipement informatique et les services de base d’internet.

Le PIM est destiné au grand public débutant.

Il s’adresse en particulier à toux ceux qui n’ont pas facilement accès aux technologies de l’information, ni aux formations professionnelles. Il vise à leur permettre de s’initier aux TIC et d’évaluer, pour eux-mêmes ou dans une perspective professionnelle, leur aptitude à utiliser un ordinateur et internet, qu’elle ait été acquise dans un lieu d’accès public à l’internet ou dans un autre contexte.

- Une attestation de réussite au PIM sera délivrée à ceux qui le souhaitent (après réussite du test QCM) !

 

ZOOM SUR : ANIMEZ DES ATELIERS !
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Salle Saint Bruno


L’association Salle Saint Bruno est un lieu de rencontres et de mise en relation pour le quartier de la Goutte d’Or.




Sa création en 1991 résulte d’une concertation entre les habitants, les associations et les pouvoirs publics.

Elle a pour objet de : « Promouvoir, conduire et soutenir toute initiative ayant notamment pour but l’insertion et la promotion sociale et économique des habitants du quartier de la Goutte d’Or ou répondant à des besoins précis des habitants. » (art. 2 des statuts)

Elle a une mission générale de service aux associations et aux habitants de la Goutte d’Or.

Son Conseil d’administration est composé d’un collège de représentants associatifs et d’un collège d’élus et représentants des services de la Ville de Paris.




Présentation générale

La Goutte-d’Or : un quartier singulier



 

Voilà comment les acteurs associatifs du quartier présentent la Goutte d’Or :

 

« Souvent considéré comme un coupe-gorge, un ghetto, un repaire de délinquance, le quartier de la Goutte d’Or fait encore peur. Pour les 22 000 habitants de ce petit périmètre urbain (37,2 ha), situé au cœur du 18ème arrondissement, la vie n’est certes pas tous les jours facile. Mais les réalités de la vie quotidienne sont ici bien loin des représentations que l’extérieur peut s’en faire. Depuis plus de 20 ans, habitants, associations et pouvoirs publics se mobilisent et travaillent à l’amélioration de la qualité de la vie sur le quartier, dans le sens de sa requalification progressive. »

 

Ajoutons que depuis la seconde moitié du 19ème siècle, le quartier accueille des vagues successives de français puis de migrants ; on peut parler de mixité pluriculturelle au quotidien pour ce quartier qui fonctionne comme un sas d’intégration. La population est jeune, le chômage important, le quartier est pauvre et très commerçant, ouvert sur l’Ile-de-France et ses communautés d’origine étrangère, mais aussi au-delà, aux dimensions du monde !

A partir de 1983, le quartier voit se succéder et se superposer des opérations de réhabilitation et de rénovation.

Au début, l’opération « lourde » qui se dessinait a provoqué une très forte mobilisation des habitants, notamment avec « Paris Goutte d’Or » : ils estimaient qu’on ne pouvait laisser faire n’importe quoi ! Le développement social urbain à la Goutte d’Or a indéniablement transformé le quartier et contribué à sa rénovation. La forte implication des habitants au travers de diverses associations y a contribué. Une vingtaine de ces associations se sont réunies en « Coordination inter associative » afin d’échanger sur leurs pratiques, monter des projets communs et parler d’une seule voix aux pouvoirs publics. Au fil des ans, cette coordination, bien que n’ayant pas de statut juridique, a acquis une légitimité auprès des habitants, des acteurs du quartier et des élus. Elle est à l’initiative de la création de la Salle Saint Bruno et de l’organisation de la Goutte d’Or en Fête.

En 1985, 11 associations avaient déposé un projet de création de locaux pour les associations, principalement les petites associations.

Les habitants auront du mal à se faire entendre des élus. Il faudra sept ans pour que le projet se réalise, sous l’égide de la Ville. L’assemblage des différentes missions au sein de la Salle Saint-Bruno est d’emblée un montage « hors normes » par rapport à ce qui se fait habituellement en matière d’équipement de quartier. 15 ans après sa création, il le reste, à bien des égards, puisqu’il est à la fois un relais de proximité de la politique de la ville, un lieu de développement de la citoyenneté et de la démocratie participative, un lieu de compétences et d’expertise sur des thématiques prioritaires (emploi, lutte contre les discriminations, etc), enfin un lieu ressources pour mettre en œuvre ou faire vivre des projets proposés par l’ « inter associatif » ou les habitants du quartier.




Evolution des missions

Participation au développement social du quartier



Ces 15 dernières années, un double mécanisme de professionnalisation et d’institutionnalisation de la Politique de la Ville a fait évolué les activités et les missions de la Salle Saint Bruno (SSB)

Fortement impliqué dès le départ dans la « Politique de la Ville », la SSB met en place le premier Inter Service Quartier (ISQ) de Paris avant de devenir le porteur de l’Equipe de Développement Local (EDL) Goutte d’Or dans le cadre du contrat de ville 2000-2006. D’un fonctionnement peu lisible où le travail des salariés s’enchevêtrait entre les missions d’une Maîtrise d’œuvre Urbaine et Sociale (MOUS) et les activités de la SSB, la situation s’est clarifiée avec le renouvellement de la convention de portage en 2004 puis avec le déménagement de l’EDL dans un local rue Myrha.

Aujourd’hui, au regard de l’évolution de la politique de la ville et de la prochaine mise en œuvre du CUCS, la SSB se situe comme :

-  Un relais de proximité pour l’EDL et le Chef de projet : par une participation de la SSB à la mobilisation du tissu associatif autour du projet de territoire ; pour une contribution à sa définition, sa mise en œuvre et son évaluation. Dans ce cadre, elle peut aider à identifier et promouvoir les « bonnes pratiques », s’appuyer sur les richesses et potentialités du territoire. Au travers de l’animation de la vie associative, il s’agit pour la SSB de faire travailler ensemble les associations et construire une vision commune du territoire.

-  Un lieu de développement de la citoyenneté et de la démocratie participative : par l’accompagnement de l’expression et l’initiative des habitants. Il s’agit de tisser les solidarités des citoyens de tous âges et de toutes origines, de créer les conditions du plaisir de vivre ensemble, de restaurer la confiance dans les capacités individuelles et collectives de chacun, de renouer le lien civique avec les institutions et avec le Politique (exemple : par l’intermédiaire d’un Fonds de Soutien aux Initiative des Habitants, la fête de quartier …)

Il s’agit également de participer au développement des politiques de lutte contre les discriminations en intégrant dans toutes ses actions l’objectif transversal d’égalité des chances, d’intégration et de lutte contre les discriminations.

-  Un lieu de compétences et d’expertises sur certaines thématiques prioritaires : emploi, lutte contre les discriminations, soutien aux initiatives citoyennes, … sont autant de thématiques auxquelles contribue activement la Salle Saint Bruno. _Par ailleurs, les actions de l’OVL permettent d’alimenter l’observation du quartier et de fournir certains indicateurs permettant de mesurer son évolution.

D’une action transversale aux secteurs d’activités de la SSB : Toutes les actions de la SSB sont complémentaires les unes des autres et sont menées au service du développement social du quartier, en étroite collaboration et en complémentarité avec l’EDL Goutte d’Or.




Bref historique

- 1984 Lancement de l’opération de rénovation du quartier, dans le cadre des opérations de développement social des quartiers (DSQ). Les associations se mobilisent ( Paris Goutte d’Or notamment) pour que les familles soient relogées sur place… En fin d’année, intervention catastrophique de J. Chirac sur « les bruits et les odeurs » de tels quartiers : la coordination associative va être reçue à deux reprises par Chirac et Aillagon.

- 1985 11 associations déposent un projet de création de locaux pour les associations, principalement les petites associations. Parmi les propositions, il y a le réaménagement de la chapelle Saint Bruno construite en 1880, qui a accueilli durant un quart de siècle les cours de catéchisme de la paroisse Saint Bernard. La demande est que ce lieu de fête et de militance associative soit mis à la disposition des habitants, quelque soit leur religion ou leur origine. Les habitants auront du mal à se faire entendre des élus.

- 1989 La Mairie récupère la Chapelle Saint Bruno. La négociation s’est avérée compliquée en raison notamment de la loi de 1905.

- 1990 Début de la mise en œuvre de la rénovation de la Salle Saint Bruno, en partenariat avec les associations. La réhabilitation et l’aménagement des locaux sont pris en charge dans le cadre de la rénovation du quartier.

- 1991 Au départ, la Ville voulait une gestion municipale ; l’inter associatif arrachera une gestion paritaire. Les statuts de la Salle Saint Bruno (SSB) sont déposés, la Ville trustant le pouvoir puisqu’elle prend les postes de président et de trésorier, et que 5 élus de la Mairie du 18ème (4 de la majorité et 1 de l’opposition) ainsi qu’un représentant de la politique de la ville sont au conseil d’administration, aux côtés de 12 représentants d’associations différentes. Le poids des élus et le recrutement d’un directeur issu de la ville expliquent la méfiance de certaines associations et de l’inter associatif vis-à-vis de la SSB.

- 1992 Le 5 décembre, inauguration de la Salle par Alain Juppé. Le président de la SSB est le maire-adjoint de la Ville de Paris, par ailleurs président du DSQ de la Goutte d’Or. Le vice-président est un représentant des associations. L’assemblage des différentes missions est d’emblée un montage « hors normes » par rapport à ce qui se fait habituellement en matière d’équipement de quartier (ex : centre social ou maison de quartier) :

  • mise à disposition de locaux, accueil et orientation d’habitants : aide aux démarches, orientation juridique et sociale, emploi, conseil familial, médiation ;
  • interservices de quartier : développement et animation du réseau de partenaires locaux ; animation et coordination de six groupes de travail thématiques ;
  • interservices–emploi : développement et animation du réseau des partenaires de l’emploi ; soutien au montage de projets collectifs ou individuels de création d’activités économiques génératrices d’emplois ;
  • observatoire de la vie sociale : animation d’un espace documentaire, revue de presse ; réalisation d’études, de diagnostics et d’évaluations « afin de fournir aux intéressés des outils supplémentaires d’appréciation, d’évaluation et de production de projets efficaces »

Sous l’insistance de la Ville, la SSB se trouve porteuse de quelques projets qui ne sont pas réellement pris en compte par le quartier et qui, de ce fait, vont rencontrer plus ou moins de lourdes difficultés. La Salle Saint Bruno devient en outre porteuse de l’équipe de développement local (EDL). La SSB confie à chacun de ses salariés des tâches propres à son activité et des tâches propres à l’EDL. Ce dispositif va accroitre les confusions.

Avec ces choix organisationnels, il semble bien que les élus se ménageaient, au travers de la SSB, un lieu de contrôle et d’observation sur la vie du quartier. Au fil des mois, cette « fonction » de « cabine avancée » de la Ville de Paris perdra de l’importance, notamment avec la création des conseils de quartier.

- 1999 Réorganisation de la SSB en raison du nouveau contrat de ville et signature d’une convention comprenant 2 ETP pour l’équipe de développement local (EDL) et 1 ETP pour les activités propres de la Salle Saint Bruno. L’Observatoire de la Vie locale met en place un centre de formation et d’information pour répondre aux besoins de formation des bénévoles en accompagnement scolaire, comme le sera, plus tard (2004), mis en route la formation des bénévoles en alphabétisation.

- 2000 A la demande des associations, il est décidé de revoir les statuts, de sortir de la parité et de ne plus confier de responsabilités de bureau aux élus de la Ville.

- 2001 La confusion entretenue et voulue tient au fait que la Salle Saint Bruno porte l’équipe de développement local, avec des professionnels qui sont à la fois sur les activités de la Salle Saint Bruno et sur l’équipe en question. Cette situation qui se révèle illisible conduit à distinguer plus clairement le personnel de l’équipe de développement local (toujours géré par l’association SSB jusque fin 2006) et celui qui est affecté à la SSB elle-même. La situation se clarifiera davantage avec le déménagement de l’EDL dans un local rue Myrha. Depuis le 1er janvier 2007, l’EDL n’est plus « portée » par la SSB et passe dans le giron municipal. (comme toute les EDL de Paris)

- A partir de 2005, la Salle Saint Bruno deviendra d’une façon clairement marquée l’outil technique de l’inter associatif qui rassemble les associations du quartier. Les relations entre la SSB et les associations en sont clarifiées.


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