NOUVELLES DU 18 EME

Publié le par LEPIC ABBESSES

Revue de web : rue Albert Simonin

31 mars 2010 par Philippe Bordier , Geoffrey Bonnefoy

Compte tenu de son passé de collaborateur pendant la seconde guerre mondiale, info dénichée par dixhuitinfo.com, l’écrivain Albert Simonin n’aura probablement pas sa rue dans le 18e arrondissement de Paris. À l’origine, un voeu du conseil de quartier La Chapelle, présenté au dernier conseil d’arrondissement du 18e, le 22 mars 2010, proposait de nommer une rue en construction en hommage à Albert Simonin.
Le voeu, qui avait été adopté à l’unanimité, devrait être retiré.

 

 

 

 

http://www.dixhuitinfo.com/

 

 

XVIIIe : il n'y aura pas de rue Albert Simonin… c'était un collabo !

 

C'est le journal en ligne Dixhuitinfo qui a déniché la superbe gaffe. Lundi dernier, lors du conseil d'arrondissement du XVIIIe, les élus ont adopté à l'unanimité un vœu proposant de baptiser une nouvelle rue du quartier de La Chapelle du nom d'Albert Simonin (1905-1980), populaire auteur de polars et accessoirement "gamin du quartier". Le conseil voulait répondre à une demande ancienne des habitants, qui souhaitaient rendre hommage à l'écrivain et scénariste, dont le roman "Grisbi or not Grisbi" a été adapté au cinéma sous le célèbre titre "Les tontons flingueurs".

Collabo actif
Sauf que, avant de devenir le sympathique auteur de romans populaires, Simonin s'est montré particulièrement actif avant et pendant la Seconde Guerre mondiale. Un épisode que l'auteur semble avoir soigneusement éliminé de son autobiographie, "Confession d'un enfant de La Chapelle", en 1977. Et personne n'a pensé à ouvrir une bonne vieille encyclopédie… ou simplement à taper son nom sur un moteur de recherche. Dès le lendemain du conseil, des habitants ont commencé à mener l'enquête puis ont averti la mairie. Simonin a débuté sa carrière de journaliste dans les années 1920 au sein du journal d'extrême droite L'intransigeant. Durant la guerre, il a travaillé au sein du Centre d'action et de documentation, officine antisémite et antimaçonnique financée par l'occupant. Ces activités lui ont valu cinq ans ferme à la Libération, avant une amnistie en 1954.

Rectificatif au prochain conseil
"C'est une grosse boulette, m'explique-t-on au cabinet de Daniel Vaillant, le maire PS du XVIIIe. On est en train de faire des vérifications, mais son passé trouble semble confirmé. Il est évidemment hors de question de garder son nom et le maire va proposer un rectificatif au prochain conseil". "Je regrette qu'aucune vérification n'ait été effectuée en amont du conseil d'arrondissement", lance pour sa part l'élu communiste du XVIIIe Ian Brossat, qui ne connaissait pas lui-même la partie sombre de l'auteur.
Ce ne sera pas la première fois qu'on débaptise dans le XVIIIe. En 2003, Sylvain Garel (Verts) et Annick Lepetit (PS) avaient fait renommer le petit square Willette, au pied de la butte Montmartre. Le nom était celui d'un dessinateur renommé, mais antisémite. Le square a pris alors le nom beaucoup plus consensuel de la militante Louise Michel.

 

 

 

http://www.metrofrance.com/

 

 

 

Les tontons schlingueurs

Une histoire qui ne sent pas la rose a été soulevée par le site d’informations locales DixhuitInfo.com : le conseil municipal du 18e arrondissement a adopté lundi 22 mars à l’unanimité un vœu pour qu’une rue porte le nom de l’écrivain Albert Simonin, condamné à cinq ans de prison pour faits de collaboration…

Simonin Connu pour son emploi de l’argot et ses romans policiers, Albert Simonin est décédé en 1980. Depuis le début des années 2000 au moins deux tentatives de baptiser ainsi une rue ou un bâriment public ont eu lieu. Cette fois, c’est dans le cadre d’un aménagement de voirie qu’un conseil de quartier a adopté un vœu.

Albert Simonin a notamment été journaliste à l’Intransigeant, quotidien d’extrême-droite, comme le rappelle ici Bibliobs. Pendant la Seconde Guerre, il « collabore », si l’on peut dire, au Centre d’action et de documentation, un organisme de propagande antisémite et antimaçonnique financé par l’Occupant. C’est ce travail qui lui vaudra une condamnation à cinq années de réclusion, qui seront amnistiées en 1954. « La Commission de dénomination des voies se réunira le 8 avril 2010. L’organisme parisien, seul habilité à donner son feu vert pour baptiser les rues de la capitale, décidera du sort de la rue Albert Simonin », indique le site local dans ce sujet bien documenté qui ne s'appuie pas que sur wikipédia…

Iann Brossat, élu communiste du 18e et président du groupe communiste au Conseil de Paris, a réagi jeudi 25 mars sur son blogue par ce Ne touchez pas à ma rue, où il écrit : « Comme d’autres élus du 18e arrondissement, je ne connaissais pas la part d’ombre de cet enfant de La Chapelle, déjà proposé à la dénomination du collège de la place Hébert en 2003 ». Indiquant que l’élue UMP Roxane Decorte a défendu ce vœu « avec chaleur en affirmant qu’elle l’avait connu », le conseiller communiste commente : « Nous n’avions aucune raison de soupçonner qu’une gaulliste était en train de faire l’apologie d’un collaborateur. Mentait-elle par omission en nous dissimulant le passé d’Albert Simonin ? Ou mentait-elle tout court en affirmant qu’elle le connaissait ? ».

Dans un deuxième sujet publié le 25 mars, DixhuitInfo.com a mis en ligne divers extraits sonores, dont un témoignage de la fille de Simonin, qui relate les années où elle rendait visite à son père en prison. Dans un communiqué envoyé au site, Daniel Vaillant, le maire socialiste de l’arrondissement (qui fait remonter la première saisie dont il a fait l’objet à 2004) indique qu’il a demandé « dès mardi 23 mars au matin » que des historiens lui confirment ou pas les faits rapportés par DixhuitInfos.com.

Auteur de Grisbi or not grisbi (1955), adapté au cinéma en 1963 par Georges Lautner sous le titre Les Tontons flingueurs, Albert Simonin a été le scénariste d’une douzaine de films, de Touchez pas au grisbi (1953) au Pacha (1967). Il est l’auteur de divers essais, dont, durant l’Occupation, Le Bourrage de crâne [retrouvé par DixhuitInfo.com], avec le militant extrémiste Henri Coston. Ce dernier, poursuivi en 1947 pour faits de collaboration, a été condamné aux travaux forcés à perpétuité, a bénéficié en 1951 d’une grâce médicale et en 1955 d’une grâce totale et est décédé l’été 2001. Il est aussi connu pour son fin usage de l’argot (lire ici quelques citations).

 

 

 

Ne touchez pas à ma rue

Les bras m’en tombent. Au Conseil d’Arrondissement du 18e, lundi dernier, nous avons voté à l’unanimité un vœu proposant, à l’initiative du Conseil de Quartier La Chapelle – Marx Dormoy, de donner à la « Rue Neuve » le nom d’Albert Simonin. En cherchant sommairement (www.dixhuitinfo.com l'a fait), on découvre que cet écrivain, auteur de Touchez pas au Grisbi, scénariste des Tontons Flingueurs, père du Petit Simonin Illustré (un dictionnaire d’argot), aurait été un journaliste d’extrême droite, un collaborationniste fervent et un antisémite notoire. Il a d’ailleurs été condamné à cinq ans de prison à la Libération.

 

Comme d’autres élus du 18e arrondissement, je ne connaissais pas la part d’ombre de cet enfant de La Chapelle, déjà proposé à la dénomination du collège de la place Hébert en 2003. A l’inverse de sa carrière littéraire, bien mieux connue. Nous ne nous sommes pas méfiés de ce vœu issu d’un conseil de quartier, soutenu par plusieurs de nos collègues. Roxane Decorte, élue de l'opposition, l’a défendu avec chaleur en affirmant qu’elle l’avait connu. Nous n’avions aucune raison de soupçonner qu’une gaulliste était en train de faire l’apologie d’un collaborateur. Mentait-elle par omission en nous dissimulant le passé d’Albert Simonin ? Ou mentait-elle tout court en affirmant qu’elle le connaissait ?

 

Il ne s’agit pas de remettre en cause la littérature d’Albert Simonin. Il a probablement sa place dans les anthologies et les histoires littéraires. En revanche, s’il est avéré qu’il a bel et bien eu une jeunesse coupable de collaboration, il est impossible de donner son nom à une rue ou à bâtiment. En effet, la dénomination est un outil de mémoire collective. Ce n’est pas la récompense sélective de certains de ses mérites. Ni l’amnistie de ses fautes.

 

Je suis étonné, cependant. Et attristé. Personne ne s’est visiblement donné la peine de faire une recherche sur Albert Simonin. Et cela, depuis une première version du voeu... en 2004.

 

 


Y aura-t-il une rue Simonin à Paris ?

Le baptême d'une rue parisienne au nom d'Albert Simonin, scénariste des "Tontons Flingueurs", voté à l'unanimité par le conseil du XVIIIe arrondissement, pourrait être remis en cause, les élus communistes assurant jeudi qu'il a aussi été collaborateur.
Dans un communiqué, les conseillers communistes ont demandé l'abandon de la décision votée lundi en l'honneur de l'auteur de "Touchez pas au grisbi".

La mairie du XVIIIe a expliqué dans la foulée qu'elle allait demander l'avis d'historiens. Si les faits sont avérés, "il va bien sûr de soi qu'aucun lieu du XVIIIe ne portera" ce nom, a précisé la mairie dirigée par Daniel Vaillant (Parti socialiste). Ian Brossat, président du groupe communiste au Conseil de Paris, a avoué dans son texte que "comme d’autres élus du XVIIIe arrondissement", il "ne connaissait pas la part d'ombre de cet enfant de La Chapelle, à l'inverse de sa carrière littéraire bien mieux connue".

"Nous ne nous sommes pas méfiés de ce voeu issu d’un conseil de quartier, soutenu par plusieurs de nos collègues. Roxane Decorte (UMP), élue de l'opposition, l'a défendu avec chaleur en affirmant qu'elle l’avait connu", a ajouté M. Brossat, ajoutant "n'avoir aucune raison de soupçonner qu'une gaulliste était en train de faire l'apologie d’un collaborateur".

Au milieu des années 1920, l'auteur de "Touchez pas au grisbi" a collaboré à l’Intransigeant, quotidien d'extrême droite antisémite, antidreyfusard. Pendant la seconde guerre mondiale, cet auteur aurait travaillé pour le Centre d’action et de documentation, organisme de propagande antisémite et antimaçonnique financé par l'occupant, et aurait été condamné à cinq ans de prison à la Libération, selon le Parti communiste français.

 

 

 

http://www.lefigaro.fr/

 

 

 

RSS

Faut-il baptiser une rue de Paris "Albert-Simonin" ?

 

Albert Simonin, scénariste des "Tontons Flingueurs", est au centre d'une polémique dans le 18ème. Le conseil d'arrondissement a voté le principe d'une rue Albert-Simonin dans le quartier de La Chapelle... Le PC est contre : d'après lui, le scénariste aurait été collaborateur pendant la guerre.




Faut-il saluer la mémoire d'Albert Simonin (décédé en 1980), auteur parisien, spécialiste de l'argot et scénariste du célèbre "Tontons Flingueurs" de Georges Lautner ?

Le conseil d'arrondissement du 18ème dit oui : il a voté à l'unanimité, un vœu proposant de donner son nom à l'actuelle rue Neuve. Ian Brossat, président du groupe communiste au Conseil de Paris et élu du 18ème dit non : "Albert Simonin aurait malheureusement été un journaliste d’extrême droite et un collaborationniste fervent. A la Libération, il fut condamné à cinq ans de prison" raconte Ian Brosssat. Il ajoute : "Je suis consterné et attristé. Il existe suffisamment de résistants à honorer".
Contemporain de Michel Audiard, Albert Simonin est également auteur de "Touchez pas au Grisbi" qui sera aussi porté à l'écran. On lui doit également le "Petit Simonin Illustré", dictionnaire d'argot.

 

 

 

http://www.parisdepeches.fr/

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