THEATRE DU 18 EME

Publié le par LEPIC ABBESSES

Le Théâtre L'ATALANTE présente


  DU 2 JANVIER AU 16 FÉVRIER 2009 

Tous les jours à 20h30 sauf le samedi à 19h, le dimanche à 17h. Relâche le mardi. 


"LOTH ET SON DIEU" est un texte de Howard Barker, mise en scène par Agathe Alexis. Ce texte s'appuie sur un des textes fondateur de l'ancien testament, l'histoire de Loth et de la ville de Sodome, pour parler de liberté et de désir, qu'en est-il de notre liberté quand nous sommes dans le désir de l'autre. C'est la dernière pièce de Howard Barker , une pièce pas encore publiée et mise en scène pour la première fois. 

À L' ATALANTE 
10 PLACE CHARLES DULLIN 
75018 PARIS 
M°ANVERS 
TARIFS: 20€, 15€, 10€ 
réservation au 01 46 06 11 90 

Un ange assis dans un café sale. Agent du pouvoir absolu, il a pour mission de sauver Loth et sa femme, Sverdlosk, de la destruction de Sodome. Elle est là, en face de lui, pleine de superbe. Elle le défie. Elle ne partira pas. L'offense est trop belle, trop humaine : l'ange perd pied. Il la désire. Qu'en est-il de notre liberté? La force de notre désir se forge-t-elle dans la possession de l'autre? 

Loth est son Dieu est une pièce sur l'amour fou, la passion douloureuse et extatique de Loth pour sa femme, la nécessité irrépréhensible de cette "perte de soi sublime qu'est l'amour" et la haine désorientée et fascinée de l'ange destructeur pour la femme de Loth. Auteur incontestable de la scène britannique, Howard Barker nourrie son écriture à celle de Shakespeare. Il s'attache à fonder une conception moderne de la tragédie où s'expriment la compléxité des êtres, leur façon de se débattre avec les mouvements de l'Histoire et les valeurs dominantes de la morale.



Association

entre la Compagnie Agathe Alexis,

la Compagnie des Matinaux (dirigée par Alain Alexis Barsacq) et

la Compagnie RL (dirigée par René Loyon)


Les trois metteurs en scène réunis dans ce collectif, pour avoir dirigé des centres dramatiques, savent d’expérience qu’on ne peut séparer la création dramatique de sa vie en amont - l’écriture, la formation -, et en aval - le public, et, là aussi, la formation. Ils savent, pour avoir alors co-produit et reçu de nombreuses compagnies à quel point la création se renforce, s’approfondit du dialogue et de la confrontation entre visions artistiques - fraternelles - et entre générations.

Le collectif se propose de fédérer les énergies, de réunir les atouts de chacune des trois compagnies, avec pour effet à la fois de mener plus loin les actions de chacune et d’inventer par l’association une façon inédite d’aborder la création dramatique.

Avec ce nouveau type de coopérative, les trois compagnies fédérées - il y a eu d’heureux précédents -, oeuvrant dans la même aire géographique, avec une présence nationale et internationale, pourraient voir leurs actions prendre leur vraie dimension digne de l’expérience qu’elles transmettent et de l’ouverture qu’elles pratiquent.

Elles posent également les bases d’une réflexion pratique sur ce que pourrait être un type inédit de lieu de création, “léger”, innovant, ouvert.



VINGT-CINQ ANS, UN LIEU, UNE HISTOIRE


L’Atalante. Je ne sais plus quand se prit la décision, mais nous étions alors compagnies indépendantes et nous découvrions à l’usage de nos démarches qu’il n’y avait rien de plus dépendant qu’une compagnie indépendante. Le métier offrait déjà et dans un contexte plus scrupuleux qu’aujourd’hui son lot de séductions intellectuelles souvent infructueuses usant nos projets à longueur de dossiers et de billets de train, en grevant des  budgets déjà bien maL’Atalante. Je ne sais plus quand se prit la décision, mais nous étions alors compagnies indépendantes et nous découvrions à l’usage de nos démarches qu’il n’y avait rien de plus dépendant qu’une compagnie indépendante. Le métier offrait déjà et dans un contexte plus scrupuleux qu’aujourd’hui son lot de séductions intellectuelles souvent infructueuses usant nos projets à longueur de dossiers et de billets de train, en grevant des  budgets déjà bien maigres.

La décision fut donc d’abord notre indépendance comme dignité. Le refus de la quête.  Et nous décidâmes de  transformer ces quelques mètres carrés en lieu de travail et de représentations.

Nous affirmions alors que le théâtre commence par des murs et que peu importaient leurs dimensions pourvu qu’ils constituent un chez nous, une liberté. Un anarchisme primaire qui nous enseigna alors ses obligations et par là ce qui avoue l’essence même de notre art : la polyvalence et le non droit.

Il fallut tout faire : que l’actrice se préoccupe de l’accueil, le metteur en scène de ses gradins, le balai valut autant que le stylo. Il fallut emprunter à long terme sans avouer le vol, il fallut pratiquer des horaires où la nuit valait le jour sans que jamais quiconque se permit de désavouer la raison de nos méthodes.

Il fallait faire, et nous faisions. Et j’ai connu des premières où le sol collait encore aux pieds de l’actrice, des engouements de public à faire frémir toute commission de sécurité, des loges de carton mais surtout je connus le bonheur, une sorte d’arrogance de la solution. J’appris ainsi mon métier.

L’époque dissertait sur l’abri et l’édifice : l’équilibre difficile entre l’institution et son confort et l’abri à la liberté de ficelle. La leçon est que jamais l’abri ne s’apparenta  dans nos imaginaires à autre chose qu’à la cabane, à l’embarcation précaire, au mouvement rapide. En tous cas notre choix se voulut manifeste, proclamé, vu, perçu. Cet abri était un abri de chasse, un lieu d’affût. Nous guettions les calendriers des premières parisiennes pour être les premiers des premiers. Nous choisissions pour ce théâtre un nom au plus près de celui d’Atelier pour se coller à lui dans l’officiel des spectacles. Visibilité usurpée. Miracle publicitaire de l’alphabet. Un abri comme un drapeau.

Aujourd’hui le mot révèle son sens plein : il s’agit de se protéger, voir de se faire oublier ; il pleut des menaces, des contrôles, des commissions, des entretiens. Et ce théâtre où l’on descend retrouve dans ses marches la nature de sa nécessité.

L’édifice ne peut à lui seul définir la pratique de notre métier, au contraire même : il tient à la vigilance de son capitaine d’en garder l’esprit d’aventure et souvent l’immobilisme gagne. A l’heure où par vocations opportunes les institutions  se transforment en enjeu de rupture, en course folle à la compétition meurtrière, il est essentiel de maintenir la capacité de repli là où le petit a la générosité interdite aux grands, le courage de ses nécessités.

Et la dimension du lieu n’oblitère en rien son exigence ;  c’est Shakespeare  qu’il  faut monter dans ses cinq mètres par huit : de l’ambition et de l’impossible. La jauge même enseigne qu’un spectacle s’achève par son public et que l’architecture doit être remplie ; et l’on connaît dans ses murs de contraintes des triomphes de cour d’honneur.

Notre métier est malade de sa fraternité,  la question d’aujourd’hui est de savoir qui veut la mort de qui, non  sa vie. L’Atalante m’apprit et m’en suis-je souvenu que sur un tel radeau l’existence de l’autre était un ancrage, une force, un ferment. Moins le Je que le Nous, l’Atalante me fut en fait une école de l’institution.

Christian Schiaretti





MÊME LES CHIENS PUR SANG ONT BESOIN DE LEURS MOUCHES *


Ces vingt-cinq années de programmation à l’Atalante sonnent aujourd’hui comme un  manifeste, au vu et au su de sa  longue carrière de précarité. Toute modestie mise à part, si je fais le bilan des spectacles accueillis, des metteurs en scène reçus, aujourd’hui à la tête d’institutions, des auteurs découverts, français, allemands, russes, espagnols, catalans, anglais, etc…, je crois pouvoir prétendre à dire que l’Atalante occupe, dans l’esprit des femmes et des hommes de théâtre, la place qu’occupait il ya quelques années le Petit Odéon,….budget en moins ! Et je ne le souligne pas seulement comme une injustice à réparer, mais bien comme un exemple à soutenir, comme un autre espace de création salutaire que la seule alternative entre un théâtre privé d’une part et un théâtre de type institutionnel de l’autre. Il n’est pas donné à beaucoup de franchir les portes du pandemonium théâtral et d’y faire, artistiquement parlant, de longues et prometteuses années, comme ce fut le cas dans le passé, où l’on pensait peut-être plus en termes d’œuvres à soutenir que de fulgurance, voire de mouvements tendanciels à promouvoir.

Quelques uns en furent ravis à leur corps défendant, estimant à juste titre, ou non, qu’il n’était pas temps encore et s’en trouvèrent fort dépourvus…. Nous mêmes reprirent courageusement le chemin du re-commencement et y trouvèrent quelques bonheurs.

Force est de reconnaître que ces lieux marginaux – qui ne revendiquent "que le strict nécessaire pour travailler", comme disait Copeau – ont fait leurs preuves en France, mais aussi à l’étranger. Nous avons, depuis deux, trois ans, établis des liens de connivence avec de tels lieux en Catalogne, en Russie, en Sicile.

C’est dans cet état d’esprit combatif, inventif, que je voudrais entamer la saison 2008-2009. Quant au contexte peu favorable, il ne m’apparaît pas comme une difficulté supplémentaire, étant donné que les années fructueuses ne l’ont pas été tellement plus pour moi….

Je crois au contraire que ces espaces d’élection sont à l’heure actuelle un appel d’air pour les artistes indépendants privés de lieu de création.


La salle de l’Atalante est de petite jauge, ne croyez-vous pas que l’on peut se poser la question de sa rentabilité ?

Il y a dans ce petit théâtre,comme vous dites, non rentable, comme vous dites, des créations qui ont été des spectacles cultes, comme Rosel mis en scène par Christian Schiaretti avec Agathe Alexis, qui a tourné pendant dix-sept ans, et tant d’autres aux carrières si longues que l’on pourrait les classer dans les spectacles incontournables.

Concernant le domaine du rentable, si je voulais croiser le fer avec vous, vous battriez vite en retraite, car si je vous donnais le montant de ma subvention, vous verriez qu’il n’est guère de structures qui, contre une  telle  programmation (prenez cette saison pour modèle),  puissent prétendre à rivaliser.

Le "petit et peu rentable" ne me paraît pas un argument à retenir pour stigmatiser la validité de cette activité de l’Atalante et de sa nécessité. A-t-on reproché à Jean-Marie Patte son "Jardin", à Kantor sa cave, à Vassiliev son théâtre d’appartement, à Vitez son "Studio-théâtre" ? Les spectacles créés dans ces  "lieux de fortune" ne furent pas moins bouleversants que ceux créés dans des salles plus médiatiques. Et il y a une autre forme de rentabilité que le bruit du tiroir-caisse, qui même dans des lieux plus importants n’apporte pas l’autonomie financière souhaitée par les économistes. Et il n’est pas question ici de position arrogante ou élitiste. Je me plais à rappeler simplement cette citation de W. Benjamin qu’un spectateur inconnu prononça un soir "chez nous", "dans le souterrain", "à l’Atalante", comme vous voulez : « Plus la soirée avance, plus les hôtes sont beaux ».


Alors que dans beaucoup de théâtres, les directeurs veillent jalousement sur leurs prérogatives, pourquoi vous associez-vous avec Agathe Alexis et René Loyon ?

Ce qui nous réunit, je crois, le plus profondément, c’est un besoin de cohérence et d’un peu de sérénité. C’est de se sentir à nouveau responsable de nos destinées, de nos spectacles,  sans avoir à faire  le tour de France et de Paris,  pour avoir droit à les représenter. C’est reprendre le chemin des Copiaux, comme disait Jacques Lassalle en parlant de Christian Schiaretti, d’Agathe et de moi-même, lorsqu’il nous voyait à l’œuvre, l’un à la peinture d’un décor, l’autre maniant le balai avec vigueur, le troisième à l’accueil des spectateurs.

La forme contractuelle que cette association devra prendre, n’est que l’objectivation nécessaire à sa lisibilité, mais qui requiert, nous le savons bien, un engagement des personnes bien au delà de l’énoncé juridique. Car il s’agit de notre capacité à dominer les épreuves et à réussir un pari qui englobe notre survie d’artiste. Je l’espère aussi notre bonheur ensemble.

Tout cela n’est en définitive qu’une question d’intelligence et de cœur, et, pour citer un grand poète, de savoir regarder ensemble dans la même direction.


*H. Heine

Propos d’Alain Alexis Barsacq

Recueillis par Tess Rossetti


Depuis la saison 2007/2008, L’Atalante organise un cycle de cinq lectures en direction des collèges et lycées.

 

Chaque lecture est construite par des professeurs en fonction du programme scolaire.

Cette initiative est soutenue par le Rectorat de Paris.

 

 

Dans un premier temps, la lecture, d’une durée d’une heure environ est présentée aux professeurs à L’Atalante et suivie d’une rencontre avec un spécialiste, universitaire, auteur, poète, critique, etc. qui aidera à préciser les perspectives d’étude liées au programme des classes de Lettres.

 

 

Chacune de ces lectures est ensuite proposée en matinée au théâtre ou circule dans les établissements scolaires à la demande des enseignants. Il est possible d’organiser pour les volontaires un atelier de lecture à haute voix dirigé par les comédiens. Le texte de chaque lecture et son dossier pédagogique est mis à la disposition des enseignants.

 

Entrée: 5 €

Lecture avec

1 comédien: 250 €

 

Lecture avec

2 comédiens: 400€

 

Atelier de lecture à haute voix de 2h: 100€

Les Lectures

 

Personnages dans la littérature française du XVIIème siècle à nos jours, vision de l’homme et du monde

La Bruyère, Montesquieu, Victor Hugo, Maupassant, Céline, Anna Gavalda.

 

L’Autobiographie, la construction du roman, de l’incipit au dernier chapitre

Gide, Sarraute, Yourcenar, Perec, Cohen.

 

Les Contes en fête (2 propositions pour le premier et le second degré)

Charles Perrault, les contes russes, africains, et des Mille et une nuits .

 

Florilège poétique, l’art de la diction

Louise Labbé, Ronsard et Du Bellay face à l’amour ; le poète maudit chez Bertrand, Nerval, Rimbaud, Baudelaire ; l’engagement avec Apollinaire, Eluard, Aragon, Desnos et Char.

 

Fable et apologue

Esope, La Fontaine, Rousseau (les contes-fables), Victor Hugo, Anouilh, Marcel Aymé.



Renseignements auprès du service des relations avec le public, Céline
Landais au

01 42 23 17 29



Atelier professionnel

 

Atelier pour adultes amateurs   “les Apprentis de L’Atalante


dirigé par

Zbigniew Horoks

 

Tous les samedis de 9h à 13h
à partir de septembre 2008

Au studio de la Cie RL
11 rue St Luc
75018 Paris   
M°Barbès

Une formation axée sur la mise en scène et le jeu
La construction d'un personnage, la composition ou l'identification, à travers le texte contemporain, classique ou personnel, mais aussi l’improvisation, le placement de la voix, la maîtrise corporelle (cours de danse), la maîtrise de l'espace de jeu, ou encore la concentration et la préparation au spectacle

- Etre spectateur pour trouver sa propre voie(x)
Aiguiser son sens critique en allant aux spectacles,
Des sorties au théâtre sont prévues.

 

 

 

 

UN SPECTACLE  SERA PRESENTÉ EN FIN D’ANNÉE

À L’ATALANTE

 

 

 

Zbigniew Horoks
Comédien d’Antoine Vitez et metteur en scène, sa pédagogie s’appuie sur ces deux expériences complémentaires, devenir “un acteur adulte” disait Vitez.

Zbigniew joue entre autre avec: Antoine Vitez , Mehmet Ulusoy, Arlette Bonnard, Daniel Soulier, William Mesguish, Henri Mariel, Colin Harris, Hervé Colin, Isabelle Starkier, Daniel Dupont, Dominique Basset-Chercot...

Il met en scène le plus souvent des pièces d’auteurs contemporains

Et il enseigne le théâtre au Conservatoire de Saint-Mandé et de Rosny sous bois et en collaboration avec le Rectorat de Créteil et le Ministère de la culture.

-Vous êtes plongés au cœur du travail de création encadrés par trois équipes professionnelles

-Une formation axée sur la mise en scène et le jeu
La construction d'un personnage, la composition ou l'identification, à travers le texte contemporain, classique ou personnel, mais aussi l’improvisation, le placement de la voix, la maîtrise corporelle (cours de danse), la maîtrise de l'espace de jeu, ou encore la concentration et la préparation au spectacle

- Etre spectateur pour trouver sa propre voie(x)
Aiguiser son sens critique en allant aux spectacles,
Des sorties au théâtre sont prévues.

 

tarifs 
70€ / mois + 35€ d’adhésion
(engagement à l’année )
NOMBRE LIMITÉ DE PARTICIPANTS

Une séance d’essai offerte jusqu’à

mi-octobre.

 

Renseignements et inscription auprès du service des relations avec le public, Céline Landais au

01 42 23 17 29


10, place Charles Dullin

75018 Paris

Métro Anvers, Abbesses

Bus 30, 54 arrêt Anvers

Tel. Administration: 01 42 23 17 29

 

1.                      *    séniors, groupes de 10 personnes, habitants du 18ème 

2.                      * * demandeurs d’emploi, étudiants, intermittents du spectacle, moins de 18 ans, collectivités, habitants du 18ème pendant les 15 premières représentations

3.                      * * * si vous assistez le même jour aux deux spectacles “Antigone” et “Tonto”, nous vous proposons un forfait de 15€ pour les deux représentations.

Partenaires Billetterie


Fnac, Billetreduc, Ticketac, Theatronline, Starter+, Ticketnet.

Les chèques “culture” du groupe Chèque déjeuner, et les chèques Tick’Art sont acceptés.

Seuls les paiements par chèque ou espèces sont acceptés.

Chèques à établir à l’ordre de “La Compagnie des Matinaux” et à envoyer à
L’Atalante

10 place Charles Dullin
75018 Paris

 

Théâtre Voisin

Depuis cette année, L’Atalante s’associe au Théâtre Ouvert.

 

Sur présentation de votre billet d’entrée à Théâtre Ouvert, bénéficiez d’un tarif réduit de 15€ à l’Atalante.

 


Théâtre Ouvert, Centre Dramatique National de Création

4 bis, Cité Véron

75018 Paris

Métro Blanche

Réservations au 01 42 55 55 50

http://theatre-ouvert.net

 


Théâtre Ouvert, théâtre d’essai et de création, est né en 1971 au Festival d’Avignon à l’invitation de Jean Vilar. Pour répondre à sa mission d’épanouissement de la création contemporaine, il a initié des formules singulières autour de textes nouveaux, notamment : la Mise en espace, le Chantier, la Mise en voix, la Carte blanche, formules que complètent bien sûr les Spectacles, finalité espérée du travail de lectures et de découvertes effectué tout au long de l’année par l’équipe de Théâtre Ouvert ! Parallèlement aux formules créées pour le plateau de théâtre s’est développée l’édition de textes contemporains (publiés avec le concours du Centre National de Livre) dans deux collections disponibles sur commande, en bibliothèque ou en librairie : Tapuscrit  (aujourd’hui, 119 titres au catalogue) et Enjeux.
Depuis quelques années, Théâtre Ouvert édite Le Journal, trimestriel où la parole est donnée, dans des articles et des entretiens, aux acteurs du théâtre contemporain.
Situé depuis 1981 cité Véron, dans le 18° arrondissement de Paris, et dirigé par Micheline Attoun et Lucien Attoun, Théâtre Ouvert dispose de deux salles (dont l’une, au dispositif modulable, de 200 places maximum) au 4 bis, et d’un studio au 6 bis, espace de l’Ecole Pratique des Auteurs de Théâtre : l’E.P.A.T. dont cinq sessions ont déjà eu lieu.
Théâtre Ouvert est devenu en 1988 le premier Centre Dramatique National de Création qui se consacre exclusivement à la recherche, la promotion et la diffusion de textes contemporains d’auteurs vivants.

 

Quelques noms d’auteurs joués pour la première fois ou dont l’une des pièces a été présentée pour la première fois par Théâtre Ouvert :
Rezvani, Jean-Claude Grumberg, Armand Gatti, Louis Calaferte, Michel Vinaver, Philippe Minyana, Jean-Luc Lagarce, Bernard-Marie Koltès, Michel Deutsch, Eduardo Manet, Didier-Georges Gabily, Victor Haïm, Liliane Atlan, Daniel Lemahieu, Jean-Paul Wenzel, Daniel Besnehard, Serge Valletti, Joseph Danan, Enzo Cormann, Louise Doutreligne, Jacques-Pierre Amette, Arlette Namiand, Jean-Marie Piemme, Eugène Durif, Armando Llamas, Danièle Sallenave, Noëlle Renaude, Daniel Danis, Jacques Serena, Christine Angot, Joël Jouanneau, François Bon, Joris Lacoste, Hervé Blutsch, Emmanuel Darley, Laurent Gaudé, Yann Apperry, Jérôme Robart, Frédéric Sonntag, Yasmina Reza, Mario Batista, Frédéric Mauvignier, Lancelot Hamelin, François Bégaudeau, Olivier Cadiot…


Théâtre Ouvert, Centre Dramatique National de Création, est subventionné par le ministère de la Culture et de la communication, la Ville de Paris et la Région Ile-de-France


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