MONTMARTRE AU QUOTIDIEN

Publié le par LEPIC ABBESSES

POLITIQUE

L’UMP Bournazel
à la conquête du 18e arrondissement

23 octobre 2008 par Didier Blain , Philippe Bordier

Pierre-Yves Bournazel, chef de file de l’opposition UMP au maire du 18e arrondissement de Paris, Daniel Vaillant, agite la politique locale et pointe ce qu’il estime être les dérives de la majorité municipale. Le jeune élu, qui prend date pour les prochaines échéances électorales, lui reproche notamment son manque de vision et l’absence de projets économiques.

 

Ça chicore, ça réplique, les mises au point tombent, les portes claquent : les séances du Conseil d’arrondissement du 18e prennent une tournure surprenante en ce début de mandature. Le mérite en revient pour l’essentiel à l’opposition UMP, qui fait une bonne partie du spectacle tout en pratiquant son travail... d’opposition. À ce petit jeu de chercheur de poux dans les têtes de la majorité socialiste, Pierre-Yves Bournazel excelle. Ce jeune homme de 31 ans, inconnu il y a encore quelques mois, porte-parole de Françoise de Panafieu lors de la campagne des municipales 2008, a la répartie facile. Corrézien d’origine, il s’exprime avec aisance et une certaine finesse. Au besoin, il hausse le ton, lève le doigt et pointe les failles dans les dossiers présentés par les conseillers de la majorité. Il ne lâche rien.

36 conseillers de gauche et 6 de droite. La droite n’a pas le choix. Elle doit se faire entendre si elle veut, un jour, diriger à nouveau le 18e. Compte tenu de l’implantation du PS, ce serait un exploit. P.Y Bournazel a la gueule de l’emploi. Disponible, des airs de garçon sage, il présente bien. Sa jeunesse est un atout : il pense que le temps joue pour lui. Il connaît peu l’arrondissement ? « Et alors ? Je vis rue Damrémont depuis plus d’un an, précise-t-il. J’ai des amis dans le quartier. Politiquement, je n’y ai pas de passif. » Et, celui qui fut un temps surnommé « Bébé Panafieu » par son propre camp, et notamment par la vieille garde UMP du 18e (qui semble l’avoir rallié depuis), de préciser : « J’aurais pu être candidat n’importe où dans Paris, mais je voulais un arrondissement de reconquête. J’ai choisi le 18e. Je m’y sens bien, chez moi, je me fonds dans la masse. J’apprécie son brassage social et générationnel. »

 

Sur les conditions de cette « reconquête », les choses sont claires pour cet ancien élève de Sciences Po Toulouse : « La situation de l’UMP est mauvaise dans le 18e. Depuis le départ d’Alain Juppé, en 1995, des candidats sont passés, mais ne sont pas restés ». Lui estime avoir le temps de construire. « La reconquête sera l’œuvre de nombreuses années, admet-il, elle passe par la construction d’un collectif, de réseaux, d’une crédibilité de l’opposition, d’une présence sur le terrain et d’un projet. ». Le conseiller en communication de Rachida Dati, au ministère de la Justice, mise également sur l’essoufflement de l’actuelle majorité municipale. « C’est une vieille équipe qui a beaucoup utilisé le 18e arrondissement pour conduire ses carrières nationales et qui a peu rendu. Qu’ont apporté Delanoë et Vaillant au 18e ? », interroge-t-il.

Pierre-Yves Bournazel reproche à l’équipe de Daniel Vaillant son absence de vision à long terme et sa gestion conservatrice. Il s’oppose de manière « ferme, mais pas fermée », à la majorité municipale, ravi de croiser le fer avec le maire, « un homme d’une réelle envergure politique », un adversaire à la mesure de ses ambitions, qu’il respecte. Mais, pour lui, Daniel Vaillant fait fausse route et ne se pose pas les bonnes questions sur l’avenir du 18e. « La première question, insiste-t-il, est celle de l’emploi et de la création de richesses dans l’arrondissement, au profit de ses habitants. » En rappelant que le 18e fait partie des vingt communes dont le taux de pauvreté est le plus élevé d’Ile-de-France, l’élu UMP pointe l’aménagement de la Porte de La Chapelle : « Sur ce projet, je souhaite que Daniel Vaillant réunisse des élus de la majorité et de l’opposition avec des architectes et des acteurs du monde économique, pour réfléchir à la manière d’attirer des entreprises dans ce secteur. Il faut avoir une vision de l’emploi sur 10 ou 15 ans. »

 

Le jeune élu propose deux pistes de travail : la construction de centres de recherche sur la maladie d’Alzheimer et le sida. « Pourquoi le 18e ne travaillerait-il pas avec la ville de Paris à monter de tels projets ? » Par ailleurs, « trop de commerces de proximité, d’artisans qui font la valeur ajoutée et la fierté de l’arrondissement, quittent le 18e parce qu’ils rencontrent des difficultés. Ils sont victimes de l’absence de cap de la municipalité, de la politique de stationnement contraire à une politique économique efficace… ».

La montée en puissance de Pierre-Yves Bournazel compte déjà une première victime : Roxane Decortes, figure traditionnelle de la droite dans le 18e, a dû récemment lui céder sa place de numéro un de l’opposition, au terme d’un vote interne des six membres du groupe UMP. « Roxane Decortes doit mettre ses idées au service du collectif, » assène le nouveau chef de file. Fermez le ban. Avant d’être élu maire – et il ne doute pas que cela arrivera un jour -, Bournazel va s’employer « à faire bouger les lignes dans l’arrondissement », avec l’aval de l’Elysée. « J’aime la manière dont Nicolas Sarkozy fait de la politique, » explique-t-il, avant d’affirmer ne pas avoir de modèle en politique, je suis un inconditionnel de personne. Je trace simplement mon propre sillon. »



Les terrasses de cafés
du 18e arrondissement au banc d’essai

 par Didier Blain , Philippe Bordier

C’est l’été : il fait chaud, le soleil brille. C’est l’heure de se faire une terrasse de café. Il y en a des centaines dans le 18e arrondissement. Mais laquelle choisir ? Au moins deux solutions : la terrasse en bas de chez vous, ou la consultation du dossier Terrasses de Dixhuitinfo. Nous avons testé pour vous, au hasard de nos pérégrinations, quelques-unes d’entre elles. Ce dossier va s’étoffer au cours de l’été et des rafraîchissements obligatoires.
Vous aussi, partagez vos terrasses préférées et vos coups de cœur avec les internautes de Dixhuitinfo, en nous adressant texte et photo via l’espace contact.




 



La Piscine
, 5 place  Hebert.
Les + : La proximité de la belle piscine Hébert et du petit parc éponyme. Vue dégagée sur la rue de l’Evangile. Soleil le matin, à l’ombre l’après-midi.
Les - : L’architecture du quartier, récente et moche. Rond-point bruyant : cinq rues y aboutissent.
Café : 1,60 €
Demi : 2,80 €
Soda / Jus de fruit : 3,20 €






 
 

Le Repaire, croisement de la rue Ordener et des boulevards Barbès et Ornano.
Les + : La terrasse, conviviale, ouvre sur une petite place, plantée de deux arbres. Vue dégagée et imprenable sur le carrefour particulièrement fréquenté. Inondée de soleil dès 16h au printemps. Le ballet des bus 31, 60 et 74, possède un charme irrésitible.
Les - : Evidemment, l’endroit est bruyant et pollué. Mais supportable une demie heure.
Café : 2,10 €
Demi : 2,60 €
                                                                                                      Sodas / Jus de fruit : 3,40 €




 
 

Le Cépage
Les + : Vaste terrasse ombragée. Possibilité de s’attabler au fond de la terrasse, avant les escaliers, pour atténuer le bruit de la circulation rue Custine. Une haie de troène sépare la terrasse, lui conférant un brin d’intimité.
Les - : Bondée aux beaux jours. Le prix des jus de fruit.
Café : 2,00 €
Demi : 3,30 €
Soda / Jus de fruit : 3,60 €

 
 





La Bohème
, place Jean Marais et place du Tertre.
Les + : Pas de meilleure place pour observer le ballet des taxis et les allers-retours du Petit train de Montmatre. Les touristes, souriants et sympas. Les animations de rue.
Les - : Terrasse côté place du Tertre (soleil l’après-midi) toujours bondée. L’humour désinvolte des serveurs. Le prix du café. Les tables instables posées sur l’étroit trottoir.
Café : 2,50 €
Demi : 3,70 €
Soda / Jus de fruit : 3,50 à 3,70 €




 
 


Le Commerce
, rue de l’Olive, en face du marché de la Chapelle.
Les + : La rue de l’Olive est piétonne et charmante. Au soleil dès 10h, elle respire le calme. Atmosphère populaire et bon enfant.
Les - : Un bruit continu de moteur lié aux travaux du marché couvert, lesquels devraient être achevés fin 2009.
Café : 1,80 €
Demi : 2,70 €
Soda / Jus de fruit : 3,30 €




 

Le bar du Marché-le monde de Léa, 9 rue de l’Olive.
Les + : Mitoyen du Commerce, donc ambiance similaire. Vaste terrasse coupée en deux par la rue piétonne. Bondée à l’heure du déjeuner. Possibilité d’engager une aimable conversation avec le patron attablé, incognito, à l’une des tables.
Les - : Le bruit des travaux du marché couvert.
Café : 2,00 €
Demi : 2,80 €
                                                                                                     Soda / Jus de fruit : 3,10 €



 
 

Le Royal Custine, angle des rues Custine et Ramey.
Les + : Un magasin de fleurs situé juste en face. Proximité immédiate d’un arrêt de bus (80 et Montmartrobus) : pratique pour attendre son moyen de transport collectif en sirotant son café.
Les - : Posée sur le trottoir, la terrasse est étroite et pentue. Le bus 80, lequel, à intervalles réguliers, bouche l’angle de vue et distille son CO2 dans les consommations.
Café : 1,90 €
Demi : 2,50 €
Soda / Jus de fruit : 3,20 €





 
 

Le Reinitas, place Charles Bernard.
Les + : L’une des plus belles terrasses de l’arrondissement, proximité des commerces de la rue du Poteau et du marché Duhesme. Ombragée. Sans véritable danger, les mômes peuvent jouer sur la petite place sous le regard des parents attablés pour l’apéro.
Les - : Un côté m’as-tu vu, parfois pesant. Le prix des jus de fruit.
Café : 2,10 €
Demi : 3,30 €
Soda / Jus de fruit : 3,50 €



 
 

La Timbale, 2 rue Versigny.
Les + : Le soleil, l’après-midi. L’accueil. Terrasse relativement calme en fin de journée. Convivialité. Clientèle aimable et affable. Typiquement une terrasse de quartier, au charme gentiment suranné.
Les - : Le carrefour Versigny / Mont Cenis, à trois mètres de la terrasse, est dangereux. Les accrochages entre automobilistes fous gâchent parfois l’apéro.
Café : 1,90 €
Demi : 3,00 €
Soda / Jus de fruit : 3,50 €




 
 

Le Petit café de Montmartre, 7 rue Joseph de Maistre.
Les + : La terrasse, au calme, ouvre sur une petite place. Circulation restreinte. Accueil chaleureux. Prix raisonnables compte tenu de l’emplacement géographique.
Les - : Terrasse vraiment petite : trois ou quatre tables au maximum. Soleil le matin.
Café : 2,00 €
Demi : 3,00 €
Soda / Jus de fruit : 3,50 €


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