NOUVELLES DU 18 EME

Publié le par LEPIC ABBESSES

Tentative de suicide dans une direction du ministère de la Justice

 

Un syndicat du ministère de la Justice a confirmé vendredi, comme l'annonçait Le Parisien dans ses éditions du jour, la tentative de d'une employée de 52 ans, sur son lieu de travail dans le XVIIIème arrondissement de , alors que son service est en pleine retstructuration. Il s'agit de la directrice départementale de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), la direction du ministère qui emploie les éducateurs encadrant les mineurs délinquants ou en danger.

Le principal syndicat de la PJJ, le SNPES-PJJ, affilié à la FSU, avait révélé jeudi soir cette tentative de suicide survenue mardi, vers 10 heures du matin.

«Ce passage à l'acte d'une extrême violence intervient dans un climat particulièrement oppressant», indique le syndicat. Une analyse confirmée par une collègue proche de l'intéressée, évoquant «une femme solide, bien dans ses bottes, aimant son administration» mais aussi «complètement envahie» dernièrement par les mesures qu'elle devait mettre en oeuvre. «On venait par exemple de lui demander de redéménager un service qu'elle avait fait déménager il y a quinze jours. Elle était très isolée, sans aucun soutien de sa hiérarchie, ça allait trop vite», confie Michelle Henry, une élue du SNPES.

Après s'être défenestrée du troisième étage au siège de la direction départementale, rue Christiani, la victime a dû subir une opération du dos, mais le pronostic vital n'est pas engagé. Elle s'est fracturée sept vertèbres dont «quatre très gravement», selon Michelle Henry.

«Personne ne peut prétendre aujourd'hui donner une interprétation à un acte individuel», affirme de son côté le porte-parole de la Chancellerie, Guillaume Didier. Michèle Alliot-Marie a adressé jeudi à l'intéressée une lettre de soutien et se tient informée de l'évolution de sa santé.

La restructuration en à la PJJ prévoit le «redéploiement» sur trois ans de 800 personnes parmi les quelque 9.000 éducateurs sociaux et directeurs employés. Les réaffections se font «au sein de la PJJ, dans d'autres services du ministère ou dans une collectivité territoriale avec indemnisation à la clé», a assuré Guillaume Didier. 

 

 

 

 

 

 

 

Grand coup de balais à Championnet

 

XVIII e . A partir d’aujourd’hui, la mairie du XVIII e lance une grande opération propreté dans le quartier Championnet.
L’OCNA (nom de code des Opérations concertées de nettoiement approfondi) Championnet doit durer quinze jours et vise autant à nettoyer les rues qu’à sensibiliser les habitants aux enjeux de propreté.

Les agents municipaux tiendront des stands pour informer le public sur les règles à suivre. Après une première semaine de sensibilisation, la verbalisation des entorses aux règles de propreté sera renforcée, avertit la mairie, rappelant que l’abandon d’un encombrant dans la rue peut coûter 183 € d’amende. Après Championnet, deux opérations suivront dans le secteur Clignancourt, début octobre, puis autour de Pigalle en novembre.






Les dispositifs de crise expliqués aux commerçants

 

XVIII e . La mairie organise, aujourd’hui, une journée d’information et de débats sur les dispositifs d’aide face à la , mis en place pour les commerçants et les artisans. Des représentants des banques, de la chambre de commerce et de la chambre des métiers ainsi que de divers organismes municipaux seront présents.

Le forum sera clôturé par un débat entre les acteurs économiques locaux en présence du maire du XVIII e , Daniel Vaillant.
Aujourd’hui de 10 heures à 18 heures à la mairie d’arrondissement (M o Jules-Joffrin).








Animation / XVIII e

Ramadan : la rue Léon veille

 

Côté rue, la triste façade de l’Institut des cultures d’islam (ICI) n’a vraiment rien d’engageant. Côté cour, changement d’ambiance. Le patio a été équipé d’un auvent aux motifs mauresques, d’une tente sous laquelle on sert des pâtisseries orientales et des boissons, et d’une grande scène de spectacle entourée de tapis.

Dans la petite cour aux murs peints en ocre, on est soudain transporté bien loin de la rue Léon et du XVIII e arrondissement.
C’est là que tous les soirs, jusqu’à samedi prochain, croyants et non-croyants, habitants du quartier ou simples curieux sont invités à se retrouver pour les Veillées du ramadan. La , organisée pour la quatrième année consécutive, tient à la fois du rendez-vous culturel et festif. L’ICI ouvre ses portes à partir de 15 heures pour permettre aux visiteurs (qui ne suivent pas le ramadan) de profiter du salon de thé et de découvrir diverses expositions organisées cette année autour du thème du « monde turcophone ».
La veillée proprement dite commence au coucher du soleil par un instant musical qui annonce l’ iftar, la rupture du jeûne, durant lequel les visiteurs peuvent prendre un repas ensemble dans la cour ou dans le salon de thé de l’ICI. Les soirées se poursuivent par des concerts, des spectacles ou des conférences avant l’intervention, en fin de veillée, d’un meddah (un conteur dans la tradition turque) qui raconte une histoire qui ne se terminera que le dernier jour du ramadan.
Le public est jeune et plutôt branché… « Pas besoin d’être croyant pour participer à ce type de soirée », note Matthieu, un trentenaire du X e , qui vient de faire un aller-retour au café d’en face pour boire une bière (l’ICI ne sert évidemment pas d’alcool). « Je croyais que ce lieu était une sorte de salle de prière. Je suis venu un peu par hasard.
J’ai très bien fait », conclut le jeune homme. Les veillées se termineront samedi prochain par une soirée de concerts (dont celui de ) au Théâtre du Châtelet.
Jusqu’au 18 septembre à l’Institut des cultures d’islam, 19, rue Léon, XVIII e . M o Château-Rouge. Entrée libre. Tarif pour le repas : 10 €. Programme des veillées sur www.ici..fr





 
 

Un « petit cru » à Montmartre

 

«Ce sera une année moyenne, sans plus. » Francis Gourdin, l’oenologue de la Ville de qui veille amoureusement sur les vignes de Montmartre, n’est pas d’un enthousiasme démesuré. Les vendanges ont eu lieu hier matin dans le célèbre vignoble miniature (à peine 1 500 m 2 ), qui s’étale sur le flanc de la butte.

L’opération, rapidement menée par les jardiniers de la Ville sous le regard expert des membres de la République de Montmartre en tenue d’apparat, s’est soldée par un résultat plutôt médiocre. A cause d’attaques de maladie survenues cet été, les pieds de gamay et de pinot noir n’ont produit « que » 800 kg de raisin. Presque deux fois moins que l’année passée.
« Mais le rendement en jus est bon. Je pense que nous pourrons en tirer environ 450 l », précise l’oenologue. Ce petit cru ne donnera que plus de « relief » à la cuvée 2008 (baptisée cuvée des Trois Baudets) qui sera dégustée à la Fête des vendanges d’octobre. Les 800 l de vin produits cette année seront vendus (au prix de 45 € la demi-bouteille !) au profit des oeuvres sociales de la mairie du XVIII e . « C’est un bon petit vin, commente l’oenologue. Il a des caractéristiques… très montmartroises. »
Fête des vendanges, du 7 au 11 octobre. Renseignements : www.fetedesvendanges demontmartre.com.






 
 


Ecole du Mont-Cenis / XVIII e

Même pas peur !

 

Toute la est en émoi. Mais la petite école de la rue du Mont-Cenis, sur les contreforts de la butte Montmartre (XVIII e ), ne compte pas céder à la psychose de la . Même le ministre de l’Education nationale a visité hier en fin de matinée le premier établissement scolaire touché par la grippe A depuis la rentrée.

Et ce n’est pas la découverte, mardi, de cinq cas suspects dans cette école élémentaire, suivie de la fermeture de la classe de CM 2 B, qui les fera changer d’avis. « J’ai été avertie dès mardi de la présence de ces cas à l’école via le carnet de liaison de ma fille, témoigne Christelle, venue déposer hier matin sa petite Zoé, élève en CP. Mais je ne me suis pas du tout inquiétée… Je ne crois pas que cette maladie soit si grave que ça. En tout cas, je n’ai jamais imaginé garder ma fille chez moi ! »

« Si on doit tous y passer, autant que ce soit le plus rapidement possible »

Comme la plupart des parents des 280 élèves de cette petite école venus hier matin déposer leurs enfants. Charles, jeune papa à la barbe de trois jours, est, lui, presque soulagé par l’annonce des cas de grippe à l’école… « Car il vaut mieux l’attraper maintenant, non ? interroge le père de Rosetta, élève en CP. Enfin je veux dire avant que le virus ne mute… s’il mute. » « De toute façon, ils vont tous l’attraper », lance une maman qui « doit se dépêcher » car « elle est encore en pyjama et doit vite aller se préparer. » « Si on doit tous y passer, autant que ce soit le plus rapidement possible. »
Il est 8 h 25, la cloche n’a pas encore retenti et la directrice de l’école postée à l’entrée fait rentrer les derniers enfants. A un papa, elle explique : « Ne vous faites pas de soucis, on vous tiendra au courant de l’évolution de la situation. » A une petite fille : « Les sorties rollers ? Non, pas de sorties pour le moment. Allez vite, tout le monde en classe ! »
Au pied des marches de la butte Montmartre, le calme est revenu. Quelques parents devisent avant de grimper sur leur scooter ou d’aller boire un café au bistrot voisin. « Le XVIII e est plongé dans la peur maintenant », ironise une maman. « Moi je suis un peu déçu que l’école soit ouverte, sourit un papa. J’avais promis à mon fils qu’on irait acheter des croissants et qu’il viendrait au travail avec moi. » « Au début, quand ma fille m’a dit qu’il y avait des cas dans l’école, j’ai cru qu’elle affabulait, confie le papa de la petite Léna, élève en CM 2 A. Finalement, c’est donc vrai… J’ai un bébé à la maison, faut quand même peut-être faire attention, non ? » Et si la dérision cachait quand même un peu d’inquiétude ?
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