ASSOCIATION DU 18 EME
Centre Social Accueil Goutte d'Or - IL NOUS FAUT DES BENEVOLES (EN ACCOMPAGNEMENT SCOLAIRE INDIVIDUEL) !!!
Au secteur jeunesse nous nous occupons plus particulièrement de l’accompagnement scolaire , ainsi que des activités (théâtre et gravure) et sorties culturelles.
Nous accueillons des enfants du CE1 à la 5ème, pour un accompagnement individuel de leur scolarité. Chaque enfant crée donc un lien particulier avec un bénévole tout au long de l’année scolaire, à raison d’une heure par semaine.
Lors de cette heure, il ne s’agira pas d’une aide aux devoirs, mais bel et bien d’un suivi global, pour amener l’enfant à une autonomie dans le travail. Pas seulement à l’aide de manuels, mais également avec des outils comme les jeux de société, l’utilisation d’internet, ou encore des sorties et activités culturelles. Car cela passe nécessairement par une valorisation de l’enfant.
Dans ce cadre, nous cherchons donc des personnes disponibles 1h par semaine, le lundi, mardi ou jeudi, entre 16h30 et 19h.
enfin voilà, si vous êtes intéressés par cette forme d’accompagnement à la scolarité, n’hésitez pas à nous contacter nous vous accueillerons avec grand plaisir:
Julie pour Accueil Goutte d’Or au 01 42 54 63 87 - ou par mail accompagnementscolaire@ago.asso.fr
|
|
| L'Accueil Goutte d'Or est né de l'initiative d'habitants du quartier en 1979. Il s'est constitué Bernard MASSERA (Président), Fouad DERFOUFI (trésorier) , Accueil Goutte d’Or, sous la direction de Madame Christine LEDESERT, c’est une équipe qui se compose de :
Alphabétisation avec l' Association Accueil Goutte d'Or Association loi 1901 créée le 02 février 1996, située 10 rue des Gardes, dans le XVIIIème Arrondissement de Paris, l’Accueil Goutte d’Or est implanté sur le quartier depuis 1979. Il est agréé Centre Social par la CAF depuis le 01 janvier 2001. L'objectif d'Accueil Goutte d'Or :
à L'Institut des Cultures d'Islam :
Lundi : 13h30-16h30 mardi : 13h30-16h30 jeudi : 9h00-11h30
Dans le cadre des actions sociolinguistiques AGO recherche des bénévoles- formateurs. Une implication de deux demi-journées par semaine est demandée.sur l'année scolaire Il y a également des temps de préparations et des réunions à prévoir. | |
| L’association est subventionnée par : • la Caisse d'Allocations Familiales ¬ CAF • Ville et département de Paris ¬ DASES , DPVI et DFPE • la Préfecture de Paris ¬ Préfecture • l'Agence nationale pour la Cohésion Sociale et l'Egalité des Chances ¬ Acsé • la Direction des Affaires Sanitaires et Sociales ¬ DASS • le Fonds de coopérationde la jeunesse et de l'Education Populaire ¬ FONJEP • le Conseil Régional d'ile de France¬ Conseil Régional Ile de France • la Fondation de France¬ Fondation de France • la Fondation Orange ¬ Fondation Orange •l'agence nationale des chèques vacances ¬ ANCV | L’ Accueil Goutte d'Or est membre de :
|
Prendre la parole ! Participer à l’atelier théâtre du Centre social Accueil Goute d’Or… c’est écrire, improviser, prendre la parole, acquérir de l’assurance pour mieux communiquer.
Par Nesrine le Lundi 07 septembre 2009, 14:39 - Illettrisme - Lien permanent
Le centre social Accueil Goutte d’Or est situé à Paris dans le 18° arrondissement, dans un quartier où vit une proportion élevée d’étrangers. Parmi eux beaucoup rencontrent des difficultés pour s’exprimer en français.
Le centre mène depuis de nombreuses années, parmi d’autres activités, des actions en faveur des femmes car elles sont les plus fragilisées.
Il leur propose de participer à des ateliers de socialisation et d’apprentissage du français, complétés par un atelier d’écriture et de pratique théâtrale. L’atelier théâtre est animé par la Compagnie « Graines de soleil ».
Puis, à l’occasion de la Journée de la femme, une représentation est donnée dans le cadre du « Festival au Féminin » au Lavoir Moderne Parisien.
Cette année encore, la restitution de l’atelier théâtre lors du spectacle « Paroles de femmes » a rencontré un grand succès ! Le thème choisi a permis à chaque participante d’exprimer son point de vue, sa propre vision et ses rêves autour du monde du travail.
Christine Ledésert, directrice du centre, nous apporte des précisions sur cette démarche.
Quel est l’objectif principal de cette formation ?
C’est acquérir des outils pour être autonome dans un nouveau contexte pour elles, la société française. L’objectif est de permettre à ces femmes de mieux maîtriser la langue française et les codes sociaux pour que leur vie quotidienne soit facilitée mais aussi pour qu’elles puissent exercer leur citoyenneté dans notre société.
Et de façon complémentaire, l’atelier théâtre favorise l’expression personnelle et artistique, ainsi que les échanges entre les stagiaires.
Il y a pour chacune un chemin à parcourir pour prendre confiance en elle et oser prendre la parole en public, notamment le jour du spectacle.
Quels sont les apports spécifiques de l’atelier théâtre ?
L’atelier permet de dénouer certaines difficultés d’apprentissage de la langue, d’avoir une approche moins scolaire et intellectuelle. Il faut amener les personnes à s’exprimer librement, à affirmer leur personnalité, valoriser leurs savoirs faire. Établir un lien de confiance qui favorise les échanges artistiques et culturels.
Qui sont les femmes qui participent à l’atelier théâtre ?
Ce travail d’écriture et d’expression théâtrale est mené une après-midi par semaine avec une quinzaine de femmes qui suivent un atelier de français au centre social quatre demi-journées par semaine. L’atelier les aide à dépasser les mécanismes de protection et d’inhibition qui les enferment.
C’est aussi l’année où elles vont préparer le DILF, le Diplôme Initial de la Langue Française, qui porte essentiellement sur les compétences de compréhension et d’expression à l’oral.
Pour toutes ces femmes, c’est une étape importante et c’est le premier diplôme de leur vie.
Comment cela se passe-t-il concrètement ?
Il y a d’abord un travail physique, à la fois individuel et collectif ; il porte sur le positionnement et l’affirmation de chacune au sein du groupe : travailler l’expression corporelle, apprendre les règles du théâtre et à se tenir sur scène, à placer sa voix, à affronter le jugement et le regard extérieur pour développer assurance et confiance en soi.
Improviser en groupe, développer l’écoute, travailler les émotions, être ensemble au service d’une même action sur scène : les femmes acquièrent ainsi plus d’aisance pour s’exprimer, notamment dans le monde du travail. Elles expérimentent le désir et le plaisir de s’exprimer.
Puis un retour au travail sur table à l’atelier d’écriture. Les thèmes abordés sont liés aux parcours et aux problématiques des femmes, ce qui leur permet de s’exprimer sur des thèmes qu’elles n’abordent pas aisément dans leur vie quotidienne. Elles découvrent qu’elles ne sont pas seules et que toutes rencontrent des problèmes similaires.
L’écriture n’est plus alors seulement synonyme d’apprentissage du français.
Une sensibilisation au théâtre se poursuit pendant l’année à travers des invitations à des spectacles et lors de sorties culturelles.
La représentation est le temps fort de l’année : les textes écrits au cours de l’atelier sont mis en scène. Les femmes montent sur scène. Ceci permet de les valoriser en tant qu’auteurs et comédiennes avec tous les effets que peut avoir une rencontre avec un public.
En 2009, le thème choisi était celui du travail. De quelle façon a-t-il été abordé ?
Lors des entretiens qui permettent de mesurer les besoins de formation et les motivations de chacune, les femmes ont témoigné de diverses préoccupations : le besoin d’effectuer seule des démarches, l’éducation de leurs enfants, l’emploi…
Nous avons constitué un groupe avec ces dernières. Les séances de formation ont donc été bâties sur cette thématique : un travail important sur le vocabulaire propre au monde du travail a été fait, mais aussi des visites et des rencontres avec des responsables de services comme l’Espace Développement Emploi, le Pôle Emploi (ex ANPE), la Maison du Développement Économique et de l’Emploi. Elles ont aussi rencontré des femmes qui avaient fait le même parcours qu’elles et qui avaient trouvé un emploi.
Puis, c’est donc naturellement que ce thème a pris place dans l’atelier théâtre : les femmes ont conçu une pièce à partir des textes qu’elles ont écrits sur les métiers qu’elle aurait aimé ou aimeraient exercer. La scène se déroulait dans la salle d’attente du Pôle Emploi où différentes personnes se croisent et échangent sur leurs rêves.
Centre social Accueil Goutte d'Or
10 rue des Gardes75018 Paris
Tel : 01.42.51.87.75
ago@ago.asso.fr
29 avril 2009 par Philippe Bordier
Les associations, au premier rang desquelles figurent les centres sociaux associatifs, sont en danger. Confrontées au désengagement de l’Etat en matière de financement, elles craignent, dans la Goutte d’Or, comme ailleurs, de manquer de moyens pour assumer leurs missions dans de bonnes conditions. Une manifestation est organisée mercredi 29 avril 2009, dans le 11e arrondissement de Paris.
-
- Un millier d’usagers, toutes générations confondues, suivent régulièrement les activités menées par l’association Accueil Goutte d’Or.
Accueil Goutte d’Or (AGO) regarde grandir le quartier depuis 30 ans. Le siège de l’association est situé rue des Gardes, à deux pas du square Léon, dans le 18e arrondissement de Paris. C’est une boutique aux murs bleu ciel et aux larges vitrines ouvertes sur la rue. Agréé centre social par la CAF (Caisse d’allocations familiales) depuis 2001, Accueil Goutte d’Or s’adresse à tous les habitants du quartier. Chaque année, 2500 d’entre eux poussent la porte d’entrée. Ils viennent quérir un renseignement administratif, s’inquiéter de l’orientation professionnelle du petit dernier, ou souffler entre deux expulsions : AGO est un lieu d’écoute et d’entraide.
Un millier d’usagers, toutes générations confondues, suivent régulièrement les activités menées par l’association. Permanence sociale, ateliers d’alphabétisation, plus particulièrement destinés aux femmes, accompagnement à la scolarité, halte-garderie, groupe de parents, activités culturelles, aides aux vacances, accompagnement des allocataires du RMI : une centaine de bénévoles (formés par le centre social) et 14 salariés œuvrent à l’insertion sociale et professionnelle des habitants de la Goutte d’Or, ainsi qu’au développement global du quartier.
À l’image des 29 centres sociaux parisiens associatifs, et comme la quasi-totalité des associations dont l’utilité sociale est avérée, le fonctionnement d’AGO repose presque exclusivement sur des financements publics. Or, les choix et les orientations du gouvernement en matière de financement des associations, inquiètent ses responsables. « Nous sommes dans le flou, souligne Christine Ledésert, directrice d’Accueil Goutte d’Or. Sous prétexte de redistribution des cartes en matière de politiques publiques, l’Etat se retire progressivement du financement des associations. »
-
- Les choix et les orientations du gouvernement en matière de financement des associations, inquiètent leurs responsables.
Le cas de l’Acsé est exemplaire. L’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances, vise à financer toutes les actions en faveur de l’intégration des étrangers et de leur famille et favorise la lutte contre les discriminations. « Mais, à compter de 2009, les missions de l’Acsé concernant l’intégration des immigrés, dépendront de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) du Ministère de l’Immigration, explique Christine Ledésert. Au passage, le budget de l’intégration sera amputé de 20 %. Les associations ne savent pas encore comment cette baisse sera répercutée sur leurs financements. Nous risquons de ne plus pouvoir assurer, par exemple, l’apprentissage linguistique, indispensable à l’intégration des femmes dans le quartier. C’est absurde. Une telle décision témoigne d’une méconnaissance totale de la réalité de l’immigration. »
« Mais AGO n’est pas l’association la plus à plaindre, admet Christine Ledésert. L’équipe d’Ados, par exemple, est passée de 8 à 4 salariés. Si l’association fermait, 300 jeunes n’auraient plus de structure de loisirs. » Et ainsi de suite pour la trentaine d’associations recensées dans la Goutte d’Or. La Ligue des Droits de l’Homme s’est inquiétée de la situation et a pris contact, à l’automne 2008, avec « Associations en danger Paris ». Il s’agit d’un collectif d’associations parti en 2002 de la Goutte d’Or et du 11e arrondissement de Paris. Il regroupe aujourd’hui une cinquantaine d’associations parisiennes et d’Ile de France, dont la Fédération Parisienne des Centres Sociaux. C’est ainsi que « Associations en danger, national » est né, regroupant plus d’une centaine d’associations. Ces collectifs ont multiplié les rencontres avec les élus et avec l’Acsé pour faire entendre leurs inquiétudes.
La mobilisation s’est traduite, le 4 avril 2009, par une journée d’action, à l’initiative des centres sociaux. Conduite dans les quartiers où sont implantés les 27 centres sociaux parisiens partenaires, la manifestation a rassemblé 5000 personnes. Près de 140 associations et syndicats ont soutenu l’initiative. Des pétitions ont circulé, des films ont été réalisés. Les réactions des habitants ont été recueillies. Pour enfoncer le clou, les centres sociaux ont décidé de présenter une restitution de tous ces témoignages aux élus, mercredi 29 avril, à la Maison des métallos, dans le 11e arrondissement. « Si une association ferme faute de moyens, prévient Christine Ledésert, l’effet boule-de-neige sera terrible. »

