MUSIQUE A MONTMARTRE

Publié le par LEPIC ABBESSES

Les Hommes Concombres cassent les prix à l’Olympic café

  par Philippe Bordier

Chantres de l’indépendance artistique, les Hommes Concombres jouent, vendredi 3 juillet 2009, à l’Olympic café LMP, dans le 18e arrondissement de Paris. Textes audacieux, musique aux influences diverses, le groupe parisien débarque avec la ferme intention de secouer la Goutte d’Or. Ne reculant devant aucun sacrifice, ils ont fixé le prix d’entrée à 1 euro.

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Parisiens de longue date, les Hommes Concombres sont nés à Lille, en 2000.
Photo : © Flore Chapon

Les Hommes Concombres, c’est aussi l’histoire d’un vêtement. « Un gilet vert pourri avec d’affreuses rayures verticales noires, que portait notre bassiste à l’école de journalisme de Lille, où le groupe s’est formé, » raconte Léo Pajon, chanteur et trompettiste du groupe. C’était l’année 2000. Six étudiants, dont une fille, avaient décidé de casser le rythme de l’école où on leur apprenait le métier d’informer les gens. Basse, guitare, batterie, orgue Farfisa, chants, chœurs, la petite troupe avait décidé de mettre ses compétences au service de la musique. Le concombre serait leur étendard.

Au début, la musique des Hommes Concombres c’était un peu du bricolage. Peu importe : « On voulait surtout écrire des textes et les chanter, explique Léo. Pour nous, la chanson française manquait de souffle. Notre truc, c’était les grandes histoires d’amour, de mort, de sexe. » Du rap au punk rock, les concombres se nourrissent d’influences musicales diverses. Ils parviennent à réunir assez de matériel pour publier, en 2006, leur premier album, sobrement baptisé « Les Hommes Concombres ». Production, distribution, le groupe a tout fait tout seul. Le disque est vendu à 500 exemplaires.

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Du rap au punk rock, les concombres
 se nourrissent d’influences
 musicales diverses.
Photo : © Fred Grimaud

« La vie c’est du bonus », autoproduit et distribué à la main, lui aussi, paraît en mars 2009. « L’orchestration a évolué, les arrangements sont enrichis, c’est du gros son, détaille Elodie Ratsimbazafy, choriste et bruitiste des Concombres. En revanche, on a rien lâché sur les textes. Ils sont dans dans la veine du précédent CD. » Sur scène, le spectacle est désormais total. Auteur de pièces de théâtres, Léo Pajon laisse parler son imagination : costumes extravagants, décors décalés, les Hommes Concombres trimballent leur cirque dans des dizaines de bars et quelques petites salles parisiennes, en visitant parfois la province.

L’escale à l’Olympic café constituera une étape importante dans la vie du groupe. « Sonorisation excellente, jauge intéressante (une centaine de places), cette salle est idéale pour des semi-professionnels comme nous, dit Elodie, salariée de médias parisiens, comme ses collègues concombres. Son public est fidèle. C’est un bon moyen d’élargir notre audience. » Pied de nez à la crise du disque, la formation enfonce le clou et proposera le billet d’entrée à l’Olympic au prix de 1 euros. « C’est un peu notre concert événement, dévoile Léo. On veut une salle comble. »

Photo page d’accueil : © Flore Chapon

Ecoutez les Hommes Concombres sur myspace

Les Hommes Concombres à L’Olympic LMP,
20 rue Léon - 75018,
Tél : 01 42 52 29 93.
Concert à 20h30.
Prix d’entrée : 1 euros.
Première partie : Minuit 6 Heures

Les Hommes Concombres sont six, dont une femme. Ils n'ont pas pour habitude de faire les légumes sur scène. Ils ramènent dans leur panier un Elvis de deux mètres, un fou qui prend son doigt pour une frite, une chanteuse aux cheveux verts, un amoureux éperdu de lui-même, des chansons à rire aux larmes, du punk et du hip-hop, du choeur et de la sueur, un accordéon et une étrange lune bleue... Curieux ? Venez voir !
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