NOUVELLES DU 18EME

Urgences modèles à l’hôpital Bichat
Dans la salle d’attente, personne ne fait les cent pas en grommelant. Les hôtesses d’accueil ont le temps de finir leur café. Des rires fusent. Climat étonnamment serein dans un service d’urgences parisien. Surtout pour celui de l’hôpital Bichat-Claude-Bernard, porte de Saint-Ouen (XVIII e ), le plus fréquenté* de tous les hôpitaux de l’AP-HP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris) avec quelque 65 000 passages par an.
Depuis une semaine, ce service d’urgences est devenu le plus moderne de l’Ile-de-France. « Ce n’est pas le premier que nous rénovons, rappelle la direction de l’AP-HP. Mais c’est le plus abouti en termes d’organisation et de prise en charge du patient. » Le P r Enrique Casalino, chef de ce service, acquiesce. Et détaille les travaux de 6,7 millions d’euros. « Ça commence dès la salle d’attente, expose le médecin, qui travaille depuis trois ans sur ce déménagement. Tous les patients sont d’abord reçus par une infirmière qui les oriente. » Celui qui arrive avec une douleur thoracique aiguë, symptôme éventuel d’une crise cardiaque, sera dirigé vers « la prise en charge complexe », le secteur rouge. Pour des points de suture ou une crise d’asthme légère, direction le secteur bleu, où une assistante sociale accueille également les personnes en difficulté. Le vert est réservé aux urgences psychiatriques.
Des bureaux pour recevoir les familles
Autre changement de taille : à Bichat, plus personne n’attendra dans les couloirs. « Nous avons une unité de 24 lits pour les patients qui doivent rester, détaille un médecin du service. La moitié pour ceux qui nécessitent de l’observation. L’autre pour ceux en attente d’une hospitalisation. » L’accueil des familles a également été pensé : des salles d’attente leur sont maintenant dédiées. « Avant, toutes les mauvaises nouvelles étaient données dans les couloirs. Ça ne pouvait plus durer, constate le professeur Casalino. Les médecins ont même des bureaux pour recevoir les proches. »
Les 150 médecins, aides-soignants, infirmières et étudiants vont donc également pouvoir travailler dans de meilleures conditions. « Nous venons de gagner 1 000 m 2 alors tout paraît parfait, témoigne une infirmière. Pourvu que ça dure. » Et que l’augmentation de fréquentation de 6 à 9 % que connaissent les urgences chaque année ne réduise pas la taille des couloirs.
* Ce sont les urgences « généralistes » les plus fréquentées.
Algérie 2 - Zambie 0. Dès le coup de sifflet final du match de qualification pour le Mondial de foot 2010 en Afrique du Sud, les membres de la communauté algérienne d’Ile-de-France ont convergé vers Barbès. Cette victoire place l’Algérie en tête du groupe C, où l’Egypte compte cependant un match en moins. Drapeaux accrochés aux voitures ou tendus à bout de bras, les supporteurs ont envahi le carrefour Barbès-Chapelle, vite bloqué par plus de 2 000 personnes.
Montmartre s’est fait peur… La rumeur de l’arrivée d’un McDo a affolé la Butte à la fin de l’été dernier. Finalement, c’est une brasserie plus traditionnelle qui ouvrira aujourd’hui dans le superbe bâtiment ovale perché au sommet du funiculaire. Et c’est Relay France, filiale du groupe Hachette connue pour son activité presse, qui exploitera ce site exceptionnel que connaissent forcément tous les visiteurs de Montmartre.
Face au Sacré-Coeur, au croisement des escaliers de la rue Foyatier et de la rue Chappe, le bâtiment du restaurant le Panoramique du funiculaire conserve une belle allure en dépit d’une façade défraîchie. Cette superbe affaire, qui végétait depuis des années en proposant aux touristes souvenirs et sandwichs, aurait pu devenir un fast-food d’après le Syndicat d’initiative de Montmartre.
McDo a abandonné son projet de restaurant
« Grâce aux efforts conjugués des élus, des propriétaires et des gérants, l’implantation d’un McDonald’s a été évitée », se réjouit Roger Dangueuger, son président. A la communication du fast-food américain, on confirme avoir envisagé d’ouvrir un restaurant à Montmartre, « mais ce projet n’est plus du tout d’actualité », affirmait-on hier. La rumeur en tous cas aura servi Relay France. « L’hypothèse de l’ouverture d’un McDonald’s face au Sacré-Coeur est sans doute l’une des raisons qui explique l’excellent accueil qui nous a été fait par les gens du quartier », commente Philippe le Goff, 44 ans, directeur réseau aéroports, hôtels et autoroutes de Relay France.
Présent sur le site de la tour Eiffel avec une boutique de souvenirs, Relay s’était déjà intéressé à Montmartre, lorsque le célèbre restaurant de la place du Tertre, Patachou, était à vendre. Finalement c’est l’animateur et producteur de télévision Nagui qui remporta la mise.
Relay France est une marque connue pour son métier de base, la vente de presse dans les gares et les aéroports : « Nous vendons aussi des souvenirs. Nous exploitons l’enseigne de supérettes Petit Casino dans les aéroports et nous disposons de 150 magasins en milieu hospitalier, où nous produisons de la petite restauration, du snacking et de la sandwicherie », précise Philippe Le Goff, qui ne compte pas pour autant se développer davantage dans le secteur de la restauration.
C’est une petite allée pavée, noyée dans la verdure, au coeur du secteur le plus romantique de Montmartre. Le passage de la Sorcière, qui relie la très chic avenue Junot à la rue Lepic en contrebas, est emprunté, depuis toujours, par les riverains et les promeneurs s’écartant un tout petit peu des parcours touristiques. Pourtant ce passage piéton (privé) devrait très prochainement être interdit au public.
« La question de la sécurité n’est qu’un prétexte »
Dangereux, le passage de la Sorcière ? Le vieux pavage de l’allée est effectivement très irrégulier, l’escalier qui la prolonge plutôt raide, l’éclairage public inexistant et quelques tags maculent les murs qui bordent la voie. « Mais la question de la sécurité n’est qu’un prétexte », estime Thierry Temime, l’un des nombreux habitants du quartier qui se mobilisent pour éviter la fermeture du passage. « Le fond du problème, c’est que les copropriétaires, parmi lesquels figure un hôtel, veulent récupérer le site pour leur usage exclusif. »
Le problème du mauvais entretien du passage piéton ne date, en tout cas, pas d’hier. « Nous travaillons à un projet de rénovation avec la mairie (qui figure parmi les copropriétaires puisqu’elle possède le terrain de boule de l’avenue Junot) depuis plus de trois ans, insiste le syndic gestionnaire du passage. La Ville a même proposé une subvention de 100 000 € couvrant 50 % du montant des travaux. Mais elle a ensuite traîné pour verser cette subvention. Les autres copropriétaires en ont eu assez d’attendre. Ils ont décidé de régler le problème tout seuls. »
A la mairie du XVIII e , on avance une autre raison à l’échec des négociations. « La subvention municipale était conditionnée à la signature d’une convention (NDLR : prévoyant l’ouverture publique pour une durée de trente ans), rappelle Félix Beppo, adjoint de Daniel Vaillant en charge de la voirie. Contre toute attente, les copropriétaires ont refusé. Ils ont voté la fermeture du passage. »
Inacceptable pour les riverains du secteur. Leur pétition, ironiquement baptisée « Libérez la Sorcière », compte désormais près de 600 signatures, parmi lesquelles celles de Richard Berry, Charles Berling, Jean-Paul Rouve… et d’autres people du quartier. Les riverains, qui ont manifesté sur le passage privé le week-end dernier, ont déjà prévu d’organiser un nouveau rassemblement de protestation devant la mairie

| OUVERTURE PUBLIQUE DU PASSAGE DE LA SORCIERE | |||||||||
| Date de création : 23-06-2009 Date de clôture : 09-07-2009 Signataires : 0 Auteur COLLECTIF DES AMIS DE LA SORCIERE Destinataire MAIRIE DU 18e DE PARIS Description NON A LA FERMETURE Pour votre information : la pétition ci-dessus n'est pas l'oeuvre de pétitionduweb.com, nous sommes uniquement un support de diffusion. | |||||||||





