ARTISTE DE MONTMARTRE

Publié le par LEPIC ABBESSES

Un grand peintre de l’âme montmartroise


 

 

 

 

 

        

         La peinture a parfois d’étranges destins. Ou plutôt d’éternels retours, de troublantes survivances. L’on n’ignore point que Montmartre connut son heure de gloire au début du siècle, marquée par les grands noms que sont Toulouse-Lautrec, Maurice Utrillo, Maclet, Génin ou Gen Paul, qui, chacun à leur manière, exprimèrent l’âme de la Butte, de cet étrange village accroché à un mamelon de la ville-lumière. Qui eut dit que cent ans après –ou peu s’en faut – l’esprit en perdurerait, reconduit par de nouvelles figures, tout aussi passionnantes et talentueuses que les précédentes ? Car il est des atmosphères qui veulent continuer de trouver leurs enfants sur ce brin de paradis. Mais le plus ardu pour eux ce n’est pas tant de perpétuer le rêve d’une époque et la nostalgie qui s’y rattache mais bien de former les rangs de dignes héritiers, tout aussi intéressants que leurs prédécesseurs. Là est le véritable défi : se montrer à la hauteur des Illustres sans s’empêtrer dans leur empreinte, continuer de faire vivre l’esprit d'un quartier au travers de l’art sans démériter. Actualiser, continuer d’affirmer une personnalité propre, en toute liberté, exprimer les changements caractéristiques de leur temps, comme les grands noms de jadis l’auraient voulu.

 

 


 


         Bruno-Emile LAURENT est de ceux qui y ont le mieux réussi. Pour y parvenir, il a gravi la sente en plusieurs étapes. Fidèlement d’abord, c’est-à-dire par rapport au réalisme poétique d’Utrillo, dont on l’a trop souvent rapproché au point d’en faire un épigone. On ignore qu’égaler un maître c’est déjà beaucoup. Le Musée de Montmartre ne s’y est pas trompé du reste, lui qui expose en permanence un Théâtre de l’Atelier de sa main dans cette veine. On ignore aussi qu’un peintre, s’il n’est toujours mélancolique ou inquiet, aime à se dresser face la critique et lui répondre. Bruno-Emile LAURENT, lui a rétorqué à sa façon, c’est-à-dire en se démarquant, en montrant qu’il était capable de développer son style propre. Il s’est alors livré à des compositions lyriques, sortes de déroulements sur de larges panneaux des hauts-lieux de Montmartre qu’il connaît par cœur : le Moulin rouge, la rue Norvins, la place du Tertre, le Sacré-Cœur, le Moulin de la Galette, la place Pigalle… On y retrouvait ses couleurs favorites, faites d’un amalgame de plages rouge strident, jaune mordoré, bleu radieux, blanc plâtreux, bruns féconds, ocres cultivés comme autant de traits d’union entre les sujets, jamais plus de deux ou trois afin de conserver une unité au tableau, de ne pas l’alourdir, de ne point perturber le regard. Déjà pointaient ça et là des figures insolites, chansonniers sortis des réclames de cabarets, danseuses de French-cancan, buveurs de spiritueux, couples enlacés. Il n’en fallut pas plus pour que l’auguste Moulin-Rouge, haut lieu de la vie montmartroise, reconnût là un travail exceptionnel, d’autant que l’artiste, s’activant dans sa tanière des contreforts de la colline, dans son atelier-galerie du 21, rue Henri-Monnier, est l’un des seuls à avoir pignon sur rue, loin des flots de touristes, en marge de la place du Tertre. Rien que cette situation en fait un caractère, une « trogne » comme on aurait dit à la Belle époque. Une lithographie fut tirée par le roi des établissements de Pigalle et la boutique de celui-ci l’exposa.

 

 

 


         Cela suffisait-il ? L’artiste évolue comme la vie suit son cours, son inspiration enquête, l’originalité s’affirme, le geste se lâche et le talent arpente de nouveaux méandres. Et l’âge régurgite maints souvenirs. C’est tout le mérite de l’artiste que de vouloir ainsi se surpasser en permanence, sa raison d’être, sa sève au quotidien. Les vues se firent plus allusives, les personnages devinrent prééminents, tout comme les taches qui prirent de l’allant, tellement qu’elles maculèrent des palettes usagées et collées dans une expression matiériste nouvelle. Un brouillard iridescent, sorte de nuage poétique grandiose mais toujours aussi narratif et dansant, exhala une générosité primesautière, qui déroulait de nouveaux thèmes, ceux du cinéma, du théâtre et du cirque notamment.

 

 

      



         Comme on l’aime ce Paname ni bourgeois ni bohême, juste éternel à sa façon ! Allez, laissez-vous emporter par son flot pictural et vivez, grâce à l’un des derniers de nos peintres-Mohicans de la Butte, les grandes heures d’une capitale qui n’ont jamais vraiment disparu.

 

 













Aujourd'hui, BEL se lance dans la réalisation de toiles diverses et variées dont les thèmes peuvent être des reprèsentations :


- des quartiers de Montmartre.
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- des autres quartiers parisiens.
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- de provence.
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- de marines.



- de natures mortes.





























- de scènes sportives comme le rugby ...


- d'art contemporain par un travail de collage de ses anciennes palettes.


- de l' Egypte pharaonique avec ses symboles mystiques.
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- des représentations de "Rêves Montmartrois" se déroulant durant le siècle passé.
-






























Atelier 21 - 21, rue Henri Monnier - 75009 PARIS


 

 

 

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