Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

NOUVELLES DU 18 EME

Publié le par LEPIC ABBESSES


Initiative de l'association Arcane 18, reconnue d'Intérêt Général - Siège social rue Feutrier 75018 Contact tel : 01.53.41.01.46
www.assomag.com

SLAM Ô FEMININ AU PETIT NEY

Samedi 28 mars de 17h à 23h au Café associatif Le Petit Ney
Atelier d’écriture et scène ouverte SLAM animés par le collectif SLAM ô Féminin


SLAM Ô FEMININ AU PETIT NEY
De 17h à 19h : atelier d’écriture ouvert à tous
à 20h : Scène SLAM ouverte à tous
SLAM : mouvement artistique, culturel, et social célébrant la rencontre de talents oratoires. Poètes de toutes souches, conteurs, rappeurs a capella… Viennent lire, chuchoter, scander, crier ou improviser leurs textes dans des scènes gratuites et ouvertes à tous dans des lieux aussi divers que des cafés, des médiathèques, des salles de spectacles, des Festivals...

Cliquez ici pour réserver

Entrée libre. Il est possible de dîner sur place. Pensez à réserver.

Le Petit Ney
10, avenue de la Pte Montmartre
75018 Paris

Pour venir :
M° : Pte de Clignancourt ou Pte de St-Ouen
Bus : 95, 60, 137, PC
Station velib' : rue René Binet

Site internet : lepetitney.free.fr/
Slam ô féminin : www.myspace.com/slamfminin





Bienvenue,
Le Petit Ney est un café littéraire associatif, créé et géré par des habitants du quartier. Il est ouvert à tous, adhérents et non adhérents. Une restauration familiale (plat du jour, tartes salées, thé, café, gâteaux...) est servie tous les midis et en soirée lors des programmations culturelles. Les boissons sont issues du commerce équitable.

Téléchargez ici la fiche technique du Petit Ney

Téléchargez ici le plan de salle du Petit Ney


Adhésion
Pour en savoir plus sur l'adhésion au café littéraire cliquez ici


Horaires :
Du mardi au jeudi : 10h - 19h
Un jeudi ponctuellement : 10h - 22h
(voir programme)
Vendredi et samedi : 10h - 24h
dimanche et lundi : Fermé

Le Petit Ney
10, avenue de la Pte Montmartre
75018 Paris

Pour venir :
M° : Pte de Clignancourt ou Pte de St-Ouen
Bus : 95, 60, 137, PC
Station velib' : rue René Binet

Voir le plan ou l'itinéraire

Dernières nouvelles

Les cafés associatifs se fédèrent
Cliquez ici pour lire l'article...

L'association Le Petit Ney soutient les biffins
Ils sont une douzaine à vivre à l’extrême bord du périphérique derrière l’hôpital Bichat... Lire la suite

L'association Le Petit Ney soutient la pétition demandant le dédoublement de la ligne 13... Lire la suite

Re-édition du livret photo
"Mémoire de quartier"

Sorti en 2004, le livret était épuisé depuis plusieurs mois. Nous l'avons re-imprimé à la demande d'habitants et de gardiens du quartier. Il est disponible au café littéraire au prix de 6 euros.

Logo


Les cafés associatifs se fédèrent.

 

 

 

Pour défendre leurs valeurs et revendiquer leur pérennisation, des cafés associatfs parisiens ont écrit les premiers principes de fonctionnement de ces lieux citoyens. Ils revendiquent ensemble le soutien des pouvoirs publics pour assurer leur pérennisation et pour voir fleurir dans tous les quartiers parisiens où la demande en serait faite de tels lieux démocratiques et conviviaux.

Les cafés associatifs de Paris vous invitent donc à un verre citoyen à l’occasion de la déclaration des premiers principes des cafés associatifs fédérés.

Ils vous donnent rendez-vous MARDI 11 MARS 2008 À 19H pour un « Café-trottoir associatif » devant l’ex-cinéma associatif le Barbizon, 141 rue de Tolbiac 75013 Paris.

Vous qui aimez vous retrouver dans les cafés associatifs, soutenez les et rendez-vous à cet événement démocratique et citoyen.

Ont collaboré à l’élaboration de cette déclaration :

-  Le Barbizon- Les Amis de Tolbiac,141 rue de Tolbiac 75013 Paris

-  Le Cafézoïde, 92bis quai de la Loire 75019 Paris

-  La Commune, le café associatif de la Commune Libre d’Aligre, 3 rue d’Aligre 75012 Paris

-  Le Moulin à Café, association café associatif Pernety, 8 rue Léonie 75014 Paris

-  Le Petit Ney, 10 avenue de la Porte Montmartre, 75018 Paris

Premiers principes
des Cafés Associatifs fédérés de Paris

-  De plus en plus d’associations de quartier parisien investissent de nouveaux lieux avec pignon sur rue et inventent une nouvelle forme de convivialité et d’hospitalité (ouvert à tous, sans discrimination ni exclusion) : les CAFES ASSOCIATIFS.

-  Ouverts sur leurs quartiers et plus largement sur Paris et sa banlieue, les cafés associatifs constituent un véritable carrefour où les habitants de tous âges, et de toutes origines socioculturelles se rencontrent, échangent, créent, inventent un nouveau rapport à leur environnement quotidien.

-  Les cafés associatifs, indépendants des pouvoirs publics, sont administrés et animés par leurs adhérents, habitants, salariés, militant afin de favoriser le lien social à travers l’accès à la culture pour tous, la création de réseaux de solidarité, l’échange de connaissances, de savoir-faire et de compétences.

-  Projets collectifs et alternatifs, les cafés associatifs impliquent leurs adhérents et d’autres associations du quartier depuis la gestion jusqu’à l’animation du lieu. Ils se revendiquent des lieux d’expérimentation sociale et culturelle. Sans but lucratif, ils pratiquent une économie sociale et solidaire, et par leur activité suscitent la création d’emploi et requalifient leurs quartiers.

-  Les cafés associatifs créent donc les moyens d’une réelle appropriation de l’espace public par des habitants citoyens, acteurs de la vie de leur quartier et de leur ville, et cherchent à atteindre une autonomie durable. De fait, ils pratiquent au quotidien la démocratie.

-  Les cafés associatifs développent des ressources propres, mais doivent être soutenus financièrement par des fonds publics, et plus particulièrement municipaux, car ils fournissent un service public. Le soutien financier public doit assurer leur pérennité et le développement de leur projet citoyen, social, culturel. Les cafés associatifs doivent ainsi bénéficier d’une mise à disposition gratuite ou à défaut d’une subvention compensatoire de loyer, d’aides à la création et à la pérennisation des emplois.

-  Devant la qualité des réalisations et le nombre toujours croissant de leurs adhérents, les cafés associatifs déjà existants soutiennent l’ouverture de telles structures dans tous les quartiers où la demande en serait faite par des associations de quartier, et pour cela réclament, une fois encore, une mise à disposition facile de locaux par les pouvoirs municipaux. Il s’agit de faciliter l’innovation et l’expérimentation citoyenne, sociale et culturelle dans tout Paris.



L'association Le Petit Ney soutient les biffins

Ils sont une douzaine à vivre à l’extrême bord du périphérique derrière l’hôpital Bichat. Ils voulaient rester discrets, ayant fait leur l’adage "pour vivre heureux, vivons cachés". Alertés par des habitants de la rue Gérard de Nerval, nous leur avions rendu visite, mais ils ne souhaitaient pas d’article. Malgré tout, des liens s’étaient peu à peu tissés entre eux et des personnes du quartier dont un élu, Thierry Cayet, conseiller d’arrondissement délégué au périscolaire...

Cliquez ici pour visiter le Blog des Biffins de la porte Montmartre, Les puces de Saint-Ouen





A propos de l'auteur biffins

Messagerie instantanée : les-biffins-de-la-porte-montmartre@hotmail.fr (MSN)

 

Quelques mots sur moi

Qui sont les « Biffins » ?
Ce sont des personnes, femmes et hommes, sans ou à faibles ressources, parfois sans abri, et n’ayant pour seul moyen de survie que celui de vendre des objets recherchés la nuit dans les rues, les poubelles, ou provenant de leurs biens personnels. À chaque fin de semaine, elles viennent s’installer sous le pont du périphérique, à la Pte Montmartre et sur St-Ouen, à l’orée du Marché aux Puces afin d’essayer d’y vendre ces objets. Des biffins exercent la même activité à Montreuil, dans d’autres villes. En l’absence d’autre perspective, elle est absolument nécessaire à leur survie. Or, les Biffins subissent deux choses : une répression policière et, pour certains, un manque de logement.
Pour se défendre, ils ont constitué l’association Sauve-qui-peut ; un comité de soutien s’est formé autour d’habitants du quartier. Leurs demandes sont les suivantes :
en premier lieu, l’arrêt immédiat de la benne et des descentes de police,
un droit de vendre, sur un territoire qui leur soit réservé,
un logement pour les sans abri,
la reconnaissance et l’octroi des droits sociaux pour tous.






 

Les biffins veulent récupérer un statut

 

Il est 11 h 30 ce dimanche sous le périphérique, porte Montmartre (18e), quand une rumeur envahit la foule : « Les v'la. » En quelques secondes, des dizaines de vendeurs se volatilisent. Pour la troisième fois de la matinée, la police vient patrouiller dans ce coin, situé à l'extrémité des puces de Saint-Ouen et traditionnellement squatté par des vendeurs à la sauvette. Parmi eux, une centaine de biffins, ces héritiers des chiffonniers qui ont fait la tradition des puces, vendent des objets récupérés. Annie, qui touche 600 euros mensuels de retraite, fait les poubelles du 18e pour compléter ses revenus. Elle harangue les passants : « Allez, 3 euros l'imper. Quand il y a un bouton manquant, je les remplace tous, je recouds aussi... », explique-t-elle devant son petit tas de marchandises, une paire de bottines mauves, un livre, des sacs à main rétro... et même une fois des couverts en argent ! Elle a appris à survivre au harcèlement policier, à remballer fissa son barda. « Sinon, ça termine à la benne, ou dans les poches des policiers. Et puis, l'amende à 172 euros, je n'ai pas les moyens de la payer. »

Avec les autres biffins de la porte Montmartre, elle manifestera ce soir devant la mairie du 18e, jour du dernier conseil d'arrondissement de la mandature. Proposé par les Verts, un voeu sera soumis au vote demandant la régularisation de leur statut et le retrait de la benne où atterrissent leurs marchandises. Avec peu d'espoir d'être adopté, faute d'un soutien du PS.

Thierry Cayet, élu local (Verts), fait valoir que « cette benne [installée par la mairie en réponse aux plaintes de voisins] coûte 10 000 euros par mois au contribuable parisien », et estime que ce « marché social de la récupération » a le droit de vivre. « Certes, on n'est pas des vrais commerçants, mais on est prêts à payer à la mairie jusqu'à 5 euros par mois pour devenir légaux », assure Mohamed Zouari, président de l'association des biffins Sauve qui peut. « Les soumettre à la patente permettrait à la police de faire la différence entre les biffins et les voleurs », avance Nicolas Campini, riverain. Car pour l'instant, ceux qui revendent outils, téléphones portables et autres objets « tombés du camion » sont aussi nombreux que les honnêtes chiffonniers.





 

Les biffins se rebiffent

 

>> Depuis des dizaines d'années, des vendeurs à la sauvette déballaient en marge des puces, entre le 18e et Saint-Ouen, leur marchandise récupérée dans les poubelles. Pour un petit pécule. Seulement les pouvoirs publics aimeraient aujourd'hui les voir partir. Trop de plaintes de riverains, trop de problème de produits volés. Mais les biffins s'organisent pour défendre leur cause.

"Pas chère l'écharpe, 2 euros! C'est gratuit!" Annie a la harangue facile. Ce bout de femme énergique, tignasse blonde sous bonnet en laine bleu, a été vendeuse dans le prêt-à-porter par le passé. Une autre époque. Comme Afid, ou Mohamed, elle a eu une "cabosse de la vie", qu'elle préfère taire. A présent, cette retraitée vient tous les week-ends vendre, sur une étoffe posée par terre, son menu butin récupéré dans des poubelles. Pour une recette d'environ 150 euros par mois. "Si je n'avais pas eu ça, je n'aurais pas survécu, ni moralement ni financièrement." Or "ça" est amené à disparaître. Des années durant, les biffins, héritiers des chiffonniers des puces (en argot, biffin signifie chiffonnier), ont pu déballer leurs marchandises du bas l'avenue de la Porte-Montmartre, dans le 18e, jusqu'à Saint-Ouen.

Mais le noyautage du marché par des revendeurs de marchandises volées et des plaintes de riverains ont poussé les municipalités à agir. Et les forces de l'ordre à verbaliser. A chaque descente, les papillons volent et le magot des biffins s'évapore dans la cohue d'une fuite improvisée. Mohamed Zouari, le président de Sauve qui peut, une association constituée pour défendre les biffins, ne décolère pas. "Aujourd'hui, j'ai eu deux amendes. Les policiers ont saisi tout mon matériel, je n'ai plus rien. Nous sommes l'âme des puces, sans nous, ce marché ne serait plus ce qu'il est", se lamente-t-il entre colère et incompréhension.

"Il y a une tradition de vente à cet endroit qui a permis, pendant des années, d'insérer les biffins dans la société, admet Nicolas Guégou, directeur du développement économique à la mairie de Saint-Ouen. Mais aujourd'hui, le regard sur eux a changé et eux-mêmes ont changé. Ils sont plus nombreux, plus agressifs, avec de nombreux voleurs parmi eux. Ils constituent une nuisance, dit-il sans détou. Ils sont dans le non-droit absolu." Conscients du problème, les biffins réclament "un statut". "On ne veut pas des voleurs! dit Mohamed Zouari. On est prêts à payer une patente modeste pour être dans la légalité." Après presque trente ans de biffe, le vieil homme tient désormais son combat "la régularisation" - pour ensuite confier "l'affaire" à son fils. Ses armes: des tracts pour sensibiliser les riverains, des manifestations devant la mairie et sa bonhomie naturelle. Des habitants ont constitué un comité pour les soutenir. "C'est un marché social de la récupération, utile aux vendeurs comme aux clients, qui ont le même profil", plaide Bertrand, l'un de ses soutiens.

"Une fois, j'ai trouvé une lettre de De Gaulle dans une poubelle"

La mairie du 18e s'est emparée du problème. Un cahier des charges a été défini mi-février, en concertation avec des associations, à destination d'un cabinet d'études. "On va traiter le problème des biffins dans sa globalité: les volets économique, sécurité, propreté, santé et insertion", explique Frédérique Pigeon, adjointe aux affaires sociales et à la politique de la ville à la mairie. A charge pour le cabinet de "caser" les biffins "aux différents profils"... ailleurs. Si l'élue leur reconnaît un "rôle social et de recyclage", la mairie à d'autres projets pour ce niveau de l'avenue. "On veut qu'ils continuent leur activité mais il n'est pas souhaitable de les laisser là dans ces conditions. Ce n'est pas digne", explique-t-elle.

Sauf que les biffins revendiquent le lieu, et une identité de puciers qui, justement, constitue leur dignité. Afid, la cinquantaine affable, deux gros sacs de sport à ses pieds, raconte: "On empêche des beaux objets d'être détruits. On les revend moins cher, pour des gens sans le sou, c'est l'histoire des puces." Toutes les nuits, de 21h à 9h, il fait sa tournée dans les 16e et 17e arrondissements, dont il connaît chaque rue, chaque poubelle, chaque box. A 47 ans, il vit le long du périphérique. SDF, certes, mais "de luxe", selon cet homme fier. Pour rien au monde, cet ancien chef de chantier ne changerait de "métier". "Je suis un chineur dans l'âme, s'anime-t-il dans sa barbe poivre et sel. Une fois, j'ai trouvé une lettre de De Gaulle dans une poubelle. Le Général, c'est le patrimoine! Je sauve le patrimoine. Quelque part, j'en fais partie..."
Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article