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BREVES DU 18 EME

Publié le par LEPIC ABBESSES


Initiative de l'association Arcane 18, reconnue d'Intérêt Général - Siège social rue Feutrier 75018 Contact tel : 01.53.41.01.46
www.assomag.com

Exposition du 7 au 28 mars 2009

Lucie Pastureau : Prix les lectures de Portfolios Mois de la Photo-OFF 2008


Exposition du 7 au 28 mars 2009
Exposition du 7 au 28 mars 2009

Vernissage le samedi 7 mars à partir de 18h30

Galerie Jeune Création
La démarche de Lucie Pastureau s’inscrit à travers la photographie et l’écriture, dans la recherche d’une distance utopique, d’une approche de l’autre et de son territoire intime. Elle se place dans ces interstices de la confusion entre l’autre et soi, dans la recherche d’un point où se situer ; entre l’enfance et l’adolescence, entre l’autre et soi, entre soi et soi. Dans la confusion aussi, de par la nature même de la photographie, comme inscrite en elle, du document et de la fiction, de la recherche de ce moment
où le récit s’installe, cette oscillation constante entre véracité et justesse. La photographie apparaît alors comme un rituel de passage, d’ancrage du souvenir.
Aux frontières de l’intime et dans cette poussée qui du particulier fabrique l’universel, Lucie Pastureau photographie des instants, des à côtés, qui s’inscrivent dans une temporalité de l’ordinaire.

Galerie Jeune Creation
6 Villa Guelma 75018 Paris (M° Pigalle)

01 42 54 76 36/ info@jeunecreation.org
www.jeunecreation.org
  • Mardi 13h-21h
  • Mercredi, jeudi, vendredi 11h-17h
  • Samedi 14h-18h





HAIR, comédie rock sur scène au Trianon

Théâtre Le Trianon
80, boulevard de Rochechouart - 75018 Paris
Métro : Anvers – Tél. : 01 44 92 78 04
Du mardi au samedi à 20h00 et matinée le dimanche à 15h30
Jusqu'au 29 mars 2009
Tarifs : de 27,50 à 52,80€ euros



HAIR, comédie rock sur scène au Trianon
A l’occasion du 40e anniversaire de la comédie rock, HAIR revient sur scène au Trianon. Créé à Broadway en 1968, puis à Paris en 1969 au Théâtre de la Porte Saint-Martin, avec Julien Clerc dans le rôle principal, HAIR n’a jamais cessé d’être présenté dans le monde entier. Sur des chansons désormais célèbres « Let the Sunshine in », « Aquarius », « I got life », « Hair », ce grand spectacle rock célèbre la liberté, la sensualité et la joie de vivre, condamnant les guerres, les abus du pouvoir, l’intolérance… 

Comédie musicale rock de : Gérôme Ragni et James Rado Musique : Galt Mac Dermot Adaptation française : Sylvain Meyniac Avec : Fabian Richard, Liza Pastor, Laurent Ban, Melusine, Antoine Lelandais, Marc Beaujour, Tiphanie Doucet, Billy Tran, Magali Bonfils, Yoni Amar, Daniel Delyon, Julia Giamette, Yvana Verbecq, Caroline Bal Mise en scène : Ned Grujic Chorégraphie : Raphaël Kaney-Duverger

www.theatreletrianon.com


L'histoire du Trianon

1895, Misstinguet enflamme le Trianon
Le «Trianon-Concert», premier nom de la salle de spectacle, accueillit dès 1895 de célèbres artistes tels que Misstinguet. Mais alors que la Belle Epoque battait son plein, un incendie détruisit le music-hall et une partie des dépendances de l’Elysée-Montmartre dans la nuit du 17 au 18 février 1900. Le journal «Le Petit Bleu» fit une description du sinistre : «Trianon, le joyeux music-hall montmartrois a vécu. Hier encore, Frégoli, le protéiforme personnage, y attirait tout Paris. Aujourd’hui, ce n’est plus qu’un amas de cendres, un chaotique enchevêtrement de ferrailles tordues, demi-rompues. De la salle de théâtre, il ne reste que la place. Le jardin d’hiver est dévasté, tout y est détruit, à peine a-t-on pu sauver la carcasse de la grande salle des fêtes élevée l’année dernière dans le jardin. Le feu a jailli là où s’ébaudirent les provinciaux devant les jeux désopilants des artistes chorégraphiques : La Goulue, Grille d’Egoût, Valentin le désossé, qui, avant Trianon, vinrent à la même place, illustrer les lieux qui s’appalèrent alors Elysée-Montmartre.»

Mr Chauvin, directeur, fit entreprendre la reconstruction de l’établissement qui fut inauguré le 18 décembre 1902 sous le nom de «Trianon-Théâtre». Rebaptisé au cours des modes et des circonstances, la salle de spectacle se nomma successivement «Théâtre Victor-Hugo», «Trianon Lyrique» et enfin «Le Trianon».

Le Trianon et le cinéma
Un peu avant la guerre de 1939, le cinéma récupéra cette magnifique salle de 1000 places. Cinéma populaire que fréquenta Jacques Brel au début des années 1950. L’auteur, installé dans l'une des loges (aujourd’hui disparues), à l’abri du froid, y écrivit plusieurs de ces textes à succès.

À partir de 1985, le cinéma traversa une crise très importante et vît peu à peu disparaître sa clientèle. Les salles dites «populaires» fermèrent les unes après les autres, les premiers touchés étant les exploitants indépendants. Le Trianon restera une des dernières grandes salles parisiennes de cette catégorie et devra à son tour fermer les portes à son public cinéphile en 1992.

Néanmoins, le Trianon gardera un lien particulier avec le 5ème art. En 1983, le Ministre de la Culture Jack Lang y a inauguré le 1er festival Kung-Fu organisé par le journal Libération et en 1992, le Festival International du Film à Cannes y a fêté les 15 ans d’ «un certain regard».

Le Trianon d'aujourd'hui
À la fermeture de la salle de cinéma du Trianon, Guy Balensi, directeur général, concrétisa son désir de restituer à cette salle sa vocation première : le spectacle scénique avec une pièce de théâtre « Dommage qu’elle soit une putain » de John Ford, contemporain de Shakespeare, adaptée en pièce musicale rock.

Depuis, le Trianon s’est tourné vers une programmation variée : théâtre, concerts allant du classique avec l’Orchestre Symphonique d’Europe, à la variété avec Carla Bruni, Julie Zenati ou encore Benabar, mais aussi opéras, opérettes, comédies musicales, show cases, défilés de mode, avant-premières de films et divers spectacles, conférences de presse, présentations de courts et longs métrages, galas ou encore festivals.

Au fil des ans, cet établissement a touché tous les arts du spectacle et a permis de réunir sur ses affiches des vedettes aussi différentes que talentueuses.





La cabine de verre boulevard de Clichy. Restera ou ne restera pas ?



La cabine de verre boulevard de Clichy. Restera ou ne restera pas ?
Cette cabine de verre qui trône sur un socle de pierre, boulevard de Clichy, installée sans autorisation en avril 2007 par « le collectif Aéroporté » sera peut-être prochainement remplacée.

La Mairie de Paris a, dès juillet 2007, lancé un concours destiné à remplacer la fausse cabine de téléphone. C'est un plasticien international Franck Scurti, qui l'a remporté en proposant une scultpure en forme de pomme : la pomme sera réalisée en aluminium brossé, de façon à obtenir un effet réfléchissant, et sur la surface sera adapté un planisphère simplifié. La carte sera reproduite et gravée sur la surface d’aluminium convexe. Le journal Le Parisien, daté du 7 mars, nous apprend qu'une décision du Maire de Paris est imminente. A suivre...

Un peu d'histoire :
La cabine de verre boulevard de Clichy. Restera ou ne restera pas ?
Resté vide depuis maintenant soixante-huit ans, ce socle était celui de la statue en bronze de Charles Fourier (1772-1837), l'utopiste socialiste, le théoricien des phalanstères. En 1899, une statue est installée place de Clichy pour honorer sa mémoire. Cette statue est fondue et transformée en munition par les Allemands pendant la seconde guerre mondiale. Le socle, classé monument historique, reste vide. De 1943 à 2007, plusieurs tentatives de « restauration » de la statue sont faites : les situationnistes installent à la fin des années 60 une copie en plâtre de la statue originale trouvée aux beaux arts (elle sera enlevée par la police trois jours plus tard) ; en 1987, René Schérer et les « amis de Fourier » tentent de proposer un nouveau projet.

Le collectif Aéroporté décide finalement en 2007 de s’emparer du socle pour y installer leur propre projet. L’installation du collectif aéroporté prend la forme d’un volume de verre soulignant l’absence de sculpture sur le socle, un escalier invite les passants à accéder au sommet du socle et à remplir l’espace. Ainsi l’installation permet à ceux qui le souhaitent de se prendre pour Charles Fourier... ou pour quelqu’un d’autre ! Une occasion, pourquoi pas, de prendre un peu de hauteur sur la ville.

Le collectif Aéroporté pratique l’installation illicite d’oeuvres en milieu urbain. Il est né lors du mouvement social des intermittents et précaires de 2003 avec l’installation, durant la nuit du 30 mars, d’un papillon monumental devant la CIP-IDF, quai de la Charente. En avril 2007, le collectif installe clandestinement une sculpture en haut de la place de Clichy, sur le socle de Charles Fourrier, resté vide depuis l’occupation.




Né à Besançon le 07 avril 1772
Décédé à Paris le 10 octobre 1837

biographie de Charles Fourier

Fils de marchands de draps, Charles Fourier, malgré son aversion pour le libéralisme, travaille comme employé de commerce à Lyon, puis à Paris en 1826. Il pose en 1808 les bases d'une réflexion sur une société communautaire dans son ouvrage 'Théories des quatre mouvements et des destinées générales', qu'il poursuit dans 'Le nouveau monde industriel et sociétaire' (1829). Sa théorie est à la recherche d'une harmonie humaine ; pour la trouver, il classe en 810 catégories chaque type d'homme et de femme. Sur cette base de 1620 caractères, il jette l'organisation des phalanstères composés d'autant de personnes. Selon Fourier, le travail se doit d'être attractif. De fait, chaque personne au sein du phalanstère oeuvre selon ses affinités, tout en accordant une place particulière à l'agriculture, ainsi qu'aux arts et aux sciences. Convaincu par son utopie, il tente de la faire réaliser par quelques mécènes fortunés, mais n'y parvient pas de son vivant. Après sa mort, quelques tentatives de création de phalanstères ont eu lieu, mais aucune n'approche le bonheur promis par le théoricien socialiste.

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