NOUVELLES DU 18EME
rues Muller et Clignancourt
9 février 2009 par Philippe Bordier
L’association Clign’Ensemble a organisé, dimanche 8 février 2009, un barrage filtrant à l’entrée de la rue Muller, dans le 18e arrondissement de Paris. Les riverains, vêtus de gilets jaunes, entendaient ainsi sensibiliser la municipalité au non respect par les automobilistes de l’opération "Paris Respire", à Montmartre.
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- Vêtus de gilets jaunes, les membres de l’association ont tenu leur propre barrage filtrant pendant deux heures.
Clign’Ensemble ne désarme pas. Après le blocage de la rue Clignancourt, en novembre 2008, pour sensibiliser la mairie du 18e arrondissement de Paris aux dangers d’un carrefour traversé matin et soir par les écoliers, l’association a organisé, dimanche 8 février, un barrage filtrant à l’entrée de Montmartre, côté rue Muller. « L’action visait l’opération « Paris respire », explique Alain Sitbon, le président de Clign’Ensemble. Un dispositif censé interdire, le dimanche, la circulation de transit dans le quartier. Les voies d’entrées sont fermées à l’aide de panneaux mobiles ouverts par des agents de sécurité publique (ASP) quand se présente un riverain. Or, rue Muller, au croisement des rues Ramey et Clignancourt, pas d’ASP pour actionner le panneau. Résultat, tous les véhicules entrent dans Montmartre. Ici, « Paris respire » ne fonctionne pas. »
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- La mairie du 18e a procédé à des aménagements carrefour Clignancourt, Ramey, Muller. Mais, Clign’Ensemble souhaite intégrer le quartier dans une réflexion urbaine globale.
Les membres de Clign’Ensemble ont donc enfilé leurs gilets jaunes et assuré le bon fonctionnement du barrage filtrant. Une pétition a permis de recueillir 150 signatures. Les riverains ont également été sensibilisés au second dossier qui préoccupe l’association : l’aménagement de la rue Clignancourt, lequel a aussi fait l’objet d’une pétition. « Dans le cadre de l’extension du quartier vert Montmartre vers la Goutte d’Or, aucun plan précis n’a été imaginé pour la rue Clignancourt, rappelle Alain Sitbon. Parallèle au boulevard Barbès, cette voie sépare les deux ensembles. On aménage Montmartre et la Goutte d’Or, et, au milieu, on laisse tomber la rue Clignancourt. Pourtant, puisque la circulation devient compliquée ailleurs, son trafic augmente de manière significative et dangereuse. »
Lire aussi : Rue Clignancourt, la sécurité des écoliers en question en cliquant ici.
Pour tous renseignements : clignensemble.blogspot.com
Vous le savez sans doute Montmartre et ses environs participent à une opération mis en place il y a plusieurs années déjà baptisée Paris-Respire.
Cette opération vise à interdire la circulation de transit dans plusieurs quartiers de la capitale dont le quartier montmartre.
Dans le cadre de cette opération, plusieurs barrages filtrant sont organisés au niveau des "portes d'entrées" du quartier (Caulaincourt - Joseph De Maistre ; Caulaincourt - Junot ; Caulaincourt-Lamarck ....etc).
Dans tous ces beaux quartiers, les riverains ont le droit à un panneau-mobile et la présence de force de police où d'agents de sécurité publique, qui filtrent les automobilistes et n'autorisent l'accès qu'aux riverains où aux transport autorisés.
De ce côté ci de la butte (à l'Est au point d'entrée situé rue Muller) point de répis....alors que le trafic de transit est déjà très (trop !!) elevé et que nous n'avons de cesse de le répéter, notre barrage filtran n'existe pas.
Le dimanche matin, quelqu'un améne gentillement le panneau mobile rue Muller, le pose contre le mur du commerce avoisinant (un très bon et sympatique caviste :-)) et.....c'est tout.Quelques braves s'échignent à remettre en place le panneau dans les emplacement prévus à cet effet qui sont sensés bloqués le passage mais il ne reste là que quelques minutes. Les automobilistes ou autres conducteurs de petit train ne se gênent pas pour l'enlever et surtout ne pas le remettre en place.
Hier nous avons donc enfilé de nouveau nos gilets jaunes pour organiser nous même le filtrage ....dans la bonne humeur et avons échangé un café aves les passants-riverains.
Nous en avons profité pour faire signer une pétition qui a récolté en quelques minutes l'adhésion de plus de 150 riverains pour demander à la Mairie de remédier à cette situation et de traiter l'ensemble du quartier de la même manière !!
C'est avec plaisir que nous recommencerons et vous offrirons de nouveau du café.
Le Saraaba,
de l’Afrique au 18e arrondissement7 février 2009 par Philippe Bordier
Ouvert sur l’Afrique et l’océan Indien, au cœur de la Goutte d’or dans le 18e arrondissement de Paris, le Saraaba est un espace dédié aux cultures noires. Musique et danse, conférences et débats, le lieu, créé par deux passionnés, Sylvie et Nago Seck, est d’abord animé par les habitants du quartier.
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- L’atelier chant est animé par Awa Timbo, chanteuse professionnelle et choriste pour nombre d’artistes.
Le Saraaba, c’est le pays de cocagne, dans l’imaginaire wolof, une des six langues officielles du Sénégal. C’est aussi le nom de l’espace culturel créé, en octobre 2008, par Sylvie et Nago Seck, au cœur de la Goutte d’Or, dans le 18e arrondissement de Paris. Un lieu inédit, ouvert au grand large, l’Afrique et l’océan Indien pour horizon. « C’était un vieux rêve, explique Nago, sourire généreux et casquette vissée sur le crâne. Et il n’était pas question de le réaliser ailleurs que dans la Goutte d’Or, quartier que nous connaissons depuis une vingtaine d’années. »
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- « Au Saraaba, la porte est ouverte sur la rue. Entre qui le souhaite pour discuter et nouer des contacts. Les jeunes musiciens ne s’en privent pas : ils viennent régulièrement nous faire écouter leur travail. »
Écrivains, journalistes, Sylvie et Nago ont l’Afrique dans le sang. Nago, né au Sénégal, débarqué à Paris en 1974 pour suivre des études d’électronique, a distillé les rythmes africains sur les premières radios libres, au début des années 80, avant d’exercer sur les ondes d’Africa N°1. « Je suis né dans la musique, raconte Nago. Mon grand-père est le premier joueur de kora à avoir effectué un tour du monde, de 1930 à 1936, en bateau, afin de présenter sa musique aux Occidentaux. Il a pratiqué son art devant la reine d’Angleterre, à Buckingham Palace. »
Sylvie rencontre Nago quand ils sont encore étudiants. Critique littéraire, la jeune femme est aussi journaliste musicale sur Radio France Internationale, « fascinée par les musiques africaines ». Ensemble, ils organisent plusieurs festivals et concerts en France (l’Afrique à Bercy, notamment) et contribuent à populariser les sonorités noires dans l’Hexagone. Youssou N’Dour, Touré Kunda, Manu Dibango et bien d’autres s’ouvrent alors au grand public. Le couple attaque aussi la rédaction de bouquins consacrés à leur passion.
« En vingt ans, ces cultures ont imprimé leur marque, en France comme ailleurs, souligne Sylvie. De nombreux chanteurs et musiciens sont devenus célèbres. Mais, les liens entre les acteurs de cette scène se sont distendus, l’enthousiasme est parfois retombé. » Et elle poursuit : « Au Saraaba, nous souhaitons renouer avec cette ferveur culturelle et partager notre expérience. C’est un lieu d’échange entre différentes disciplines, la musique, la danse et les contes traditionnels, mais aussi les conférences, les débats entre des intellectuels et les habitants. »
Illustration, le Saraaba n’a pas hésité à organiser une soirée Barack Obama, le 4 novembre 2008, nuit de son élection. Le quartier y est venu débattre avec des personnalités des livres et des médias. « C’est notre manière de montrer un autre visage de la Goutte d’Or, celle qui réfléchit, prend position et affirme son identité, estime Sylvie. Au Saraaba, la porte est ouverte sur la rue. Entre qui le souhaite pour discuter et nouer des contacts. Les jeunes musiciens ne s’en privent pas : ils viennent régulièrement nous faire écouter leur travail. » Branché culture, le Saraaba n’oublie pas le volet nourritures terrestres des cultures noires et propose, midi et soir, une restauration à base de plats traditionnels. Le paradis sur terre, en quelque sorte.
Afrisson, le portail magique
Créé début 2009 par Sylvie et Nago Seck, Afrisson.com est un portail Internet consacré aux musiques d’Afrique et de l’océan Indien, l’aboutissement de trente années de travail. Résultat ? Une somme incroyable de musiciens référencés. Des articles dédiés aux studios d’enregistrements, aux labels, un dictionnaire des instruments traditionnels... Incontournable, pour les amateurs, comme les curieux.
www.afrisson.com




