ATELIER DU 18 EME

Publié le par LEPIC ABBESSES

Portes ouvertes des nouveaux créateurs
autour de la mairie du 18e


 
Manuela Luchtmeijer, l’une des organisatrice, dans son atelier de la rue Marcadet.

Huit artistes créateurs, regroupés autour de la mairie du 18e arrondissement de Paris, organisent un week-end portes ouvertes, du vendredi 12 décembre au dimanche 14 décembre 2008. « Nous souhaitons faire savoir aux habitants de l’arrondissement que ce coin du 18e regorge de peintres, de sculpteurs, d’artisans... loin du snobisme attribué à certaines galeries parisiennes, explique Manuela Luchtmeijer, l’une des organisatrice de l’événement, elle-même artiste peintre, rue Marcadet. Notre art ne peut exister que s’il est confronté aux regards des autres. Notre travail est accessible, y-compris d’un point de vue financier, puisque nous avons prévu de proposer à la vente des œuvres originales à des prix très intéressants. C’est le temps des cadeaux, il faut en profiter. »
Les habitants du quartier sont invités au vernissage qui aura lieu vendredi 12 décembre 2008, à partir de 19h, dans chaque atelier (voir les adresses ci-dessous). Samedi 13 décembre et dimanche 14 décembre 2008, les ateliers seront ouverts au public de 11h à 20h.

Huit ateliers du 18e arrondissement sont ouverts au public :

- Plume de Radis (Sandra Baud, maroquinerie), 25 rue Ste Isaure - www.plumederadis.com

- Atelier Secret (Nadine Bialkowski, peinture), 136 rue Marcadet - atelier-n.site.voila.fr

   Atelier de la Poissonnerie ( Agathe, mosaique), 51 rue Ramey.

- Atelier Pilos (Stratos Fokadelis, ceramique), 98 rue Marcadet.

- L’Interloque (l’art de recup’), 7ter rue de Trétaigne - www.interloque.com

La Maison XXI fédère un ensemble d’activités, de services et de prestations à disposition et au profit du territoire et de ses habitants afin de mettre en oeuvre des stratégies du développement soutenable et de favoriser le mieux-vivre ensemble. Cela implique la mise en réseau des acteurs locaux, la participation des habitants, et la valorisation de ressources locale.

Elle s’articule autour de différentes actions :
- Restore confidence : un espace ouvert sur le quartier, qui propose l’accueil, l’écoute, la participation et l’accompagnement social et professionnel de personnes en grande difficulté.
- La ressourcerie, un dispositif qui s’inscrit dans le plan Prévention des déchets de la Ville à travers la collecte, la valorisation et la revente, et l’éducation et la sensibilisation à l’environnement.
- L’animation du quartier, avec la volonté de favoriser la participation citoyenne.
- Une attention particulière aux territoires les plus défavorisés et les personnes les plus démunies.

La Maison XXI, c’est aussi la promotion des acteurs de l’économie sociale et solidaire, à travers un local de diffusion, l’Espace Eugène Poubelle ; le soutien au tissu économique local, pour la gestion de leurs déchets, ou encore, un appui à la vie associative locale avec la mise à disposition d’une salle de réunion.
Ainsi, la Maison XXI est un projet participatif, ancré dans son territoire, canalisateur d’énergies, facilitateur de prise d’initiatives, qui se place résolument au service de l’intérêt collectif; avec l’ambition de faire évoluer durablement les pratiques au quotidien de tous les acteurs.



La Ressourcerie est un centre de récupération, de valorisation et de revente des déchets couplé avec un centre d’éducation à l’environnement. Son activité est inscrite dans le schéma institutionnel de gestion et de prévention dans le domaine des déchets du territoire.

La ressourcerie donne la priorité à la réduction, au réemploi puis au recyclage des déchets en sensibilisant son public à l’acquisition de comportements respectueux de l’environnement.

La Ressourcerie met en place des modes de collecte d’encombrants et, plus largement, de tout déchet issu des biens de consommation, qui préservent l’état des objets en vue de leur valorisation par le réemploi, la réutilisation, puis le recyclage.

Acteur de l’économie sociale et solidaire, la Ressourcerie tisse de nombreux partenariats, privilégie le service à la population, crée des emplois locaux socialement utiles et accorde une attention particulière à la qualification et à l’épanouissement de ses salariés.

La Ressourcerie mène une action pérenne et événementielle d’éducation à l’environnement auprès des usagers des services de collecte, des clients des lieux de vente des produits réemployables, des jeunes générations, mais aussi auprès de tous les habitants concernés en tant que citoyens et consommateurs par les problèmes environnementaux et la gestion des déchets.


Lieu de redynamisation – structure intermédiaire entre le domicile et les structures d’accueil et de suivi institutionnel - l’Interloque propose au public bénéficiaire une série d’activités qui permettent au quotidien de s’intégrer dans une équipe, de contribuer à la promotion sociale, d’aider à recréer des rapports humains, à valoriser le savoir-faire, à acquérir de nouvelles compétences, à assumer des responsabilités, à retrouver la confiance en soi et en les autres.

Les activités proposées 
Socioculturelles : intégration dans la vie du quartier, espace de débat, accès aux médias et à l’équipement informatique ;
Artistiques : arts plastiques, musique, création ;
Artisanales : bricolage, petite réparation, apprentissage du travail artisanal dans le domaine de la récupération, du réemploi et de la réutilisation ;
D’accueil et de gestion : accueil et sensibilisation des visiteurs de tous âges, gestion de l’espace de l’exposition, gestion de la boutique, association à l’ensemble des activités de la structure.

Le bénéficiaire s’inscrit dans une action collective, est intégré à une véritable équipe de travail et retrouve de nombreuses activités valorisant son propre savoir-faire. L’équipe de l’Interloque l’aide à formuler un projet professionnel réaliste et l’oriente vers les structures compétentes.
Notre public : adultes reconnus travailleurs handicapés, allocataires du RMI, bénéficiaires de tous types de minima sociaux, personnes sans ressources, personnes connaissant des difficultés sociales, et, notamment, l’isolement.
Orientation : par un organisme orienteur (le référent social au sein d’organismes de suivi tels que l’ANPE, les services sociaux, les associations, ...) ou par des établissements d’enseignement secondaire et supérieur ou des organismes de formation (dans le cadre de stages).

A noter : de nombreux bénéficiaires se présentent spontanément à l’association.


L’Espace Infos Déchets est un outil permettant d’une part de répondre de manière efficace et précise aux questions que peuvent se poser les habitants, et d’autre part, est un outil de sensibilisation qui va au devant du public, créant ainsi un questionnement chez ceux qui n’en avaient pas ou ne savaient pas vers qui se tourner.

L’Espace Infos Déchets : source de renseignements pour les habitants
l’Interloque se propose de pouvoir répondre à un éventail de problématiques des plus larges aux plus précises sur le territoire du 18ème arrondissement de Paris : Qui s’occupe de la collecte ; A quelle heure et quel jour a-t-elle lieu ? Où peut-on se procurer un bac de collecte, une poubelle de tri sélectif ; Où peut-on apporter des déchets particuliers (les seringues usagées, les thermomètres en mercure, les ordinateurs pour les professionnels, etc…) etc...

L’Espace Infos Déchets : Outil de sensibilisation auprès du grand public.
Afin d’impliquer un grand nombre de personnes aux problématiques liées au tri du déchet, l’Interloque a mis en place des outils de sensibilisation permettant d’animer des actions dans différents lieux : Mairie, écoles, espaces verts, cours d’immeubles, sur le trottoir, etc...

L’objectif est de sensibiliser les personnes qui ne se sentent pas concernées par les problématiques liées aux déchets, ce qui permettrait d’augmenter le nombre de personne s’investissant dans le tri et aussi améliorerait la qualité du tri. Ces animations, sous forme de stand itinérant, aborderaient la problématique des déchets de manière ludique et adaptée au contexte dans lesquelles elles sont placées, et en fonction du public touché. L’Espace Infos Déchets permettra de faire le relais auprès des différents acteurs tels que les services de la Propreté de Paris, les éco-organismes, et autres professionnels évoluant sur ce terrain.


Un outil de sensibilisation aux pratiques citoyennes responsables.

Le but des Espaces Infos XXI est de créer, au plus près des habitants, des lieux d’information, de conseil et d’échange de bonnes pratiques sur l’ensemble des problématiques liées au développement durable.

L’Espace Infos XXI est un outil pédagogique qui sensibilise le grand public aux objectifs de l’Agenda XXI et qui constitue en soi une mise en pratique concrète de ces objectifs. Les Espaces Infos XXI fournissent aux habitants des outils précis leur permettant d’adopter des pratiques citoyennes responsables.

Les Espaces Infos XXI apportent aux habitants des informations pratiques touchant directement leur vie quotidienne (comment trier, comment recycler…) tout en introduisant le grand public aux problématiques d’ordre général (les aspects économiques de la production de déchets, l’impact environnemental – le bilan carbone, l’impact sanitaire, etc.) en lien avec les principes et enjeux du développement soutenable.

Les Espaces Infos XXI se composent d’un ensemble de stands pédagogiques organisés par thème : Déchets, Energie, Eau, Transports, Alimentation, Environnement et Santé, Civisme et Citoyenneté. Afin que l’Espace Infos XXI soit le plus efficace possible, il se positionne idéalement dans un lieu de passage, où les visiteurs peuvent déambuler librement entre les panneaux thématiques et les animations ciblées.

Les Espaces Infos XXI constituent un outil pédagogique souple : ils ont pour vocation d’évoluer dans le temps et d’adapter leurs contenus ainsi que leur présence dans le territoire à la demande locale et aux besoins spécifiques identifiés.

 



- Atelier du Buisson (Sophie du Buisson, sculpture et Sybille M, peinture), 64 rue Ramey -
www.du-buisson.com et http://sybillem.com





" C'est dans l'intimité que Sybille M aime à chaque fois nous emmener visiter ses états d'âmes artistiques. Tantôts amoureux, voyageurs, poétiques ou rêveurs, souvent musicaux et danseurs... Nous pénétrons des jardins multicolores où nos sens sont constamment envoutés par l'intense chaleur des couleurs, le doux arrondi des formes et la justesse des mouvements que l'artiste manie avec brio.

Sybille M rend hommage à la passion millénaire qui a inspiré les artistes de toute époque en nous faisant entrer dans l'antre secret du couple amoureux. Ces amants qui n'en finissent pas de s'attendre, de se contempler et de s'aimer, sont au centre des toiles voluptueuses de l'artiste. Un regard, une caresse, un embrassement, une danse, un souffle, un baiser, une courbe ou un printemps, nous sommes submergés par l'évocation de tant de tendresse. Les mouvements colorés du pinceau jetés délicatement sur la toile nous entraînent dans le tournoiement des sentiments.

Depuis plusieurs années Sybille M recherche l'accord parfait entre le fond et la forme dans ses tableaux. C'est au travers d'un tr ava il acharné autour du mouvement, exprimé par la superposition des matières et des supports, que les danseuses de Flamenco s'éveillent dans un patchwork coloré, et emportées dans un rythme trépidant, ne s'arrêtent jamais. L'artiste épouse incroyablement la dy nam ique et la musique de ces femmes espagnoles.

Laissez-vous donc épouser par le pinceau de Sybille M : ses toiles sont de vraies ballades contemplatives où l'on se laisse séduire par tant de créativité et de beauté."

Anaïck Carjat – Philoète & Potosophe, 2008


CARTES DE VOEUX 2009 :

4 modèles: 1€20/carte - 5€ les 5 - 10€ les 10

COMMANDEZ DES AUJOURD'HUI en envoyant un e-mail à Sybille M





Sybille utilise des techniques très variées : de la peinture à l'huile aux encres, en passant par le crayon, le pastel, la gouache, l'aquarelle et surtout les collages… Mais ce qu'elle aime particulièrement, c'est mélanger toutes ces techniques, en travaillant chacune dans sa spécificité afin d'obtenir une matière vivante, complexe et vibrante.

Les voyages (Inde, Liban, Europe, Etats-Unis, Mauritanie, Viet nam ...) ont façonné la sensibilité de Sybille M. Nourrie par les rencontres, les paysages, des chocs émotionnels, culturels et colorés, sa peinture se définit par une variété d'expression, le mouvement, la vitalité et la couleur. Au travers de son travail, Sybille cherche à capter, traduire ou encore réinterpréter des émotions vraies, un ressenti profond.

Elle a plongé dans la peinture dès son plus jeune âge. Si vous lui demandez : "Quand as-tu commencé à dessiner?", elle hausse les épaules et vous répond: "il n'y a pas de début, j'ai toujours eu un pinceau dans la main et un crayon au fond de ma poche". A 19 ans, alors qu'elle poursuit des études littéraires à l'université, elle commence la Formation Artistique Ginette Martenot .

En 2001, elle part vivre un an à Florence pour continuer sa formation artistique. L'Italie et ses richesses culturelles la stimulent particulièrement. C'est à Florence qu'elle commence à exposer dans des lieux publics ses petites danseuses de flamenco.

De retour en France, elle décide de terminer son cursus universitaire avec un DESS en Communication tout en continuant à exposer à Paris.

C'est ensuite à New York, où elle va vivre 2 ans, en se "frottant" à la ville, son énergie et ses multiples cultures, qu'elle s'épanouit et développe sa créativité.

De nouveau à Paris depuis 2005, elle souhaite plus que jamais poursuivre sa recherche artistique. Elle enseigne la pédagogie Martenot et continue à organiser expositions et événements.





SOPHIE, FEMME SCULPTEUR

Se fondre, épouser, faire corps avec. Dans la vie comme dans son métier d'artiste c'est le même geste qui anime Sophie.
Ainsi, retrouver chaque jour les habitués du bar du coin et s'immerger dans le quartier c'est déjà " être au travail ".
De la vie à la pierre, son activité traverse trois étapes.
Dans les musées ou les expositions, elle dessine d'après modèles. Son trait est plus figuratif qu'à l'ordinaire.
Elle aime à découvrir les oeuvres nouvelles d'artistes d'aujourd'hui comme elle aime à accomplir d'inlassables retours
en redécouvrant Rodin par exemple. Tenir d'une main le présent et, de l'autre, le passé. S'inscrire sur la chaîne du vivant.

Quand elle revient à elle, à sa pratique, c'est dans l'asymétrie qu'elle trouve de la beauté, qu'elle la cherche. Mais la
matière ne se livre pas instantanément. Donner forme à la terre nécessite concentration, patience et endurance. La terre
est fragile et la pierre demande de s'investir physiquement. Une dualité : force et douceur dans un même mouvement.

Les autres, oui, comme question et comme évidence, comme objectif et comme nourriture.

Sculpter c'est être seul au milieu de ses réalisations, c'est vivre pas tout à fait dans les normes,
c'est s'investir profondément sans être toujours compris, c'est éprouver quotidiennement le face à face avec la matière
et sa masse à laquelle il faut incontournablement donner forme : CRÉER.




sites d'art:

Sophie du Buisson, Sculpteur : http://www.du-buisson.com/

Sophie Schultz, Photographe: http://hugues.schultz.club.fr/index.htm

Olivier Resteghini, peintre et professeur Martenot: http://resteghini.monsite.wanadoo.fr/index.jhtml

Loris liberatoris, peintre et professeur Martenot à Rome: http://www.lorisliberatori.com/

Sophie Thouvenin, Photographe: http://www.prismes.com/

Robert Aitchison, peintre: http://www.robertaitchison.com/

Julien Lahmi, auteur réalisateur de film: http://julienlahmi.free.fr/index.html

Caroline Callens, "Rocky Girl Création" , bijoux et luminaires: http://rockygirl-creations.blogs.com

Marie Mael, illustrations pour petits et grands enfants: http://mari-mael.com/Site/Bienvenue.html

Sabine de Courtille, sculpteur: http://www.sabinedecourtilles.com/

Alix de Latour, peinture sur porcelaine: http://www.fleurdekaolin.com/

La Passerelle, galerie online: http: //art.la-passerelle.net/art_pages/sybille_mathiaud/index.html

Art Actif, annuaire des artistes: http://www.artactif.com/indexm/mathiauds.htm

Liens utiles, portraits d'artistes: http://www.liensutiles.org/smathiaud.htm

L'Art du Nu: http://www.artdunu.com/default.htm

Viens voir ce site: http://www.viensvoircesite.com/art_contemporain-plastique/sybille/index.html

Association d'artistes Ancers Aux Abbesse : http://anversauxabbesses.free.fr/spip.php?article8671

Le mur aux artistes: http://www.lemurauxartistes.com/lemur.html

Musique et flamenco - galerie on line:

http://sitemusiquealhambra.free.fr/

http://www.apaloseco.com/

http://www.sevillanes.net/

http://www.flamenco-events.com/accueilpag.html

http://www.flamenco-world.com/

formation artistique / cours d'arts plastiques:

http://martenot.com/

tourisme:

"Meeting the French", visite d'ateliers d'artistes: http://www.meetingthefrench.com/services17.php

Formidable maisons à louer en espagne: www.casagrenadine.com, www.jimenastudio.com

restaurant avec expositions:

"Les Artistes" : http://www.les-artistes.net/

groupe de musique:

Les Barons Lunaires : http://baronlunaire.site.voila.fr/index.html

associations à suivre absolument!

http://www.conversationsessentielles.com

http://www.reportersdespoirs.org



Pour recevoir plus d'informations sur les peintures, les événements ou tout simplement pour faire part de vos impressions, écrivez à cette adresse :

sybillem@aliceadsl.fr





Atelier Manuela Luchtmeijer (Manuela Luchtmeijer, peinture), 82 rue Marcadet - http://manuelaluchtmeijer.com


parcours

Polyglotte d'origine néerlandaise,
Manuela nourrit depuis toujours deux grandes passions : les langues & cultures étrangères et l'art. Lorsqu'elle s'installe en France, à l'âge de 19 ans, c'est donc tout naturellement qu'elle combine l'apprentissage du japonais, aux Langues 'O, avec des cours de dessin et de peinture, notamment aux Beaux-Arts à Paris. Pendant cette période, elle s'initie également à la calligraphie chinoise et japonaise, technique dont on retrouve les gestes fluides dans ses dessins et sa peinture.

Elle a également occupé pendant des années des postes de responsabilité dans le domaine de la traduction qui l'ont conduite à voyager dans le monde entier, avant de choisir, en 2004, de se consacrer entièrement à son art.

Manuela a organisé sa première exposition personelle en 2006 à Paris et expose régulièrement depuis.

elle...
  • est née en 1970 aux Pays-Bas
  • s'est installée en France en 1989
  • vit et travaille à Paris

techniques pratiquées

  • peinture à l'huile (au couteau et pinceau)
  • pastel
  • dessin (surtout à l'encre de chine)
  • techniques mixes
  • mosaïque (techniques romaine et contemporaine)


    elle...
    • est née en 1970 aux Pays-Bas
    • s'est installée en France en 1989
    • vit et travaille à Paris

    techniques pratiquées

    • peinture à l'huile (au couteau et pinceau)
    • pastel
    • dessin (surtout à l'encre de chine)
    • techniques mixes
    • mosaïque (techniques romaine et contemporaine)
      série dames blanches

      "Dessus l’étang s’élèvent des mouvements d’air qui ont vécu jadis, un lambeau de brume se détache et s’envole pour vêtir une âme. Une Dame Blanche se forme en suspens puis glisse sur un reflet en se multipliant. Ce sont les créatures alchimiques de la matière imaginaire et de l’esprit imaginant. [...] Elles sont les alliances subtiles des émanations de la forêt, des soupirs de l’eau et des vapeurs humaines."
      Pierre Dubois, extrait de “La Grande Encyclopédie des Fées."

      dames blanches

      Les Dames Blanches nourrissent les légendes et la mythologie de plusieurs pays d’Europe, dont les Pays-Bas, où Manuela Luchtmeijer est née.

      du phénomène naturel...

      Des formes opalescentes et diffuses qui semblent flotter, dans les bois ou près des étangs, souvent au crépuscule : ce sont les Dames Blanches. On les explique par des nappes de brume qui restent près du sol et se glissent entre les arbres, errantes et mouvantes, au gré des convections de l’air, jusqu’au lever du jour et leur évaporation.

      ...aux légendes nordiques

      Les “Witte Vrouwen” (ou “Witte Wieven” en langage populaire) apparaissent au sein des peuples germaniques au cours de l’antiquité. Ce sont des personnes réelles, très respectées en vertu de leurs dons de clairvoyance, parmi lesquelles on choisissait les prêtresses de la tribu. L’adjectif “blanche” (“witte”) ne fait alors pas référence à la couleur, mais à la sagesse, le verbe “wissen” ou “weten” signifiant “savoir”. Après leur mort, on honorait leur mémoire sur les tumulus où elles étaient ensevelies. On racontait alors que les formes blanches qui semblaient rôder autour de ces lieux étaient leurs fantômes bienveillants continuant à veiller sur leur peuple. Des siècles durant, la dame blanche est l’héroïne ambiguë de toutes sortes de légendes qui diffèrent selon les régions.

      Au Moyen Âge, avec l’avènement du christianisme, les interprétations des apparitions de dames blanches connaissent une métamorphose : elles sont le fruit d’une sorcellerie et leur pouvoir machiavélique est craint ou vénéré. L’église dénonce cette croyance païenne durant plusieurs siècles et persécute ses adeptes.

      La dame blanche a survecu malgré tout et continue encore aujourd’hui à hanter ou enchanter nos nuits et nos rêves...

      démarche de l’artiste

      Manuela Luchtmeijer évoque dans sa série une nuit dans les brumes du nord. Une première apparition plane dans une pénombre violette éclairée par la lune ; à mesure que l’obscurité se fait plus profonde, les formes sont plus tranchées, les frissons plus bleus. Enfin, l’aurore et le lever du jour ramènent la couleur. Dans son évaporation, la dame blanche livre son ultime message d’espoir : “Je maintiendrai”.*

      Chaque tableau recèle une triple référence : il évoque à la fois une légende particulière, un moment de cette nuit nébuleuse, mais est aussi et surtout, la métaphore d’un événement ou d’une phase de la vie de l’artiste.


      * “Je Maintiendrai” (en français) est également la devise  du royaume des Pays-Bas.



      aborder le parcours onirique des "dames blanches" par T. Baudel

      Comme beaucoup d’artistes, Manuela Luchtmeijer puise son inspiration dans son histoire personnelle, qui est le point de départ et l’un des fils directeurs de sa série des Dames Blanches*. Mais nous n’aurons pas le loisir de savoir à quelle étape il est fait allusion dans chaque tableau ; tout au plus y distinguera-t-on une tonalité, sombre ou joyeuse. En lieu et place d’une lecture intimiste, c’est un triple parcours autour de la nuit, d’un phénomène naturel et d’un mythe qui nous est proposé.

      Tout d’abord, l’ensemble de l’oeuvre évolue dans une gamme de couleurs calquant les péripéties d’un épisode nocturne : violet du crépuscule, bleus sombres de la nuit, tons flamboyants du soleil levant. Comme une nappe de brume dans la nuit, prise au jeu de l’air en mouvement, chaque scène présente une forme blanche et diffuse, trait d’union entre les tableaux de la série. Cette forme évoque, sans l’illustrer pour autant, ces Dames Blanches, figures de la mythologie nordique, tour à tour bonnes fées ou sorciéres, qui ont marqué le pays de l’auteur, les Pays-Bas.

      Cependant, formes et matières - trait vif et brut augmenté de taches diffuses, huiles généreuses - priment sur la figuration pour conférer au tableau son caractère polysémique.

      Si les figures sont discernables, parfois même avec des détails très fins persistant sous le travail du couteau, ce n’est pas pour donner directement et naïvement un sens à l’image. Il s’agit plutôt d’exploiter le don naturel que nous avons à anticiper, dans la reconnaissance d’une forme familière en déséquilibre, le mouvement qui s’ensuivra, et conférer ainsi une dynamique à l’image fixe.

      Celle-ci doit donc être interprétée comme une abstraction en mouvement plutôt qu’une figure suggérée, même si cette dernière ne saurait s’opposer à ce dont il est traité dans le tableau.

      Cette recherche d’expression de la dynamique dans une image fixe est inspirée de la calligraphie orientale. En effet, l’auteur, licenciée en langue japonaise aux Langues O’, a étudié et pratiqué la calligraphie japonaise, et l’a utilisée dans ses précédents travaux avec des médias différents : la combinaison encre de chine-pastel-huile, de traité plus classique et contemporain, et la mosaïque, par matière de défi.

      Un long travail de préparation du fond en couches épaisses superposées, qui peut prendre plusieurs mois, constitue le préliminaire nécéssaire à la création de chaque tableau. Cette maturation est analogue à la phase de méditation qui précède la fulgurance du tracé dans la peinture calligraphique. Le jeté de la figure blanche et son éparpillement sur la surface de la toile jaillissent ensuite de façon quasi-automatique, afin de transcrire l’évanescence des impressions fugaces et contradictoires qui ont fourni l’inspiration du tableau, et que le thème mythologique des Dames Blanches soutient à merveille.

      En effet, un lien unit les sujets abordés par chacun de ces tableaux, ainsi que la série toute entière. Il s’agit de décrire les trois voies par lesquelles le rêve nous survient : la nuit, les mystères de la nature et notre histoire, collective ou personelle.


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