LA COMMANDERIE DU CLOS MONTMARTRE ET ANNE QUEMERE

Publié le par LEPIC ABBESSES

La Commanderie est sur le Pont !

 

 


La Commanderie du Clos Montmartre est tombée sous le charme de la navigatrice Anne Quéméré, double recordwoman de la traversée de l'Atlantique en solitaire. Pour l'accompagner dans son nouveau défi, la CCM va provisoirement se transformer en PC Course pendant 3 mois à partir du 29 octobre pour permettre aux visiteurs de Montmartre et aux enfants du XVIIIe arrdt de communiquer en direct avec la navigatrice, décidée cette fois à traverser le Pacifique en kite surf.
Première mondiale

C'est la première fois qu'une navigatrice ­ qu¹un marin ­ va se lancer un tel défi : la traversée du Pacifique en Kite et en solitaire. Il lui faudra entre 70 et 90 jours pour effectuer les 7000 kilomètres qui l¹emmèneront à Tahiti, point d¹arrivée du Défi Adrien. En priant pour que les alizés soient de la partie et que le redoutable pot au noir lui soit clément. Rien que ça.

San Francisco & Golen Gate

C¹est une nouvelle phase de l'aventure qui s'amorce. Anne Quéméré vient d'arriver à San Francisco, ville de départ du Défi Adrien. Une fois assurée que sa précieuse embarcation a bien vécu le voyage depuis sa Bretagne natale, Anne mettra à l'eau l'Oceankite face au prestigieux Corinthian Yacht Club. Dès lors, l¹heure sera aux entraînements intensifs en baie de San Francisco. Histoire de se familiariser avec un océan qu'Anne Quéméré ne connaît pas et qui deviendra pourtant son unique terrain de jeu pour les trois prochains mois. C'est autour du 26 octobre qu'on pourra voir voler l¹aile de l¹OceanKite sous le Golden Gate. D¹un point de vue météo, les conditions californiennes ressemblent fort à notre bon vieux climat breton : « C¹est plus ou moins le même régime qu¹en Bretagne. Anne partira très certainement sous un vent faible de secteurouest avant de s¹élancer dans du secteur Nord. » indique Jean-François Bonnin, de Meteostrategy.
Du vent, c'est tout ce que demande Anne Quéméré pour cette trans-Pacifique : « Il me faut au moins huit noeuds de vent pour faire décoller mon aile et la maintenir au zénith. Sans ce minima, je n'avance pas.» explique-t-elle.

Montmartre mobilisé

Tout au long de la traversée, la Commanderie ouvrira ses portes aux visiteurs chaque mercredi, samedi et dimanche après midi, soit environ 13 semaines pendant lesquelles on pourra découvrir l'univers du défi grâce à une décoration sur mesure, un écran géant pointant la position d'Anne et...
Un téléphone Irridium (offert par la société Marine Sat) permettant une liaison en direct avec le bout du monde. Pour parfaire l'accueil, Christine, hôtesse passionnée de voile, informera les visiteurs de la progression de Anne et les boulangers de Montmartre soutenus par Coca Cola offriront des viennoiseries et des boissons aux enfants.



12-12-2008
Cap sur Panama
Le pot au noir a décidé de ne pas me laisser passer, et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé… Je me suis bien souvent comparé a Don Quichote se battant contre ses moulins et les quelques maigres milles nautiques dument gagnés a la sueur de mon front chaque jour étaient systématiquement reperdus durant la nuit. Et comme si cela n’avait pas suffit, mes panneaux solaires ont rendu l’âme il y a deux jours de cela, me privant de tout électronique a bord. Bref, j’ai attendu 48 heures avant de prendre la décision de ne pas m’acharner inutilement, la suite du voyage me paraissant de plus en plus compromise a chaque heure qui passait. Je suis entrée en contact avec le chef de quart des opérations du Cap Gris Nez qui avec l’aide de l’équipe de surveillance d’Honolulu ont localise un cargo faisant route sur Panama et a accepte de venir a ma rencontre. Je ne les remercierai jamais assez de leur efficacité, de leur rapidité de réaction mais également de l’extrême gentillesse dont ils ont fait preuve dans ces moments qui pour moi n’étaient pas des plus simples a gérer. N’ayant plus accès a mon équipement électronique, cela rendait la tache d’autant moins aisée. A 1H00 du matin (Heure française) le cargo MAERSK MYTILINI est arrive sur site, et l’opération de récupération s’est passée sans heurt ni difficulté apparente, le capitaine du bord gérant son navire de 300 mètres comme s’il s’était agit d’un simple bateau de la taille du mien. Les membres de l’équipage ont fait eux aussi preuve d’une belle solidarité, et après 35 jours de solitude en mer, je me retrouve tout à coup entouré de 26 marins qui ne savent pas quoi faire pour m’être agréable… La transition est pour le moins étonnante. Ce soir, je me retrouve dans le poste de pilotage, surplombant la mer et les émotions affluent que j’ai encore un peu de mal a digérer. Le challenge a pris fin, j’ai eu quelques heures pour m’y préparer, mais combien de temps me faudra-t-il pour l’accepter ? Je ne verrai pas les iles de la Polynésie Française se détacher sur l’horizon comme je me l’étais imaginée maintes et maintes fois. Je ne savourerai pas le gout de la victoire, mais je sais déjà que cette expérience, et les quelques 2000 milles parcourus depuis San Francisco m’ont apporte de nouveaux enseignements, et de fabuleuses images que je garderai longtemps en mémoire. Cette première sur une telle route m’a apprise que les ailes de traction ont encore un long chemin a faire avant que de ne pouvoir être utilisées sur toutes les routes maritimes. Ce n’est très certainement pas demain que nous les verrons fleurir sur les cargos ou les bateaux de pêche, car leur utilisation reste par trop aléatoire surtout dans les zones de calme tel que le pot au noir. Nous faisons maintenant cap sur Panama, destination qui n’était pas prévue au programme, mais n’est cela aussi l’aventure ?

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