LES MONTMARTROIS

Publié le par LEPIC ABBESSES

                                                                                

Qu'y a-t-il de commun entre Victor Hugo, Érik Satie, le Premier Ministre de la Mort, André Malraux, Bibi la Purée, Landru, Tristan Tzara, Jo Attia, Dalida, André Breton, Émilienne d'Alençon, Alphonse Allais, Louis-Ferdinand Céline, Clemenceau, Baudelaire, Darius Milhaud, Carbone, Pierre Dac, Édith Piaf, Pierre Fresnay, Abel Gance, Jean Genet, le duc de Grammont, Django Reinhardt, Buffalo Bill, Albert Londres, Léo Malet, André Breton, Mouna Aguigui, Paul Ramadier, Arthur Rubinstein, Ruggieri, Marcel Taxi, Verlaine, Maurice Chevalier ?
Pas grand chose si ce n'est qu'ils ont tous été montmartrois à un moment donné de leur vie.

Ce ne sont que quelques noms parmi ceux répertoriés dans cet ouvrage. Il n'a pas été fait de différences entre les célébrités et les inconnus. C'est un trait constant à Montmartre de considérer l'homme et sa personnalité plutôt que sa position sociale.

 


Cet article présente les notices biographiques des écrivains, des poètes, des musiciens, des entrepreneurs de spectacle, des personnages excentriques, des compagnes et des modèles des peintres, des lorettes et des grisettes, des cabaretiers et bistrotiers, des hommes politiques. Cependant les peintres ne sont pas oubliés pour autant, ils sont mentionnés dans les articles de leurs amis et de leurs entourages. Quelques-uns sont cependant présents en rôle-titre soit parce qu'ils avaient été oubliés auparavant, soit qu'ils sont connus par leur caractère ou leur excentricité.

 


Les biographies des nombreux propriétaires fonciers locaux dont beaucoup ont donné leur nom à des voies desservant notre territoire ; ils seront largement évoqués plus tard.

 

 

Qu'est-ce qu'un montmartrois ? A priori c'est ou c'était un habitant de Montmartre. Mais qu'est-ce qui différencie le montmartrois d'un parisien, d'un francilien, d'un français tout court ? C'est là que les opinions divergent. Ils, il ne suffit pas d'habiter ici pour en être, il faut être accepté. D'abord compte la légitimité. Avoir plusieurs quartiers de noblesse montmartroise, y être né confère un avantage certain. Pour les plus récents, être naturalisés par cooptation populaire est une condition sine qua non. Mais est-ce suffisant ?

 


Comme disait le chansonnier Gabriello "cher Montmartre, chère vieille Butte où les gens n'ont pas la même tête qu'ailleurs. C'est vrai ça, un gars de la Butte, je ne parle pas d'importation, ne ressemble à aucun autre parisien".


Cependant, dès l'arrivée de Picasso en 1900, Montmartre est devenu un quartier très cosmopolite. Les populations exogènes sont généralement bien acceptées, soit qu'elles viennent apporter leur dîme à l'économie du quartier, soit qu'elles s'établissent d'une façon immobilière.

 

 

Ceux qui en leur temps furent célébrés avec un lyrisme débridé par les thuriféraires locaux dans des écrits oubliés, dans des opuscules ou des journaux, dans des livres ou des essais, sont pour la plupart mentionnés dans ce dictionnaire. Ils sont absents du Robert, grand et petit et du Larousse, du Bottin mondain et du Who's who. La postérité n'a pas retenu leurs noms qui, souvent, n'avaient pas dépassé les limites du village. En réalité une grande partie de ces notices biographiques concernent des gens qui n'ont pas de biographie.

 

 

 

 

MONTMARTRE OU LA PEAU DE CHAGRIN.

UN PEU D'HISTOIRE

 

 

( A )

 

ABADIE Paul

Paul Abadie, né à Paris le 9 novembre 1812 et mort à Chatou le 3 août 1884, est un architecte français.

Biographie Il fit ses études à l'École des beaux-arts entre 1835 et 1838 sous la direction de l'architecte Achille Leclère et du peintre Jean Alaux.

Il travailla à la restauration de Notre-Dame de Paris comme inspecteur sous la direction de Viollet-le-Duc et Lassus en 1845. En 1849, il devint architecte diocésain. Il fut élu membre de l'Académie des beaux-arts en 1875.

Il restaura également l'église Sainte-Croix de Bordeaux, le Château Ducru-Beaucaillou, la cathédrale Saint-Pierre d'Angoulême et la cathédrale Saint-Front de Périgueux.

Paul Abadie gagne le concours d'un projet d'une basilique situé sur la butte Montmartre qui domine tout Paris. En 1873 Le cardinal Joseph Hippolyte Guibert le choisit parmi douze autres projets.

Abadie s'inspira de la Cathédrale Saint-Front de Périgueux et de la Basilique Saint-Marc de Venise, lorsqu'il fournit les plans de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre. Les travaux commencent en 1875 pour finir en 1914 mais Paul Abadie meurt en 1884. Son plan sera partiellement modifié par les architectes qui lui succédèrent.

On lui doit de nombreuses autres restaurations, en particulier celles de plusieurs églises romanes charentaises (Châteauneuf-sur-Charente, Montmoreau-Saint-Cybard).

Sacré-Cœur de Montmarte

Mais il est considéré comme un architecte de second plan.


ABÉCASSIS Albert


ABEL


ABOUT Edmond (François Valentin)

Edmond François Valentin About, né le 14 février 1828 à Dieuze (Moselle) et mort le 16 janvier 1885 à Paris, est un écrivain, journaliste et critique d'art français.

 

Biographie

Fils d'épicier, il fait ses études au petit séminaire, puis entre au Lycée Charlemagne où il devient un élève brillant et remporta le prix d'honneur de philosophie au Concours général. Il entre ensuite à l'École normale supérieure en 1848.

ll est nommé en 1851 membre de l'École française d'Athènes et séjourne deux ans en Grèce en compagnie de l'architecte Charles Garnier. Il séjourne en Égypte en 1867-1868. Il participe aussi au voyage inaugural de l'Orient-Express en 1883. Il tire de chacun de ses voyages des ouvrages satiriques marquants. La Grèce contemporaine (1854) remporte un grand succès tout en insistant sur l'écart entre le mythe grec fondé sur l'Antiquité et la réalité contemporaine. Le Roi des montagnes ridiculise le mythe romantique du pallikare, guerrier-bandit héros de la guerre d'indépendance grecque. Le Fellah décrit comment un paysan égyptien élevé en Europe devient une personnalité dans son pays et finit par épouser une Anglaise, fascinée par l'exotisme. De Pontoise à Stamboul parodie le célèbre Itinéraire de Paris à Jérusalem de Chateaubriand.

Caricature par André Gill

Edmond About est également un critique d'art acerbe, très disposé à railler les peintres d'avant-garde. Ses comptes rendus de Salon en 1855 et 1857, d'une savoureuse verve comique, éreintent notamment les prétentions du réalisme de Gustave Courbet et appellent à la prudence face à ce qu'il considère comme une brèche ouverte à l'anarchie dans l'art.

Favorable au Second Empire et violemment anticlérical, il se fait connaître comme polémiste. En 1871, il rallie la Troisième République et soutient la politique de Thiers. Il entre alors au XIXe siècle dont il devient rédacteur en chef. En 1881, il s'installe avec sa famille au château de Grouchy à Osny dans le Val-d'Oise. Franc-maçon, il est initié le 7 mars 1862 à la loge Saint-Jean de Jérusalem, Orient de Nancy. Dans le journal Le Siècle, il publie plusieurs articles hostiles aux hauts grades maçonniques, position courante dans la gauche républicaine[1].

Edmond About est aussi un auteur comique tant il sait manier la satire. Il connaît la célébrité grâce à ses nouvelles au style vif, clair et concis, et à ses romans qui évoquent des situations imaginaires, souvent inspirées par les progrès de la science. Mariages de Paris (1856), Le Roi des montagnes (1857), L'Homme à l'oreille cassée (1862) ou Les Mariages de province (1868) sont autant de succès d'édition. Élu membre de l'Académie française en 1884, il meurt avant d'avoir pu prononcer son discours de réception.

Sa tombe au Cimetière du Père-Lachaise est ornée par une statue réalisée par le sculpteur Gustave Adolphe Désiré Crauk qu'il avait apprécié dans ses commentaires du salon de 1857.

Principales publications

Tombe d'Edmond About au cimetière du Père-Lachaise.
Sculpture de Gustave Crauk.
Théâtre
  • Guillery, comédie en 3 actes, en prose, Paris, Théâtre-Français, 1er février 1856
  • Risette : ou les Millions de la mansarde, vaudeville en 1 acte, Paris, Théâtre du Gymnase, 8 août 1859
  • Le Capitaine Bitterlin, comédie en 1 acte, en prose, Paris, Théâtre du Gymnase-Dramatique, 27 octobre 1860
  • Un mariage de Paris, comédie en 3 actes, avec Émile de Najac, Paris, Théâtre du Vaudeville, 5 juillet 1861
  • Gaëtana, drame en 5 actes en prose, Paris, Théâtre de l'Odéon, 3 janvier 1862
  • Nos gens, comédie en 1 acte, avec Émile de Najac, Paris, Théâtre du Gymnase, 23 août 1866
  • Histoire ancienne, comédie en 1 acte, avec Émile de Najac, Paris, Théâtre-Français, 31 octobre 1868
  • Retiré des affaires, comédie en 2 actes, avec Émile de Najac, Paris, Théâtre du Vaudeville, 11 octobre 1869
  • L'Assassin, comédie en un acte, Paris, Théâtre du Gymnase-Dramatique, 29 septembre 1882
Critique d'art
  • Voyage à travers l'Exposition des beaux-arts (peinture et sculpture) (1855)
  • Nos artistes au Salon de 1857 (1858)
  • Salon de 1864 (1864)
  • Salon de 1866 (1867)
  • Le Salon de 1868 (1868)
  • Salon de 1869 (1869)
  • Peintures décoratives exécutées pour le foyer public de l'Opéra par Paul Baudry (1874)
  • Le Décaméron du Salon de peinture pour l'année 1881 (1881)
  • Quinze journées au Salon de peinture et de sculpture (année 1883) (1883)

La Prusse en 1860 est une parfaite illustration de l'opinion favorable qu'Edmond About avait de l'Empire et de Napoléon III. Elle se manifeste en particulier par une germanophilie appuyée, qui se précise en austrophobie (État organisateur du traité de Vienne, clérical) et en prussophilie (État plus ouvert, dynamique). Ces opinions reflètent la politique menée par Napoléon III, qui se solda par un échec : Woerth, Gravelotte et Sedan modifièrent complètement dans l'opinion française l'image du Prussien.



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