NOUVELLES DU 18 EME

Publié le par LEPIC ABBESSES

Pic de chaleur annoncé
dans le 18e pour la Saint Valentin

 par Philippe Bordier

La Saint Valentin, impossible d’y échapper, dans le 18e arrondissement de Paris, comme ailleurs. Pour fêter l’événement, dixhuitinfo vous propose deux balades amoureuses dans le quartier, en collaboration avec l’émission de radio Cause Toujours, et un détour par la Nuit rose du Jardin d’Alice.

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Le Mur des Je t’aime, square Jehan Rictus, au métro Abbesses.
Photo : ©Steve Plass

La Saint Valentin, c’est un peu comme le Père Noël : certains y croient, d’autres pas. Si la Saint Valentin est aujourd’hui l’objet d’un business soft (romantisme et billets doux...), sous l’antiquité c’était plus trash : le 15 février, Jour de la fertilité, était dédié à une fête païenne (Lupercalia) qui célébrait sans détour l’amour charnel : la course des prêtres Luperques, par exemple, voyait des hommes à moitié nus lancés à la poursuite des femmes pour les frapper à coup de lanières de peau de bouc. Ce vigoureux traitement était censé assurer aux dames fécondité et grossesse heureuse. On ne sait pas comment finissait la journée.

Vers 496, le pape interdit cette fête pour la transformer en une célébration respectable. Il choisit Valentin comme patron des amoureux. Au IIIe siècle, ce prêtre s’était vu signifier l’interdiction de marier des couples par l’Empereur Claude II. Ce dernier était en effet convaincu que le mariage était la raison pour laquelle les hommes ne s’engageaient pas dans son armée. Mais, le bon Valentin avait poursuivi son entreprise en cachette. Démasqué, il fut collé au cachot avant d’être décapité le 14 février 270.

La chronique de "Cause Toujours", une émission de radio réalisée par des habitants du 18e et diffusée tous les troisièmes mardis du mois sur Fréquence Paris Plurielle (106,3 FM), renoue d’abord avec le volet charnel de la Saint Valentin. Au micro, Nadia Hadreb a poussé la porte du Musée de l’érotisme, à Pigalle, pour dénicher les métaphores sexuelles, objets d’une exposition consacrée, jusqu’au 5 mai 2010, au journal Charlie Hebdo. Histoire de faire retomber la tension, "Cause Toujours" raconte ensuite la belle histoire du Mur des je t’aime, implanté square Jehan Rictus, sur la Butte Montmartre.

Chronique de la Saint Valentin, sur Radio Cause Toujours.
Par Nadia Hadreb.

Nuit Rose au Jardin d’Alice 
La Saint Valentin, c’est dimanche. Mais rien n’empêche d’y penser dès le samedi soir et de prendre la direction du Jardin d’Alice, du côté de la porte de la Chapelle. L’association propose rien de moins qu’une Nuit rose de l’amour. Au programme : fanfare Testa Vollstrecker, exposition "Rose : Passion-Répulsion, poèmes et duo d’amour en bossa et autres surprises. Doudounes sexy et bonnets en trompette recommandés.

Entrée gratuite, adhésion à l’association en prix libre

Jardin d’Alice 40, rue de la Chapelle - 75018 Sonnette à l’entrée







 


 


Une Fête Romaine ?

Peut-être la fête des amoureux a-t-elle davantage à voir avec les Lupercales , desfêtes romaines annuelles en l'honneur de Lupercus, protecteur des champs et des troupeaux, qui avaient lieu le 14 février, ou aux environs de cette date, une fête consacrée à la fertilité, la fécondité et donc à l'Amour…
On sait qu'après l'avénement du christianisme de nombreuses fêtes païennes ont été christianisées. 
Les Lupercales auraient été ainsi récupérées par l'Eglise catholique et le dieu païen, Lupercus, aurait été canonisé par vénération pour plusieurs martyrs chrétiens portant le même nom. On peut penser aussi que l'amour du prochain, donné en exemple par ces martyrs, a pu en faire, avec le temps, des patrons des amoureux.


Une Légende ?

Il existe une légende qui raconte qu'un Valentin, qui était l'ami des enfants, fut emprisonné par les autorités romaines parce qu'il refusait de sacrifier à leurs dieux. Les enfants, à qui leur ami manquait, lui passaient des messages à travers les barreaux de sa cellule. 

C'est peut-être 1à une explication aux petits mots doux, qu'on échange, avec des fleurs et des cadeaux, le 14 février. 
D'aucuns évoquant également une loi promulguée par l'empereur Claude II le Gothique, au début des années 200, qui interdisait aux jeunes hommes de se marier car, croyait-on, les célibataires faisaient de meilleurs soldats. Un prêtre, nommé Valentin, désobéit aux ordres de l'empereur et maria de jeunes couples en secret. 
Valentin, d'après certains auteurs, aurait été exécuté le 14 février aux alentours de l'an 269. Le pape Délasse Ier (492-296) aurait décidé que cette journée lui serait consacrée.

 

Une Coutume ?

Une coutume de la Saint-Valentin pourrait aussi avoir son origine dans l'histoire de France. La tradition qui consisteà envoyer des vers ou des pommes à l'être aimé, disent certains historiens, remonterait, en effet, à Charles d'Orléans (1391-1465), qui fut fait prisonnier à la bataille d'Azincourt, en 1415, et, resta captif des Anglais un quart de siècle. Depuis la Tour de Londres, on dit que, le jour de la Saint-Valentin, il aurait adressé des lettres d'amour à Marie de Clèves, qu'il épousa à son retour.

Une Croyance Populaire ?

En fait, une croyance populaire répandue est que c'est le 14 février, jour de la fête du saint, que les oiseaux commencent à s'accouplerà l'approche du printemps. Les poètes anglais Chaucer et Shakespeare en font mention dans leurs oeuvres. 

On raconte qu'à l'époque garçons et filles célibataires tiraient au sort, ce jour-là, le nom de leur Valentine dans un pot. .Dans certaines régions, ces couples se fiançaient. Dans d'autres, le garçon devait arborer le nom de la fille sur sa manche et la protéger durant l'année. 

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