SPORT DANS LE 18 EME

Publié le par LEPIC ABBESSES

Eric Besson plutôt que Laurent Blanc pour entrainer l’équipe de France de foot ?

Sans titre

Et si c’était Eric Besson et non pas Laurent Blanc qui devenait sélectionneur de l’équipe de France ? Alors que la coupe du Monde de football s’apprête à envahir nos vies dans 15 jours, le site local Dix-Huit Info.com revient sur une info sortie en mars dernier. Pendant 5 mois, plusieurs  enfants du 18ème arrdt de Paris se sont vu refuser le droit de jouer au football.

Motif ? Ils n’avaient pas la nationalité française. Car comme le rappelle Dix-Huit Info.com, ils sont les  « victimes d’une nouvelle réglementation de la Fédération française de football (FFF), instaurée en novembre 2009, conditionnant l’obtention d’une première licence, pour un enfant qui n’a pas la nationalité française, à une attestation de cinq ans de présence en France, et même, parfois, à une quittance de loyer ou un bulletin de salaire des parents. »

Ecoeurant et à mettre en perspective avec la formidable réussite de l’intégration black, blanc, beur que l’on ne manquera pas de célébrer si l’équipe de France (prière de ne pas rire) parvenait à passer un tour… 

Dix-Huit Info.com – « Cinq mois sans foot pour les enfants du 18e privés de papiers »

 

En l’absence de nationalité française, une vingtaine de joueurs de l’Espérance sportive parisienne, dans le 18e arrondissement de Paris, n’ont pas pu jouer au football pendant cinq mois. Une situation dénoncée par Robert Weinberger, président de ce club qui compte 800 licenciés.l

Pendant cinq mois, ils n’ont pas pu jouer au football. Ils seraient 10 000 enfants en France, 800 en Ile-de-France et une vingtaine du club de l’Espérance sportive parisienne, dans le 18ème arrondissement de Paris. Privés de foot, faute de papiers : victimes d’une nouvelle réglementation de la Fédération française de football (FFF), instaurée en novembre 2009, conditionnant l’obtention d’une première licence, pour un enfant qui n’a pas la nationalité française, à une attestation de cinq ans de présence en France, et même, parfois, à une quittance de loyer ou un bulletin de salaire des parents.

« Si vos parents sont au chômage, vous ne pouvez pas jouer au football ?, s’insurge Robert Weinberger, président de l’Espérance sportive parisienne. Ces mesures ont un caractère discriminatoire évident, et sont même de nature xénophobe. » Le militant associatif, ancien professeur de lettres, a été le premier à donner l’alerte, dès le mois de janvier 2010 : « Dans notre club, nous avons un enfant de 6 ans qui souhaitait s’inscrire pour sa première année de football. Il est né en France, ses deux frères sont au club. Mais lui ne pouvait pas s’inscrire, car il fallait qu’il atteste de cinq ans de présence en France. »

Démonter l’argumentation de la Fédération
Or, l’attestation de présence n’existe pas juridiquement. « Personne n’est capable de la délivrer, souligne Dominique Guibert, secrétaire général de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH). C’est donc une pièce de plus qui est demandée, qui renforce l’incompréhension et la peur des familles sans-papiers. »

Aux côtés de la LDH, qu’il a alertée, Robert Weinberger a mené son combat. Du quotidien Le Monde à la chaîne de télévision qatarie Al-Jazeera, il a pris la parole pour dénoncer la situation. Et pour démonter l’argumentation de la FFF : « A l’origine de ces réglementations, il y a la volonté de lutter contre le trafic de joueurs, explique-t-il. En Afrique, des soi-disant agents de joueurs recrutent des jeunes en leur promettant de jouer en Europe. Une fois arrivés en Europe, les jeunes sont souvent abandonnés. Mais les familles, elles, ont payé. »

C’est en effet pour contrôler ces transferts internationaux que la FFF a mis en place cette nouvelle réglementation. Son objectif était ainsi d’empêcher un jeune joueur d’origine étrangère d’obtenir une licence en France, de façon à décourager les agents de joueurs véreux. La FIFA avait initié ces mesures, avant de laisser les fédérations nationales gérer, seules, l’octroi des premières licences. Mais pour Robert Weinberger, la FFF se trompe de méthode : «  C’est aux Etats de lutter contre ces agents de joueurs. Mais en agissant directement auprès d’eux, pas en pénalisant de jeunes joueurs qui n’ont rien à voir avec ce trafic. »

« Cette affaire reflète le climat actuel qui règne dans notre pays, où il y a haro sur l’étranger », ajoute-t-il. Face à la pression, la FFF a débloqué les licences, le 1er avril 2010. Le 15 avril, un communiqué de la Ligue de Football de Paris Île-de-France précisait que les licences des joueurs de nationalité étrangère, âgés de 7 à 13 ans, seraient désormais accordées « dans les mêmes conditions que pour les jeunes de nationalité française ». Finie, donc, la discrimination ?

« Qu’en est-il pour les 5/7 ans et les 13/18ans ? s’interroge Robert Weinberger. Ils devront fournir toutes ces attestations. À la rentrée, si la discrimination recommence, on reprendra notre lutte. Mais cette fois-ci, on ira directement devant les tribunaux. »

Dominique Guibert, de la LDH, prévient, lui, que la FFF souhaite réduire la durée d’attestation de présence en France, de cinq à deux ans. « C’est tout aussi farfelu ! Puisque personne ne peut la délivrer ! »

 

 

 

http://petitsmatinsetgrandsoir.fr/

 

 

 

 

 

Les enfants étrangers interdits de match de foot

 

Un nouveau règlement de la Fédération française de football (FFF) et de la Ligue Paris - Île-de-France empêche les enfants et les jeunes de nationalité étrangère d’obtenir la licence leur permettant de participer à des rencontres de football. « La FFF exige de ces enfants des documents prouvant qu’ils sont en France depuis cinq ans. Moins de cinq ans de présence : foot interdit », alerte un journal de quartier parisien, Le 18e du mois (mensuel associatif du 18ème arrondissement de Paris).

Plusieurs petits clubs de foot sont confrontés à ce problème. « Smaïl, 16 ans, né en Algérie, vivant en France depuis trois ans, se présente un mercredi à l’Espérance sportive parisienne. On lui explique qu’il pourra s’entraîner mais pas jouer de match », raconte le journal. Au club des Enfants de la Goutte d’Or, les animateurs expliquent que, pour le moment, douze enfants sont concernés par cette mesure. « Heureusement, presque toutes nos demandes de licences avaient été faites en septembre, et la Ligue Paris – Île-de-France, n’a édicté cette règle qu’en novembre. Si cela avait été le cas dès la rentrée, ils seraient cinquante dans cette situation. »

Pourquoi cette subite interdiction ? Cette mesure vise les nouvelles demandes de licences et pas les renouvellements. Le but de la FFF : lutter contre le trafic de jeunes footballeurs recrutés principalement en Afrique. Des agents prospectent les pays pauvres et repèrent des jeunes footballeurs talentueux. Ils les livrent aux clubs professionnels moyennant une (grosse) rémunération. Si, au bout de quelques années, le jeune ne répond pas aux exigences de ses entraîneurs, il est abandonné sans ressources ni métier.

Si beaucoup admettent que ce trafic est inadmissible, dans les clubs, on qualifie le nouveau règlement de la FFF de discriminatoire, stupide et inefficace. « A l’Espérance sportive, on cite le cas d’un enfant de moins de sept ans, dont les deux frères aînés sont déjà inscrits au club, et pour qui est exigée cette attestation de présence de cinq ans. Comme si les fameux agents avaient pu le recruter dès l’âge de deux ou trois ans », conclut le mensuel associatif. La Ligue des droits de l’homme menace d’engager une action en justice. Les agents recruteurs, eux, courent toujours.

 

 

http://www.bastamag.net/

 

 

 

 

 

 

 

 

Sous le « Mondial » de foot, le trafic des êtres humains ?
Communiqué de presse
L’association « Foot Solidaire pour la protection internationale des jeunes footballeurs » – en partenariat avec la Ligue des droits de l’Homme, et le soutien du CNOSF, Conseil national olympique du sport français, qui l’accueillait dans sa salle de presse et dont le président M. Denis Masseglia a prononcé des mots d’accueil chaleureux, et de l’AEDH – a présenté sa campagne contre le trafic et l’exploitation des jeunes footballeurs africains lors d’une conférence de presse mardi 11 mai 2010, un mois avant le coup d’envoi de la coupe du monde de football en Afrique du sud.

C’est le plus grand événement jamais organisé sur le sol africain. Mais l’Afrique ne pourra en profiter que si l’on protège sa jeunesse des rêves de pacotilles. L’effet coupe du monde et le boom attendu de la pratique chez les jeunes laissent augurer de belles opportunités mais aussi de plus grandes menaces pour ses jeunes footballeurs. Car le trafic des êtres humains et l’existence de phénomènes d’esclavage que l’on appelle modernes, sont choses répandues. Quand il s’agit d’un sport aussi populaire, aussi chargé d’espoir de réussite, de mirages, mais aussi de dérives dues au nationalisme étroit et au rôle souvent délétère de l’argent roi, l’association Foot solidaire veut croire que le retour à des valeurs de fraternité est une juste orientation. Depuis dix ans, des textes réglementaires ont été publiés, des déclarations d’intention se promettent de moraliser les transferts. Des rapports gouvernementaux ont prouvé que en France même des cas de marchés parallèles de joueurs et de mis en difficulté des personnes existaient. Et la liste est longue des déclarations qui condamnent le trafic et l’exploitation des jeunes joueurs venus de l’étranger. Une telle profusion montre à l’évidence que tout le monde sait que cela existe.

Pour l’association Foot solidaire, la tenue de la Coupe du monde de football est le bon moment pour dénoncer ces pratiques et cette négation des droits de l’Homme.

Au cours de cette conférence de presse, Jean-Claude Mbvoumin, président de l’association Foot solidaire a décrit les situations que connaissent ces jeunes déracinés, désespérés, sans ressource, abandonnés à la rue par des clubs qui ne montrent, ni humanité, ni respect des personnes et des enfants dont pourtant l’intérêt supérieur devrait être préservé. Puis il a présenté les buts et les actions que comptent mener l’association en Afrique pour sensibiliser les populations, les familles et les jeunes sur la réalité et les dangers des recrutements illégaux. L’association compte aussi intervenir auprès des pouvoirs publics et des gouvernements des différents pays pour leur soumettre la large diffusion d’un guide du jeune footballeur. Dominique Guibert, secrétaire général de la Ligue des droits de l’Homme, a rappelé d’une part le contexte politique général et les différents textes internationaux sur lesquels s’appuient l’action, la DUDH et la CIDE. Il a aussi montrer qu’il était regrettable que la réglementation de la FIFA ne connaissent que si peu d’application et si peu de transmission à la justice de dossiers pourtant si évidents de mise en danger de jeunes footballeurs. Et pourtant dans le même temps, la FFF s’appuyant sur la même réglementation a pratiqué pendant 5 mois une discrimination de fait contre de jeunes enfants qui ne voulaient que pratiquer le football de loisir. Enfants du foot donc, mais enfants étrangers. C’est cette situation d’illégalité qu’a rapporté Robert Weinberger, président de l’Espérance sportive parisienne, club amateur du 18e arrondissement qui fait tant pour l’intégration des enfants, de tous les enfants. Bertand Cauly, président du yndicat professionnel des agents sportifs a rappelé quelles sont les bonnes pratiques en la matière, respectueuses des personnes et des lois.

Enfin Jean-Claude Mbvoumim a donné lecture du Manifeste pour un football solidaire dont voici quelques extraits : « Il ne s’agit pas de sombrer dans l’alarmisme, à l’aube d’un événement que chacun voudrait bénéfique pour l’image de l’Afrique. Mais la réalité du terrain est là, têtue, et il serait indécent de faire comme si tout allait bien, comme si la seule organisation de la coupe du monde en Afrique suffirait à résoudre les problèmes […]. Les instances du football, qui organisent, enseignent, diffusent ce sport, doivent lutter avec la dernière énergie contre le trafic et l’exploitation des jeunes joueurs. Une réelle implication de leur part augmenterait les chances de s’opposer à la traite des êtres humains dans le football. Il faut des règlements, certes, mais pas uniquement. Il y faut aussi plus de justice, plus de solidarité pour vaincre les causes de cette criminalité du ballon rond […] Mais stopper le trafic, c’est aussi de la responsabilité des gouvernements des Etats d’origine et d’accueil : leur action d’autorités de tutelle est indispensable. Pour ce faire, elles pourront s’appuyer sur une réglementation internationale que les organisations internationales de défenses des enfants et de protection de leurs droits n’ont de cesse de promouvoir. […] Le football africain a besoin de notre solidarité. Il mérite qu’on l’aide à bâtir un environnement plus sain, plus sûr pour ses jeunes pousses. Sa masse de jeunes pratiquants et ses familles sans voix comptent sur nous.

L’association lance donc un appel [… pour le soutien à ] cette campagne, avec une attention particulière pour les jeunes joueurs africains actuellement en difficulté sur le sol européen, et dont le seul crime a été de trop croire aux fausses promesses des illusionnistes du football. Nous lançons un appel au président de la République, Nicolas Sarkozy, afin qu’à l’occasion de ce mondial africain, les jeunes joueurs africains, seules victimes des trafiquants, puisse bénéficier symboliquement d’une protection s’ils sont mineurs, et d’un titre de séjour s’ils sont majeurs pour leur permettre de saisir une deuxième chance dans le football ou dans la société.

Cette campagne est dans l’intérêt de tous. Ensemble, nous pouvons inverser la tendance, impulser une nouvelle dynamique pour la protection des jeunes footballeurs en Afrique, pour permettre à ceux qui arrivent en Europe, dans nos clubs, de bénéficier d’une meilleure intégration et d’éviter d’être marginalisés lorsqu’ils sont rejetés par l’élitisme du système.

 

 

 

 

 

 

 

 

La Fédération française de football attribue ses licences aux seuls mineurs vivant en France depuis cinq ans

Plus de 800 enfants se seraient vu refuser leur première licence en Ile-de-France selon les présidents de plusieurs clubs franciliens.
Plus de 800 enfants se seraient vu refuser leur première licence en Ile-de-France selon les présidents de plusieurs clubs franciliens.

Dossier incomplet, retour à l'expéditeur. Alam, 7 ans, n'ira pas s'entraîner avec ses copains au club de foot de l'Espérance sportive parisienne : sa demande de première licence a été refusée par La Ligue de Paris-Ile-de-France. La pièce manquante ? Une attestation de présence en France depuis cinq ans ! Depuis octobre 2009, c'est ce qu'exige la Fédération française de football (FFF) pour l'octroi d'une licence amateur à un mineur.


"C'est non seulement une mesure discriminatoire à l'encontre de la jeunesse, mais aussi une violation des lois de la République qui interdisent toute forme de discrimination", s'insurge le président du club, Robert Weinberger, sur le bureau duquel s'empilent les demandes recalées. L'ancien professeur de lettres a reçu le soutien de la Ligue des droits de l'homme (LDH), qui promet d'"employer tous les moyens en sa possession pour faire annuler ces décisions".

Plus de 800 enfants se seraient vu refuser leur première licence en Ile-de-France selon les présidents de plusieurs clubs franciliens. La plupart de ces jeunes vivent en France depuis plusieurs années, où ils suivent leur scolarité. Ainsi Kourouma Monemou, 14 ans, arrivé de Guinée il y a deux ans, a dû patienter deux mois avant d'obtenir sa licence. "En décembre, j'ai voulu m'inscrire au club de foot de Suresnes (Hauts-de-Seine), explique le jeune garçon dans un français hésitant. Quand j'ai fait ma demande de licence, on m'a demandé d'apporter la carte d'identité de mon père, qui est français, ainsi que mon passeport et un extrait de naissance. J'ai attendu plusieurs semaines sans avoir de nouvelles. Quand j'ai demandé où ça en était, on m'a dit que ça avait été gelé."

Selon Jean-Pierre Marie, le président de la Jeunesse sportive de Suresnes, une dizaine de jeunes du club ont connu pareille mésaventure. "Dans certains districts, même la fiche de salaire des parents est demandée parmi les documents à fournir", précise le dirigeant. Le directeur général adjoint de la FFF, Jean Lapeyre, admet que, pour remédier à "certaines situations de blocage", l'obligation de justifier de cinq ans de résidence en France pourrait être ramenée à "deux ou trois ans". Mais pourquoi la fédération a-t-elle décidé de conditionner la délivrance de licences à une "attestation de présence en France" ?

En octobre 2009, le monde du football est secoué par une vague de transferts litigieux concernant de très jeunes joueurs. La Fédération internationale de football (FIFA) décide alors que tout premier enregistrement de mineur dans un pays dont il n'est pas ressortissant ne peut avoir lieu sans autorisation préalable de sa "commission du statut du joueur". Des dizaines de milliers de dossiers affluent. Submergée, elle décide, afin d'assurer "le bon fonctionnement du système dans son objectif de sauvegarde du principe de protection des mineurs", de déléguer aux fédérations nationales "les demandes de premières licences". L'attestation de résidence exigée par la FFF n'a donc pas été imposée par la FIFA.

"L'application de la jurisprudence n'est pas obligatoire ; mais elle est susceptible d'être intégrée au règlement. On se contente de la mettre en place tout de suite, reconnaît Jean Lapeyre. C'est bien de vouloir faire jouer tous les gamins. Regardez ce qui se passe avec les adoptions en Haïti ! Regardez l'Arche de Zoé ! J'ai peur qu'en étant moins restrictifs, nous ouvrions des brèches réglementaires dans lesquelles s'engouffreront les négriers et autres intermédiaires véreux." Pour Dominique Guibert, secrétaire général de la LDH, cet excès de zèle est "un choix d'image et de symbolisation de la FFF", qui "joue la carte gouvernementale". Dans le combat sur l'identité nationale, "elle affiche son camp, assène-t-il. Où est la logique ? Il ne s'agit pas de moraliser les transferts : ces enfants sont déjà en France".

 

 

http://www.lemonde.fr/sport/

 

 

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