NOUVELLES DU 18 EME

Publié le par LEPIC ABBESSES



XVIIIE

Costes débarque à Pigalle

 
 

L’hôtel Amour, rue de Navarin, le Corso, avenue de Trudaine (IXe), et maintenant le café la Cigale en plein cœur de Pigalle (XVIIIe). Thierry Costes, le fils de Gilbert, l’un des deux célèbres frères aveyronnais qui trustent le de la restauration parisienne, vient d’ouvrir une nouvelle adresse au 124, boulevard de Rochechouart, où tables branchées et commerces attractifs commencent à métamorphoser radicalement le quartier « chaud ».

Adossé à la salle de spectacle éponyme, le café la Cigale donne rendez-vous jusqu’à 2 heures du matin à une clientèle plutôt bobo, dans le prolongement de la rue des Martyrs, quelques mètres plus loin. industrielle, ambiance rock, murs gris sur lesquels ont s’amuse à écrire à la craie… Le lieu, dirigé par Olivier Mazetto et dessiné par Philippe Starck, semble pensé pour boire un verre avant ou après un concert à l’adresse voisine. Dîner aussi, puisque l’établissement propose une carte bistrot.

Les musiciens peuvent y jouer

En osmose avec les salles de concert voisines, la Cigale laisse (avec bienveillance) les musiciens qui le souhaitent brancher leurs instruments… Il est d’ailleurs équipé pour cela! Trente-cinq places intérieures, 40 en terrasse, une scène pour les artistes… Et un look radicalement différent de celui qu’arborait le bar-tabac- dans les murs duquel Costes s’est installé à grand renfort de travaux.

Il faut maintenant que se fasse l’alchimie, dans un Pigalle en pleine transformation. Car d’autres ont déjà ouvert le bal : après l’apparition d’un Starbucks Coffee, le projet de transformation de la discothèque la Loco en café-boutique sous la houlette du Moulin-Rouge, la renaissance des Trois-Baudets, nouveau temple de la chanson francophone et l’apparition du Nouveau Marché des gastronomes (place Pigalle), la Cigale devrait profiter de l’afflux d’une clientèle qui commence à prendre ses marques dans le quartier.

Café la Cigale, 124, boulevard de Rochechouart, ouvert tous les jours jusqu’à 2 heures, restauration jusqu’à 0 h 30. Assiette de 14 € à 23 €.

 

 

 

 

 

 

 

 

 



XVIIIE

Le Bal s’ouvre place Clichy

 

Dans les années 1930, on venait s’encanailler chez Isis, au fond de la minuscule impasse de la Défense (XVIIIe), nichée à quelques mètres de la place Clichy : cette grande salle de bal, prisée de la communauté italienne, avait l’étonnante particularité de réunir un restaurant et une maison close dans ses murs.

Depuis ce week-end, Isis se nomme le Bal, en souvenir de son histoire, et même si l’on n’y danse plus guère, il pourrait bien devenir le temple parisien de l’image . Lancé par l’association des Amis de Magnum, présidée par le photographe, Raymond Depardon, l’adresse n’a pas totalement rompu avec ce qu’elle était autrefois, puisqu’un restaurant, le Bal Café, a poussé dans l’impasse, mais, à défaut d’« hôtel d’amour », aujourd’hui transformé en logements, c’est désormais une librairie dédiée à la photo — le Bal Books — qui accueille le visiteur dès son entrée.

Un lieu chargé d’histoire et riche d’une belle âme, auquel Diane Dufour, la directrice, a voulu « donner une nouvelle vie. L’idée, dit-elle, était de le dédier à l’image-document, qu’elle soit fixe ou animée ». C’est ainsi que l’association des Amis de Magnum est parvenue à convaincre la mairie de d’acquérir les murs de la vieille Isis voici quatre ans, et obtenu la rénovation totale du site, pour un peu plus de 2 M€, financée par de nombreux partenaires publics et privés. Autonome et indépendant, le Bal, qui propose deux salles d’expositions sur 700 m2, espère bien gagner le pari de son implantation dans un quartier très populaire où l’offre culturelle est plutôt une denrée rare.

Ce week-end, en tout cas, peut-être dopé par les Journées du patrimoine et la convivialité du café qui fait face au square des Deux-Nèthes, le lieu n’a pas désempli. Et le nouveau public du Bal s’est rué sur l’exposition d’ouverture baptisée « Anonymes. L’Amérique sans nom ». Sur les murs immaculés, les œuvres de photographes et de cinéastes nord-américains, traitant du monde ouvrier, de l’aliénation du travail, du quotidien, de l’anonymat, à Vancouver, Détroit ou Chicago. Avec un expérimental de Standish Lawder, « Necrology » qui saisit sur le vif des passants new-yorkais.
Le Bal, 6, impasse de la Défense (XVIIIe). Mo Place-de-Clichy. Ouvert du mercredi au dimanche de 12 heures à 20 heures et jusqu’à 22 heures le jeudi. Fermé les lundis, mardis et jours fériés. Entrée : 4 €. Adresse Internet: www.le-bal.fr. Exposition « Anonymes. L’Amérique sans nom » jusqu’au 19 décembre.

 

 

 

 

 

 

 

 



BALADES

Huit parcours culturels dans le XVIIIe

 
 

XVIIIe . Avis aux curieux ! Quartier d'art revient pour la deuxième année en proposant de découvrir seize lieux du XVIIIe, comme la bibliothèque Clignancourt, le centre musical Fleury Goutte-d'Or, la salle de spectacle la Reine-Blanche, la galerie d'art Amtares ou encore le Théâtre Pixel, à travers huit parcours pédestres animés par côté jardin.

Dans chaque site, vous assisterez à des répétitions, des improvisations, des lectures, du chant, de la danse... Pour clôturer ces deux journées, rendez-vous samedi soir à la soirée cabaret au Théâtre de Verre et dimanche soir à un concert aux Trois Baudets.
Samedi et dimanche de 9 heures à 20 heures. Parcours et soirée cabaret gratuits. Dimanche, concert de Aschehoug, Laurent Madiot, Nicolas Ducron et Ourida à 20 heures, Trois Baudets, M° Blanche ou Pigalle. Tarif : 10 € sur présentation du plan de Quartier d'art. Renseignements sur www.flowersway.com/quartiersdart. Tél. 01.42.26.47.47.

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