NOUVELLES DU 18 EME

Publié le par LEPIC ABBESSES



XVIIIE

Paris : une nouvelle bijouterie braquée au fusil à pompe

 
 

Jacques Zaafrani ne décolère pas. Pour la troisième fois, sa bijouterie, l’enseigne Princesse, implantée depuis des années rue de Sofia (XVIIIe), a été braquée hier en pleine journée par un commando particulièrement déterminé.

11 h 30, à deux pas du boulevard Barbès grouillant d’automobilistes et de piétons, trois hommes vêtus de noir, le visage camouflé derrière un casque intégral, arrivent en Tmax — ces puissants scooters à la mode — à hauteur du 7, rue de Sofia.

Immédiatement, l’un d’eux se met en position devant la porte de la bijouterie Princesse, tenant en joue les passants du bout de son à pompe. Ses deux complices, eux, entrent précipitamment dans le magasin, brisant au passage plusieurs vitrines à coups de crosse de fusil et s’en prennent au personnel : frappée à la , la responsable de la boutique est sommée de donner les clés du coffre.

« Nous venions juste de recevoir une livraison de diamants que nous n’avions même pas encore inventoriée, s’agace Jacques Zaafrani, qui déplore une perte estimée entre 800000 € et 1 million d’euros. » Pis, l’homme, excédé, craint désormais pour sa vie et celle de ses employés : « Il faut que l’on donne à la police les moyens de nous protéger, sinon tout cela se terminera très mal. » Une fois encore, le trio de braqueurs a été pris en chasse par les policiers mais leur piste s’est perdue aux confins de la Seine-Saint-Denis.

Lors du dernier , commis dans le même établissement voilà quelques semaines, le gang s’était enfui dans la même direction, et les enquêteurs avaient perdu sa trace à proximité d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). Depuis près de deux ans, le braquage éclair de petites bijouteries de quartiers est devenu un véritable « sport » auquel s’adonnent une ou plusieurs équipes, selon un scénario toujours identique. Au printemps dernier, à quelques mètres de la rue de Sofia, sur le boulevard Barbès, la bijouterie Vanessa avait subi le même sort. Tout comme un petit magasin du boulevard Magenta (Xe), quelques semaines plus tôt. Rue Levis, en plein cœur des Batignolles (XVIIe), même scénario : les quatre braqueurs étaient repartis avec 250000 € de bijoux. Rue du Faubourg-du-Temple (XIe), enfin, au mois d’avril dernier, un gang armé de fusils à pompe avait dévalisé la petite bijouterie Mill’Or, sous les yeux de dizaines de témoins.

Audio. Le bijoutier exprime son ras-le-bol. 

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