NOUVELLES DU 18 EME

Publié le par LEPIC ABBESSES



La Goutte-d’Or excédée par la prostitution

La Goutte-d’Or, quartier populaire du XVIIIe , voit se développer une prostitution de rue qui exaspère les habitants.

 

«Non à la prostitution ». Quatre mots tracés à l’encre noire sur un drap blanc tendu au fronton des 66 et 68, rue Doudeauville (XVIIIe), en plein cœur du quartier de la Goutte-d’Or. Le cri muet d’habitants « lassés et écœurés » de voir sous leurs fenêtres l’incessant ballet de très jeunes filles, « tenues » d’une main de fer par les « mamas », ces femmes proxénètes, elles-mêmes anciennes prostituées.

Depuis quelques semaines, le drap blanc flotte aux yeux de tous tandis que, dans la rue, la prostitution nigériane et ghanéenne bat son plein. « Il y a quelque chose de sordide dans tout cela, s’émeut une habitante du 66, rue Doudeauville. Voir ces petites quémander 20 € pour une passe et se livrer à leurs clients dans les locaux à poubelles, les halls d’immeuble, les intérieures… C’est ignoble et dégradant. »

Trafic florissant

Au fil des mois, les jeunes prostituées se sont multipliées à la Goutte-d’Or et les passes, qui se négociaient il y a quelque temps encore dans les squats et les immeubles lépreux, se déroulent maintenant dans la rue. C’est là l’un des effets de la résorption de l’habitat insalubre et de la rénovation urbaine qui ont remis les filles sur le trottoir, boulevard Barbès, rue des Poissonniers et dans la plupart des artères de la Goutte-d’Or…

Si les services de police avancent de fréquents contrôles et de nombreuses arrestations de proxénètes chaque mois, le trafic n’en demeure pas moins florissant. « Nous multiplions les signalements au parquet, insiste Myriam El Khomri, adjointe de chargée de la protection de l’enfance et élue du XVIIIe, qui a écrit au procureur de la République pour l’alerter de l’urgence de la situation. Mais c’est très complexe : ces jeunes filles sont avant tout considérées comme des victimes par la loi. Et la loi de 2003 sur le racolage ne fonctionne pas, d’autant que les filles s’arrangent pour ne pas porter des tenues trop aguichantes. Et, même si elles sont très jeunes, il s’agit de majeures : les tests osseux effectués sur elles l’ont jusqu’à présent toujours prouvé… » Le nouveau contrat de sécurité signé le 25 juin dans le XVIIIe arrondissement prévoit désormais un large volet consacré à la prostitution, son traitement et sa prévention mais les riverains, eux, sont désabusés : « On a le sentiment que ça ne cessera jamais. C’est tellement ancré », soupire un habitant du 68, rue Doudeauville.

 

 

 

 

 

 

 

 

Règlement de comptes chez les vendeurs à la sauvette

 
 
 

Un homme de 28 ans, vendeur de cigarettes à la sauvette boulevard de la Chapelle, a été sérieusement blessé lundi vers midi au couteau par l’un de ses « concurrents ». Au d’une dispute ayant manifestement trait à leur business, le vendeur a été frappé de plusieurs coups de couteau à la cuisse.

Transporté à l’hôpital, il était hier hors de danger tandis que son agresseur était toujours recherché par la police.

Un nouveau campus porte de Clignancourt

Huit amphithéâtres, une bibliothèque, un complexe sportif : les étudiants de Paris-IV bénéficieront de nouveaux équipements dans le XVIIIe. Première livraison à la rentrée 2011.

 

Changement en vue dans le paysage universitaire parisien. Un peu à l’étroit à la Sorbonne et éparpillés sur une multitude de sites, les étudiants de l’université -IV-Sorbonne auront bientôt davantage d’espace pour travailler car le campus de la porte de Clignancourt — situé rue Francis-de-Croisset dans le XVIIIe — est en plein lifting.

Même si les travaux ont déjà débuté en avril, la première pierre du futur campus a été posée hier par la ministre de l’Enseignement supérieur, . Ce projet, qui va coûter quelque 68 millions d’euros à l’Etat, prévoit la démolition des vieux bâtiments existants (5 300m2) et la construction d’un nouvel édifice de 21000 m2 qui accueillera près de 6 000 étudiants.
Si le calendrier est bien respecté, les choses pourraient aller très vite. Dès la rentrée 2011, les étudiants en premier cycle de musicologie, sciences humaines et langues vivantes profiteront de huit nouveaux amphithéâtres.
D’autres locaux seront livrés à la rentrée 2013 avec une bibliothèque neuve de 4 500 m2 ouverte de 8 heures à 22 heures, six jours sur sept, et un auditorium de 500 places consacré aux représentations artistiques. Des nouveautés très attendues.
« Cela fait entre douze et quinze ans que l’on travaille sur ce projet, ça y est, on y arrive enfin », s’en amuse Georges Molinié, de Paris-IV, qui précise : « Cela permettra à nos étudiants et chercheurs de travailler dans de meilleures conditions. Nous allons enfin donner à l’UFR de musicologie un lieu de regroupement. Ils étaient jusqu’à présent établis sur plusieurs sites. » Autre bénéfice attendu pour les étudiants de Paris-IV : la construction d’un complexe sportif. Des salles de sport qui seront ouvertes de 8 heures à 22 heures sept jours sur sept. Rien que ça.
« C’est un nouveau lieu qui bénéficiera à la Ville dans son ensemble, ce ne sera pas un ghetto », assure Georges Molinié. En effet, les futures installations sportives devraient être aussi ouvertes au public. Enfin, grâce à la mise en place des Pres, ces superuniversités qui mutualisent des services entre plusieurs universités, les équipements de la porte de Clignancourt devraient aussi être accessibles aux chercheurs et aux étudiants de Paris-II et Paris-VI.

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