NOUVELLES DU 18 EME

Publié le par LEPIC ABBESSES

Le "carré des biffins" a fait son temps

 

Constaté ce samedi : une foule, une incroyable foule de vendeurs à la sauvette sous le périph', à l'entrée du marché au puces, porte de Saint-Ouen. Mille personnes, peut-être, avec leurs babioles, boutons, fils, chaussures, étoffes, morceaux d'appareils électriques, posés sur des serviettes ou des journaux.

C'est à cet endroit que, sept mois auparavant, la mairie du XVIIIe et l'association Aurore ont inauguré en grande pompe leur "carré des biffins". Une sorte de parking délimité par un marquage au sol, où les biffins "historiques" (c'est ainsi qu'on les nomme… cela signifie-t-il qu'ils sont vieux, ou que leur activité relève d'une tradition ancestrale ?), détenteurs d'une carte, ont obtenu le droit de vendre leurs objets durant le week-end. Pour l'occasion, le site, habituellement constellé de détritus, était propre comme un sou neuf (cf ma photo).

L'initiative était censée mettre fin au chaos de la vente à la sauvette. Elle consistait à encadrer une centaine de vendeurs seulement, à leur fournir un accompagnement social et des toilettes publiques. Inévitable contrepartie: les surnuméraires, ceux qui sortent de la ligne blanche et débordent sur les trottoirs, ceux-là étaient promis à un contrôle accru des forces de l'ordre. Parmi ces encombrants figurent des Rroms issus des multiples campement de Seine-Saint-Denis et sans doute des biffins "non historiques".

La nature a horreur du vide. Les trottoirs interdits n'ont pas attendu longtemps avant de se remplir à nouveau sur une bonne centaine de mètres. Ce samedi, le carré des biffins avait entièrement disparu sous les pieds de la foule compacte. Le commerce sauvage a définitivement repris ses droits.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article