NOUVELLES DU 18 EME

Publié le par LEPIC ABBESSES

 

Festival des Résistances et des Alternatives à Paris [ 7-18 mai 2010 ]

 

 

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Irrecupérablement votres,

Pour sa dixième édition, le festival des résistances et alternatives de Paris a décidé de mettre en avant à la fois la capacité du système à tout récupérer,mais également notre faculté à ne pas nous laisser enfermer dans des chapelles faciles à mettre en fiche . Comment ne pas être là où on nous attend? Pratiquons la "fuite" pour mieux rebondir ailleurs plus nombreux et plus forts. Soyons malins comme des singes, moqueuses et moqueurs.

Le 14 mai, le Festival s'interessera au capitalisme vert à sa façon de détourner de son sens l'écologie... Sur trois jours (7, 9, 11 mai) on verra comment les villes s'embourgeoisent  sans complexe, n'hesitant pas à se servir  de nos expériences alternatives pour créer de la plus value culturelle mais aussi comment nous y faisons face. Quelles sont nos capacités à tenir sur la durée ? Le 14 mai, nous discuterons collectivement de l'anarchisme, un courant qui a su faire face au temps. Quels outils de reflexion collective sommes-nous capable d'inventer ? Nous essayerons le 8 mai de dresser nous-mêmes le bilan politique des nos luttes depuis 1995 et de notre capacité à unifier nos initiatives... Au ministère de la régularisation des sans papiers à Baudelique le 15 , ces derniers parleront agriculture et  migrations. Apres avoir refusé, le 12 mai l'enfermement , le 10 mai, le travail vitrifé et le 16 le controle social, nous feterons le frap en célébrant l'orgasme le jour de l'ascension le 13 !

 

Présentation radiophonique 1:


Présentation radiophonique 2:

 

 

 

 

PROGRAMME COMPLET

Vendredi 7 mai - Ouverture du FRAP
Au Jardin d'Alice, 40 rue de la Chapelle
métro Marx Dormoy ou Porte de la Chapelle

19h Apéro concert avec La Gêne Occasionnée. / Visite d'une auto-construction. / 20h30 Présentation du projet d'habitat collectif Zelda. / 22h30 Projection en plein air de Main basse sur la ville de Francesco Rosi (1963).

[Voir texte "
Main basse sur la ville ou des rives urbaines ?"]
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Samedi 8 mai - Offensives et luttes sociales
À la CIP, 14 quai de Charente - métro Corentin Cariou

12h apéro en musique / 14h film sur la grève des cheminots en 1995 et/ou l'ouverture du squat de la rue du Dragon / Débat-agora avec Patrick Rummler (Solidaires Paris), Guillaume Dravranche (Alternative Libertaire), No Border, la Coordination des intermittents et précaires, AC! (sous réserve),
Annie Pourre (DAL/ NO VOX).

[Voir texte " Offensives et luttes sociales"]
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Dimanche 9 mai - Gentrification et Grand Paris
Ecobox, 37 rue Pajol - métro Marx Dormoy ou La Chapelle

10h30 Rendez-vous devant la Rotonde de la Villette, sur la place Stalingrad - métro Jaurès ou Stalingrad
Balade sociologique : à la découverte du XVIIIe et du XIXe arrondissement et des politiques de transformation-embourgeoisement des quartiers populaires avec Anne Clerval (géographe) et Jean-Pierre Garnier (sociologue urbain).
Arrivée à Ecobox, 37 rue Pajol - métro Marx Dormoy ou La Chapelle
14h Projection de L'Harmonie Brisée, documentaire sur la destruction d'une tour à Beauvais. / 14h30 Débat : «La gentrification, embourgeoisement des quartiers populaires : projet politique ou processus social ?» Avec Virginie Milliot (ethnologue), Anne Clerval (géographe), Jean-Pierre Garnier (sociologue) / 18h Historique du Grand Paris : construction des ceintures autour de Paris, retour sur le XIXe siècle, l'édification des Boulevards de Hausmann aux Halles. Avec Éric Hazan (éditeur de la Fabrique, auteur de "L'Invention de Paris"). / 19h-20h «Enjeux du Grand Paris : qu'est-ce qui nous attend ?» Avec Nicolas Tixier (Architecte consultant), Eric Lengereau (Architecte) et Serge Depaquit (Adels, quelle place pour la démocratie et les habitants?)/ 21h Repas

[Voir texte "
Main basse sur la ville ou des rives urbaines ?"]
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Lundi 10 mai - Le sens du travail
Au 107 rue du Chemin Vert / métro Voltaire ou Père Lachaise

À partir de 19h30: projection du documentaire
«Aus der Zeit = Hors du temps» (sous-réserve) suivi d'un débat autour du dossier «Le sens du travail» de la revue Offensive, avec Cédric Biagin, Patrick Marcolini et François Jarrige
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Mardi 11 mai - Les projets immobiliers du Haut-Montreuil

Aux 2 Milunes, 64, rue de la Demi-lune
métro Mairie de Montreuil, et bus ligne 129, arrêt "La Boissière"

14h30-16h30 Petit café-jardin, infokiosque. 16h30-17h30 Promenade dans le quartier. 17h30 Débats et discussions sur les projets immobiliers sur le Haut Montreuil. / Puis débats sur les modalités de résistance avec le Comité Anti-Démolition, la revue Z, et des participants-es des assemblées populaires de Marseille

[Voir texte "Main basse sur la ville ou des rives urbaines ?"]
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Mercredi 12 mai - Enfermements visibles et invisibles,
et alternatives
/ 10, rue de l'Odéon (sous réserve) - métro Odéon

À partir de 16h: discussions-débats et projections autour de la psychiatrie, de la prison et de l'enfermement en tant qu'état psychologique ressenti au quotidien
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Jeudi 13 mai - SexTAZ : Zone Temporaire d'Autonomie du Sexe

À la Marquise, 11, rue Birague - métro Saint-Paul ou Bastille

14h Du sexe virtuel ou exhibé au sexe réel,
discussion avec Jacques Lesage de La Haye. / 16h15 Concert : les Cellofans (violoncelle). / 17h La domestication du sexe, ou l'incorporation de l'idéologie dominante, débat avec le Mouvement International pour une Ecologie Libidinale (M.I.E.L.). / 19h Pièce de théâtre Maelström excrémentiel. / 20h30 Repas (légèrement) aphrodisiaque. / 21h30-23h30 Soirée-Concert : Bakterian Kavalkade, anarcho-punk-crust. / En marge des débats : Exposition d'artistes. / "Fabrique ton orgasme", exposition éphémère et participative alimentée par le public : chacun-e amène avec lui ou elle le joujou, l'image, l'accessoire, le fétiche qui le fait kiffer le plus.
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Vendredi 14 mai - Du spectacle écologiste en milieu capitaliste
ou comment repeindre la baraque en vert sans rien changer à l'intérieur
 aux Sens de l'humus, Murs à Pêches, au fond de l'impasse Gobétue - Montreuil

"Capitalisme vert", "développement durable", "croissance verte", "coalition verte pour la croissance"... Toute cette terminologie chatoyante finit par brouiller les esprits. Que veut signifier une écologie qui continue à prôner plus ou moins implicitement la compétition, la consommation, le pillage des ressources et les inégalités: toute une conception du monde qui nous conduit à la catastrophe. Comment retrouver nos petits dans cette nouvelle métamorphose du capitalisme, le FRAP organise une journée de salubrité
publique...

11h30 RDV à Montreuil, place de la République ( M° Robespierre): Puisque le vendredi c'est  ravioli, on peut tous aller à Franprix aussi. / 14h rdv au Sens de l'humus, impasse Gobétue. Repas "auberge espagnole"./ Exposition d'affiches de publicité du capitalisme vert et quelques antidotes antipublicitaires./ 15h Atelier de déconstruction du langage de la publicité qui lave plus vert./ 17h Envoyez la purée, partage de semence au jardin, cueillette de plantes sauvages./ 17h30 Musique: Les Campeuses sauvages, musique trad./ 18h Débat: "Du spectacle écologiste en milieu capitaliste ou comment repeindre la baraque en vert sans rien changer à l'intérieur." OCL et la revue Z / 20h repas concocté avec les légumes des AMAPs de Montreuil et la cueillette de plantes sauvages aux métaux lourds.

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Samedi 15 mai - Aux sources des migrations?
Afrique : main basse sur la terre !

Au Ministère de la Régularisation de Tous les Sans-Papiers,
14, rue Baudelique - métro Simplon

12h30 Concert de l'Orchestre Panafricain. / 13h30 Présentation de la journée par le FRAP et le Ministère de la Régularisation de Tous les Sans-Papiers. / 14h Projection de Noir Coton, documentaire de Julien Despres et Jérôme Polidor, sur le Burkina Faso : du coton à la souveraineté alimentaire. / Puis projection d'un documentaire sur la grève des travailleurs de HuiCoMa, au Mali. / 15h30 Débat «Agriculture, alimentation en Afrique et migrations» avec des collectifs de Sans-Papiers, en contact avec la Bourse du Travail de Bamako et des marcheurs vers Nice. / À la pause : concert d'Apkass (slam). / 19h Atelier de semences avec Sens de l'humus, contes pour enfants et préparation du repas. / 20h30 Repas et concert de l'Orchestre Panafricain.
Sur l'immigration et la liberté de circulation, le collectif No Border organise une manifestation à 14h à Jaurés. En soirée, un petit village avec infokiosques, cuisine boisson se tiendra sur la place de la rotonde.
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Dimanche 16 mai - Contre le fichage, le flicage,
la délation : jouons collectif !

À la CNT, 33 rue des Vignoles - métro Avron ou Buzenval

13h Ouverture. / 13h30 Projection d'Alphaville de Jean-Luc Godard (1h39) / 15h10 Débat: «Les technologies au service du fichage, du flicage et de la délation», avec Jérôme Torrel, journaliste et membre des Big Brother Awards (BBA), et des militants de collectifs contre la délation. / 16h40 Théâtre: La compagnie Terre d'Argile jouera la pièce Grève générale d'après Jack London. / 17h50 Débat autour des pratiques collectives qui existent pour faire face à ces questions sécuritaires sur nos lieux de travail, dans les transports, dans la rue (Base-élève, antidélation, mouvements de désobéissance...) / 18h50 Théâtre: La compagnie Errange jouera la pièce Pourquoi j'ai cambriolé relatant le procès d'Alexandre Marius Jacob. / 19h50 Repas. / 20h30 Concert avec les groupe Insolite et Brume Retina.
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Lundi 17 mai - Construire l'anarchie

Au Moulin à café, 9 place de la Garenne - métro Pernetty

Débat sur le mouvement libertaire avec Offensive libertaire et sociale, l'Atelier de création libertaire, la Fédération anarchiste et Alternative libertaire. / Concert de Riton-la-Manivelle. / Projection : Les Moissons de la révolte de Richard Hamon (France, 2006, 52 min.)

[Voir tract (pdf) "Construire l'anarchie"]


Présentation de la soirée:
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Mardi 18 mai - La domination domine les dominants
À la Maison des Métallos, 94 rue Jean-Pierre Timbaud - métro Couronnes

17h «Prendre l'affiche par la main : une brève histoire des signes politiques » : formation-débat sur l'affiche politique à travers le thème de la main, avec Sébastien Marchal, graphiste et militant. / 19h30 Projection des Trois petits films contre le grand capital réunis par Pierre Carles : Le Temps des bouffons de Pierre Falardeau (1985, 15 min.), Le Désarroi esthétique de Pierre Carles (1996, 14 min.), L'Initiation de Boris Carré et François-Xavier Drouet (2008, 52 min.). / 21h15 Débat avec Boris Carré, coréalisateur de L'Initiation, et un sociologue. / 22h Buffet participatif : on partage les nourritures et liquides apportés par chacun. / Avec le comité Attac Paris 11.

Présentation de la soirée:
CHARTE
  
Ecrite pour le FRAP 2006 valable en 2007, réactualisé en AG pour 2008, et
re-valable en 2009-10

Soutenir les luttes et les alternatives, créer un espace public de réflexion, de rencontre, d'expérimentation, de créativité et de fête.


Chaque année, des individu-e-s, des associations, des squatts et des collectifs préparent au sein d'assemblées générales organisatrices, le Festival des Résistances et des Alternatives à Paris (FRAP).

D'ou vient le FRAP ?

Les "Festivals des Résistances" apparaissent à la fin des années 90 à Limoges, puis à Rennes (1999) et Grenoble (FRAKA, Festival de Résistances et d'Alternatives au Kapitalisme,1999). En 2001, cet engagement s'étend sous des noms différents à Gap, Angers, Bayeux, Lyon, Brest, Saint-Etienne, Dijon et Paris.
Des fils se tissent entre ces festivals, mais les échanges restent limités. Tous ne renouvellent pas l'expérience. Les organisateurs-trices des FRA ne souhaitent pas créer de coordination nationale, mais décident parfois de mutualiser leurs expériences. En 2003, le FRAP est en lien avec le FRAKA de Grenoble et le Festival des Résistances et des Alternatives de Saint-Etienne. Depuis 2004, des festivals ont lieu à nouveau à Grenoble, à Lyon ou à Nantes. En 2005, le FRAP a eu lieu du 5 au 22 mai dans différents lieux à Paris.

Pas de subvention !

Le FRAP s’auto-finance grâce à la libre contribution de chacun et est fidèle aux principes de gratuité, d' accès et de prix libres. Un but du FRAP est de mutualiser des moyens humains et techniques à notre disposition (récup', glanage, auto-production) tout au long de l'année, pour mettre en place un projet commun. Ce faisant, le FRAP démontre qu’on peut faire des choses avec un petit budget et dément l’idée reçue selon laquelle, plus on a d’argent plus on a de moyens. Cette pratique d'échange et de solidarité fait que nous, artistes, squatteurs, militants, associations, collectifs, syndicats et individus, gagnerons ensemble en autonomie. Certaines organisations subventionnées participent au FRAP, mais le FRAP lui-même n'est pas subventionné.


Agir hors du champ électoral !

Le deuxième élément indiscutable de l'identité du FRAP est un positionnement contre le spectacle électoral. Jusqu'en 2002, le Festival a eu lieu au moment d'élections nationales. Un des buts du FRAP est de proposer des alternatives au modèle présenté par les candidats et journalistes. La conséquence première de ce positionnement est de refuser des groupes qui veulent participer au FRAP pour soutenir un parti ou une candidature à des élections.

Sous le principe de zone d’autonomie temporaire, le FRAP se réapproprie l'espace public. A la fois éphémère comme lieu de discussions, d’échanges, de propositions, c’est aussi un espace de respiration sociale, de partage et de construction d’alternatives plus tenaces. Comme le militantisme n’est pas un ascétisme, la fête et les formes d'expression artistiques, anti-répressives et (ré)créatives participent à la rencontre et à l’élaboration collectives des résistances.


Vers une organisation collective et autogestionnaire de l'événement.

Le FRAP est organisé collectivement, avec des assemblées générales décisionnaires non-hiérarchiques. C'est là que sont discutées toutes les propositions et qu'ont lieu les débats entre participants.
L’organisation est donc décentralisée et autogérée. Les lieux de réunions et de festivités correspondent à sa volonté de subversion et d’indépendance. Le travail préparatoire en ateliers rend compte en assemblée générale de ses propositions de réflexions et d’actions. C’est une double revendication de contenus théoriques et de réalisations communes. Cependant, le FRAP ne se contentera pas d'une « critique de la vie quotidienne » mais vivra quotidiennement sa critique. Ici, il y a un vouloir-vivre le monde pour le changer et un vouloir-changer le monde pour y vivre. Le FRAP réclame aussi son éclectisme. Cela ne veut pas forcément dire chercher le consensus à tout prix. Le FRAP tente de mêler diverses approches du militantisme ou de l’engagement, à provoquer des rencontres inattendues avec d’autres modes de vie, de pensée, d’action...

Le FRAP est son propre média

Le FRAP revendique l'autonomie dans sa communication. La récupération par les média dominants des discours et des images des luttes implique que nous fassions notre propre communication par l’affichage, la diffusion de programmes, l’annonce des thématiques sur les médias alternatifs. La continuité des FRAP et la circulation d'informations toute l'année permettent une mise en réseau informelle et pourtant durable.

Que devient le FRAP en 2008 ? Est-il mort comme Paris est mort ?

L’actualité s’accélère, les enjeux politiques semblent devenir plus graves, la société prend des allures de plus en plus autoritaires. En 2008, le festival sera encore ce que les organisateurs-trices qui se rassembleront voudront en faire. Un des objectifs sera de permettre aux participants de plus en plus nombreux de prendre part à la vie du FRAP et de favoriser la pratique de l’autogestion. Le FRAP est un espace dans l’année qui permet de prendre du recul et de réfléchir ensemble, ce moment de réflexion n’est pas contradictoire avec l’action. En refusant le rythme des gouvernements, des media, et leurs règles, en sortant aussi de l’urgence militante tout en soutenant les luttes, nous voulons être dans l'actualité autrement.

Ce sera avant tout une aventure collective. Si vous souhaitez participer, ajouter votre pierre à l'édifice, proposer une exposition, une action, un espace, du matériel, des talents (cuisine, musique…), une idée…
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