NOUVELLES DU 18 EME

Publié le par LEPIC ABBESSES



POLICE

Paris 18e : l'homme blessé au commissariat est toujours dans le coma

 

Que s'est-il passé mardi soir au commissariat central du XVIIIe arrondissement, à ? L'Inspection générale des services (IGS, la «police des polices») a été saisie alors qu'un homme, qui venait porter plainte, a été grièvement blessé. Admis, dans un état jugé très sérieux, à l'hôpital Henri-Mondor de Créteil (Val-de-Marne), il était mercredi matin dans le coma, a précisé une source policière.

Alima Boumediene-Thiery, sénatrice de (Verts), a décidé mercredi de saisir la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) pour faire toute la lumière sur cette affaire.

Selon les premiers éléments de l' de l'IGS, Philippe C., 35 ans, né à Dakar (Sénégal), s'est présenté peu après 21 heures dans les locaux du commissariat, apparemment ivre, indiquant vouloir déposer plainte pour «usurpation d'identité». Il était dans un «état de surexcitation», explique une source policière, et le ton est rapidement monté avec un policier de faction du commissariat. Philippe C. l'aurait frappé. Il y aurait eu ensuite une bousculade avec d'autres policiers venus en renfort et l'homme, toujours selon les premiers éléments de l'enquête, serait tombé dans un escalier du commissariat central avec trois policiers qui tentaient de le maîtriser.

Après cette chute, il a été transporté au service d'investigation (Sarij) de l'arrondissement, un peu plus loin, où il aurait fait un malaise sur un banc.

Daniel Vaillant s'inquiète, le NPA craint une bavure

Le maire PS du XVIIIe arrondissement, Daniel Vaillant, a réagi dans un communiqué en estimant «à ce stade, n'ayant à ma connaissance que les premiers éléments fournis à la presse par les services de police, je m'abstiens donc de tout commentaire sur cette affaire. Les faits tels que relatés, et s'ils sont vérifiés par les services compétents, sont graves et nécessitent des sanctions disciplinaires». L'ancien ministre de l'Intérieur «s'inquiète du nombre d'incidents constatés récemment dans des commissariats du XVIIIe».

Alliance (second syndicat de gardiens de la paix) s'est dit, dans un autre communiqué, «étonné» des propos de Daniel Vaillant. «A la lecture des faits relatés», le syndicat «ne perçoit aucun élément qui pourrait justifier une accusation pour violences illégitimes, faute professionnelle ou négligence des policiers intervenants». Le syndicat «trouve choquant que de tels propos, qui sembleraient participer à une campagne de stigmatisation des forces de police soient tenus par un ancien ministre de l'Intérieur avant qu'une enquête de l'IGS ait rendu ses conclusions».

De son côté, le NPA redoute «une bavure de plus». «Régulièrement, dénonce le parti d'Olivier Besancenot dans un communiqué, il y a des incidents qui se traduisent trop souvent par des passages à tabac dans les commissariats du XVIIIe arrondissement, marqué par ailleurs par l'assassinat du jeune Makomé d'une balle dans la tête en 1993 par un policier qui jouait à la roulette russe».

 

 

 

 

 

 

 

 

il n'est de pire sourd
...que celui qui ne veut entendre.Plutôt que de publier des dénégations stéréotypés sans imagination les syndicats de policiers seraient mieux inspirés de mettre de l'ordre dans leur maison. Ils y gagneraient en crédibilité.

 

 

 

 

Faut-il n'écouter qu'une des parties ? ~-~-~-~-~-~-~-~-~-~-~-~-~-~-~-~-~-~-~- La police est la seule à nous dire (il n'y a apparemment pas d'autre témoin) qu'en arrivant au Commissariat pour déposer plainte pour usurpation d'identité cet homme était saoul et surexcité, qu'il a frappé le factionnaire à l'entrée, mais que curieusement c'est lui, et non ses victimes, qui est tombé dans le coma ; puis la même police (par son syndicat) nous demande de la croire sur parole et au contraire de n'accorder aucun crédit aux points de vue différents, ou même seulement aux interrogations. Ce qui reviendrait à dicter aux citoyens ce qu'ils doivent penser. Au passage, d'après d'autres médias (sur TV, papier, web) l'homme semble s'être présenté dans un état normal et pour déclarer la perte de ses papiers d'identité.

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