NOUVELLES DU 18 EME

Publié le par LEPIC ABBESSES

Forum de la petite enfance, mercredi 7 avril, mairie du 18e

 

Comment trouver une crèche pour les tout-petits, accéder aux centres de loisirs pour les plus grands, ou bénéficier d’aides financières particulières ? Le Forum de la petite enfance, organisé mercredi 7 avril 2010 par la mairie du 18e arrondissement de Paris, propose de répondre à ces questions, parmi bien d’autres.

Les professionnels de la petite enfance de la mairie accueilleront les parents, ou futurs parents d’enfants, de 0 à 6 ans, à la mairie, place Jules Joffrin, de 12h30 à 17h, où un film consacré aux différents modes d’accueil sera diffusé tout l’après-midi. Soutien aux familles, santé, loisir : plusieurs stands seront aussi à la disposition des parents.

Forum de la petite enfance
Mairie du 18e, place Jules Joffrin
Mercredi 7 avril 2010 - 12h30 à 17h

 

 

 

 

Le saviez-vous ? Pourquoi le quartier de la Moskova comporte une référence russe

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Crédit : paris.fr

Le quartier de la Moskowa - Porte Montmartre - Porte de Clignancourt est l’un des 8 quartiers du 18e arrondissement de Paris. Mais pourquoi diable une référence russophone ici ? Pourquoi ? Quelle origine ? Quelle intérêt ? Stop. N’en jetez plus. Voici.

Moskova, kezako ? Avant orthographiée Moskowa, il s’agit de la rivière qui traverse Moscou du nord-ouest au sud-est. Elle est un affluent de l’Oka, elle-même un affluent de la Volga. Une seule destination : la mer Caspienne, où elle finira sa vie de rivière.

Moskova, c’est aussi le nom d’une bataille qui s’est tenue le 7 septembre 1812, entre Naopléon Ier et l’armée impériale russe. Une dénomination inspirée de la rivière, proche de laquelle la bataille s’est déroulée. Elle a été remportée par l’armée française et le maréchal Ney s’y est illustré par son courage. Napoléon le fit prince de la Moskova.

En mars 1864, le 18e voulut honorer le Maréchal Ney et donna son nom à un boulevard. La suite, treize ans plus tard, en février 1877. La rue a proximité immédiate du boulevard Ney, anciennement Cité de la Moskowa et Cité Barthélémy, est nommée rue de la Moskova. Le nom est ensuite repris dans la dénomination du quartier.

En chiffres
- 143 m de long
- 2 m de large

2010 est l’année de la Russie en France. De nombreux événements sont organisés dans différentes villes des deux pays. Pour en savoir plus : france-russie2010.fr

 

 

 

 

 

PORTE MONTMARTRE – PORTE DE CLIGNANCOURT

Signalétique

  • 8 800 habitants
  • 30 hectares
  • 100% de logements sociaux SRU
  • Quartier reconduit (ZUS)

 

Le quartier de la Porte Montmartre – Porte de Clignancourt se situe au sud du 18 e arrondissement, entre le boulevard Ney et le boulevard périphérique à la hauteur de Saint-Ouen, dans l’ancienne zone des fortifications. Classé en politique de la ville depuis 1995, il fait partie des « zones urbaines sensibles ». Il bénéficie également, depuis 2001, du « grand projet de renouvellement urbain ».

C’est un quartier de l’entre-deux-guerres (70% des logements ont été construits entre 1915 et 1948) exclusivement constitué d’habitat social. Il souffre de grandes coupures urbaines (le périphérique et le boulevard Ney) sources de nuisances et de bruit. Les difficultés sociales sont fortes. Un tiers de la population (33%) vit en 2004 sous le seuil des bas revenus (11% à Paris). 27% des 15 ans et plus n’ont aucun diplôme (11% à Paris). Enfin, le quartier accueille une très forte proportion de foyers monoparentaux : ils forment 43% de l’ensemble des familles au lieu de 26% à Paris.


 

Caractéristiques principales  

  • Habitat social, environnement, sécurité
  • Foyers monoparentaux +
  • Pauvreté, chômage +++
  • Niveau de formation +++

Analyse détaillée du graphique et des données disponibles

De fortes proportions de jeunes et de foyers monoparentaux

  • Le quartier se caractérise par une présence forte des familles (35% des ménages au lieu de 22% à Paris). Parmi ces familles, les foyers monoparentaux sont très nombreux. Ils forment 43% de l’ensemble des familles (26% à Paris).
  • La présence des familles se traduit par le poids des moins de 20 ans dans la structure par âge, qui représentent 25% de la population totale (18% à Paris). Mais le quartier accueille aussi une population vieillissante, restée dans son logement depuis l’époque de construction. 19% de la population a plus de 60 ans (20% à Paris)
  • La structure sociale se caractérise par la prépondérance des ménages employés et ouvriers, qui représentent 71% de la population active (35% à Paris). Les cadres sont peu nombreux (8% au lieu de 35% à Paris). Cette structure s’est confortée entre 1990 et 1999 : la part des ouvriers et employés est restée stable alors que le nombre de cadres reculait à l’opposé de la tendance observée dans l’arrondissement et à Paris.
  • En termes de niveau de formation, près d’un tiers (27%) des personnes âgées de 15 ans et plus sont sans diplômes (11% à Paris).

D’importantes difficultés sociales

  • Les indicateurs de précarité sont élevés. Un tiers de la population (33%) vit sous le seuil des bas revenus (11% à Paris). Les bénéficiaires du RMI forment 19% des ménages (5% à Paris). Leur nombre a pratiquement doublé entre 2001 et 2004 (+28% à Paris sur la période). Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie 1 a également augmenté selon l’observatoire national des ZUS (+9% entre 1998 et 2004) à l’inverse de la tendance observée dans le 18 e arrondissement (-8%). En 1999,  le taux de chômage était parmi les plus forts des quartiers prioritaires : 22% au lieu de 11% à Paris.
  • En matière d’éducation, le retard scolaire concerne un grand nombre d’enfants du secteur. Plus d’un élève sur cinq (23%) a au moins un an de retard dès l’école primaire (13% à Paris). En fin de 3 ème, seulement 54% des élèves sont reçus au brevet des collèges au lieu 70% à Paris. L’état de santé des enfants est particulièrement symptomatique des difficultés locales : plus du tiers des élèves de CP souffrent d’une carie dentaire non soignée (35% contre 26% à Paris).
  • On dénombre près de deux fois plus de délits que la moyenne des ZUS (93 délits pour mille habitants contre 50 pour mille habitants, état 4001, 2004). Les vols et les dégradations de biens publics et privés sont particulièrement nombreux. Par ailleurs, la présence de prostituées et de toxicomanes, et d’attroupements génèrent un sentiment d’insécurité chez les habitants du secteur.

Un déficit d’emplois et de commerces

1. Au niveau économique, le secteur accueille peu d’emplois alors même que la population est fortement touchée par le chômage. Le principal pôle d’emplois est l’hôpital Bichat. La densité d’emplois est très inférieure à la moyenne parisienne (39 emplois à l’hectare contre 153 à Paris). Le taux d’emploi est également faible. On dénombre seulement 0,3 emploi par actif Porte Montmartre (1,4 à Paris).. Ce constat est aggravé par une mauvaise desserte en transports en commun qui maintient certaines parties du périmètre éloignées du marché de l’emploi parisien. Les « puces » ne profitent pas aux habitants en matière d’emplois.  

2. Le commerce local est peu dense, formé de 72 établissements selon la banque de données sur le commerce 2005 ce qui correspond à un indice par habitant de 8 pour mille (30 pour mille à Paris). Ils sont surtout localisés sur le boulevard Ney et avenue de la Porte Montmartre. Les commerces les plus nombreux sont les commerces alimentaires (25% de l’ensemble des commerces contre 12% à Paris). La vacance est importante (17% de locaux vacants en 2005 contre 11% à Paris). La faible présence des cafés et des restaurants illustre le caractère enclavé et peu animé du quartier, et la difficulté à tirer parti du passage généré par les « puces ». Une charte commerciale a été signée en 2003 pour développer l’activité économique du quartier.

Un parc de logements sociaux vieillissant

  • Le parc est exclusivement constitué de logements sociaux. On distingue deux types de bâti : les ensembles HBM de 1920-1930 (Cité Montmartre) et les logements HLM des années 1950-1970 (en rive du périphérique). La plupart des logements (70%) ont été construits avant 1950. L’enjeu est donc celui de l’amélioration et de la restructuration d’un parc social vieillissant En termes de surface, 66% des appartements ont une superficie comprise entre 40 et 70m² (35% à Paris). La quasi totalité des logements du secteur sont gérés par l’Opac.
  • En terme de cadre de vie, le secteur souffre de grandes coupures urbaines (le boulevard périphérique et le boulevard Ney) sources de nuisances et de bruits importants, ainsi que par des grandes emprises occupées par l’Hôpital Bichat, le ministère de la Défense et la RATP.

NB : Le projet de territoire adopté dans le cadre du GPRU identifie trois secteurs d’intervention (Porte Montmartre, Porte de Clignancourt, Porte des Poissonniers). Sur l’ensemble des secteurs, des opérations de démolition, de reconstruction, de résidentialisation et de requalification des espaces publics sont en cours (ou à l’étude). Exemple sur la Porte Montmartre : recomposition globale du l’îlot Binet après la démolition de la Tour Montmartre et des équipements publics existants.

Un réseau d’équipements dense

1. Le quartier offre de nombreux équipements en faveur de la jeunesse (crèche, écoles primaires). Il dispose aussi de plusieurs structures destinées aux adolescents : centre d’animation, centre social ou centre de loisirs. Situé sur la ceinture verte, il est très bien pourvu en équipements sportifs : une piscine, deux stades (stade Bertrand Dauvin, stade des Poissonniers) et plusieurs équipements couverts. Un square (le square Ginette Neveu) vient récemment d’être rénové.

2. Sur le plan culturel, une bibliothèque, un atelier ADAC et un centre d’animation se situent dans son périmètre. Des structures d’aides à l’emploi sont assez proches.

  • Une grande partie du quartier est mal desservie par le métro, ce qui rend les autres équipements plus difficilement accessibles.
  • Le quartier compte une trentaine d’associations agissant depuis plusieurs années dans les domaines de la culture, des loisirs, de la jeunesse, de l’accompagnement social.

Le quartier de la Moskowa a fait l’objet d’une zone d’aménagement concerté. D’une superficie de 4,8 ha, elle a été approuvée en 1991 et dotée d’une DUP fin 1999. Cette opération a permis la démolition de logements, la construction de logements, de bureaux, et de commerces. Les équipements de la ZAC consistent en deux salles de sport, une école maternelle et un jardin public de 2000 m².

Les échanges entre le quartier de la Moskowa et Porte Montmartre – Porte de Clignancourt sont à favoriser. La Moskowa dispose en effet d’une diversité de logements et accueille une population socialement plus diversifiée. La requalification du boulevard Ney favoriserait le rapprochement des deux quartiers.

 

La Moskowa
Tirant son nom d'une victoire du maréchal Ney lors de la campagne de Russie de Napoléon, ce quartier villageois naguère formé de petites maisons biscornues, d'ateliers et de jardinets familiaux avait été construit autour de 1900 par de solides campagnards auvergnats et jurassiens. Frappé d'un arrêté d'insalubrité depuis 1939, le quartier était laissé à l'abandon (repavage et rénovation interdites), les immeubles étaient murés après préemption ou expropriation (et squattés). En 1990, la mairie de Paris vote la création d'une ZAC pour construire 41.000 m2 de logements. Depuis le projet a été retardé par l'opposition de l'association la Moskowa, qui souhaitait le relogement des habitants sur place et la préservation d'une vingtaine d'immeubles. En 1996, la part des logements sociaux a été revue à la hausse (52% de PLA) et la décision a été prise de réhabiliter 15 immeubles
Aujourd'hui, les abords du boulevard Ney sont déjà reconstruits. En revanche en cœur d'îlot, de vieux immeubles en cours de réhabilitation alternent avec de multiples chantiers de construction neuve : autour de la rue Bonnet (le 21 rue Bonnet est décoré de mosaïques) et des deux minuscules ruelles aux pavés disjoints partant de la rue Leibnitz (rue Moskowa et cité Durel).

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