NOUVELLES DU 18 EME

Publié le par LEPIC ABBESSES



TRANSPORTS

Un minibus entre les XVII e et XVIII e arrondissements

 

Les Parisiens du sud du XIII e , de Charonne, du XX e ou du nord du XIX e ont commencé à se familiariser avec son drôle de nez plat et son petit gabarit tout-terrain. Le minibus des traverses parisiennes va bientôt desservir de nouveaux quartiers, à la limite des XVII e et XVIII e arrondissements. Les élus ont voté lundi la création d’une quatrième traverse, nom donné à des petites lignes de bus destinées aux dessertes locales dépourvues de transports.

Longue de 7,7 km, cette traverse sera mise en service début 2011 et permettra de relier la porte Pouchet, le secteur de la Fourche et le sud des Batignolles à la mairie du XVII e . Le tracé et la desserte des quartiers ont été élaborés en étroite coopération avec les conseils de quartiers et les associations de riverains.

Sept jours sur sept

« Ces traverses sont fréquentées en moyenne par 900 à 1 000 voyageurs par jour, explique-t-on à la qui les exploite pour la mairie de . Toutes n’ont pas le même succès, mais, en revanche, elles sont toujours plébiscitées. C’est d’ailleurs le service qui enregistre le meilleur taux de satisfaction de toutes nos lignes et de tous nos transports. » Il faut dire que le voyage dans le petit bus de 22 places, accessible aux handicapés, est plutôt plaisant. Il fonctionne sept jours sur sept, passe en moyenne tous les quarts d’heure, et permet le plus souvent de desservir les équipements municipaux, maisons de retraite, mairies, stades… Les gens se connaissent et l’aménagement convivial facilite les rencontres. La nouvelle traverse coûtera un million d’euros par an. La mairie de a mis au point un schéma global des traverses et devrait en mettre d’autres en projet dans les prochaines années.







XVIII E

Les Trois Baudets courent après le public

 
 

Des concerts à guichets fermés… et d’autres où les spectateurs se comptent sur les doigts d’un trio de guitaristes ! Un an après sa renaissance, le Théâtre des Trois Baudets (qui organise à partir de ce soir une série de 4 concerts anniversaires) affiche des résultats en dents de scie. Racheté et rénové à coup de millions par la mairie de , le mythique cabaret du boulevard de Clichy (XVIII e ) qui avait vu les débuts de jeunes inconnus nommés Brel ou Brassens dans les années 1950 a rouvert ses portes avec une profusion de spectacles.



295 concerts en un an

En un an, la salle désormais dédiée aux « jeunes espoirs de la chanson francophone » a accueilli pas moins de 295 concerts. Ils ont été suivis par près de 34 000 spectateurs. Soit une moyenne de 115 personnes par concert, dans une salle qui peut accueillir jusqu’à 250 personnes. Un bilan « mitigé » mais pas surprenant. Les Trois Baudets « nouvelle formule » ont été conçus pour promouvoir les jeunes talents. A quelques très rares exceptions, la salle de spectacle ne programme donc ni têtes d’affiche ni grosses machines de la scène française.
«On n’est pas là pour ça », remarque Julien Bassouls, le vibrionnant patron des Trois Baudets, ravi de faire monter sur la nouvelle scène presque exclusivement des artistes indépendants. « Notre rôle de soutien aux jeunes artistes qui débutent commence à fonctionner. Certains d’entre eux nous disent que lorsqu’ils mentionnent une date aux Baudets sur leur CV, ils deviennent plus crédibles dans le métier », se félicite le patron de la salle.
Plébiscités par le métier, les Trois Baudets ont également retrouvé leur place dans le paysage de Pigalle. La salle de concert, des années 1950 (qui avait été transformée en cabaret érotique avant d’être laissée à l’abandon) redevient un des lieux de sortie les plus prisés du quartier. C’est particulièrement vrai pour le bar-restaurant du 1 e r étage, qui fonctionne indépendamment de la salle de concerts.
Jeudi soir, plus d’une cinquantaine de clients s’y pressaient. Des spectateurs à peine sortis du concert de début de soirée, des habitants du quartier, des professionnels du spectacle ou encore François Hadji-Lazaro, l’ancien chanteur des Garçons Bouchers, venu en voisin… Atmosphère beaucoup plus calme à l’étage du dessous dans la salle de concert. Tue Loup et , les deux groupes qui se produisaient ce soir-là, n’ont attiré que 47 spectateurs (invitations comprises). Ils sont tous ressortis séduits par les atouts des Trois Baudets : une incroyable proximité avec les artistes, une acoustique irréprochable et des vrais concerts à 15 €.
Les Trois Baudets programmeront 300 concerts en 2010. Réservations et informations sur le site www.lestroisbaudets.com ou au 01.42.62.33.33.












Betty, à l’aise dans sa bulle japonaise

 
 
 

Depuis deux ans, Betty vit à l’heure de Tokyo. A 14 ans, cette collégienne du XVIII e arrondissement dévore les mangas, écume les conventions et les cosplay, apprend à écrire le japonais et s’initie au karaté, quand elle ne revêt pas les atours de ses personnages préférés ou enchaîne les « animes », des dessins animés japonais derrière son ordinateur : « C’est en lisant et en mémorisant les sous-titres que j’ai commencé à m’initier au japonais, et puis je suis tombée dans cet univers, comme Obélix dans la marmite de potion magique », sourit-elle.


Les premiers mangas, Betty les a découverts dans la bibliothèque de sa grande soeur, avant de lui racheter toute la collection… Puis de courir les librairies spécialisées qui ont fleuri dans le quartier de l’Opéra, surfant sur la mode des mangas, à la recherche de nouveaux albums qu’elle traque comme des perles rares… à condition que ce soient de bonnes affaires : pas plus de 2 € l’exemplaire. Aujourd’hui, elle revendique fièrement 265 mangas, une connaissance du Japon et de sa langue qui s’étoffe de jour en jour… Et même quelques recettes de cuisine typiques désormais bien maîtrisées.
Quant aux salons dédiés à sa passion, elle n’en rate aucun : « Et je reste durant toute la convention, même si elle dure plusieurs jours ! Je participe aux karaokés, aux conférences sur la culture japonaise, aux cosplays… A tout !
C’est l’occasion de découvrir de nouveaux livres, des jeux vidéo et tous les produits dérivés. » Et puis, prendre le avec ses copines, déguisée en héroïne de BD, pour se rendre au paradis des fans de mangas : « C’est marrant, ça m’amuse de voir les passants nous regarder bizarrement. » Bref, les bulles japonaises, c’est tout un univers : « Comme le Petit Prince, assure Betty : il y a plusieurs niveaux de compréhension. Les enfants, les ados, les adultes ne les appréhendent pas de la même manière… Chacun son histoire. »








« Mes clients ont une vraie démarche santé »

OLIVIA EDELMAN a ouvert une pâtisserie 100 % bio

 
 

Si la grande majorité de ses clients font attention à leur , ils n’en sont pas moins gourmands… Et se délectent des gâteaux, entremets et petits fours sucrés d’Olivia Edelman, qui a ouvert il y a un an une pâtisserie-salon de thé dans le XVIII e *. Pourtant, la démarche de cette ancienne spécialiste financière n’était pas bio à l’origine.



Sirop d’agave et sève de kitul

C’est en cherchant comment moins sucrer ses gâteaux qu’elle a découvert les miels, le sirop d’agave, la sève de kitul, autant d’alternatives naturelles au sucre blanc raffiné. « Avec ces ingrédients, le goût de mes gâteaux est bien meilleur. » Du coup, elle appelle sa pâtisserie Autrement sucré et passe au 100 % bio. « Mes clients qui ont une vraie démarche santé et gustative sont convaincus… et ils reviennent. » Le midi, elle leur prépare des tartes salées et des soupes, et fait aussi des gâteaux sans gluten et sans lactose pour les intolérants alimentaires. Il y a même une tarte au chocolat sans sucre !
* Autrement sucré, 15, rue Custine, XVIII e , 01.42.64.92.65.

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