NOUVELLES DU 18 EME

Publié le par LEPIC ABBESSES

Le squat artistique du Jardin d’Alice n’ira pas au tribunal

  par Geoffrey Bonnefoy

Le Jardin d’Alice évite le procès. Assignée au tribunal d’Instance par Paris Habitat, l’association, qui a transformé le 40 rue de la Chapelle, dans le 18e arrondissement de Paris, en un lieu culturel et artistique, signera la semaine prochaine une convention d’occupation précaire avec le bailleur social.

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Le Jardin d’Alice est devenu un acteur majeur de l’animation locale.

L’association le jardin d’Alice qui occupe une maison vide rue de la Chapelle -et son jardin de 800m²- depuis mars 2009, et le bailleur social Paris Habitat, propriétaire du terrain, se sont accordés, mercredi 20 janvier 2010, sur la signature d’une convention d’occupation précaire. Assignée en référé par Paris Habitat devant le tribunal d’instance pour « occupation sans droit ni titre », l’association évite le procès qui devait avoir lieu jeudi 21 janvier 2010.

La convention, qui devrait être signée la semaine prochaine, prévoit une redevance de 250 euros par mois pour l’occupation (contre 500 euros initialement demandé), et un dépôt de garantie de 250 euros (contre 1000 auparavant). Les occupants sont engagés dès le début de leur mouvement à quitter les lieux aussitôt qu’un projet de construction serait déposé. A ce jour, aucun projet précis n’existe pour cette parcelle, assurent-ils.

Le jardin d’Alice (dénommé ainsi en hommage à l’ancienne propriétaire) peut donc toujours conduire ses activités culturelles dans son antre rue de la Chapelle, tout en poursuivant son intégration dans l’ensemble du quartier, situé à l’Est du 18e arrondissement. Soutenu depuis le début par les Verts de Paris et du 18e arrondissement, sollicité par de nombreuses associations, le collectif est devenu un acteur majeur de l’animation locale.

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Le Jardin d’Alice entretient 800 m2 de verdure non loin de la porte de la Chapelle.

« Nous sommes ravis, s’enthousiasment ses responsables qui, au fil des mois, ont réaménagé et rénové les locaux. Il s’agit d’une première expérience alternative avec une institution de l’immobilier à Paris. Si elle s’avère positive, et nous y veillerons, d’autres portes s’ouvriront. » Côté Paris Habitat, Dan Steinfeld, son directeur de cabinet, précise que la convention, qui devrait être signée la semaine prochaine, « prévoit l’occupation des locaux pour une vocation artistique ». Or, l’association loge aussi sur place.

Qu’importe, « les futurs ex-squatteurs se réjouissent de pouvoir continuer leur aventure, poursuit le Jardin d’Alice dans un communiqué. Dans une ambiance plus sereine, mais toujours aussi foisonnante d’idées, de créations, d’événements et de rencontres ».









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