NOUVELLES DU 18 EME

Publié le par LEPIC ABBESSES

Nivellement des prix de l’immobilier dans le 18e arrondissement

  par Eloïse Daviaud

Faiblesse de l’offre, demandes en progression : loin de baisser, les prix de l’immobilier dans le 18e arrondissement de Paris ont tendance, globalement, à s’harmoniser à la hausse. C’est le principal enseignement de l’enquête menée par Dixhuitinfo, dans un secteur où les principales victimes semblent être les agences immobilières elles-mêmes.

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Il y a 15 ans, la différence de prix entre un appartement à la Goutte d’Or et à Jules Joffrin pouvait aller du simple au double.

La baisse des prix de l’immobilier observée en France, ne semble pas concerner le 18e arrondissement de Paris. La faiblesse chronique de l’offre semble en cause. En revanche, l’harmonisation relative des prix entre les différents quartiers du 18e arrondissement apparaît comme la tendance la plus marquante en 2009.

Deux quartiers, Clignancourt et Grandes Carrières, figurent parmi le top 3 des quartiers parisiens enregistrant le plus de ventes au 2e trimestre 2009, selon un récent rapport des notaires de France. Même si le nombre de transactions a baissé, la crise semble n’avoir eu qu’un impact minime sur le marché de l’immobilier local. Privat Malherbe, agent immobilier installé rue Versigny depuis 7 ans, n’a d’ailleurs pas constaté de baisse majeure des prix des appartements qu’il a vendus courant 2009. La tendance serait même à l’augmentation qui accompagne l’affluence des demandes depuis août 2009, et plus encore depuis un mois.

Résultat, les appartements sur le marché s’arrachent en un temps record et à des prix inespérés. « On est surpris : des affaires, même beaucoup trop chères, partent très vite. Le fond du problème, c’est qu’il y a toujours peu de vendeurs et beaucoup d’acheteurs, » rapporte Privat Malherbe. En effet, si les acheteurs, probablement motivés par un effet psychologique d’aubaine et par des taux d’intérêt intéressants, semblent avoir repris confiance, les vendeurs se font toujours rares.

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Les agence immobilières se multiplient alors que l’offre de logement baisse.

Cette faiblesse de l’offre, combinée au doublement du nombre d’agences dans l’arrondissement depuis 10 ans, met en difficulté les petites agences immobilières, comme celle de la rue Versigny, où les agents ont été contraints de revoir leurs salaires à la baisse. Privat Malherbes confirme : « Ce n’est pas la crise qui nous porte préjudice, mais la multiplication des agences. »

La déconnexion de l’offre et de la demande actuelle a donc plus d’impact sur le marché que la crise elle-même. « Ce qui change en période de crise, explique Privat Malherbe, c’est que les gens sont beaucoup plus exigeants. Par exemple, un appartement au 1er étage sur cour, peu lumineux, aura beaucoup de mal à se vendre. » Les acheteurs sont aussi plus regardants sur les quartiers et acceptent de moins en moins d’aller s’installer à Marx Dormoy ou à la Goutte d’Or. D’autant plus qu’il est financièrement beaucoup moins intéressant d’acheter dans ces zones qu’il y a quelques années.

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La population qui s’installe dans le 18e arrondissement appartient de plus en plus aux couches sociales supérieures, y compris dans les quartiers les moins prisés.

En effet, il y a 15 ans, la différence de prix entre un appartement à la Goutte d’Or et un autre à Jules Joffrin pouvait aller du simple au double. Aujourd’hui, la fourchette des prix de vente effective s’est beaucoup réduite, globalement comprise entre 5000 et 7000/8000 euros le m2. Les logements situés dans les quartiers périphériques ont pris de la valeur, si bien que le marché de l’immobilier dans le 18e arrondissement tend à s’harmoniser à la hausse.

Conséquence directe, la population qui s’installe dans le 18e arrondissement appartient de plus en plus aux couches sociales supérieures, y compris dans les quartiers les moins prisés. D’ailleurs, ces cinq dernières années, les demandes de dérogations pour l’école primaire et surtout pour le collège ont explosé : si on veut bien s’installer dans les quartiers populaires, on souhaite cependant inscrire ses enfants dans les écoles des quartiers "favorisés". Ces indicateurs témoignent du basculement qui s’opère dans le 18e, autrefois caractérisé par la mixité de sa population.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 18e de Véronique Ovaldé,
la petite marchande de contes

  par Caroline Langlois

La romancière Véronique Ovaldé, auteure de Ce que je sais de Vera Candida, un livre récompensé par deux prix littéraires, vit dans le 18e arrondissement de Paris. Née de l’autre côté du périphérique, dans une famille modeste, la jeune femme écrit depuis toujours. Portrait.

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Dans un pays imaginaire d’Amérique Latine, trois générations de femmes luttent contre la domination des hommes et élèvent seules leurs filles…

Ce que je sais de Vera Candida a tout d’un conte moderne. Avec son joli minois et ses lèvres carmins, Véronique Ovaldé semble tout droit sortie d’une telle histoire. Il était une fois une petite fille, née en banlieue parisienne dans un milieu modeste, qui rêvait d’écrire des livres. À 6 ans, la petite Véronique a déjà fait la liste des romans qu’elle écrirait plus tard. « J’étais comme ces enfants habités par un imaginaire un peu encombrant. Écrire et dessiner, çà a été immédiat. » Adolescente, Véronique Ovaldé écrit des « textes » de 200 pages, qu’elle fait lire à ses professeurs. « C’était un apprentissage, car je viens d’un milieu où l’on n’écrit pas et où l’on ne lit pas. J’ai vraiment bénéficié des municipalités du 93 qui avaient de vraies politiques culturelles. » La jeune fille passe sa vie dans les bibliothèques, car des livres, à la maison, il n’y en a pas.

« Je n’avais personne pour me dire ce qu’il fallait lire. Alors je lisais tout. De façon boulimique. » Tout y passe, de Stephen King, à Gabriel Garcia Marquez, jusqu’à Norman Mailer, Hemingway… Et puis la poésie, Baudelaire. « J’ai eu une espèce de choc. Je me suis dit, c’est pour moi, c’est à moi que cela s’adresse. » Même expérience transcendantale à la lecture du Bruit et de la Fureur, de William Faulkner. « Je ne comprenais pas, mais c’était du même ordre que la poésie. J’avais l’impression que c’était quelque chose qui me dépassait, de l’ordre de l’éblouissement et qu’il y avait une possibilité supplémentaire à mon imaginaire et au monde, à côté de moi, accessible. »

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« Ce que j’aime aussi dans le 18e, c’est son côté auberge espagnole. »

Le bac en poche, cette bonne élève semble toute destinée à suivre de hautes études littéraires. Ses professeurs remplissent les dossiers pour son inscription en classe préparatoire littéraire hypokhâgne. Mais la jeune Ovaldé n’a qu’une idée en tête : « Entrer dans le château fort de l’édition ». « Je me disais : je me ferai publier un jour. Mais je pensais que c’était compliqué, compte tenu du milieu d’où je venais. Je ne croyais pas du tout au fait d’envoyer ses textes par la Poste. Donc j’ai pensé : il faut que je travaille dans l’édition. » Son père lui accorde deux ans d’études, pas plus. Elle s’inscrit alors en BTS édition. Tant pis pour l’hypokhâgne et le prestige de l’École Normale Supérieure.

Son BTS en poche, Véronique Ovaldé entre au Seuil, où elle restera douze ans, sans jamais cesser d’écrire dans ses petits cahiers. Son premier éditeur vit rue Versigny. dans le 18e arrondissement. Il publie un conte illustré, Khambé. Mais c’est chez son propre employeur, le Seuil, que paraît son premier roman, Le Sommeil des poissons, en 2000. Six romans plus tard, Véronique Ovaldé est devenue un écrivain à succès. Sa dernière publication, Ce que je sais de Vera Candida, vient de recevoir le prix Renaudot des lycéens et le prix du roman France Télévision.

La romancière vit aujourd’hui dans le 18e, quartier de la mairie, avec ses deux enfants, de 8 et 11 ans. Ce qu’elle aime par dessus, c’est le côté « auberge espagnole » qu’offre l’arrondissement. « Cela me rappelle ma banlieue. Là-bas, je connaissais tous les gens dans l’immeuble. Cela m’a manqué quand je suis arrivée à Paris, mais je retrouve cette ambiance de quartier ici, surtout grâce à mes enfants. » Elle y a maintenant ses repères, ses amis, ses habitudes.

Votre pause café ?
A la Timbale, rue Versigny, et à La Piscine, rue du Poteau. Il faut que ce soit à moins de 100 m de chez moi ! Et puis Le Reinitas, bien sûr, pour la terrasse.

Vos courses ?
J’aime le marché de la rue Ordener. J’y ai mes habitudes, notamment chez la fromagère, Nelly. Le marché du boulevard Ornano est très bien aussi. Les produits sont excellents, et ce n’est vraiment pas cher.

Vos restaurants ?
J’aime bien Chez Paula (26 rue Letort) et L’Assiette (78 rue Labat). Ils sont très sympas, et ils font un hachis parmentier de la mort ! Mes enfants aiment aussi le restaurant indien Le Safari (36 rue du Ruisseau).

Vos librairies ?
L’humeur Vagabonde (44 rue du Poteau) et l’Attrape-Cœur (4 place Constantin Pecqueur). Et que je monte me balader sur la Butte, je m’arrête toujours jeter un œil aux bandes dessinées chez BD Spirit, (10 rue Ramey).

Bibliographie
* 2000 - Le Sommeil des poissons, (Éditions du Seuil),
* 2002 - Toutes choses scintillant, (Éditions de L’Ampoule),
* 2003 - Les hommes en général me plaisent beaucoup, (Éditions Actes Sud),
* 2005 - Déloger l’animal, (Éditions Actes Sud),
* 2006 - La très petite Zébuline, avec Joëlle Jolivet, (Éditions Actes Sud Junior),
* 2007 - Et mon cœur Transparent, (Éditions L’Olivier)
* 2009 - Ce que je sais de Vera Candida, (Editions L’Olivier)

 

 

 

 

Véronique Ovaldé, un pied dans l'histoire, l'autre dans la féérie

L'an dernier, elle avait reçu le Prix France Culture / Télérama pour « Et mon cœur transparent ». Son nouveau roman, « Ce que je sais de Véra Candida » (L'Olivier), un de nos coups de cœur, est sorti le 20 août. En même temps, parait chez Albin Michel un roman qu'elle a édité : « Le Club des incorrigibles optimistes » de Jean-Michel Guénassia. Une rentrée double. Rue89 l'a interrogée sur ces deux livres.

Une éditrice en tenue de rentrée

 

« Le Club des incorrigibles optimistes »
Vous prenez « Une vie française » de Jean-Paul Dubois, vous y ajoutez la guerre d'Algérie, y mettez Sartre et Kessel comme figures intellectuelles de références, et vous avez un Club des incorrigibles optimistes à Denfert-Rochereau. Roman d'adolescence (de Michel Marini, 12 ans en 1959, amateur de rock et de baby-foot) et roman de l'Europe des années soixante. Igor, Sacha, Pavel, et bien d'autres, ont fui Pologne, Roumanie ou Russie, et vivent à Paris. Ils sont nostalgiques du vrai socialisme. Ils jouent aux échecs dans une arrière-salle, parlent politique, écrivent. Une arrière-salle où on croise Sartre et Kessel. Qui jouent aux échecs. Pour Marini, il y a aussi la guerre d'Algérie, spectre national et familial… C'est cette balance entre la vie familiale et la vie intellectuelle non seulement d'un pays, mais d'un continent, que donne à voir Guenassia.

Romancière au succès -critique et public- grandissant, Véronique Ovaldé connaît le milieu. Cette autodidacte -elle ne revendique aucun diplôme- a été pendant dix-sept ans chef de fabrication dans différentes maisons d'édition.

C'est suite au succès de « Et mon cœur transparent » (Prix France Culture – Télérama en 2008) que son employeur, Albin Michel, a remarqué avoir dans son effectif une auteure qui compte. Et lui a proposé d'éditer les livres plutôt que de les fabriquer. Depuis mars 2009, Véronique Ovaldé est donc éditrice chez Albin Michel – l'éditeur de ses romans restant bien sûr L'Olivier.

Quelques mois à peine ont passé, et sort en cette rentrée le premier roman sur lequel la nouvelle éditrice a travaillé : « Le Club des incorrigibles optimistes ». Le deuxième roman -vingt-trois ans après le premier- de l'ancien avocat Jean-Michel Guénassia (lire encadré).

Quelques mois à peine, donc, après être entrée en fonction, la jeune femme gère une double pression : défendre son propre roman en même temps que le roman d'un homme qu'elle a édité. Schizo ? Non, car Véronique Ovaldé prouve avec assurance, détachement et humour qu'elle est femme qui « arrive très bien à séparer ses vies : vie de romancière et de mère », comme « vie de romancière et d'éditrice ».

Certes, de nombreux auteurs ou éditeurs doivent défendre simultanément leurs plusieurs casquettes dans le milieu. Ce qui est nouveau, c'est qu'auparavant, rares étaient les femmes qui portaient de telles caquettes, et encore moins des femmes aussi connues et de qualité que Véronique Ovaldé. (Voir la vidéo)


Destins de femmes

Son sixième livre a entre autres pour thème la place des femme, le sort des femmes.

Au début, il y a Rose Bustamente : « la grand-mère maternelle de Vera Candida, avant de devenir la meilleure pêcheuse de poissons volants de ce bout de mer, avait été la plus jolie pute de Vatapuna », une île imaginaire. Elle tombe sous la coupe d'un homme, dont elle aura une fille, Violette. Des années après, il y aura Vera Candida, fille de Violette. Et il y aura Monica-Rose…

Ces quatre-là se heurtent au destin qu'à Vatapuna les femmes laissent aux hommes le soin de leur imposer (asservissement, viol). Jusqu'à ce que Vera Candida ose se battre contre la fatalité. Et parte pour la ville, travailler à l'« usine de paniers repas », vivre dans le « Palais des morues » et le continent. Prendre le temps de se rencontrer elle-même. Donc rencontrer un homme, ce qui n'est pas simple vu son passif personnel et familial.

C'est l'histoire de femmes qui se battent dans un monde « pourri jusqu'à la moelle » et où « les victimes restent toujours des victimes, et les salauds des salauds ». Toutes le croient, sauf Vera Candida.

Le réalisme magique

Véronique Ovaldé a toujours eu un pied dans la réalité, l'autre dans la féerie. « Confiance totale dans l'imaginaire », dit-elle. Cette profonde réflexion sur le sort des femmes lui permet de libérer des images folles (une pêcheuse de poisson volants). De placer son histoire dans une zone proche de l'Amérique du Sud et centrale, faisant écho aux mères de la place de Mai en Argentine ou aux féminicides de Ciudad Juarez au Mexique. Cela lui permet de mener très loin son propos : plus que de féminisme, c'est de féminité qu'il s'agit ici. Jamais Véronique Ovaldé, dont c'est pourtant un thème récurrent, ne l'avait abordé si finement. (Voir la vidéo)


Du roman noir acidulé

Voici un livre où « dans les rencontres, il y a les coïncidences et les intuitions ». Où, quand on est déterminé, c'est un « mélange de coïncidence, intuition, déduction, détermination ». Un roman fait d'accélérations-décélérations constantes. Un rythme parfois fou, parfois tranquille.

Véronique Ovaldé, avec sa langue acidulée, efface tout superflu pour maintenir le non-psychologisme. Privilégier le regard, l'action. Elle ne décrit pas ses personnages, elle décrit ce qu'ils voient, décrit leurs gestes et leurs actions.

On remarque alors une des caractéristiques évidentes chez elle : une influence du roman noir. Sa manière d'écrire ses personnages non par ce qu'ils pensent, mais seulement par ce qu'ils font, cela vient directement de Hammett, Chandler, et du nouveau roman noir des années 20. Quand, sous l'influence du cinéma qui devenait parlant et de la psychanalyse qui se démocratisait -donc, sous l'influence des projections-, naquirent le comportementalisme et le roman noir moderne.

Véronique Ovaldé avoue d'ailleurs admirer Raymond Chandler (« le roi de la comparaison ») et être « plus proche du roman noir que du réalisme magique ». (Voir la vidéo)


Raymond Chandler + The Cocteau Twins = Véronique Ovaldé

On peut lire Véronique Ovaldé en écoutant tout l'album « Heaven or Las Vegas » (1990 - spécialement le morceau « I wear your ring »), ou encore « Four Calendar Cafe » (1993 - spécialement « Bluebeard » et « Summerhead »), soit les deux albms de la période post-new wave des Cocteau Twins.

Un livre qui éveille une musique en vous est un livre qui vous relie au monde et au ciel. Et vous prouve que la littérature est bel et bien une extension du réel, tendue vers le monde.

Voir la version intégrale de l'interview video (30 mn), où il est question de la rentrée de la romancière/éditrice, du « polar acidulé » et du réalisme magique, mais aussi de la rencontre entre la romancière et ces auteurs, de son
rapport au temps, de la place des femmes dans l'édition en France.

Couvertures de livres de Véronique Ovaldé (DR).Ce que je sais de Véra Candida - Véronique Ovaldé - L'Olivier -295 p., 19€. Et mon cœur transparent - Réédité chez J'ai lu le 26 août 2009.
Le Club des incorrigibles optimistes - J.-M. Guenassia - Albin Michel - 754 p., 23,90€.






BIOGRAPHIE :

"Toute gamine, j'étais déterminée à faire publier mes textes"…

A trente ans, Véronique Ovaldé reconnaît qu'elle a toujours été habitée par la passion de l'écriture. Après le bac, direction l'école Estienne où elle passe un BTS édition, une façon comme une autre d'entrer dans le milieu littéraire lorsque l'on ne fait pas partie du sérail.

Elle reprend des études de lettres par correspondance, travaille comme chef de fabrication et publie en 2000 un premier roman aux éditions du Seuil, Le Sommeil des poissons. Elle signe, avec Toutes choses scintillant (L'ampoule), une seconde œuvre remarquée.


Quand on lui demande si elle se sent en décalage par rapport au champ romanesque contemporain elle répond :

" Oui, très fortement. Ce que j'écris est toujours un peu décalé, principalement en raison de cet univers imaginaire, symbolique. Ce n'est pas vraiment dans l'air du temps, dans la vie germanopratine. La tendance « moi mon nombril et mon sexe », globalement, n'est pas tellement ce qui m'intéresse… Donc oui, je me sens un peu en marge. Ce qui ne m'empêche pas de lire énormément, j'ai beaucoup de bonheur à lire certains textes qui sont très différents des miens. J'ai été totalement noyée par la littérature américaine lorsque j'étais jeune, j'ai commencé très tôt avec Hemingway, Steinbeck, et j'en lis toujours beaucoup. C'est très éloigné de ce que j'écris, mais ce sont des romans qui alimentent. Certains auteurs m'emballent du côté de la littérature française, de gens comme Volodine, Michon, qui restent également très en marge…"

Et de préciser : "Tout s'imbrique toujours de cette manière-là dans mes histoires : le lieu, l'imaginaire, viennent après le personnage"

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