NOUVELLES DU 18 EME

Publié le par LEPIC ABBESSES

Clignancourt, Ramey, Muller :
les palmiers de la concorde

  par Philippe Bordier

L’association Clign’Ensemble a symboliquement planté trois palmiers, dimanche 15 novembre 2009, au milieu du carrefour Ramey, Clignancourt et Muller, dans le 18e arrondissement de Paris. Objectif : presser la municipalité de réaliser un véritable aménagement d’un secteur à la circulation anarchique.

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Les trois palmiers sont le préalable à la création d’une placette végétalisée, espère l’association.

Trois touches de vert au milieu de la grisaille urbaine. Posés sur le zébra au milieu du carrefour des rues Ramey, Clignancourt et Muller, les trois palmiers offerts, dimanche 15 novembre 2009, à la mairie du 18e arrondissement de Paris par l’association Clign’Ensemble ne passent pas inaperçus ! « C’est notre manière d’interpeller la municipalité sur le développement anarchique de la circulation dans le quartier, explique Alain Sitbon, président de l’association. Quelques aménagements ont été réalisés, mais les questions de fond ne sont pas résolues. L’endroit est toujours aussi dangereux, en particulier pour les écoliers. »

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Alain Sitbon, président de Clign’Ensemble, dévoile les palmiers aux riverains.

Clign’Ensemble se bat pour un véritable aménagement d’un secteur coincé entre la Butte Montmartre et le boulevard Barbès. « Ces palmiers sont pour nous un préalable à la conception par la mairie d’une placette verte, qui remplacerait l’affreux zébra que personne ne respecte, » souligne Alain Sitbon. L’association a cassé sa tirelire pour acheter les arbres : « Presque mille euros, au total, précise le président. Désormais, nos caisses sont vides. » Un retour sur investissement serait donc le bienvenu, « la mairie doit bouger ».

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La mairie ne fera pas enlever les arbres par les services de la voirie.

L’opposition municipale est déjà sur les rangs et se penche avec bienveillance sur le dossier. Roxane Decortes, élue UMP du 18e, est arrivée la première sur les lieux. « D’un point de vue circulation, c’est n’importe quoi ce quartier, a-t-elle souligné. La mairie doit entendre les revendications de ses habitants. » Felix Beppo, adjoint au maire du 18e arrondissement, chargé de l’espace public, ne s’est pas dérobé. Attendu comme le messie, par l’association, il a essuyé les reproches des riverains pendant une heure. « Mais il a joué le jeu, explique Alain Sitbon. L’élu s’est engagé sur un programme d’aménagement qui verrait le jour en 2010. Il devrait nous rencontrer avant fin 2009, afin d’établir un calendrier. » Quant aux palmiers, l’élu a indiqué qu’il ferait le nécessaire pour qu’ils ne soient pas enlevés par les servies de la voirie.














Rue Clignancourt :
la sécurité des écoliers en question

  par Philippe Bordier

À l’initiative de l’association Clign’Ensemble, des parents d’élèves ont bloqué la rue Clignancourt, mardi 25 novembre 2008, afin de sensibiliser la mairie du 18e arrondissement aux dangers d’un carrefour où écoliers et automobilistes cohabitent dangereusement, malgré quelques aménagements effectués par la municipalité.

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Le passage protégé incriminé est situé sur une bosse. Sa visibilité est médiocre.

Ils sont une vingtaine, vêtus de gilets jaunes fluorescents, alignés sur le passage protégé, rue de Clignancourt. Quand des écoliers apparaissent, ils bloquent la circulation à la hauteur des rues Ramey et Muller, en brandissant des pancartes : « Enfants en danger, que fait la mairie ? » Ces parents d’élèves agissent à l’initiative de l’association Clign’Ensemble. Ils souhaitent alerter une nouvelle fois la municipalité du 18e arrondissement sur les multiples dangers que représente un carrefour sillonné matin et soir par plusieurs centaines d’enfants scolarisés dans les établissements du quartier (maternelles André Del Sarte et Christiani, groupe scolaire Clignancourt).

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« La municipalité a procédé a des aménagements insuffisants, » estime l’association.

Le passage protégé incriminé est situé sur une bosse. Sa visibilité est médiocre malgré une signalétique lumineuse. « Mais, quand le soleil brille, précise François, père de deux enfants, elle est cachée par le store de la terrasse du bar à côté. En outre, un panneau de limitation de vitesse (30 km/h) est placé après le passage piéton. Il ne sert à rien. » Pour couronner l’ensemble, un arrêt du bus 85 est installé quelques mètres avant le passage protégé. « Le déplacer relève de l’évidence, estime le jeune homme. Pourtant, nous sollicitons la mairie du 18e depuis plus d’un an, sans grands effets jusqu’à aujourd’hui. » Quant au récent marquage au sol, censé délimiter les voies de circulation, il semble invisible aux yeux des chauffeurs.

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Plusieurs établissements scolaires sont implantés dans le quartier.

Les véhicules observés ce matin-là ne déboulent pas tous à pleine vitesse dans le secteur. Il faut aussi reconnaître que ce carrefour, aussi mal configuré soit-il, n’est pas le théâtre d’accidents grave. « Ce n’est pas une raison pour laisser la situation se dégrader, plaide Alain Sitbon, président de Clign’Ensemble. Nous ne sommes pas à l’abri d’un drame. » En effet, dès que les parents d’élèves lèvent le barrage, les mauvaises habitudes reprennent : aucun conducteur ne daigne céder le passage à cette vieille dame qui patiente devant les clous. Elle traversera la chaussée entre deux volées de voitures, alors qu’un agent de surveillance publique officie à quelques mètres, côté rue Ramey. « Une situation absurde, » relève Patrick, lui aussi père de deux enfants scolarisés dans le quartier.

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Dès que les parents d’élèves lèvent le barrage, les mauvaises habitudes reprennent : aucun conducteur ne daigne céder le passage à cette vieille dame qui patiente devant les clous.

« Nous ne demandons pas la lune, reprend Alain Sitbon. Juste un rééquilibrage au profit des piétons, des enfants, surtout. » Le responsable de Clign’Ensemble, qui habite depuis dix ans rue Christiani, craint aussi que ce quartier, coincé entre Montmartre et la Goutte d’Or, ne devienne un « no man’s land » : « Nous sommes encerclés de zones protégées, à circulation réduite. Nous n’avons rien contre, mais nous en subissons les conséquences. Nombre d’usagers qui empruntaient le boulevard Barbès avant son aménagement utilisent désormais la rue Clignancourt. Ils ont l’impression de gagner du temps, mais un bouchon se forme aux heures de pointes en bloquant toutes les rues alentour. » L’association n’entend pas baisser les bras et affirme qu’elle reproduira ce type d’action, baptisée Gilets jaunes, « aussi longtemps qu’il le faudra. »









Les gilets de la colère,
rues Muller et Clignancourt

  par Philippe Bordier

L’association Clign’Ensemble a organisé, dimanche 8 février 2009, un barrage filtrant à l’entrée de la rue Muller, dans le 18e arrondissement de Paris. Les riverains, vêtus de gilets jaunes, entendaient ainsi sensibiliser la municipalité au non respect par les automobilistes de l’opération "Paris Respire", à Montmartre.

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Selon l’association, le dispositif censé filtrer l’accès à Montmartre le dimanche, dans le cadre de l’opération "Paris respire", n’est pas efficace rue Muller.

Clign’Ensemble ne désarme pas. Après le blocage de la rue Clignancourt, en novembre 2008, pour sensibiliser la mairie du 18e arrondissement de Paris aux dangers d’un carrefour traversé matin et soir par les écoliers, l’association a organisé, dimanche 8 février, un barrage filtrant à l’entrée de Montmartre, côté rue Muller. « L’action visait l’opération « Paris respire », explique Alain Sitbon, le président de Clign’Ensemble. Un dispositif censé interdire, le dimanche, la circulation de transit dans le quartier. Les voies d’entrées sont fermées à l’aide de panneaux mobiles ouverts par des agents de sécurité publique (ASP) quand se présente un riverain. Or, rue Muller, au croisement des rues Ramey et Clignancourt, pas d’ASP pour actionner le panneau. Résultat, tous les véhicules entrent dans Montmartre. Ici, « Paris respire » ne fonctionne pas. »

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La mairie du 18e a procédé à des aménagements carrefour Clignancourt, Ramey, Muller. Mais, Clign’Ensemble souhaite intégrer le quartier dans une réflexion urbaine globale.

Les membres de Clign’Ensemble ont donc enfilé leurs gilets jaunes et assuré le bon fonctionnement du barrage filtrant. Une pétition a permis de recueillir 150 signatures. Les riverains ont également été sensibilisés au second dossier qui préoccupe l’association : l’aménagement de la rue Clignancourt, lequel a aussi fait l’objet d’une pétition. « Dans le cadre de l’extension du quartier vert Montmartre vers la Goutte d’Or, aucun plan précis n’a été imaginé pour la rue Clignancourt, rappelle Alain Sitbon. Parallèle au boulevard Barbès, cette voie sépare les deux ensembles. On aménage Montmartre et la Goutte d’Or, et, au milieu, on laisse tomber la rue Clignancourt. Pourtant, puisque la circulation devient compliquée ailleurs, son trafic augmente de manière significative et dangereuse. »












"Gast" au Cinéma des cinéastes, mardi 17 novembre

"Gast", le nouveau court métrage de Benjamin Busnel, sera projeté, mardi 17 novembre 2009, au Cinéma des cinéastes, dans le 17e arrondissement de Paris. Le film du réalisateur, qui vit dans le 18e, bénéficie d’une copie en 35 mm et sera montré aux spectateurs dans d’excellentes conditions.

Projeté dans le cadre du mini festival Fuji Tous Courts, Gast est intégré au sein d’un programme de sept courts métrages. A l’issue de la séance, les spectateurs voteront pour le film qu’ils considèrent le meilleur. Le vainqueur participera à une séance spéciale en juin, où il pourra gagner le prix Fuji 2000. « J’ai besoin du concours du plus grand nombre pour faire couronner Gast », s’enthousiasme Benjamin Busnel.

La projection, publique et gratuite, d’une duré d’1h40 environ, sera suivie d’un buffet/cocktail.

Lire sur le site  : Le cinéaste Be
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