NOUVELLES DU 18 EME

Publié le par LEPIC ABBESSES

La Loco menacée
de fermeture à Pigalle

  par Philippe Bordier

Discothèque populaire du quartier Pigalle, la Loco est sur le point de fermer. Le tribunal de commerce a rejeté le plan de reprise de sa direction, lui préférant celui du Moulin Rouge, le cabaret voisin. Les salariés ont manifesté leur colère, samedi 30 octobre 2009. Trente emplois fixes sont menacés.

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Le Moulin Rouge veut racheter la Loco pour y développer ses propres activités.

Ils n’étaient pas très nombreux devant l’entrée de la Loco, samedi 30 octobre 2009, mais ils faisaient du bruit : les salariés de la discothèque du 90 boulevard de Clichy, dans le 18e arrondissement de Paris, protestaient, au son de la techno, contre la fermeture annoncée de la salle. Jeudi 22 octobre 2009, le tribunal de commerce de Paris a en effet rejeté le plan de reprise de la direction, soutenu par ses salariés, lui préférant celui du cabaret voisin, le Moulin Rouge, propriétaire des murs depuis juin dernier.

Confrontée à des problèmes financiers chroniques liés, selon les salariés, à « l’interdiction de fumer » et, plus globalement, à « la crise », la Loco avait été placée en redressement judiciaire voilà plus d’un an. Un plan de reprise avait été présenté par la direction pour reprendre l’affaire évaluée à 1,2 million d’euros. Les banques avaient donné leur feu vert. Finalement, le tribunal de commerce a tranché en faveur du Moulin Rouge. Et les salariés ne comprennent pas : «  La Loco gagne de l’argent, notre plan est aussi valable que celui du Moulin Rouge, explique au nom du collectif des salariés, le directeur artistique Denny Fisher. On veut la mort de la Loco, car il y a énormément d’argent en jeu. »

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Trente salariés sont menacés de perdre leur emploi. Ils sont soutenus par le syndicat CFTC.

Dans l’histoire, trente salariés en contrat indéterminé sont menacés de perdre leur emploi. Auxquels s’ajoutent les employés temporaires et divers sous-traitants. Tony, le caviste, a hypothéqué ses biens pour abonder au plan de reprise. Il défend son emploi, mais aussi « un lieu unique à Paris, interdit aux discriminations, diversifié d’un point de vue musical, loin des clichés branchés de la capitale ». Sur place, Sylvain Garel, conseiller de Paris et élu Vert du 18e arrondissement, ceint de son écharpe tricolore, manifestait son soutien : « Je ne suis pas client de la Loco, mais des emplois sont en jeu. Je suis donc solidaire de leur combat. » La Loco a fait appel de la décision du tribunal et attend la date du jugement.

 

 

 

 

 

Les jours de la Loco sont comptés

Endettée, la discothèque va disparaître. Le Moulin Rouge a été désigné comme repreneur. Les salariés se mobilisent.

Les salariés de La Loco ont décidé d'occuper leur entreprise boulevard de Clichy (XVIIIe).

Les salariés de La Loco ont décidé d'occuper leur entreprise boulevard de Clichy (XVIIIe).

 

Triste fin de partie pour la Loco, mythique discothèque de Pigalle. Le tribunal de commerce a scellé jeudi dernier son destin, en désignant comme repreneur du fonds de commerce le Bal du Moulin Rouge, société qui gère le célèbre cabaret mitoyen et possède déjà les murs de la Loco.
Dès jeudi soir, des responsables du Moulin Rouge accompagnés d'un huissier ont tenté de récupérer les clés du bâtiment. "Nous avons refusé de les laisser entrer car ils n'avaient aucun document attestant le jugement", affirme Tony, un salarié affilié à la CFTC. La tension est vite montée chez les employés, qui ont décidé depuis lors d'occuper leur entreprise.
"Le repreneur ne va garder qu'une vingtaine d'emplois sur cinquante, déplore Denis Fisher, directeur artistique de la discothèque. Nous avions proposé un plan pour préserver tous les emplois. Les salariés eux-mêmes ont proposé de reprendre l'activité pour un montant de 1,2 millions d'euros, soit la même offre que le Moulin Rouge, avec un prêt bancaire. La justice ne les a pas retenus."
Parmi les offres de reprise, la nôtre était celle qui préservait le plus d'emplois", assure de l'autre côté maître Michel Jockey, l'avocat du Bal du Moulin Rouge, qui affirme qu'il n'y a "aucune agressivité" vis à vis du voisin déchu. En lieu et place de la Loco, le Moulin Rouge va installer un café et un service de restauration rapide. "Ce nouvel espace permettra d'accueillir les 1600 personnes qui sont obligées de faire la queue tous les soirs sur le boulevard de Clichy avant de se rendre au Moulin Rouge".
L'activité de la Loco se poursuivra jusqu'aux travaux, d'ici à six mois. De leur côté, les employés et la direction pourraient repousser l'échéance en faisant appel de la décision de justice. Sans quoi il devront quitter les lieux.

 

 

 

 

Dave GUETTA:

Qui n'a pas été une fois à la LOCOMOTIVE ? On aime ou on n'aime pas !!! cet établissement est une institution boulevard clichy !!! Il a vu des générations, des histoires d'amours et pleins d'autres choses !!! ALORS TOUS DERRIERE LA LOCO QUI RISQUE DE SE FAIRE DEVORER PAR L'OGRE AU DETRIMENTS DES EMPLOYES QUI VEULENT REPRENDRE LEUR BOITE POUR LES GENERATIONS FUTURS !!!! COURAGE A VOUS ET RIEN EST PERDU

La Loco

La Loco


75018 Paris

 

 

Présentation

La Loco ouvre ses portes à l'ancien emplacement du bal du Moulin-Rouge en 1960. C'est alors un petit club en sous-sol animé avec brio qui va devenir un temple du rock à Paris. Les Beatles ou les Kinks y donnent quelques concerts, et de nombreuses stars s'y rendent régulièrement pour boire un verre - dont le grand Elvis Presley. La Loco est rénovée en 1986 et rouvre avec trois niveaux pour une superficie totale de 2.500m² ; c'est David Bowie qui donnera le premier concert de cette nouvelle ère.
En 2001, le lieu s'oriente vers une programmation principalement électronique et accueille les plus grands djs de la planète : Carl Cox, Laurent Garnier, Jeff Mills, Bob Sinclar, The Hacker... Parallèlement les concerts donnés réjouissent toujours autant les amateurs de rock, avec une tendance nette pour le milieu 'underground' : concerts de rock-gothique (Sisters of Mercy), hard-rock (Pearl Jam), métal (Rammstein), industriel (Project Pitchfork), etc.

 

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