NOUVELLES DU 18 EME

Publié le par LEPIC ABBESSES


Initiative / XVIII e - IX e

Une télé pour Pigalle

 
 

Le quartier de Pigalle, Philippe Cochinard en connaît par coeur les jours et les nuits. Ancien comédien érotique, ex-directeur de la communication d’un gigantesque sex-shop du boulevard de Clichy, le quadragénaire installé depuis vingt ans au coeur du quartier de l’amour a désormais décidé d’offrir un beau cadeau à cet endroit dont il veut redorer un blason parfois terni : une télévision.

Un programme hebdomadaire, alternant informations locales, fictions, rubriques satiriques, reportages sur les commerces et la vie quotidienne à l’ombre du Moulin-Rouge qui fête cette année ses 120 ans.
TV Pigalle c’est son nom, tout simplement est née sur le Web au dernier. Depuis, le bébé a fait son chemin : 25 bénévoles, acteurs et cameramen notamment, travaillent pour cette télé qui enregistre déjà 67 000 visiteurs. « Pas mal », commente Philippe Cochinard, qui voit là l’occasion inespérée de parler du Pigalle qu’il aime. « On ne parle de Pigalle que pour évoquer la prostitution, la délinquance, la violence, la drogue… Mais Pigalle, c’est autre chose : une vie nocturne incroyable, l’érotisme bien sûr, les petites femmes de , mais aussi une multitude d’établissements, une vie diurne riche, des lieux insolites méconnus. »

« Je donne la parole aux sans-voix qui ont envie de s’exprimer »

Pour montrer la face cachée du quartier rouge, où se ruent chaque année 10 millions de touristes, Philippe Cochinard a imaginé une télé ancrée dans la vie locale, qu’il concocte depuis son appartement de Pigalle.
« Je suis entré en contact avec 270 commerçants, qui sont régulièrement interviewés, et puis il y a des reportages locaux, des fictions rigolotes ou sexy bien en phase avec un quartier qui se boboïse. Bientôt les habitants pourront même utiliser TV Pigalle pour s’adresser à leurs élus via une boîte aux lettres. Je donne la parole aux sans-voix qui ont envie de s’exprimer. »
Seul hic : trouver des subventions pour pouvoir faire vivre… et même prospérer la Web TV que l’enfant de Pigalle entend bien étendre « comme une toile à travers ». En ligne de mire : les quartiers touristiques, du Marais à Montparnasse, en passant par Mouffetard et Belleville. D’ailleurs, TV Montmartre, c’est pour très bientôt. « J’ai investi 20 000 € de ma poche, mais je vais avoir besoin de bonnes volontés et de soutiens financiers…




 

Cette semaine, les barons sont au Moulin Rouge !

Giovanni Cayave est au Sans-Souci !

Enzo parle à Diana Jones, Marion voit enfin le spectacle de la Pitonade... Anksa Kara interview Katia Kermoa...





   

Le Folies Pigalle.

Pigalle est le nom d'un quartier de Paris , situé autour de la place Pigalle, il comprend les rues situées des deux côtés des boulevards de Clichy et Rochechouart, et s'étend sur les IXe et XVIIIe arrondissements.

La place doit son nom au sculpteur Jean-Baptiste Pigalle ( 1714 - 1785 ). Le quartier est renommé pour être un haut lieu touristique (il se situe en contrebas de la Butte Montmartre ), et un «  quartier chaud  », c'est-à-dire présentant des commerces à caractère érotique.

Même si le temps où se croisaient à Pigalle, les truands, les policiers et les clients, semble lointain, on y trouve encore de nombreux sex shops , des bars spécialisés — des bordels — quelques prostituées . Cependant, les boîtes de nuit, les cabarets célèbres, les enseignes multicolores et néons qui donnent l'image d'un quartier chaud sont pour beaucoup aujourd'hui un décor pour touristes.

Le quartier Pigalle comprend plusieurs salles de spectacles, cabarets :

Quelques magasins d'instruments de musique ( guitares , claviers ...), et des écoles se sont de nos jours installés notamment au sud de la place Pigalle.

Le quartier est desservi par la station de métro du même nom , au croisement des lignes 2 et 12 (Nord-Sud) .

 

Un salon de Toulouse-Lautrec

 

Histoire du quartier :

L'histoire de Pigalle, en tant que quartier chaud, débute en 1881 avec l'ouverture, dans un local occupé auparavant par un bureau de poste, du cabaret Le Chat noir de Salis situé au 84, boulevard Rochechouart dans lequel travaille Aristide Bruant . Chantre du Paris interlope, autour de lui s'installe la Bohème . Bruant reprend le cabaret en 1885 , le déménage rue Victor Massé et le renomme Le Mirliton . En octobre 1885, Maxime Lisbonne , de retour de Nouvelle-Calédonie où il purgeait une condamnation à perpétuité, amnistié en 1880 , ouvre "La Marmite", il y présente des spectacles osés et va inventer le striptease au Divan Japonais .

En 1889 , un autre cabaret Le Moulin-Rouge s'installe au bas de la butte Montmartre et rapidement il est suivi par de nombreux restaurants et bars. Peu à peu, il attire la clientèle des quartiers habituels du plaisir nocturne autour de la porte Saint-Martin et de la porte Saint-Denis , les souteneurs les suivent et fréquentent le bal de nuit de l'Élysée-Montmartre, au "80, boulevard Rochechouart".

Vers 1910 , le « milieu du crime » jette définitivement son dévolu sur les quartiers de Pigalle et de Montmartre. Place Pigalle, les cafés, La Nouvelle Athènes , La Kermesse , Le Petit Maxim's , L'Omnibus , accueillent chaque nuit les truands et les souteneurs. À La Kermesse règne l'équipe de Coco Gâteau . Les souteneurs cherchent des filles, pour en faire des prostituées qui seront envoyées dans les bordels jusqu'en Argentine et aux États-Unis . Les tables de jeu s'installent partout, des joueurs professionnels, utilisent des cartes maquillées. Le célèbre Tribout commence sa carrière à L'Omnibus ; après la guerre il tiendra Le Frolic's .

En 1918 , avec les restrictions, sur l'alcool et la lumière, seuls les bordels restent ouverts après 21 heures, mais ils sont désormais aux mains des vrais hommes du « milieu ». Les clients y trouvent à profusion des prostituées et de l'alcool en cachette. Dans les années 1930 , Pigalle devient l'épicentre de la pègre , les truands y installent leurs affaires, la place Blanche, la place Pigalle, les rues environnantes (rue Fontaine, rue de Bruxelles), voient fleurir leurs bars et ils y règlent aussi leurs comptes. Leurs maisons closes sont essentiellement dans le IX e arrondissement . Deux mille filles travaillent dans les 177 bordels. Dans les rues, les prostituées s'alignent tous les cinq mètres.

Les caïds de la traite des blanches se retrouvent place Blanche, à la brasserie Graff et au café de la Place Blanche qui accueille dans son sous-sol une boîte privée L'Aquarium où se retrouvent les truands. On les trouve aussi chez Le Rat mort , Le Pigall's et Le Monico , ils font couler le Champagne à flot. Ils apprécient aussi le dancing Le Petit Jardin au « 26 boulevard de Clichy ». Le Tahiti est un des lieux de chasse préféré des souteneurs. Les artistes comme Joséphine Baker , Duke Ellington , Ernest Hemingway , Pablo Picasso et John Steinbeck s'encanaillent et sont aussi très présents. Au « 66 rue de Pigalle », le Bricktop's devient l'un des cabarets de jazz parmi les plus fameux des années 1930 .

En 1932 , débute une guerre dans le milieu, les truands « corses » s'en prennent aux truands « parisiens ». Des meurtres ont lieu devant L'Ange rouge (enlèvement et liquidation d' Enoch Poznali , dit La Volga), La Boule noire et le Zelly's . La police multiplie les descentes, les rafles et les fermetures des cabarets. Peu avant la guerre, l' héroïne arrive en masse. Elle se vend dans les bars et les restaurants, et son commerce est contrôlé par des truands comme Joseph Rocca-Serra , Vincent Battestini et André Antonelli .

La Seconde Guerre mondiale et l'occupation allemande n'apportent pas beaucoup de changement aux affaires des truands du quartier. Les cercles privés, les tripots clandestins, les cabarets, les dancings, les boîtes de nuit et les bordels continuent à recevoir de la clientèle. Les membres de la Gestapo aiment se retrouver place Pigalle, au Dante et au Chapiteau , et rue de Pigalle, au Chantilly et à L'Heure Bleue .

À la libération, la nouvelle loi Marthe Richard interdit désormais en France les maisons closes , mais cette décision ne fait pas disparaître la prostitution . Les prostituées se retrouvent dans la rue ou travaillent dans les hôtels de passe. À la fin des années 1950 , la bande des Trois Canards, de nom du bar qui leur servait de quartier général, rackettent les hôtels de passe et les filles qui y travaillent. Les bars les plus courus sont Le Charly's et Le Petit Noailles .

Dans les années 1960 , de nombreux hôtels de passe sont poursuivis pour proxénétisme et leurs propriétaires sont obligés peu à peu de les fermer. Le nombre de prostituées diminue de même, cependant le quartier reste très populaire pour faire la fête avec ses fêtes foraines, ses baraques de striptease et ses bars à hôtesses. Dès le début des années 1970 , avec la libération des mœurs, les premiers cinémas pornos s'installent, les boutiques de sex-shops se multiplient ainsi que les salons de massages, et les premiers live-shows apparaissent, dans lesquels des couples font l'amour en public.


 

 

 

 

 

 



Les employés de la «Loco» veulent un second souffle

 

En ces temps de , c'est devenu rare. Les salariés de la «Loco», l'un des hauts-lieux des nuits parisiennes situé en plein Pigalle ( XVIII), soutiennent leur direction qui tente actuellement de redresser l'entreprise. «Nos emplois à la poubelle. Tous avec nos patrons !», peut-on lire sur la banderole du personnel qui apparaît désormais boulevard de Clichy, à quelques mètres du Moulin Rouge.

Les salariés, une cinquantaine de personnes, s'indignent que le tribunal de commerce (TC) de aient rejeté leur proposition dans le cadre d'un plan de continuation. Le 22 octobre dernier, après six mois d'observation dans le cadre d'un règlement judiciaire, le TC a mis fin à l'activité de la discothèque et retenu le plan de reprise. Rédigé par le Moulin Rouge, propriétaire des murs de la discothèque, il prévoit de transformer les 2500 m2 et trois étages du club en musée et en café touristique.

«Les salariés de la +Loco+ s'indignent du mépris du tribunal qui a +oublié+ de prendre en considération l'offre de reprise du personnel. Nous accueillons plus de 3.500 clients chaque week-end. La poursuite de l'activité est tout-à-fait viable !», estime Denny Fisher, un cadre de la «Loco» annonçant une procédure d'appel.

De son côté, la direction du «Moulin Rouge» se dit «sereine» : «le tribunal a retenu notre plan de reprise qui prévoit le maintien de 20 emplois de la discothèque. Nous fêtons cette année nos 120 ans et nous souhaitons nous agrandir en retrouvant l'intégralité des locaux que nous occupions à l'origine, avec la création d'un +Café Moulin Rouge+ et d'un musée», assure Fanny Rabasse, chargée de la communication du temple du french cancan.

 

 

 

 

La Poste descend dans le métro

A partir d’aujourd’hui, et pour une période test de six mois, les habitants du quartier Simplon (XVIIIe ) pourront récupérer leurs recommandés dans la station de métro.

 

Devant le guichet du Simplon (ligne 4 du métro), la file d’attente pourrait bien s’allonger dès ce matin. Les voyageurs en quête de ticket devront côtoyer les habitants de ce quartier du XVIII e arrondissement venus, eux, chercher… un recommandé. La Poste lance aujourd’hui, pour six mois, une expérimentation inédite : les recommandés postaux, lettres ou colis, pourront être délivrés dans la station; 12 000 habitants du secteur sont potentiellement concernés.

« Tous ont reçu un courrier les informant de cette nouveauté, détaille la Poste. Ceux qui le souhaitent nous ont envoyé une procuration nous autorisant à transmettre leurs recommandés aux guichetiers de la RATP. Ils seront prévenus par SMS s’ils en reçoivent un, puis ils pourront aussitôt aller le chercher à Simplon. »

« Pour simplifier la vie de nos clients »

Avantage avancé par la Poste : les guichets du métro sont ouverts de 6 h 30 à 23 h 30, et ce sept jours sur sept. « C’est un nouveau service gratuit que nous offrons à nos clients pour leur simplifier la vie, argumente la Poste. Un premier bilan sera fait après trois mois pour l’évaluer. »
La RATP comme la Poste tordent le cou aux récriminations formulées par les syndicats, opposés au projet depuis son annonce au dernier. La sécurité ne serait pas assurée dans le métro et le risque de accru ? « Les locaux ont été aménagés, répond la RATP. C’est dans une pièce fermée que les recommandés seront rangés. Les conditions de sécurité seront les mêmes qu’à la Poste. » Quid de la confidentialité du courrier ? « Les guichetiers volontaires ont suivi une formation et ont signé une charte de déontologie concernant le secret de la correspondance », précise la Poste. Enfin, ils dénoncent également un problème d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite.
Mais c’est surtout la philosophie du projet que critiquent les syndicats. « Chacun sa mission de service, s’agace Eric Nabet, le secrétaire général de la CGT-Métro-RER. Notre coeur de métier, c’est quand même le transport. Nous ferions mieux de développer cet axe avant de se mettre à remplacer les postiers. »

 

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