NOUVELLES DU 18 EME

Publié le par LEPIC ABBESSES

Le vide-grenier rue Sainte-Isaure devient incontournable

  par Philippe Bordier

Plusieurs centaines de personnes, acheteurs et curieux, ont arpenté, dimanche 18 octobre 2009, la rue Sainte-Isaure, dans le 18e arrondissement de Paris, où était organisé le quatrième vide-grenier de ce quartier situé à deux pas du métro Jules Joffrin. Comme elles, la plupart des cent vingt exposants ont fait de bonnes affaires.

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120 exposants ont participé au vide-grenier.

Il fallait jouer des coudes, dimanche 18 octobre 2009, pour se frayer un passage dans la rue Sainte-Isaure, qui accueillait son quatrième vide-grenier. Au rythme de deux rendez-vous par an, les Greniers Sainte Isaure, association organisatrice de la manifestation, sont en passe de gagner leur pari : désenclaver durablement une rue un peu oubliée du 18e arrondissement de Paris, pourtant située à cent mètre à peine du métro Jules Joffrin.

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Le vide-grenier ne déroge pas aux règles du genre : on y trouve tout !

Les premiers exposants sont arrivés dès 8h du matin. Ils ont installé leurs produits sur des tables de camping, ou à même le sol, parfois sur des couvertures, pour la majorité d’entre eux. En milieu d’après-midi, Gilles, qui proposait un grand nombre de vêtements d’enfants en bas âges et quelques DVD, avait déjà rentabilisé son investissement : « J’ai réservé quatre mètres de stands sur le trottoir, soit un total de quarante euros. À l’heure actuelle, mon chiffre d’affaires s’élève à trois cents euros. » Un petit business effectué au rythme du groupe Deyster et de sa chanteuse Clara, lesquels sont chargés d’animer le vide grenier. Une première !

Dans la foule qui se croise rue Sainte-Isaure, Anne et son mari portent sous le bras de vieilles peluches et quelques bandes dessinées à peine usagées. « Nous sommes des habitués de ce vide grenier, dit la jeune femme, habitante du 18e arrondissement depuis une dizaine d’années. Nous vivons tout près de cette rue, mais il est vrai que nous n’avions jamais l’occasion d’y venir, auparavant. » Vêtements, bouquins, disques, jouets… Comme tout bon vide grenier qui se respecte, celui-ci offre aux passants l’occasion de faire ses emplettes à moindre coût. «  Signe de la crise économique ? » s’interroge Pascal qui vient d’acheter un service assiettes couverts complet.

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Les passants ont l’occasion de faire leurs emplettes à moindre coût.

Christophe Ohlung, patron du bar le Sainte-Isaure et président de l’association éponyme, est fatigué, mais ravi. « Les 120 emplacements sont loués depuis deux semaines. Il faudrait rallonger la rue pour satisfaire l’ensemble des demandes, explique-t-il. C’est une véritable réussite, qui s’inscrit désormais dans le calendrier des rendez-vous du 18e arrondissement. D’ailleurs, la préfecture de police, qui avait donné son feu vert au dernier moment lors de la première édition, en mai 2008, a, cette fois, joué le jeu. Ses fonctionnaires ont même enlevé une vingtaine de véhicules encore stationnés ce matin. Les propriétaires avaient été prévenues de l’opération la veille. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Six mois pour rouvrir
le passage de la Sorcière au public

par Eloïse Daviaud

Une centaine de personnes a participé, vendredi 3 octobre 2009, au charivari organisé dans le 18e arrondissement de Paris par le Collectif des amis du passage de la Sorcière afin de protester contre la fermeture au public de cette voie utilisée par les Montmartrois. La manifestation a rassemblé riverains, partis de gauche, élus et copropriétaires du passage. Ces derniers ont six mois pour le rouvrir.

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Le rassemblement a été l’occasion pour les riverains, élus et propriétaires du passages de discuter de l’affaire.
© Stéphane Le Garrec

C’était un rassemblement bruyant, organisé devant les grilles closes du passage de la Sorcière, vendredi 3 octobre 2009 au soir. Riverains et usagers du passage réclament la réouverture de cette voie privée, qui relie la rue Lepic à l’avenue Junot, dans le 18e. Elle est fermée au public depuis le 22 juin 2009. Une décision prise par la quasi totalité des copropriétaires. La municipalité, détentrice de seulement 16% des parts, et donc minoritaire, s’y était opposée.

« C’est de la privatisation de l’espace public , » estime Thierry Temime, le meneur de la fronde. Il accuse l’Hôtel Particulier Montmartre, un hôtel de luxe situé dans le passage de la Sorcière, d’être l’instigateur de la fermeture de la voie, pour assurer la tranquillité de ses clients. Une opinion partagée par l’ensemble des membres du collectif, mais aussi par des membres du Parti de gauche, venus les appuyer. Une pétition a recueilli 3000 signatures d’opposants au projet de fermeture.

Pour Sylvain Garel, chef de file des Verts du 18e arrondissement, présent sur place pour apporter le soutien de son parti aux manifestants, « la mairie n’avait pas pris la mesure de la mobilisation. Mais la présence de plusieurs élus témoigne d’une prise de conscience de sa part ». En effet, les riverains en colère ont pu rencontrer l’ensemble des acteurs du dossier. Des élus de l’arrondissement d’une part, puisque Félix Beppo, adjoint au maire du 18e, chargé de l’Espace public et Christophe Caresche, député de la 18e circonscription, avaient eux aussi fait le déplacement. La copropriété d’autre part, par le biais d’un représentant du syndic et du propriétaire de l’Hôtel particulier Montmartre.

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L’entrée du passage de la Sorcière, côté rue Lepic.

Pendant près d’une heure et demie, les acteurs du dossier ont pu exposer leur point de vue, à travers des échanges parfois musclés. L’occasion pour tous de saisir l’ensemble des tenants de l’affaire. Au cœur du problème, le financement des travaux du passage, devenus indispensables. En effet, comme l’a rappelé Christophe Caresche, la préfecture de police de Paris avait fait parvenir aux propriétaires trois référés portant sur la sécurité du passage. Ils concernaient notamment la mise aux normes publiques de l’escalier. D’où la mise en garde du député à ses administrés : « J’ai vu les copropriétaires et je ne fais pas le procès d’intention que vous leur faites. »

Un investissement considérable pour le syndic de copropriété. Les discussions entre la Mairie du 18e et les copropriétaires portent donc sur le montant de la subvention accordée pour les travaux et la durée de la convention, elles-mêmes conditionnées par la réouverture du passage au public. A l’issue de deux réunions, la mairie a accepté de relever le niveau de la subvention de 100 000 à 250 000 euros. Une somme conséquente pour la municipalité. « De nombreuses associations pourraient mener à bien de nombreux projets avec autant d’argent, » a souligné Félix Beppo

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Lancée voilà plusieurs semaines, une pétition contre la fermeture du passage a recueilli 3000 signatures.
© Stéphane Le Garrec

Toutefois, la question de la tranquillité de l’ensemble des propriétaires, et pas seulement celle des résidents l’hôtel, n’est pas non plus tout à fait étrangère au blocage des négociations entreprises depuis juin 2009. Pour le représentant du syndic de copropriété, l’ouverture du passage au public génère de nombreuses nuisances. « Il faut aussi comprendre les habitants du passage sont constamment importunés la nuit par des passants bruyants. Il y a aussi des problèmes de drogue, des agressions. Et puis, tout le monde laisse traîner des tessons de bouteilles ! » a-t-il expliqué aux riverains, assez peu réceptifs à ce type d’arguments. « Pour les uns la sécurité, pour les autres le tout-venant », a crié l’un d’eux.

Finalement, le charivari, aux allures de réunion, s’est achevé sur un vote des riverains. Thierry Temime a en effet proposé de laisser à la Mairie et aux copropriétaires six mois pour trouver un terrain d’entente et rouvrir le passage au public. Mais il craint « que toute cette affaire traîne en longueur, au risque de lasser les opposants à la fermeture du passage de la Sorcière ».

 

 

 

 

 

 

 

Daniel Vaillant veut un débat
sur la légalisation du cannabis

  par Philippe Bordier

Daniel Vaillant, maire du 18e arrondissement de Paris, explique à dixhuitinfo.com pourquoi il est favorable à un débat sur la légalisation du cannabis. Depuis la semaine dernière, les médias se sont emparés du sujet. En pleine campagne gouvernementale d’information consacrée aux méfaits des drogues, Daniel Vaillant a lancé un beau pavé dans la mare. L’édile, ministre de l’Intérieur en son temps, ne passe pourtant pas pour un homme laxiste. Mais il faut se souvenir qu’un autre ministre de l’Intérieur, Charles Pasqua, avait lui aussi souhaité une telle mesure…

 

 

 

 

Expos et concerts au Point Bar, rue Championnet

PROGRAMMATION DU POINT BAR OCTOBRE 2009

SAMEDI 17 OCTOBRE
PLUS HAUT QUE L’ENVERS + invités, chansons swing désaltérantes

VENDREDI 23 OCTOBRE
EXPOSITION DE DESSINS, vernissage de Mathilde Roussel et NADIA VINAGRE, chansons et viloncelle.

SAMEDI 31 OCTOBRE
YAZORG, chansons électro.

Point bar
98 rue championnet - 75018
Entrée libre

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