NOUVELLES DE MONTMARTRE

Publié le par LEPIC ABBESSES

Jouer à la pétanque à Paris : square Suzanne Buisson


square Suzanne Buisson

Jouer tout en haut de Montmartre, ça rajoute un je ne sais quoi à la partie de boules qui fait du bien. Le square Suzanne Buisson, c'est un joli petit parc pour enfants. Avec un vrai terrain de pétanque...un seul. Non ce n'est pas un terrain de pétanque mais un terrain pour jouer à boule lyonnaise . Pour jouer à la pétanque

 

 

LE CLAP AVENUE JUNOT

BECQUEREL RUE BECQUEREL

LE ROND POINT DE LA CHAPELLE

Terrain

terrain square Suzanne Buisson Le revêtement est vraiment pas mal. Un poil trop de petit gravier, c'est le seul reproche. Dommage qu'il y en ai qu'un, tout en longueur. Du coup on le partagera sur la longueur si un d'autres amis boulistes arrivent.

Les plus +

Une ambiance paisible. Peu de passage. Avec un calme qu'on ne trouve qu'à Montmartre. Des bancs tout le long du terrain et de chaque coté.

Les moins -

Un seul terrain. Si il est pris, vous êtes marron.

Accès

Métro Lamarck - Caulaincourt. Le terrain est du coté de la rue Girardon

Horaires

Fermeture à 20h30 du 1er Mai au 31 août et à 21h30 du 1er au 30 septembre.

 

 

 

 

Square Suzanne Buisson

7 bis rue Girardon ,75018 PARIS

Métro : Porte de Clignancourt (ligne 4) > voir sur la carte

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Descriptif

Un peu d’histoire


Le jardin colonial d’un certain Godefroy Lebeuf, exportateur de plantes exotiques, s’étendait autrefois de l’impasse des Brouillards jusqu’à l’actuel maquis de Montmartre. Le jardin disparu, le marquis Le Franc de Pompignan y édifia une folie en 1772, le château des Brouillards, qui prit le nom d’un ancien moulin de la butte. Cette folie accueillit Gérard de Nerval en 1846, qui tomba sous le charme du village et tenta veinement d’y acquérir la vigne qui se trouvait alors à proximité. Dégradé par l’homme et par le temps, il fut restauré en 1926.
C’est à l’emplacement du parc du château qu’on édifia le square Suzanne Buisson. Il célèbre l’action exemplaire de cette résistante, morte en déportation, qui avait élu domicile au n°7 de la rue Girardon.

 

 

Se promener


Vous êtes accueillis à l’entrée par une rotonde dans le style art-déco, en pierres de meulières. Le jardin s’étage en terrasses jusqu’à la rue Junot. Au centre du jardin se dresse une statue de Saint-Denis, un emplacement qui n’a rien d’anodin… là aurait coulé l’eau de la fontaine dans laquelle Saint-Denis aurait lavé sa tête après avoir été décapité !
Un jeu de boules et des structures de jeux en font un jardin très fréquenté par toutes les générations montmartroises. Elles aiment se réunir à l’ombre du mail de platanes, des peupliers et des rosiers, ainsi que d’arbres choisis pour leur floraison exceptionnelle : pommiers et cerisiers à fleurs, prunus ‘pissardii’. Un sorbier des oiseleurs se dresse parmi eux. Cet arbre au nom poétique peut vivre jusqu’à 150 ans dans un sol frais et léger et ses fruits pisiformes (de la forme et de la grosseur d’un pois) rouge-corail persistent du mois de juillet au mois de décembre. Leur poids est parfois tel qu’il peut réussir à courber les branches jusqu’à en provoquer la rupture !

 

 

 

 

Suzanne Buisson


Suzanne Buisson, née Lévy, est une femme politique et une résistante française, née le 19 septembre 1883 à Paris et morte à une date inconnue en Allemagne.


La militante 

Peu après sa naissance, sa famille rejoint Dijon, où la jeune Suzanne vit jusqu'à l'âge de seize ans. Elle doit ensuite revenir à Paris pour gagner sa vie, comme employée de magasin. Elle se rend à des réunions de René Viviani et Albert Thomas. Elle devient militante socialiste en 1899. Dès lors, elle milite pour l'égalité complète entre hommes et femmes, égalité qui ne peut passer, selon elle, que par une transformation profonde des structures économiques, c'est-à-dire par l'instauration du socialisme. Elle est membre de la SFIO à partir de 1905.

Elle perd son premier mari, mort au combat pendant la Première Guerre mondiale, et doit élever seule leur enfant. Elle se remarie, le 23 mars 1926, avec Georges Buisson, membre de la CGT.

Elle prend une place importante au sein de la SFIO après la guerre. Elle devient responsable de la rubrique « La femme, la militante », au Populaire et secrétaire du Comité national des femmes socialistes. Elle est élue en 1924 à la commission de contrôle du parti, poste qu'elle occupe jusqu'en 1932, puis de 1935 à 1936. De 1933 à 1934, puis de 1938 à 1939, elle est membre de la commission administrative permanente, principal organe décisionnaire de la SFIO à l'époque. Elle est élue la première fois comme membre de la motion présentée par Vincent Auriol, la seconde comme membre de la motion de Léon Blum. En 1931, elle fait partie de la délégation SFIO au congrès de l'Internationale socialiste, tenu à Vienne.

La résistante  

Dès 1938, Suzanne Buisson se range parmi les partisans de la fermeté face à Hitler. En mars 1941, elle est confondatrice du Comité d'action socialiste et en devient la trésorière. Elle fait de nombreux voyages dans le pays, pour diffuser la presse résistante, et participer aux actions de soutien en faveur des militants socialistes arrêtés par le régime de Vichy ou les autorités allemandes. Elle déménage à Lyon. En mars 1943, lorsque le CAS devient la SFIO reconstituée et clandestine, Suzanne Buisson devient membre de son bureau politique. Deux mois plus tard, elle devient responsable des relations avec le Parti communiste.

Le sacrifice  

Plaque en mémoire de Suzanne Buisson, érigée dans le square qui porte son nom, Paris 18e

Peu après, la Gestapo découvre le lieu de réunion des dirigeants de la SFIO clandestine. Informée de cette découverte, Suzanne Buisson fait les cent pas au pied de l'immeuble pour alerter ses camarades. Ceux-ci comprennent, mais les agents de la Gestapo aussi, qui arrêtent Suzanne Buisson.

Torturée, elle ne livre aucun secret. Juive et résistante, elle est déportée. Son corps n'a pas été retrouvé, et aucun document ne permet à ce jour de connaître le camp où elle a été assassinée.

Léon Blum lui a rendu hommage dans Le Populaire du 2 février 1946 :

« Elle était la militante accomplie, exemplaire, à qui le parti peut tout demander, qui ne recule jamais devant aucune charge, qui, d'ailleurs, est apte à les remplir toutes par le caractère vraiment absolu du dévouement et du désintéressement. [...] Dans la vie normale du parti, elle n'avait hésité devant aucune charge ; dans la lutte clandestine, elle n'a reculé devant aucun danger. »

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