NOUVELLES DE MONTMARTRE

Publié le par LEPIC ABBESSES

Gala "POUR UN SOURIRE D'ENFANT"

Brigitte Houdinière, Présidente du Comité des Fêtes du 18ème, Député de la République de Montmartre,est très engagée dans l’aide aux enfants Cambodgiens.
Elle vous convie le lundi 12 Avril 2010 , à partir de 19h à la
GRANDE SOIREE DE GALA
au profit de " POUR UN SOURIRE D’ENFANT"
Au MERIDIEN ETOILE 

boulevard Gouvion St Cyr (Porte Maillot )

Les Fondateurs Marie-France et Christian des Pallières témoigneront de leur action à Phnom Penh auprès des 6000 enfants en voie vers un métier.
Ils projetteront leur nouveau film .
Une animation très artistique et chantante suivra avec les personnalités de la Télé qui Chante
Des Solo et des Duo de Journalistes du Petit écran , Nelson MONTFORT , Patrice LAFFONT
Des échanges sur l'association auront lieu en fin de soirée
Le tout dans une ambiance très chaleureuse et festive , avec un esprit de solidarité .
Participation aux frais 20€
Pour plus d'info, n'hésitez pas à contacter Brigitte Houdinière au 06.60.32.92.37

 

Quatre enfants et un rêve

 

 

 

Avec les temples d’Angkor, le sourire Khmer est sans doute ce que les Tours Opérateurs vendent le mieux lorsqu’ils proposent la destination du Cambodge. Mais derrière cette image d’Epinal se cache la réalité de 25 ans de guerre, des familles déstructurées et des enfants chiffonniers, dont le sourire a parfois du mal à percer derrière un quotidien que ne montrent pas les brochures touristiques. C’est pour répondre à la situation insoutenable des enfants sur la décharge de Phnom Penh que Marie-France et Christian des Pallières ont créé Pour un Sourire d’Enfant dans la capitale cambodgienne en 1996.

 

« Ca n’est pas suffisant », se disait Christian des Pallières, juste retraité, au regard de l’investissement qu’il offrait à une association caritative au Liban. Il répondit donc favorablement à la proposition de venir à Phnom Penh en 1993 prendre la responsabilité du bureau local du Sipar, en charge de programmes de reconstruction de l’Enseignement et de diffusion de la Culture Khmère, bientôt rejoint par Marie-France. Lorsqu’une petite chiffonnière qu’ils croisaient chaque jour les emmène par la main sur la décharge où elle habite, où travaillent des centaines d’enfants dans des conditions insoutenables, le choc est sans appel. Le couple n’attend pas six mois pour dire encore « Ca n’est pas suffisant », au regard de l’investissement que leur demande alors le Sipar…

 

Premiers repas, premiers soins directement sur la décharge

 

Forts de leur courage et du témoignage de ce qu’ils ont vu à Phnom Penh, ils rentrent en France sensibiliser amis et entourage, puis reviennent armés de quelques subsides pour lancer leur offensive contre la misère en mai 1996. Et commencent par parer au plus presser, c’est à dire assurer directement sur la décharge au moins un repas décent à ces petites mains qui viennent y chercher, tant ce qui pourra être revendu, que ce qui leur permettra de boucher un petit coin de leur ventre vide… Et, comme ils pouvaient s’y attendre, le nombre des "clients" de leur cantine de fortune croit rapidement ! Au repas s’ajoute l’ouverture d’un foyer pour les orphelines et petites filles en situation particulièrement vulnérable (maltraitance, exploitation, viol).


L'école accueil les élèves pour lesquels le système traditionnel est inefficace

 Mais évidemment, « ça n’est pas suffisant… ! » Nourrir ces enfants sans leur offrir un autre horizon que celui, bouché et nauséabond de la décharge, ne satisfait ni Marie-France, ni Christian, ni les quelques volontaires qui viennent leur apporter une aide bénévole au Cambodge. La Paillote, aménagée dès 1997 sur le site même de la décharge, offre de quoi subvenir aux principaux besoins nutritionnels et d’hygiène, et se transforme l’après midi en centre de formation de base (lire, écrire, compter) pour les enfants comme pour les jeunes mères qui en expriment, nombreuses, le désir. Simultanément, les dons, exclusivement privés (entreprises et particuliers) permettent l’achat d’un terrain vierge à proximité. Papy et Mamie, comme les appellent désormais les enfants, habitent là, au-dessous des 70 jeunes filles qui occupent maintenant les dortoirs. 130 familles, rémunérées par l’association, viennent en outre offrir leur capacité d’accueil à de jeunes chiffonniers. Rapidement, le centre abrite une école dont bénéficient plus de 1500 jeunes, de la remise à niveau scolaire de base jusqu’au Bac qu’ont obtenu 100% des 18 élèves candidats en 2004 et la Formation Professionnelle. A ces jeunes s’ajoutent encore 2000 autres, scolarisés dans l’enseignement public khmer grâce aux parrainages gérés par PSE et tous ceux des programmes annexes (PMI, relogement, aide à l’insertion des mamans, emplois sociaux, etc ….).

 

Un mariage et des universitaires élevés à "l’engrais" PSE…

 

Mais… « ça ne suffit pas ! » Lire et écrire ne permettent pas de s’en sortir dans un pays dont l’économie est parmi les plus pauvres du monde. Un centre de formation professionnelle a donc été créé dans l’enceinte du village PSE pour donner aux adolescents des compétences solides, par des formations longues, dans les secteurs du jardinage, de l’esthétique, du secrétariat, des métiers d’assistantes maternelles … Ou encore de la restauration et de l’hôtellerie, que le centre, avec ses quatre chambres et son restaurant d’application le Lotus Blanc, permet aux élèves d’appréhender pratiquement sur leur lieu d’études. A Siem Reap, haut lieu touristique du Cambodge avec la présence à quelques kilomètres du site d’Angkor, un centre d’insertion a également été créé pour suivre les élèves dans leurs premiers stages ou expériences en entreprise, avant de les inciter à voler de leurs propres ailes une fois leur solidité personnelles et professionnelles avérée.


la formation personnelle n'est pas négligée

Le combat de Marie-France et Christian a déjà fait l’objet de nombreuses reconnaissances officielles, telle sa nomination au Prix des Droits de l’Homme en décembre 2000 et, plus récemment, la Légion d’Honneur décernée en janvier 2005 à Christian, « accueillie au nom de Marie-France et de toute l’équipe de PSE. » Peut-être, maintenant, pourrait-il se reposer sur ses lauriers tous frais..?

Evidemment non, car « cela n’est pas suffisant ! » Alors, comme ils le font chaque année depuis 10 ans, les des Pallières s’apprêtent à partir en "tournée" pour 4 mois, pour présenter leur travail partout en France, où des comités régionaux chargés de trouver de nouveaux parrains pour les petits chiffonniers les relayent le reste du temps. « Nous privilégions par dessus tout les dons sous forme de parrainage, dont le faible taux d’érosion au fil des ans assure la pérennité de notre action », expliquent-ils.

Stabilité récompensée cette année par l’accession d’une dizaine d’élèves, sortis comme les autres de la décharge, à des cycles d’études supérieures, médecine, droit, commerce… Une très belle récompense pour Papy et Mamie, comme le fut en 2004 le mariage d’une de leurs premières pensionnaires avec un jeune Khmer responsable de la Formation Professionnelle au sein de PSE. Laekhaena et Pich, jeunes parents heureux, tous deux pleinement investis dans le fonctionnement du centre, s’apprêtent également à prendre le chemin de la France pour s’initier pendant trois semaines avec Marie-France et Christian au fonctionnement de la tournée, avant de rentrer gérer PSE en l’absence de Papy et Mamie. Aujourd’hui l’association fonctionne avec 300 Cambodgiens salariés, les quelques expatriés intervenant encore se limitent à des compléments de formation de l’encadrement. A terme, la volonté de ses initiateurs est en effet de transmettre la gestion du centre aux Khmers, pour que les enfants du pays prennent en main le destin de leurs petits frères dans la misère.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commenter cet article