NOUVELLES DE MONTMARTRE

Publié le par LEPIC ABBESSES

Chers amis,

 

Après la tourmente de cette fin 2009 qui a bien failli nous voir disparaître du paysage montmartrois, le calme est revenu et l’heure est aujourd’hui aux négociations avec nos autorités de tutelle et plus particulièrement avec la Ville de Paris.

 

Mais si le climat s’est à présent détendu, notre survie n’étant plus menacée, n’oublions pas le remarquable impact de notre mobilisation générale de novembre et décembre.

 

Aussi, au moment où nous discutons de notre avenir, tant avec la Ville de Paris qu’avec nos mécènes potentiels ou les sociétés pressenties pour nous aider dans notre gestion, il ne faut surtout pas que nous nous démobilisions.

 

Notre Musée a battu, en 2009, ses records d’entrées, avec plus de 54.000 visiteurs. Que notre Société du Vieux Montmartre batte à présent, en 2010, son record du nombre d’adhésions. 

Fin 2009, nous étions 362 sociétaires. Non seulement nous comptons sur vous pour que vous continuiez à nous soutenir cette année encore, mais aussi pour que vous parrainiez vos amis. Plus nous serons nombreux, plus nous pèserons lors des négociations et plus nous pourrons renforcer nos activités.

 

Pour 2010, la cotisation reste à 40 euros.

 

Chers amis, merci de votre confiance !

 

Le Président.

 

 

 

 





Musée de Montmartre Musée de Montmartre


Une collection riche et variée, réunie depuis 1886 par les érudits de la Société du "Vieux Montmartre", évoque avec esprit et sobriété, au travers des huit salles d'une gentilhommière du XVIIe siècle, le génie pluriculturel d'un lieu visité par l'Histoire.
A hauteur du rez-de-jardin, orientation dans l'histoire de la Butte et explications des principaux événements qui marquèrent le site : la Révolution de 1789, les invasions russes de 1814, l'insurrection de 1848, la Commune en 1870-1871, la construction du Sacré-C�ur en 1875.
Dans la salle suivante sont présentées deux activités importantes de Montmartre : la fabrication de Porcelaine de Clignancourt et les ateliers de gravure des Delâtre.
En montant l'escalier dans lequel est racontée l'histoire des Moulins, symboles de Montmartre, le visiteur accèdera à la salle du Théâtre d'Ombres où sont exposés quatre éléments en zinc de la pièce Ailleurs qui fut jouée au Chat Noir en 1891.
Continuant sa promenade le visiteur découvrira, dans la salle du rez-de-chaussée, la vie des cabarets, plus particulièrement celle du Chat Noir en 1891.


 
Acc�s M� Lamarck-Caulaincourt (ligne 12)
Adresse 12, rue Cortot
Ville Paris (France)
T�l�phone 33(0)1 46 06 61 11
   
Ouverture Du mardi au dimanche de 11h à 18h

 

 

 

Société affiliée à la fédération:
Fédération des sociétés historiques et archéologiques de Paris et Ile-de-France

Présentation de la société:
Le siège de la Société d'histoire et d'archéologie des IXe et XVIIIe arrondissement "Le Vieux-Montmartre", fondée en 1886 par quelques artistes bénévoles et maintenant reconnue d'utilité publique, se trouve dans la maison dite "Manoir de Rosimond" du nom d'un célèbre acteur de la troupe de Molièrequi acheta cette maison en 1680.
L'association a pour but la recherche et la conservation de tous les témoignages historiques, artistiques ou folkloriques, attachés au site de Montmartre, ainsi que la protection, la sauvegarde et la mise en valeur de ce site.
Le musée, créé par la société et consacré à sa propre collection, est le témoignage d'un passé directement lié à ce lieu, dans ses aspects les plus divers : maquettes de l'ancien village, théâtre d'ombres du "chat noir", peintures, lithographies, dessins, affiches, porcelaines de la manufacture de Clignancourt... Des expositions temporaires y ont lieu, plus particulièrement sur des artistes ayant vécu à Montmartre. La société anime également un centre culturel qui se réunit pour des conférences et des concerts.

Date de creation : 1886

 

 

 

 

Les fondateurs de la Société historique du Vieux Montmartre en 1886 : retour aux origines


Ils s'appelaient Bin, Lamquet, Jules Mauzin, Maurel, Noro, Rab, Sellier, Wiggishoff et Toussaint-Martel, et ils étaient préoccupés du seul désir de sauver Montmartre du vandalisme officiel ou particulier. Ils fondèrent la Société Historique et Archéologique du Vieux Montmartre en 1886.

A l'heure où certains aimeraient voir disparaître le Musée de Montmartre et la société qu'il abrite, il est bon de rappeler l'action de ceux que j'appelle affectueusement, les “vieux”. Ils étaient passionnés et voulaient conserver le charme de la butte.

C'est grâce à eux et et à tous ceux qui leur ont succédé, que nous pouvons nous promener à Montmartre et y retrouver une âme, une atmosphère, un cachet qui ne sont pas seulement des arguments touristiques!

Merci à Hélène de m'avoir signalé ce tecte extrait du Guide de l'étranger à Montmartre, paru en 1900.

 

LE VIEUX MONTMARTRE

Le 4 juin 1886, neuf Montmartrois se réunissaient au Rocher Suisse. Il y décidaient de fonder une société locale d’histoire et d’archéologie spéciale au XVIIIe arrondissement, et ayant pour but la recherche et la conservation des anciens monuments, des souvenirs historiques, des curiosités artistiques, pittoresques anecdotiques de Montmartre, Clignancourt, La Chapelle et leurs anciennes dépendances.

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Ces Montmartrois étaient M.M. Bin, Lamquet, Jules Mauzin, Maurel, Noro, Rab, Sellier, Wiggishoff et Toussaint-Martel, férus de l’historique de la vieille butte et tout d’abord préoccupés du seul désir de sauver la colline du vandalisme officiel ou particulier. La Société fut fondée, officiellement reconnue à quelques jours de là et fonctionna dès lors régulièrement sous le vocable : « Vieux Monmartre ». Son siège fut établi à la mairie. Il y est resté. Dès les premières réunions, le cadre de la Société s’élargit. A la seule idée de conservation pure et simple des épaves de l’antique Montmartre s’ajouta la pensée d’instruction et d’éducation historiques et archéologiques montmartroises.
Aux fondateurs de la Société, aux membres nouveaux, vite accourus, se joignirent rapidement de nombreux adhérents, c’est-à-dire des volontés nouvelles, une collaboration augmentée de force par le nombre et la valeur des intelligences.
Un fascicule, tout d’abord annuel, fut publié enfermant les éléments de travail de ceux des sociétaires plus particulièrement chargés des recherches d’archives ; un dépôt de documents, purement montmartrois, s’institua, en lequel chacun, aux séances mensuelles, se plut à apporter, gracieux, nombre de matières. Ce fut l’embryon devenu corps aujourd’hui et qui, en ses apparences modestes, constitue un dépôt des plus intéressants et instructifs.
Le « Vieux Montmartre » comprit aussi que les adultes ne devaient pas être appelés seuls à bénéficier de cette étude de Montmartre ; il voulut y faire participer les enfants des écoles communales de l’arrondissement. A cet effet, il les a conviés à des promenades archéologiques et historiques dans les rues intéressantes par leur histoire ou leurs maisons, promenades toujours précédées de conférences et instructives par les leçons données sur place.
Et chaque année, agrandissant son champ d’exploration, il a continué l’œuvre commencée, sans s’arrêter un instant, sans la moindre défaillance, uniquement préoccupé de son rôle d’instructeur et d’éducateur historique et archéologique de Montmartre.

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Aujourd’hui, il peut être fier de cette œuvre.
Le premier, il s’est créé dans Paris comme société locale ; le premier, il a poussé les esprits travailleurs et curieux du passé à l’étude de ce passé, en ce qui touchait plus directement le lieu qu’ils habitent, c’est-à-dire leur petite cité dans la grande ; le premier, il a réveillé le goût de la conservation des aspects intéressants du « pays », de ses maisons ou de ses monuments historiques. Il a secoué l’indifférence en matière d’archéologie locale ; il s’est élevé contre l’esprit de nivellement quand même, sous le prétexte de voies nouvelles à construire ou de quartiers à transformer. Il a eu cette idée, assez simple cependant, qu’une rue à élargir pouvait être augmentée de volume sans qu’il fut nécessaire de trancher impitoyablement, sous prétexte de ligne droite et qu’il était possible de donner à la dite voie une forme courbe, si un monument de valeur historique ou architecturale coupait la fameuse ligne droite projetée. Le premier, enfin, il a entrepris, dans le seul but de sauvegarde archéologique, la lutte contre l’ingénieur niveleur et rectangulaire.
Et bientôt, à l’imitation du « Vieux Montmartre », des sociétés similaire se sont créées : dans le XVIe, Ve, VIe, VIIIe, XIe, XIIe, XXe arrondissements et enfin à l’Hôtel de Ville même. Le « Vieux Paris » , la société mère, celle que tout parisien devrait soutenir de ses deniers autant que de ses vœux, à qui il doit et devra de voir Paris conserver son admirable caractère historique et archéologique, en se fondant officiellement, n’a été qu’une forme généralisée de notre modeste « Vieux Montmartre ».

 

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Le « Vieux Montmartre » entre autres monuments, a sauvé l’église Saint-Pierre de la démolition ; quand il lui est impossible d’éviter une modification de lieu s’accomplisse, il prend la précaution d’en retenir des vues sous tous les aspects, par le moyen de la photographie. Il a pu ainsi former une collection unique de vues photographiques qui, depuis 1886, constituent un historique topographique complet du XVIIIe arrondissement. Un comité de vingt-quatre membres dirige l’administration du « Vieux Montmartre » ; au surplus, il suffit de citer les noms de ceux qui y ont apporté le fruit de leurs études ou de leurs recherches pour être édifié sur la valeur de cette publication – de nul rapport d’argent et toute onéreuse – Fernand Bournon, Amédée Burion, Capon, Compan, Gaston Duval, le Dr Fourès, Félix Jahyer, Lucien Lazard, Eugène Le Senne, Lucipia, Toussaint Martel, Alexis Martin, Jules Mauzin, H. Monin, le Dr Ollivier, Sauvageot, Charles Sellier, Wiggishoff, c’est-à-dire des archivistes paléographes, des professeurs, des hommes de lettres, des chercheurs passionnés de la science historique, des érudits, des artistes connaisseurs du passé, des architectes savants. La table seule de ces fascicules serait elle-même intéressante par le simple énoncé des titres de ces articles ou de ces notes ressuscitant un passé endormi, redonnant la vie à une maison ou à un monument ; reconstituant une place, un lieu dit, un carrefour ; revivifiant des êtres ; rétablissant une fête et rappelant mille faits intimes ou publics de ces sociétés montmartroises à jamais vécues. Dans cette modeste société d’archéologie, nul ne manque à la tache commune ; chacun y sacrifie partie de son plaisir ou de ses occupations au dehors. Tous coopèrent, sous des formes diverses et chacun selon ses forces, au bon fonctionnement de l’œuvre et tous, également, uniquement préoccupés de la haute pensée de cette œuvre, n’y collaborent que dans le seul but de répandre au dehors, le plus largement, cet enseignement historique et archéologique de la butte dont ils apportent les éléments à chaque réunion du « Vieux Montmartre ».

Pierre Delcourt.

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