NOUVELLES DU 18 EME

Publié le par LEPIC ABBESSES

Paris va conforter son titre mondial de capitale du cinéma

Heureux Parisiens ! Savez-vous que vous avez la chance de vivre dans la ville qui, dans le monde, offre d’une part le plus grand nombre de salles de cinéma (370 écrans !), mais également l’offre la plus étendue de films proposés, venant du plus grand nombre de pays, notamment grâce aux salles d’art et essais qui, bien que générant moins d’audience, méritent vraiment d’être encore davantage aidées par la Ville. Vous bénéficiez d’un panorama et d’une diversité uniques sur la planète !

Pourtant, depuis quelques années, Il n’y avait presque plus de créations de nouvelles salles. Cet endormissement momentané et tout relatif va bientôt être oublié.

En octobre 2011, le MK2 bibliothèque passera de 14 à 16 salles.

En 2011, un grand projet de cinéma d’art et d’essai ouvrira, venant parachever la profonde rénovation du quartier des Lilas dans le XXe.

En 2012, le Pathé Beaugrenelle ouvrira dans le XVe.

En 2013, est programmée la réouverture de la salle du Louxor, dans le XVIIIe. 600 places. Il est certes dommage que dans cette salle historique tombée en déshérence, rachetée in extremis par la Ville et appelée à une conséquente rénovation, les splendides et rares décorations « néoégyptiennes » initiales aient été les grandes oubliées (temporairement ?) de l’opération. Mais enfin, cette salle apportera un notable « plus » culturel à ce quartier, déjà très travaillé par les promoteurs et les spéculateurs immobiliers…À propos, le maire est-il parvenu, ainsi qu’il le souhaitait, à ce qu’une grande terrasse coiffe l’édifice ?

Un avenir proche devrait aussi voir la création du Pathé de la Villette. Viendra très vite aussi celle de l’UGC Claude-Bernard, boulevard Macdonald, dans le XIXe (2013).

Ainsi Paris réagit-il comme un vieux sanglier solitaire blessé par la banlieue qui lui a piqué une partie de son public en ouvrant en petite couronne plusieurs complexes et en annonçant aussi des projets d’importance pour les toutes prochaines années…

 

 

 

 

Un concert pour la Tunisie à Paris le 31 janvier 2011

 

 

L’as­so­cia­tion Ac­tion Tu­ni­sienne or­ga­nise un concert de so­li­da­rité avec le peuple tu­ni­sien lundi 31 jan­vier à l’Ely­sée Mont­martre à Paris avec Idir, Souad Massi, Dha­fer Yous­sef, David Linx, etc.

 

Ac­tion Tu­ni­sienne or­ga­nise le 31 jan­vier un concert de so­li­da­rité au peuple tu­ni­sien, dont les fonds se­ront re­ver­sés au Crois­sant Rouge Tu­ni­sien et aux vic­times de la ré­vo­lu­tion qu’a connue le pays. Cette soi­rée pla­cée sous le signe de l’ami­tié est bap­ti­sée Loin des yeux près du cœur et se dé­rou­lera à l’Ely­sée-Mont­martre à Paris. De nom­breux ar­tistes de toutes na­tio­na­li­tés par­ti­cipent à cet évé­ne­ment, dont Idir, Souad Massi, Dha­fer Yous­sef, David Linx, DuOud, Ka­mi­lya Ju­bran, Emel Math­lou­thi, Djeli Moussa Dia­wara.

La Ré­vo­lu­tion de Jas­min a com­mencé il y a un peu plus d’un mois, le 17 dé­cembre à Sidi Bou­zid, puis s’est dif­fu­sée dans le tout le pays jus­qu’à at­teindre la ca­pi­tale le 27 dé­cembre. Le mou­ve­ment pris une telle am­pleur que le pré­sident de la Ré­pu­blique Zine el-Abi­dine Ben Ali, au pou­voir de­puis vingt-trois ans, dû fuir la pays le 14 jan­vier 2011. Ac­tion Tu­ni­sienne salue l’élan de li­berté qui a animé le peuple tu­ni­sien et le concert du 31 jan­vier lui confirme son sou­tien.

Le Crois­sant Rouge, dont les ac­tions se font en co­or­di­na­tion avec le co­mité in­ter­na­tio­nal de la Croix Rouge, met à la dis­po­si­tion des vic­times de la ré­vo­lu­tion deux comptes en banque (à la poste tu­ni­sienne et à la banque de Tu­ni­sie) qui se­ront ali­men­tés par des tu­ni­siens dans le pays et à l’étran­ger, ainsi que par des ins­ti­tu­tions et des as­so­cia­tions hu­ma­ni­taires.

De son côté, Ac­tion Tu­ni­sienne est une as­so­cia­tion ci­toyenne qui se pro­pose de mettre en re­la­tion tous les ta­lents dans le but de fa­vo­ri­ser l’émer­gence d’ac­tions ci­viques pour la dé­fense de l’in­té­rêt gé­né­ral du peuple tu­ni­sien et de la dé­mo­cra­tie. Leurs deux pro­jets vont s’as­so­cier lors de ce concert .

 

 

 

 

 

 

Idir
Idir Hamid Cheriet.JPG
Nom Hamid Cheriet
Naissance 1949 (61 ans)
Aït Lahcène, Flag of France.svg Algérie française
Pays d’origine Drapeau : Algérie Algérie
Professions Chanteur Auteur-compositeur-interprète Musicien
Genres Folk World Music
Instruments Voix Guitare Flûte Darbouka
Années actives 1973 - (toujours en activité)
Labels Sony
BMG
Globe Music
Site Web www.idir-officiel.fr

Idir, de son vrai nom Hamid Cheriet (en kabyle Ḥamid Ceryat), né en 1949 dans le village d'Aït Lahcène en Grande Kabylie (à l'époque intégré à l'Algérie française) , est un chanteur, auteur-compositeur-interprète et musicien algérien de musique kabyle. Son nom d'artiste signifie d'ailleurs en berbère : « Il vivra », nom traditionnellement donné à un enfant né difficilement, pour l'encourager à vivre.


Biographie

Débuts

Fils de berger, Idir décida d'étudier la géologie et était destiné à une carrière dans l'industrie pétrolière algérienne. L'avenir va cependant le diriger sur un autre chemin. En 1973, il démarre sa carrière par hasard en remplaçant une chanteuse, pour qui il avait composé une berceuse, à Radio Alger et interprète une chanson qui va devenir son premier succès radiophonique : Rsed A Yidess qui signifie « Que le Sommeil Tombe ».

En 1975, il monte à Paris et signe un contrat avec Pathé Marconi qui lui produit son premier album : A Vava Inouva. Le titre éponyme sera un tube planétaire : diffusion dans 77 pays et traduction en 15 langues. La version française a été interprétée par le duo David Jisse et Dominique Marge en 1976, avec des paroles poétiques et une voix de femme très douce. Cette chanson kabyle avec juste voix et guitare figure comme le premier grand tube venu directement d'Afrique du Nord, bien avant le succès d'un Khaled ou d'un Cheb Mami. Il représente l'affirmation d'une certaine identité, le retour à des racines ancrées très profondément dans l'histoire de l'Algérie. Il faut attendre 1976 pour que sorte un premier album sur lequel on trouve le titre (A Vava Inouva).

Après ce succès, Idir écrit à nouveau et enregistre : Ay Arrac Neg (A nos enfants), un album qui sort en 1979.

Parenthèse 

Pour cet homme discret avec un look sérieux, il est difficile de se fondre dans le monde du show-biz et s'il aime composer, ce qu'il fait pour d'autres, les passages sur scène ne le satisfont que rarement. En conséquence, il s'éclipse environ une dizaine d'années tout en donnant quand même quelques récitals.

Sa carrière est relancée avec la sortie d'une compilation en 1991 de dix-sept chansons de ses deux premiers albums. Après un long procès contre son ancien producteur, Idir a eu la possibilité de ré-enregistrer ses titres comme le fameux (A Vava Inouva). Fort de cet appui discographique, il revient donc sur le devant de la scène et passe au New Morning à Paris du 7 au 9 février 1992. Il reste le représentant de la communauté kabyle à qui on reconnaît maintenant un statut de précurseur de la World Music.

L'année suivante, paraît chez Blue Silver un nouvel album : les Chasseurs de lumière où il chante ses thèmes de prédilection, l'amour, la liberté et l'exil (qu'il connaît puisqu'il est installé dans la région parisienne depuis 1975). Il introduit à côté des darboukas, flûtes et guitare acoustique, qui donnent une touche de modernité. On peut entendre aussi la voix d'Alan Stivell sur le duo (Isaltiyen). Idir donne ses chansons à écouter au public de l'Olympia à Paris les 26, 27 et 28 juin 1993.

Questions d'identité[modifier]

Homme de conviction, Idir participe souvent à des concerts pour soutenir différentes causes. Le 22 juin 1995, plus de 6000 personnes viennent applaudir le chanteur et son ami Khaled, initiateurs de l'association "l'Algérie la vie" qui les ont conviés à un concert pour la paix, la liberté et la tolérance. C'est un triomphe pour les deux artistes qui réunissent à cette occasion les communautés kabylophones et arabophones.

En 1996, Idir sort une réédition de son tout premier album qui portait le même nom 20 ans plus tôt : A Vava Inouva.

Idir participe aussi au concert hommage rendu à Lounès Matoub, chanteur algérien de musique kabyle assassiné en 1998.

Le véritable retour discographique d'Idir se fait avec Identités en 1999, l'album hommage qui réunit de nombreux artistes de Manu Chao à Dan Ar Braz en passant par Maxime Le Forestier ou Karen Matheson pour un (A Vava Inouva 2), mais aussi Zebda, Gilles Servat, Geoffrey Oryema et l'ONB. Idir rassemble ici ceux qui prônent l'ouverture culturelle ainsi que la reconnaissance des racines propres à chacun. En décembre, Idir a tout autant d'invités lors des deux soirées qu'il donne à l'Olympia. Autour de lui se succèdent Frédéric Galliano, le guitariste Thierry Robin et l'ONB.

L'identité, il la défend à nouveau en 2001 au cours du 21e Printemps berbère organisé au Zénith parisien, manifestation qui célèbre la culture berbère. Cette soirée de fête est renouvelée plus tôt que prévu, le 8 juillet 2001, toujours sous la houlette de Idir, lorsque de violentes émeutes ravagent la Kabylie. Le chanteur organise à cette occasion un grand concert toujours au Zénith de Paris où devant une salle pleine, de nombreux artistes soutiennent la révolte du peuple kabyle face au pouvoir central algérien.

En mai 2002, la maison de disques met sur le marché une compilation de nombreux titres de l'artiste : Deux rives, un rêve. Elle offre la possibilité d'écouter des inédits dont un titre écrit par Jean-Jacques Goldman, (Pourquoi cette pluie ?) qui évoque le terrible déluge qui s'est abattu sur la ville d'Alger en novembre 2001.

Idir débute une nouvelle tournée le 20 septembre 2002 au Zénith de Paris, avant de partir sur les routes jusqu'en décembre de la même année.

En 2005, encouragé par sa maison de disques Idir sort un CD live et un double DVD : Entre scènes et terres, qui concorde avec ses trente ans de carrière. Une façon originale de présenter cet homme discret aux valeurs fortes. Un documentaire déroule son parcours, de la Kabylie aux scènes du monde entier. L'occasion pour lui de "faire un bilan avant de passer à autre chose".

Il se produit le 9 avril 2006 sur la scène de la Cité de la musique à Paris. Un concert donné dans le cadre d'un cycle "Chanteurs kabyles" où figurent aussi Akli D ou Takfarinas.

En 2007, en pleine campagne présidentielle française, Idir signe un album non politique mais républicain : La France des couleurs. L'album, "défend les couleurs de la France" comme aime à le répéter l'artiste lui-même. Sur cet album, il invite la jeune génération à composer avec lui des chansons autour de ce thème qui lui est cher, l'identité. De nombreux artistes comme Akhenaton, Grand Corps Malade, Zaho et beaucoup d'autres posent ainsi textes, rage et sensibilités aux côtés du tonton kabyle.

Pendant l'été de la même année, Idir fait en solo, une tournée hexagonale.

Style de musique 

Idir lors d'un concert gratuit à Bondy le 21 juin 2008, pour la fête de la musique et la 20e édition du festival "Ya d'la banlieue dans l'air"
Idir illustration artlibre jnl.gif

La musique d'Idir nait de l'association de différents instruments, mais celui qui est à la base de son œuvre est bien la flûte du berger kabyle. Il s'agit d'ailleurs du premier instrument dont il a appris à jouer dès son plus jeune âge. Les sonorités entremêlées des guitares, flûtes et autre darboukas caractérisent la musique d'Idir.

Écrites en kabyle ou en français, ses chansons ont cependant une portée universelle et se veulent mondiales. D'où le qualificatif de World Music souvent donné à cette œuvre. Les sujets de ses chansons recouvrent différents thèmes comme l'exil (A Vava Inouva), la fête (Zwit Rwit), les souvenirs (Cfiy) ou encore l'émotion (Ssendu).

Ce style de musique se veut profond, déclenche l'émotion et la nostalgie. Bon nombre des chansons d'Idir ont fait l'objet de reprises multiples, et elles ont toujours - année après année - une place de choix dans la programmation musicale des mariages kabyles (et autres).

Il a collaboré avec de nombreux artistes R&B et Rap du moment tels que Kenza Farah (Sous le ciel de Marseille), Sinik (Retour), Rim'K du groupe 113 et Tunisiano du groupe Sniper (D'où je viens), Zaho (Tout ce temps), Amine, Leslie, Sniper, Willy Denzey, Nadiya, Corneille, Yannick Noah, Tiken Jah Fakoly (La France des couleurs), ainsi que la chanteuse Noa (la France des couleurs et Ce cœur venu d'ailleurs)... Jean-Jacques Goldman, a écrit les paroles sur une musique de Idir (Pourquoi cette pluie ?) et Grand Corps Malade a écrit les paroles sur une autre musique de Idir (Lettre à ma fille). La chanson a été composée par Tanina la fille de Idir.

Discographie

[Dérouler]

 

   



 

 

Souad Massi



Née le 23 août 1972 à Bal El-Oued, un quartier de Saint Eugène d’Alger, Souad Massi est issue d’une famille modeste de six enfants. Son père travaille à la compagnie des eaux, il est fan des musiques traditionnelles Algéroise, quant à sa mère elle préfère plutôt Brel et James Brown. Petite fille, elle se passionne pour la musique dès son plus jeune âge, ses oncles sont jazzmen, et ses frères musiciens. Elle découvre les chansons du maître du Chaâbi, El Hachemi Guerouabi, puis le rock et la musique américaine grâce à ses frères.
C’est son frère aîné, compositeur, qui prit l’initiative de l’inscrire à l’association de l’Ecole des Beaux-Arts d’Algérie, pour qu’elle y apprenne pendant trois ans la guitare. Elle suit alors, des études de musique classique, de solfège, et de musique arabo-andalouse. Ces années sont synonymes de rigueur et d’apprentissage, Souad ne cesse d’évoluer. Elle avance, elle se construit musicalement, et prend du plaisir à cela. C’est un ami qui lui fit découvrir la musique country des années 40, dont Souad s’inspira pour trouver son style.

La jeune artiste adore le folk, la country, Kenny Rogers et Stevie Wonder. Elle va être contactée par un groupe de rock Algérois... Pour Souad c’est l’adolescence, la rébellion, l’envie d’ailleurs... Elle devient l’égérie du groupe, et découvre AC/DC, Metallica. Elle apprend la pop, le rock, et se produit dans divers festivals. Le groupe sort une cassette en 1997 dont les ventes vont être étonnantes.
1998... Une année dont Souad se souviendra. Première cassette sur le marché Algérien, après s’être égarée dans d’autres styles, elle revient à la country music. Une oeuvre intimiste, mélangeant anglais et français, c’est une vraie première en Algérie. Artiste originale, Souad a sa personnalité artistique, son talent et sa plume... Auteur et compositeur de ses chansons, elle ne cesse de toucher de nouveaux publics.
Pendant deux ans, Souad Massi prépare son album, ses musiques, ses textes... C’est en mars 2001 que sort Raoui (le conteur), un mélange de douceur, de mélancolie et d’inquiétudes. Quinze jours suffisent pour enregistrer dans des conditions intimistes cet album, avec la complicité de Bob Coke. Elle allie rock et traditions, et ce petit bijoux révèle au grand public une artiste dont la voix bouleversante et le talent vont connaitre un grand succès.

 

Loin des yeux, près du coeur
Lundi 31 janvier 2011
Elysée Montmartre

 

 

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