NOUVELLES DU 18 EME

Publié le par LEPIC ABBESSES

Top Livres
du mois de février 2010

1er mars 2010

En collaboration avec L’Humeur Vagabonde, Dixhuitinfo vous présente les meilleures ventes du mois de février 2010 de cette librairie du 18e arrondissement, au 44 rue du Poteau.

POLARS
1. Hypothermie - Arnaldur Indridason - Métailié
2. American tabloïd - James Ellroy - Rivages
3. Underworld USA - James Ellroy - Rivages
4. Shutter Island - Dennis Lehanne - Rivages
5. Tijuana mon amour - James Ellroy - Rivages

ROMANS
1. Le journal intime de Benjamin Lorca - Arnaud Cathrine - Verticales
2. Trois femmes puissantes - Marie NDaye - Gallimard
3. L’ombre de ce que nous avons été - Luis Sepulveda - Métailié
4. Les derniers jours de Stephan Zweig - Laurent Seksik - Flammarion
5. Shim Chong, fille vendue - Sok-Yong Hwang - Zulma

SCIENCES HUMAINES
1. Le conflit - La femme et la mère - Élisabeth Badinter - Flammarion
2. XXI - N°9 : Jeux de pouvoir - Collectif - XXIe Siècle
3. Le quai de Ouistreham - Florence Aubenas - Olivier
4. Petit manuel de désobéissance civile - Xavier Renou - Syllepse
5. Métronome - L’histoire de France au rythme du métro parisien - Lorànt Deutsch - Michel Lafon

POCHES
1. L’attrape-cœurs - Jerome David Salinger - Pocket
2. Les années - Annie Ernaux - Gallimard
3. Là où les tigres sont chez eux - Jean-Marie Blas de Roblès - J’ai lu
4. La vraie vie de Sebastien Knight - Vladimir Nabokov - Gallimard
5. Tentative d’épuisement d’un lieu parisien - Georges Pérec - Bourgeois

ALBUMS JEUNESSE
1. L’histoire du lion qui ne savait pas - M. Baltscheit & M. Boutavant - Petit Glenat
2. C’est pas grave - Van Zeveren - Pastel
3. Le livre des bruits - Soledad Bravi - École des loisirs
4. Kérity, la maison des contes - Annick Le Ray - Flammarion
5. Un livre - Hervé Tullet - Bayard Jeunesse

BANDES DESSINÉES
1. Les passagers du vent, T.6 - La Petite Fille Bois-Caïman - François Bourgeon - 12bis
2. Serge Gainsbourg - Joann Sfar - Dargaud
3. Feuille de chou (Journal d’un tournage) - Mathieu Sapin - École des loisirs
4. Une histoire populaire des États-Unis de 1942 à nos jours - Howard Zinn - Vertige
5. Sempé à New York - Sempé - Denoël

La librairie L’Humeur Vagabonde

Le Marché Saint-Pierre envoie "Aux malheurs des dames" au tribunal

  par Philippe Bordier

Les dirigeants du Marché Saint-Pierre, dans le 18e arrondissement de Paris attaquent en diffamation l’auteur et l’éditeur du roman policier « Aux malheurs des dames », dont l’intrigue se noue dans les étages du célèbre marchand de tissus. Ils demandent le retrait du livre des librairies et 2 millions d’euros de dommages et intérêts.

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Lalie Walker : « Dans mon livre, tout le monde veut sauver le Marché Saint-Pierre. »

« Je suis sonnée, j’ai beaucoup de mal à écrire. Cette affaire pose la question de la liberté d’expression dans la fiction. » Lalie Walker est sous le choc. « Aux malheurs des dames », son roman policier publié en novembre 2009 par les éditions Parigramme, a déplu aux dirigeants du Marché Saint-Pierre, célèbre magasin de tissus situé en contrebas de la Butte Montmartre, dans le 18e arrondissement de Paris. Ces derniers assignent François Besse, patron de Parigramme, et Lalie Walker devant le tribunal correctionnel de Paris, pour diffamation. L’enseigne demande le retrait du bouquin des librairies et réclame 2 millions d’euros de dommages et intérêts.

Lalie Walker noue son intrigue au Marché Saint-Pierre, où deux employés disparaissent dans des conditions mystérieuses. Odeur de brûlé dans les étages, poupées vaudous clouées sur les portes, meurtres… L’ensemble du quartier est saisi d’effroi. Une jeune sociologue embauchée au Marché Saint Pierre va mener l’enquête, en collaboration avec les habitants. « Dans mon livre, l’entreprise est en danger, le quartier veut la sauver, raconte l’auteur, qui a longtemps vécu rue Ramey, à quelques encablures du magasin. Le Marché Saint-Pierre est un lieu mythique, comme nombre de Parisiens, j’adore m’y promener. »

Dans le livre, deux frères aux caractères différents dirigent l’entreprise : l’un d’eux s’implique sérieusement dans sa gestion, l’autre dilapide le chiffre d’affaires en jouant à des jeux d’argent. « Pure invention évidemment, martèle Lalie Walker. C’est de la fiction. Je ne connais pas le véritable organigramme du Marché Saint-Pierre. Mon livre n’a rien à voir avec une enquête. » « Nous ne portons aucun jugement sur cette société, explique François Besse, l’éditeur. L’histoire ne correspond pas à la réalité. C’est une œuvre de fiction qui emprunte un cadre géographique. » « Aux malheurs des dames » est publié dans une nouvelle collection, « Noir 7.5 », dont les romans ont pour cadre la ville de Paris.

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Les dirigeants du Marché Saint-Pierre s’estiment diffamés par le roman policier.

« Dans ce contexte, s’alarme Lalie Walker, il va falloir attaquer toutes les séries télé tournées dans Paris ! » Pour l’heure, l’avertissement rédigé dès les premières pages de l’ouvrage, n’a donc servi à rien. « Si le Marché Saint-Pierre existe bel et bien, si certains éléments proviennent de flâneries et de rencontres sur le terrain, tout ici est fiction, car seul l’espace de la fiction pouvait me permettre d’aller fouiller dans certains recoins de la psyché humaine. C’est donc ma vision du Marché Saint-Pierre, lieu hautement réputé et visité, que je livre ici, et qui me sert d’unité de temps et de lieu romanesque. » Contactés à plusieurs reprises, les responsables du Marché Saint-Pierre n’ont pas souhaité répondre à nos questions.

Audience le 9 avril 2010, devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les sans-papiers du 18e veulent montrer qu’ils existent toujours

  par Geoffrey Bonnefoy

Les sans papiers qui occupent, depuis juillet 2009, les locaux vides de la CPAM, rue Baudelique, dans le 18e arrondissement de Paris, ont participé, lundi 1 mars 2010, à la journée « 24h sans nous ». Objectif : montrer l’impact des travailleurs immigrés, dans l’économie nationale et rappeler leur présence. Oumar, manutentionnaire titulaire de faux papiers, était solidaire. Rencontre.

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Le cortège, boulevard Barbès

Lundi 1er mars 2010, ils ont tenu à rappeller qu’ils étaient toujours là, les 1 000 à 3 000 sans-papiers qui occupent les locaux vides de la CPAM, rue Baudélique, dans le 18e arrondissement de Paris, rebaptisés « ministère de la Régularisation des sans-papiers ». Depuis le 15 juillet 2009, leur effectif sur place n’a cessé de croître.

Partis à 11h de la rue baudélique, les quelques 500 participants sont allés grossir les rangs du collectif « 24h sans nous », devant l’Hôtel de Ville, après un crochet place de la République. Le Collectif appelait les immigrés à cesser de travailler et de consommer pour montrer aux pouvoirs publics leur poids dans l’économie nationale.

Grossir, façon de parler, puisque les intéressés n’étaient pas très nombreux. Entre 500 et 1 000, selon les premières estimations disponibles hier en fin d’après-midi. « C’est la première fois qu’est organisée une journée comme ça en France. Et ça aura un impact sur l’économie. » Azoumane Sissoko, porte-parole du Collectif 75 des sans-papiers est plutôt optimiste. Pourtant, au vu du peu de mobilisation, la journée sonne plutôt comme un échec. « C’est confus, c’est pas clair, ils ont mélangé trop de choses, reconnait d’ailleurs une des coordinatrices du Collectif 75 des sans-papiers. Beaucoup travaillent et n’ont pas pu se permettre de venir. C’est une utopie. »

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Oumar travaille avec de faux papiers

Oumar travaille avec des faux papiers

Oumar, 34 ans, est arrivée en France il y a six ans et demi. Après plusieurs demandes de régularisation, il est toujours sans-papiers. Il travaille avec des faux et témoigne à visage couvert

> Depuis quand travaillez-vous ?
J’ai un nouveau job depuis 3 mois. Je travaille comme manutentionnaire dans une entrepôt à Savigny-le-Temple.
> Comment avez-vous trouvé votre emploi ?
Je me suis inscrit à une agence d’intérim, avec des faux papiers. On a chacun sa méthode et ses secrets pour travailler ! Certains travaillent au black, d’autres ont des employeurs qui acceptent de travailler avec des sans-papiers...
> Comment avez justifié votre absence ?
J’ai dit à mon patron que c’était la journée sans immigrés aujourd’hui et que j’allais à la manifestation à Paris. Je suis quand même allé travailler ce matin, de 7h à 11h30 et j’ai rejoint la rue Baudélique pour partir avec le groupe.
> Votre patron a-t-il accepté votre décision ?
Oui et non. Il m’a dit que je devrais rattraper les heures perdues mais j’ai refusé. Ça devrait être une journée normale. Pour l’instant, c’est un peu flou. Je verrai ça mardi, à mon retour. Mais c’est important pour moi, pour nous, pour montrer notre place dans l’économie française.
> Pensez-vous que cette journée a eu l’impact espéré ?
Bien sûr que non. Tout le monde n’a pas mon engagement et nous n’étions pas très nombreux, c’est sûr. Mais on a fait un effort...

Lisez l’interview d’Amel Mohammedi, membre du collectif « 24h sans nous » sur dixneufinfo.com

 

 

 

 

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