ARTISTE DE MONTMARTRE

Publié le par LEPIC ABBESSES

Le nouveau spectacle de Michel Forever.

La télévision a fait découvrir l’homme qui ne se couche jamais…
En effet « Depuis 5 ans Michel Forever ne s’est pas couché »
Artiste montmartrois dans l’âme, agent artistique au Moulin Rouge, il est aussi Ministre de la République de Montmartre
Depuis plus de 20 ans il est coproducteur de pièces de théâtres.
Entouré de ses Forevettes il lance un nouveau Show en Live

La soirée du Futur
Au Balajo
9,rue de Lappe Paris 11ème
Le Mercredi 18 Novembre à 22h vous êtes tous invités par Michel Forever à la soirée inaugurale.
Contact : 06 99 16 00 78

Jusqu'au bout de la nuit
Michel Forever


Les nuits de Michel Forever sont plus belles – et plus longues – que nos jours. Et pour cause, puisque ce noctambule malgré lui brûle la moitié de sa vie dans des boîtes où il danse pour ne pas dormir. La nuit appartient à ceux qui ne se couchent pas… Dans le « civil », Michel Sérié est agent artistique, impresario exclusif du Moulin Rouge et producteur de spectacles. Il sert aussi la messe au Sacré-Cœur et occupe un ministère de la Fête à la République de Montmartre (où il vit). Pour le commun des mortels, ces occupations « diurnes » seraient en soi une charge suffisamment lourde pour que, la nuit venue, un repos réparateur fût envisageable. Or, Michel ne s’est pas couché depuis le 14 juin 2004, date à laquelle il a décidé de devenir Michel Forever, nom de scène sous lequel il se produit dans les boîtes – et notamment au Paris Bodega – pour faire revivre Claude François. « Mon problème de sommeil tient à mon métabolisme », confie-t-il avec des intonations « cloclodesques » en récusant toute idée de « maladie ». « Si je dors plus d’une heure et demie, je tombe dans le coma et là, les vrais problèmes commencent. La seule différence entre moi et les autres, c’est que toute notion de repos m’est interdite au-delà d’un quart d’heure. C’est la raison pour laquelle, en plus de ma passion pour Claude François, je passe mes nuits à danser. Paradoxalement, je me recharge comme un pile là où d’autres seraient épuisés ». Cet impératif quasiment vital lié à cette « différence » a donc conditionné la vie de Michel Sérié « Forever », une vie « décalée » dans tous les sens du terme. Ainsi, lorsqu’il se rend à un festival sur la Côte d’azur en voiture, cet enfant de quarante-six ans doit aligner sur les mille kilomètres du périple, quatre cent soixante chansons de Cloclo qu’il chante à tue-tête sur la sono maison qu’il s’est bricolé. « Par la force des choses, ma voiture est une vraie boîte de nuit, avec caméras et télés pour ne pas m’endormir, car, s’il y a bien un endroit où je ne peux pas piquer un roupillon c’est bien au volant ». Une existence surréaliste ponctuée de rires (comme notre entretien), de fêtes et de joie accompagne les pas de Michel qui ne cache pas, néanmoins, le revers de la médaille. Une de ses secrétaires, priée de le réveiller au terme de son « quart d’heure » ne s’exécuta pas et profita de cette faiblesse passagère pour vider avec un complice les bureaux. Quant à la maréchaussée, peu réputée pour son sens de l’humour, elle interpela parfois ce conducteur en train d’accomplir au volant des chorégraphies endiablées au son de « Alexandrie ! Alexandra ! ». « L’aspect négatif, c’est que j’ai toujours cette angoisse de m’endormir. Sans parler des complications dans ma vie sentimentale. Le côté positif c’est que je vis deux fois plus que les autres » La pudeur de Michel lui interdira en outre d’insister sur ses initiatives en faveur des enfants handicapés, des malades et de sa foi. Si l’homme est demeuré un enfant – son bureau est un vrai magasin de jouets où il convie d’éventuels partenaires en affaires à le rejoindre pour s’amuser avec son robot sous l’œil sévère de « Poupette » le lapin en peluche – alors parlons d’enfant de cœur. Le nôtre s’emballe avec lui jusqu’au bout de la nuit.

 

 

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