MUSIQUE DU 18 EME

Publié le par LEPIC ABBESSES

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Concert de Chengetai Razemba (Zimbabwe) au Saraaba



Jeudi 01 oct – 21h00 - Concert * (entrée libre/conso obligatoire)

Concert de Chengetai Razemba (Zimbabwe) au Saraaba
Chengetai Razemba (Zimbabwe) – Sortie de son disque ZimBlue

Née en 1982, dans la capitale tout juste rebaptisée de son pays tout juste libéré (Harare, Zimbabwe), Chengetai appartient à cette génération d'artistes d'Afrique australe qui nés après l'indépendance de leur pays et grandis après la fin de l'Apartheid en Afrique du Sud font la synthèse entre les aspirations cosmopolites de leurs publics, jeunes urbains anglophones, et les tendances nationalistes de leurs patrons (agents, directeurs artistiques, programmateurs…) militants noirs, de 20 ans leurs ainés et qui ont remplacé en quelques années, leurs prédecesseurs blancs sur la base de discours, de programmes et de valeurs africaines.

Chengetai reçoit ses premiers éléments de formation musicale à Bulawayo (capitale méridionale du pays, et terreau fertile depuis les années 40, du jazz rhodésien, de Dorothy Masuka aux Cool Crooners) dans le milieu des chorales d'écoles ou d'église. Mais en même temps, elle a choisi d'écrire et de chanter dans sa langue africaine (le Shona, langue bantoue, parlée par près de 80% de la population du Zimbabwe et également utilisée au Mozambique, en Zambie et au Botswana), et d'enrichir son écriture d'images et d'onomatopées typiquement africaines (" Uwi mai we Uwi uwi u " - manière de youyous plaintifs dans Mudiwa); L'album " Zimblue ", a été enregistré en trois jours, dans les studios de la Radio-Télévision sud-africaine avec son compatriote Louis Mhlanga à la guitare et le pianiste sud-africain Wessel van Rensburg.



Informations utiles

ACAGO (Association Culturelle et Artistique de la Goutte d’Or) présente à SARAABA (Espace culturel / Restaurant)

www.saraaba.fr / www.myspace.com/saraabaparis
– AFRISSON : www.afrisson.com
Tél : 01 42 62 65 83

  • 19, rue de la Goutte d’Or - 75018 Paris
M° Barbès ou La Chapelle
  • Parking en face (entrée jusqu’à 21h45 – sortie à toute heure)

Tarifs concerts : 10€ / 7€

Présentation Saraaba : Saraaba est un espace culturel qui propose des concerts, des expositions, des contes, des ateliers de danse et de chant, des conférences débats...et plusieurs autres activités. Saraaba accueille ACAGO (Association Culturelle et Artistique de la Goutte d'Or).
  • Ouverture du bar : 18h45
  • Ouverture du restaurant : 19h15 (cuisines d’Afrique et de l’Océan Indien)




Mercredi 30 Septembre - 21h00- Concert

Duo de koras mandingues & voix : Sourakata Koité / Babou Diabaté & Janké Suso

(koras & chants mandingues)

Entrée libre - Consommation obligatoire


Duo de koras mandingues & voix : Sourakata Koité / Babou Diabaté & Janké Suso (koras & chants mandingues)
Le duo de koras mandingues Sourakata Koité / Babou Diabaté et la diva Janké Suso, c'est la rencontre de trois griots, les deux premiers, korafolas virtuoses, et la troisième, cantatrice à la voix immense…C'est aussi la rencontre des musiques mandingues du Sénégal et de la Gambie…De belles vibrations…
Issu d'une grande famille de griots de Sinthiou Malème (Sénégal Oriental), Sourakata Koité est initié dès son jeune âge par son frère Djaliké Koité à la kora. Il a introduit les notes de ses koras (kora à 1 manche et kora à 2 manches) dans divers styles musicaux. Quant à Babou Diabaté, originaire de la Casamance (Sud du Sénégal), il expérimente des rencontres musicales avec des artistes de toutes origines (Asie, Europe...) tandis que la native de Banjul (Gambie), Janké Suso, nièce de Jali Nyama Suso (USA) et du " roi de la kora " Soundioulou Cissokho, a été formée à l'école des grands griots du Gabu, royaume de naissance de la kora.

 

 

 

 

La Kora

 
Instruments | Origine : 1200

Née en 1200 en Afrique de l’Ouest, la kora est l’un des instruments les plus élaborés et les plus riches en harmonique de la famille des cordophones.

Cordophone hybride entre la harpe et le luth, la kora est un instrument d’Afrique de l’Ouest. Elle est constituée d’une demi calebasse d’environ 50 à 70 cm de diamètre servant de caisse de résonance. Un long manche en bois cylindrique d’environ 1m à 1m50 de longueur et 4cm de diamètre la traverse de part en part.

Origine de la kora

L’origine de la kora est très controversée. Il existe divers récits de « djélis » ou des témoignages d’ethnologues ou d’ethnomusicologues d’Afrique ou d’ailleurs qui datent la kora de différentes époques allant du 13e siècle au 18e siècle. Parmi ceux-ci, ceux du chirurgien et aventurier écossais Mungo Park parti d’Angleterre le 22 mai 1795 à la découverte des sources du fleuve Niger. Dans son ouvrage publié en 1799, « Voyages à l’intérieur de l’Afrique (1795-1797) » relatant son expédition de 2 ans le menant au Sénégal, en Gambie et au Soudan Occidental (actuel Mali), il note « une grande harpe à 18 cordes » qu’il nomme « korro ». Etait-ce la kora, son ancêtre ou un instrument intermédiaire ? Selon divers chercheurs, la kora, dans sa forme actuelle à 21 cordes, serait apparue à la fin du 17ème ou au début du 18ème siècle à l’époque des princes guerriers « nyancho » du royaume de Gabu . Du Gabu, la kora aurait gagné le reste du Mandingue. D’autres la date du 19ème siècle comme le souligne le muséologue, ethnomusicologue et musicien sénégalais Ousmane Sow Huchard dit « Soleya Mama » dans son ouvrage, « La Kora objet-témoin de la civilisation Manding » paru en 2000 aux Presses Universitaires de Dakar. Et l’on constate qu’il est presque impossible de dater précisément l’origine de la kora.

Fonction sociale de la kora

Cordophone hybride entre la harpe et le luth, la kora est un des instruments des familles Mandingues d’Afrique de l’Ouest pratiquant l’art du « djéliya » (c-à-d « ce que fait le djéli » en tant qu’instrumentaliste, en tant que chanteur ou en tant que laudateur (c-à-d un chanteur de louanges). Elle est pratiquée notamment par les Sissoko (Guèye), les Suso, les Diabaté, les Diabakhaté, les Jobarteh, les Kouyaté, les Kanouté, les Tounkara, les Konté et les Kanté du Sénégal, de la Gambie, de la Guinée Bissau, du Mali, de la Guinée ou de la Sierra Leone. Selon certains récits de djélis (griots), elle serait originellement l’instrument des Socés et des Khassonkés. C’est aussi l’un des instruments les plus riches, les plus complexes et les plus mélodieuses d’Afrique de l’ouest et au-delà, de l’univers.

Historiquement, la kora est utilisée lors d’évènements de réjouissance comme les naissances et les mariages mais aussi lors des rencontres où les « korafolas » (joueurs de kora) rivalisent de dextérité. Elle accompagne aussi le récit des « djélis ». Et dans ce cas, le « korafola » peut être seulement « instrumentiste », souvent accompagné de sa ou de ses femmes ou d’un autre « djéli » chanteur. Il peut aussi être " « instrumentiste - chanteur » " accompagné de sa ou de ses femmes qui deviennent secondes chanteuses ou d’un autre « djéli ». La rencontre de deux « korafolas » donne souvent lieu à une sorte de dialogue à cordes faisant une large place à l’improvisation.

Les caractéristiques de la kora

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Se situant entre le « bolon » (harpe mandingue de 3 à 6 cordes, voir plus maintenant ) et le « simbi » (harpe des chasseurs mandingues de 6 à 7 cordes), la kora est un instrument pentatonique pour certains pays ou heptatonique pour d’autres. Elle comporte 21 cordes équivalant à 3 octaves. Certains « korafolas » préfèrent des koras à 22 cordes.

La kora est constituée d’une demi calebasse (« mirayo ») d’environ 50 à 70 cm de diamètre servant de caisse de résonance et dont la partie convexe est recouverte d’une peau de bête (ou « koulo »), souvent d’antilope mâle ou parfois de bouc, fixée par de petits rivets métalliques. Le contour et le reste de la calebasse sont souvent parés de symbolismes réalisés avec des punaises. Une petite ouverture circulaire appelée « porte de la maison » (ou « kora bounda ») se trouve à l’arrière de la calebasse près du manche. Elle sert souvent à recevoir des présents en nature sans gêner ni interrompre le jeu de l’instrumentiste.

Un long manche en bois cylindrique (« falo ») d’environ 1m à 1m50 de longueur et 4cm de diamètre traverse de part en part la calebasse. Certains « korafolas » penchent pour des koras aux manches longues permettant d’avoir de plus longues cordes pour une meilleure résonance.

Sur le manche sont attachées 21 cordes en boyau (ou « djoulo ») de 5 à 7 tailles différentes allant de 0,5mm à 3mm - 1à cordes d’un côté, 11 de l’autre. Elles sont fixées à l’aide de 21 lanières de cuir tressées (ou « konso ») coulissant sur le manche. Certains y rajoutent une 22ème lanière servant de pièce de rechange. Les lanières laissent une forme de liberté et de créativité. Parfois, à cause des lanières qui se relâchent, la kora se désaccorde et d’autres notes surgissent, favorisant l’improvisation. La plupart des « korafolas » sont contre les koras à clés car régler les notes avec des lanières, bien qu’étant plus difficile, permet de tendre les cordes à volonté et ouvre énormément de possibilités mélodiques et rythmiques. Mais les accords diffèrent d’un pays à un autre. De nos jours certaines cordes sont en fil de pêche. A la base inférieure du manche est fixé un cordier, un anneau en fer forgé (ou « djoutoné ») servant à fixer les cordes.

Un chevalet (ou « bato ») de 15 à 20 cm de hauteur fait d’une plaque de bois recouverte de tissu porte dix encoches (ou « bato ») taillées à égale distance de part et d’autre. Et dans ces encoches passent dix cordes sur un des champs et onze sur l’autre, ce qui divise les cordes en deux rangées : l’une de 10 (pour la main droite) et l’autre de 11 cordes (pour la main gauche), donnant des notes allant de la plus grave à la plus aiguë. Pour certaines kora du Sénégal, cela donne généralement : fa, la, do, mi, sol, si bémol, ré, fa, sol, la (pour la main droite), fa, do, ré, mi, sol, si bémol, ré, fa, la, do, mi (pour la main gauche).

Le chevalet repose sur un coussinet (ou « koularayo ») de couleur rouge placé sur la peau. Deux tiges en bois cylindriques (ou « boulkalamo ») d’environ 3cm de diamètre, fixées dans la partie supérieure de la calebasse, servent de poignets. Une tige (ou « barambando ») de 2 à 3 cm de diamètre, perpendiculaire au manche et traversant la calebasse, sous-tend la peau en son centre. Sur le chevalet est quelquefois fixé, selon les régions, un hochet en plaque métallique bordé d’anneaux pour les effets sonores.

Les techniques de jeu

La pratique de la kora, comme la plupart des instruments de l’aire mandingue, nécessite des gestes et des techniques de jeu spécifiques, non écrits mais codés socialement et transmis de génération en génération. Chaque « korafola » pouvant y apporter sa touche personnelle tout en respectant cette codification. Elle ne se joue pas avec des gammes mais avec des modes.

Le « korafola » est souvent assis sur une natte à même le sol, les jambes croisées, devant les dignitaires ou entouré de son public. Il peut être assis sur n’importe quel autre siège (chaise, banc, fauteuil...) ou accroupi.

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Almamy Guèye

Faisant face à son instrumentiste, la kora peut être jouée reposant sur le sol ou tenue à ses poignets (ou « boulkalamo ») par 6 doigts (les majeurs, les annulaires et les auriculaires), les pouces et les index servant aux pincements des cordes. Le rythme d’accompagnement est donné par le jeu des pouces tandis que les solos et les mélodies sont donnés par le jeu des index. Il peut y avoir, selon les octaves, harmonie au niveau des pouces et index opposés (droite, gauche). Et les techniques de jeu varient souvent d’un instrumentiste à l’autre. La kora peut être jouée en solo ou en duo avec un autre instrument, souvent avec le balafon, ou être intégrée dans une formation orchestrale (trio, quartet...ou autre).

Quant au tempo, il est marqué par un frappement des deux poignets en bois (ou « boulkalamo ») par les index du joueur. Mais ceci peut aussi être fait sur la coque de la calebasse par un accompagnateur qui peut être chanteur, chanteuse ou instrumentiste.

Jeudi 1° Octobre - 21h00 - Concert

 

Chengetai Razemba (Zimbabwe) - (Zim Blue)

Entrée libre - Consommation obligatoire

 


Showcase de Chengetai Razemba (Zimbabwe)

pour le lancement de son album Zimblue

Née en 1982, dans la capitale tout juste rebaptisée de son pays tout juste libéré (Harare, Zimbabwe), Chengetai appartient à cette génération d'artistes d'Afrique australe qui nés après l'indépendance de leur pays et grandis après la fin de l'Apartheid en Afrique du Sud font la synthèse entre les aspirations cosmopolites de leurs publics, jeunes urbains anglophones, et les tendances nationalistes de leurs patrons (agents, directeurs artistiques, programmateurs…) militants noirs, de 20 ans leurs ainés et qui ont remplacé en quelques années, leurs prédecesseurs blancs sur la base de discours, de programmes et de valeurs africaines.
Chengetai reçoit ses premiers éléments de formation musicale à Bulawayo (capitale méridionale du pays, et terreau fertile depuis les années 40, du jazz rhodésien, de Dorothy Masuka aux Cool Crooners) dans le milieu des chorales d'écoles ou d'église. Mais en même temps, elle a choisi d'écrire et de chanter dans sa langue africaine (le Shona, langue bantoue, parlée par près de 80% de la population du Zimbabwe et également utilisée au Mozambique, en Zambie et au Botswana), et d'enrichir son écriture d'images et d'onomatopées typiquement africaines (" Uwi mai we Uwi uwi u " - manière de youyous plaintifs dans Mudiwa); L'album " Zimblue ", a été enregistré en trois jours, dans les studios de la Radio-Télévision sud-africaine avec son compatriote Louis Mhlanga à la guitare et le pianiste sud-africain Wessel van Rensburg.

Vendredi 2 Octobre - 19h00 - Conférence

Les énergies durables en Afrique

Entrée libre - consommation obligatoire

21h00 - Concert

Kiki B (world music/afro jazz)

Entrée libre - consommation obligatoire

Kiki B (world music/afro jazz)
Bassiste Talentueux d'origine sénégalaise, Kiki B né Christian Bocandé propose un jazz-fusion aux couleurs africaines…Il a collaboré avec de nombreux artistes et groupes Nel Oliver, le rocker Jimi Hope, Ismaël Lo (CD Jammu Africa), Joe Zawinul, Tshala Muana, Meïssa Mbaye, François Jeanneau...Avec le groupe acoustique Nakodjé (Sénégal) auquel il apporte sa rythmique basse en soutien des percussions bougarabou et djembé, Kiki B remporte le Prix Afrique en Créations en 1999. En 2009, il monte son propre groupe afro-jazz, se produisant en trio ou en quartet.

 

Samedi 3 Octobre - 21h00 - Concert

Pedro Kouyaté (acoustique/afro beat)

Entrée libre - consommation obligatoire

Pedro Kouyaté (acoustique/afro beat)

Auteur, compositeur et interprète, Pédro Kouyaté, ex-calebassiste de Boubacar Traoré, a crée son groupe le "Mandinka Transe Acoustique", un répertoire de ses propres compositions, inspirées par ses racines mandingues et enrichies de sonorités contemporaines et très percutantes. Au chant, au Kamélé N'goni (instrument des chasseurs qu'il fait sonner et vibrer sur scène de façon spectaculaire) ou à la guitare (gamme pentatonique), Pédro est accompagné par Nelson Hamilcaro à la basse, Florent Dupuit au saxophone, Renaud Ollivier à la batterie, Siaka Traoré dit Dodo aux percussions et Vincent Bucher à l'harmonica.

D'origine malienne, Pédro Kouyaté a fait son apprentissage aux percussions chez Toumani Diabaté en accompagnant son groupe Symmétric Orchestra lors des soirées/concerts du fameux club "Le Hogon" de Bamako.

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