MUSIQUE DU 18 EME

Publié le par LEPIC ABBESSES

NEGRITUDES par Amadou Gaye....le griot du béton!! mercredi 19H30, jeudi 19H30, vendredi 20H30
De Guy Tirolien à Birago Diop, en passant par Aimé Césaire et Léopold Sédar Senghor, le « griot du béton » revisite, à sa manière, des écrits représentatifs de la pensée noire, placés sous le signe de la révolte.

du mercredi 16 septembre 2009 au vendredi 18 septembre 2009 - 19H30 et 20H30 - Entrée: 5 euro

RUELEON2009

negritudes



Retour sur un spectacle inspiré du mouvement de la négritude au moment où l'on célèbre le centenaire de la naissance de l'un des fondateurs du mouvement, Léopold Sedar Senghor



Amadou Gaye monte sur les planches face à un public intrigué et finit sa prestation sous des tonnerres d’applaudissements. « Négritudes » touche avec succès le public parisien. Du 20 septembre au 1er octobre, le Local de Belleville a affiché complet. Le comédien a su donner vie à des textes emblématiques de la littérature afro-antillaise. Qui mieux que ce « Sénégalais de ventre et Parisien de cœur » aurait pu s’attaquer aux grandes figures de la Négritude. Le mouvement littéraire, né de la rencontre entre Aimé Césaire et Léopold Sédar Senghor, aidé du poète guyanais Léon-Gontran Damas, prône la grandeur de l’histoire et de la civilisation noire dévalorisées par le monde occidental. « Négritude », un terme forgé en 1934 par Aimé Césaire : « la Négritude est la simple reconnaissance du fait d’être noir, et l’acceptation de ce fait, de notre destin de Noir, de notre histoire et de notre culture » (numéro 3 de la revue L’Etudiant Noir).


De Guy Tirolien à Birago Diop, en passant par Aimé Césaire et Léopold Sédar Senghor, le « griot du béton » revisite, à sa manière, des écrits représentatifs de la pensée noire, placés sous le signe de la révolte. Amadou Gaye revendique avec force cette « révolte qui reste digne ». D’un personnage à l’autre, le comédien parvient à créer une atmosphère captivante, baignée par le souffle du vent, le chant des rameurs, le bruit des chaînes et la prière d’un enfant. Il manie ainsi avec émotion la musicalité de ces poésies. Tantôt méditatif, tantôt tonitruant, il transmet une rage mêlée de douceur, une mélancolie teintée de nostalgie. Le public est sous le charme, comme envoûté. Malgré la violence de certains textes tels que « le chant pour tuer un serpent » de Nicolas Guillen ou « et les chiens se taisaient » d’Aimé Césaire, l’auditoire est conquis. « Debout ! Joseph ! » de Gilbert Gratiant symbolise notamment la soumission face à l’homme blanc. L’expression de cette âme écorchée vive, et pourtant empreinte de fierté, est caractérisée par « Ghetto » de Guy Tirolien. La veuve de l’écrivain s’est d’ailleurs déclarée enchantée de la performance du comédien.


Le succès du spectacle est avant tout le succès de deux hommes. La réussite de « Négritudes » est issue de la complicité d’Amadou Gaye et de Gabriel Debray. Plus qu’une rencontre, une « osmose » selon le metteur en scène. Les deux hommes, après plusieurs mois de travail acharné, parviennent à exprimer, par les mots, le corps et la voix si particulière d’Amadou Gaye, les valeurs qui les unissent : « l’universalité et la fraternité ».


Le comédien aux multiples facettes nous explique cette redécouverte des couleurs du pays, du souffle des ancêtres et de la colère contre les ravages de l’homme blanc : 

 

Rencontre avec Amadou Gaye


Quelle est l'origine de ce spectacle ?


C’est une rencontre entre Gabriel, le metteur en scène, et moi. J’étais invité au Printemps des Poètes au Local, pour dire des poèmes et ça a plu à Gabriel qui adore également ces poèmes. Ce sont des textes que j’aime beaucoup, qui m’ont suivi dans ma jeunesse. Je cherchais une façon de me les approprier. C’est avant tout une très belle littérature. Même si certains disent que ces auteurs sont dépassés. Pourtant on ne dit pas que Racine ou Corneille sont dépassés. Je suis acteur. C’est donc une mission de travailler ces poèmes et de les transmettre. Il y a une musique dans ces poèmes. Ecrits dans les années 50-60, ils ont baigné dans l’oralité. Gabriel a compris et a su percevoir leur universalité. Il a construit la dramaturgie mais il a respecté ma façon de travailler. Et l’aventure a démarré….


Quels sont les thèmes qui ont déterminé le choix des poèmes ?


Gabriel et moi avons des valeurs en commun. Le choix des poèmes s’est fait le plus naturellement possible. Gabriel a créé une histoire qui tient la route, qui fait voyager. Il y a de la révolte contre les méfaits de l’homme blanc. Mais c’est une révolte toujours digne, avec une ouverture vers l’universel et la fraternité. Les gens se sont souvent emparés de ces poèmes dans une visée politique. Alors que c’est une dimension littéraire et humaine qui en ressort. C’est une balade où on découvre l’esclavage et la rébellion mais également l’animisme africain et le respect de la nature comme dans Birago Diop.


Comment avez-vous ressenti l’accueil du public ?


Durant les douze représentations, c’était magnifique ! J’ai ressenti un très bel accueil et une qualité d’écoute formidable. Il y avait un public varié, d’abord public de quartier puis ça s’est étendu. Il y avait d’ailleurs beaucoup de jeunes, même des enfants, et surtout beaucoup de femmes. Je ne sais pas pourquoi (rires). Les spectateurs, en sortant, me disaient que le spectacle leur avait fait du bien.


Quels sont vos projets ?


Je suis content. Il y a plusieurs projets pour faire tourner le spectacle et le faire découvrir, notamment à Marie-Galante, en Guadeloupe, lors d’un festival grâce à Mme Guy Tirolien. Mais vu l’accueil du public, nous espérons faire tourner « Négritudes » le plus possible.


Afin de mieux vous découvrir, comment vous définiriez vous en tant qu’artiste ?


Je suis photographe et comédien. Mes deux métiers vont ensemble. Comme de l’oxygène, j’ai besoin de ces deux métiers pour m’épanouir. La démarche du photographe et celle du comédien sont similaires. Je suis quelqu’un qui exprime des envies fortes à travers deux passions : la photographie et le théâtre. Je ne me prends pas du tout au sérieux, tout en prenant très au sérieux mon travail et mes passions.





NUIT GNAWA avec AFOUSS - Veillées du ramadan
AFOUSS en berbère signifie la main. La main qu’on appelle à applaudir pour faire la fête, la main qui joue des notes de joie ou qui tape des rythmes vibrants.

AFOUSS

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AFOUSS en berbère signifie la main. La main qu’on appelle à applaudir pour faire la fête, la main qui joue des notes de joie ou qui tape des rythmes vibrants.
La formation AFOUSS est née en 1999 sur les bancs de l’université Hassan II à Casablanca. Riches de leurs expériences dans l’underground musical de la dite CASA (Casablanca), les deux fondateurs du groupe Mous et Zak ont entrepris de jouer leur patrimoine musical marocain en le mettant en valeur, et ce grâce au métissage des cultures et des musiques du monde.
Après leurs premiers concerts, AFOUSS a su conquérir un grand public avec ses mélodies endiablées et ses rythmes authentiques.
Suite à leur première sélection au fameux FESTIVAL DES GNAWAS ET DES MUSIQUES DU MONDE D’ESSAOUIRA en 2001, le groupe va enregistrer son premier album en autoproduction et qui s’intitule BOUYA .
En 2002, va suivre une tournées dans tout le Maroc et dans quelques grandes villes européennes (Grenoble, Metz, Nancy, Paris, Marseille, Avignon, Belfort, Rome…) ; puis la participation pour la deuxième année consécutive à ESSAOUIRA, et ce en première partie du fameux groupe IFRIKIA dont le leader n’est autre que KARIM ZIAD , grand musicien compositeur et parrain du groupe AFOUSS , prestation qui va leur valoir le titre du meilleur groupe de fusion marocain selon la presse marocaine.
Le groupe est sur le retour et prépare un deuxième album qui est prévu pour début 2010.





SABAR et LUTTE SENEGALAISE au Square LEON Mafé offert au LMP à 20H30
Initiation danse Afro avec BLACK PYRAMIDE, chorégraphie LES ELECTEURS (de 7 à 13 ans)- SABAR et DEMONSTRATION DE LUTTE SENEGALAISE avec les champions de GOUDOULOUSS

samedi 19 septembre 2009 - à partir de 18h - Entrée: libre

RUELEON2009

Danse au son du Sabar...

Initiation danse Afro avec BLACK PYRAMIDE, chorégraphie LES ELECTEURS (de 7 à 13 ans)- SABAR et DEMONSTRATION DE LUTTE SENEGALAISE avec les champions de GOUDOULOUSS

DEMONSTRATION DE LUTTE SENEGALAISE - A partir de 19h
Phénomène culturel sur le continent noir, cette discipline allie sport et mysticisme...ses combats sont de véritables fêtes populaire …

DEGUSTATION DE MAFÉ - 20h30 au Lavoir
Renouant avec les origines du festival, l’association Procréart et les partenaires du Festival Rue Léon vous invitent ensuite à avec dégustation de Mafé (Plat africain Bœuf arachide…)






DUALA MANGA BELL EXEKUTION is black really beautiful ?
Theatral Performance franco-allemande-camerounaise Création de Nataly Ritzel, Avec :Benjamin Bodi, Bibata Roamba, Charles-Henry Peler, Miron Landreau, Nataly Ritzel et l'intervention de Clara Colday, Cornell Adams et Zina Bonsu.


du dimanche 20 septembre 2009 au mardi 22 septembre 2009 - 20h30 - Entrée: 10€ TR 8€ Ils sont fou, les Allemands, dit le musicien
Les blancs sont fous, qu’est-ils n’ont pas inventé ? répond un autre...
Un des musicien entreprend une approche du RECIT DU ROI,
Dans une main sa fourchette et la tête tournée vers le synthétiser
Qui continue son tamtam tout seul.
La conversation prend une autre tournure.
Le bassiste:
Mais c’était seulement un séparatiste
Moi, je suis de Deîdo.
Tout le monde rie
Mais si. Vous ne me croyez pas ...
L’enterrement a lieu ailleurs.
Les musiciens plaignent la tombe inconnue de Rudolf Douala Manga
Des Nationalhelden...
De Lumumba, on ne parle pas...

«!Duala Manga Bell execution!» est une pièce sur la colonisation allemande du Cameroun et, plus précisément de la résistance des tribu camerounais contre cette colonialisation basée sur des textes historiques (des lettres écrites par le chief d’une des
tribus Duala: Rudolf Manga Bell, des interrogatoires du
«!Beziksamtmann!», des descriptions du Gouverneur Jesko von
Puttkamer, les récits de Hans Dominik etc))
Les figures principaux de la pièce sont des gens d’aujourd’hui!:
Des musiciens de Paris, en train de travailler sur un «!musical!» historique,
Un jeune allemand, ex-casque bleu au Congo,
Un américain, secret agent ou entraîneur militaire,
Une femme européenne, enfermée dans les quartier résidentiels pour les
blancs,
Et des Congolais, réfugiés chez la dernière, qui essaient de récupérer
leurs enfants, restées au Congo, ou dans la république Zaïre.
Le drame véritable, le drame au sens propre , le drame de la résistance
camerounaise contre le colonialisme allemand et le bénéfice que les
Camerounais espéraient tirer d’un Protectorat allemand, conçu d’une
manière plus égalitaire, imaginé comme un partenariat. Et un soutien
Le drame véritable alors, celui de l’éducation et de la formation politique de Rudolf Douala Manga Bell, ses voyages en Allemagne (sur quel bateau -!? )
Son séjour à Berlin, ses démarches contre les mesures administratives
(d’expropriation) du gouvernement allemand, les poursuites et son exécution
Ce drame reste rêve, récit lyrique
ou parodie des événements économiques ….d’aujourd’hui.

Texte & Mise en scène
Nataly Ritzel
Assistant metteur en scène
Benjamin Bodi

comédiens
Avec :
Benjamin Bodi
Bibata Roamba
Charles-Henry Peler
Miron Landreau
Nataly Ritzel

et l'intervention en fonction des soirs de :
Clara Colday, Cornell Adams et Zina Bonsu.

musique
Anna Ngo Mang
Ebeny Ngamby

décor
Clara Colday

Vidéo
Nataly Ritzel

costumes
Zabo Chabiland
Anna Ngo Mang

Régie son
Abéna Atangana
Oliver Noack, Templestudio

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