ARTISTE DE MONTMARTRE

Publié le par LEPIC ABBESSES

Olivia Ruiz à Montmartre

 

Voix mutine, caractère bien trempé, passionnée par les «rockeuses» de la chanson réaliste... ce talent de seulement 26 ans a su s'imposer comme une artiste à part. Co-réalisée par son compagnon, Mathias Malzieu (Dionysos), La Femme chocolat, son second album, a déjà fait fondre 500 000 fans. Cinq raisons d'aimer cette jeune femme... jolie à croquer

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Olivia Ruiz
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C'est une fille très scène

«Quand j'enfile ma robe à paillettes et que je me dessine des yeux de biche à l'eye-liner, je vois passer dans mon miroir Juliette Gréco, Marilyn... et je me conditionne pour être à la hauteur de mes ambitions. Tout à coup, je mesure 1,80 mètre et j'ai 95 D de tour de poitrine. Pendant le concert, je n'ai pas d'angoisse, je suis dans un état second, je fais le vide, c'est revigorant. Je n'ai pas peur dans mes chansons de livrer mes doutes, mes complexes. Sur scène, je suis hyper moi-même, comme si j'étais à la maison et que je montais la musique à fond.»

La Star Ac' ne l'a pas abîmée

http://www.aucoindubois.com/concert-saint-nolff/olivia-ruiz.phphttp://www.musiqueray.org/biographies-page-20.htmlhttp://www.last.fm/music/Olivia+Ruiz/+images/347961http://www.gala.fr/les_stars/leurs_bio/olivia_ruizhttp://www.show-mag.net/interviews_olivia_ruiz.html

«Je ne pensais pas rester. Du coup, j'avais jeté pêle-mêle quelques vêtements dans ma valise. Une fois sélectionnée, j'ai sauté sur l'occasion pour exprimer les musiques que j'aimais, avoir accès à des cours de danse, de chant, de sport, d'expression scénique... Ma mère était sûre que je ne tiendrais pas deux jours. Que je ferais une crise de nerfs. Au contraire, la Star Academy m'a calmée, moi qui d'habitude partais au quart de tour. Cette école de la vie - et de l'artiste - m'a ouvert l'esprit. Mais je suis restée lucide: la production m'a choisie non pour mes goûts musicaux, mais parce que j'étais prête à chanter, que j'avais un petit copain à saborder pendant le jeu et que j'incarnais la provinciale à accent. Malgré ces six mois passés dans une machine à laver les cerveaux, à façonner les chanteuses en petites poupées, je n'ai pas changé. Et j'ai refusé en bloc toutes les chansons écrites par de grands artistes qu'on a voulu m'imposer et préféré travailler avec les Têtes raides ou Juliette.»

Elle fait rimer latine et mutine

«Olivia Ruiz [son nom de scène, celui de sa mère] a éclipsé Olivia Blanc [son nom]. Je parle bien l'espagnol depuis petite et je me sens latine jusqu'au fond du ventre avec tous les excès que cela implique: je suis excessive. Je répète tout le temps: "Je t'aime" aux gens. J'ai besoin de les toucher. J'entre vite en colère, je ris, je pleure. Mon père affirme que je suis le feu et la glace. Lorsque j'ai vu Volver, de Pedro Almodovar, j'ai eu l'impression d'être en famille… Des femmes qui se soutiennent. Se couvrent. J'ai écrit l'histoire des miens pour savoir d'où je viens puisque mes grands-parents ont fui le franquisme. En septembre dernier, durant ma tournée en Amérique du Sud, j'ai rencontré les cousins Ruiz du Chili. C'était comme s'ils avaient vécu la même vie que les Ruiz de France à l'autre bout du monde.»

Elle est volontaire

e fer à ce que je défends. Par exemple, lorsque j'ai voulu convaincre Juliette de m'écrire des chansons, j'ai sauté dans un avion, loué une voiture, roulé une heure toute seule et je l'ai attendue à la fin de son spectacle. Elle était très méfiante... Un mois après, je me suis incrustée à son anniversaire. Et j'ai dû trouver les mots...»«Les défis rythment ma vie: j'ai toujours besoin de me prouver des choses. Si j'ai des doutes, je les cache aux autres. Je note deux ou trois trucs importants pour me motiver et je fonce… Je crois toujours dur comm

Elle fait revivre l'esprit de Montmartre

«Moi qui suis un peu mystique, j'ai vu comme un signe de dénicher un appartement au pied du moulin de la Galette. Pendant des semaines, j'ai marché la nuit dans les rues de Montmartre, je me suis perdue, j'ai traîné près du Lapin agile, sur la Butte, vers la rue Lepic en fredonnant une chanson de Fréhel: «Où est-il mon moulin de la place Blanche/Mon tabac et mon bistro du coin?» Fréhel, Damia, Piaf, ces tragédiennes, ont immortalisé des refrains qui parlent de la vérité des sentiments, des airs faits pour guincher. J'ai 26 ans, je n'aime pas la nostalgie, mais le côté populaire d'avant me manque. L'esprit du bal musette, quand l'épicière faisait danser le mécano. Lorsque je retourne à Marseillette (Aude), où j'ai grandi, je retrouve les mamies qui se remémorent les confidences du temps du lavoir, les enfants qui jouent au rugby... Et moi, je valse au bal de la pétanque avec les papys. Demain, tout peut s'arrêter. Je n'ai besoin de rien. S'il m'arrivait de tout perdre, je chanterais devant dix passants. La rue est une scène.»

 

 

MISS METEORES

ALBUM SORI EN AVRIL 2009

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2 , RUE RONSARD

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120 , BOULEVARD DE ROCHECHOUART

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