NOUVELLES DU 18 EME

Publié le par LEPIC ABBESSES



 

Brigitte Barateau-Dumesnil, Outils pour voir…


Brigitte BARATEAU-DUMESNIL

Collagiste, médiatrice en créativité

Je suis une voleuse d’images, je déchire, découpe, assemble. Mes collages sont des kaléidoscopes

sur le carton ondulé qui transforme, déforme, intensifie les couleurs. Il augmente les perspectives.

Je ne sais pas où je vais, Les images m’emportent.

15 rue Etex
75018 PARIS 18EME ARRONDISSEMENT
Tél. 01 42 51 73 38
Site internet : www.bdumesnil.com

Brigitte Barateau-Dumesnil, Outils pour voir…
 

 

Brigitte Barateau-Dumesnil
Brigitte Barateau-Dumesnil

 

Quand Jean Paulhan découvre les morceaux de papiers peint dans

les toiles de Braque et de Picasso,

il les baptise, des « machines à voir ».


« Mes collages », nous dit Brigitte Barateau-Dumesnil

« sont  des outils pour voir. »

Ils font signe. Sur du carton ondulé, les images perdent leur caractère lisse.

Dans un éclairage noir et blanc, comme dans les années cinquante au cinéma,

on nous laisse croire au déroulement d’intrigues imprévisibles. Devant nos yeux

se dressent des architectures énigmatiques, fantastiques, des portiques, rêves

de pierre baudelairiens. Des femmes magnifiques habitent ce monde mystérieux,

comme de signes d’interrogation. Des paysages urbains, des perspectives et

des ouvertures, un ailleurs que l’on devine ... Aucune trace de voitures,

de gangsters ni des lumières nocturnes. On retrouve souvent des escaliers

qui ne mènent nulle part.

Les visages des personnages qui hantent ces lieux ne sont jamais déformés,

leurs corps montrés par fragments ne sont pas mutilés… L’atmosphère semble

parfois inquiétante, d’autre fois nostalgique, elle participe à une esthétique

de l’étrange.

Le travail de Brigitte Barateau-Dumesnil commence en 1992. Au départ il s’agit

de trouver à travers le collage, une technique de concentration… L’émotion implose.


« Quand je réalise mes collages, je dois ressentir de la colère, de l’angoisse,

une grande joie, être dans un état d’exubérance. Je m’installe, une pile des magazines

auprès de moi. Je les feuillette rapidement, déchire les pages qui me surprennent en

fonction de leurs formes de leurs couleurs…Je peux dire que ce sont les

images qui me choisissent…


Comme si quelqu'un était derrière une porte et que je laisse entrer. »


Ensuite, une sorte d’automatisme est à l’œuvre. Elle lâche prise, se laisse

guider par l’inconscient.
Brigitte Barateau-Dumesnil colle image après images ou plutôt image

auprès de l’image.

Elle les enchaîne comme si elle liait des lettres les unes après les autres.


Elle colle vite, elle colle à l’aveugle. La toile ondulée lui permet de garder

cet état de cécité car l’image choisie se rétrécit, se modifie instantanément,

est en partie avalée par les reliefs du support.

« Je ne m’arrête qu’une fois la toile prête. »

Dans ses premiers collages, le spectateur aperçoit encore la marque des

déchirures qui constituent l’agencement des images. Mais la technique

acquise par Brigitte Barateau- Dumesnil au cours des années est devenue

imparable. L’ensemble semble surgird’une seule et même matrice ondulée.


On peut se hasarder à dire à l’instar de Lacan que ces images ne sont

pas là parce qu’elles ont une cause,mais parce qu’elles ont un sens.

Et c’est justement ce qu’intéresseBrigitte Barateau –Dumesnil lorsqu’elle

dit que ses collages sont des machines pour voir. Elles sont là, pour

voir à l’intérieur d’elle-même.


Dans ce travail, le passage entre le processus créateur à la création

effective est aboli. Ce qui est saisissant,c’est que le résultat soit structuré.


Au niveau du contenu nous sommes surpris par la rencontre fortuite

des coïncidences. Au niveau de la forme,la composition soutient l’ensemble.


Le carton ondulé dirige la superposition d’images de manière telle, que

ce monde nous apparaît comme à travers des vitres…Un monde

qui se reflète à l’infini…

Prêt à se casser en morceaux ?


Quand Julian Gracq tente d’interpréter les poèmes surréalistes issus

de l’écriture automatique, il les compare

à une « rosace des images élues ». Brigitte Barateau-Dumesnil parle

de « l’esprit kaléidoscope » qui la motive.

« On est parfois très clairs en contact avec le monde. Parfois on est en

vrac, on est en morceaux. » Son art consiste

à recoller les morceaux.

 

BRIGITTE BARATEAU EN 11 COLLAGES...

Compression
Compression

Drôle de gamme
Drôle de gamme

Entre chien et loup
Entre chien et loup

Fenêtres
Fenêtres

La danse
La danse

La nuit
La nuit

Souffle retenu
Souffle retenu

Suspension
Suspension

Une nouvelle fois
Une nouvelle fois

Usines renault
Usines renault

Visages
Visages

Paravent 2009
Paravent 2009



 

  « Fondez l’ univers et reformez le.. »

je suis une voleuse d’images,

je découpe, déchire, choisis, sépare, unis..

je recompose la réalité en la transformant,

je joue avec la réalité qui est mouvement.

C’est un besoin d’images éphémères,

illusion ou défi,

je me dévoile dans mes collages

et je v


Il


 

 

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