NOUVELLES DU 18 EME

Publié le par LEPIC ABBESSES

Montmartre n’en peut plus des vendeurs de bracelets

 

«Hakuna Matata » ça veut dire « pas de soucis ». C’est avec ce slogan que les vendeurs de bracelets brésiliens haranguent les touristes au pied du funiculaire de la butte Montmartre (XVIII e ). Il est 10 heures, hier matin, et déjà une vingtaine de jeunes vendeurs sont alignés devant l’entrée des deux grands escaliers menant au Sacré-Coeur.

Des fils colorés à la main, ils interceptent les passants avec une technique bien rodée. Tout se joue par gestes. Une touriste flâne sur l’herbe. Elle est immédiatement repérée par un vendeur qui lui passe la boucle de fils en coton à l’index et lui fait signe de fermer sa main. La cliente est forcée de s’arrêter pour que l’artiste commence à tresser son oeuvre.
Jenny, une Américaine de 28 ans, ne s’en plaint pas. Elle trouve que ce bijou en coton « fera un souvenir de Paris original ». Après deux minutes de travail, le bracelet est terminé et le vendeur demande sa paye. Un euro ou deux, voilà ce qu’il récolte le plus souvent. Mais cet argent ne lui revient pas directement. Car le trafic est très organisé.
Le groupe est surveillé par deux hommes, cachés à l’ombre des arbres, derrière les escaliers monumentaux. Un signe de tête d’un vendeur et ils sortent des pelotes de fils pour fournir le groupe et récupérer, en contrepartie, la recette de la matinée.

De nombreuses pétitions et plaintes

La plupart du temps, la horde de vendeurs agace les touristes qui tentent de les éviter. « Ils sont trop nombreux et très insistants, c’est désagréable », raconte Arturo, un Milanais de 23 ans. Tout le monde n’est pas aussi tolérant. « Les touristes ne sont là que quelques heures, nous on endure ça depuis des années ! peste une voisine. Moi je n’en peux plus, dès que je sors avec mon enfant, on est harcelés sur le chemin de l’école, parfois même physiquement. Il y a des groupes qui viennent là uniquement pour squatter, qui boivent et qui agressent verbalement les passants, ils urinent en pleine journée, c’est insupportable. » Des pétitions ont circulé, les commerçants ont porté plainte. Les habitants se sentent abandonnés et ne comprennent pas pourquoi le problème n’est pas résolu par la police.
« Il y a du progrès, explique Jean-Paul Pecquet, commissaire du XVIII e . En 2006 ils étaient plus de 70 et aujourd’hui ils ne sont plus qu’une vingtaine. » Si ces groupes existent encore c’est que de nouveaux vendeurs arrivent tous les jours. Et l’action des policiers n’a que peu de prise sur ce circuit en perpétuel renouvellement : les verbalisations pour vente à la sauvette ou les inculpations pour extorsion de fonds sont souvent sans effets. Seule solution : la présence permanente de policiers sur le site. « Impossible », selon le commissaire, à cause du manque d’effectifs. Pour le moment touristes et Parisiens continueront à jouer des coudes pour atteindre les marches du Sacré-Coeur.




43 500 paquets de cigarettes saisis

 

Ils revendaient la cartouche de blondes à 11 € au lieu de 53 €… Trois Chinois habitant à Paris ont été interpellés lundi dans le XIX e et en Seine-Saint-Denis pour avoir monté un trafic de cigarettes contrefaites. Les hommes de la deuxième division de police judiciaire (2 e DPJ) ont découvert que les trafiquants faisaient venir des cigarettes de contrebande qu’ils stockaient dans un entrepôt à La Courneuve (93).

Ils avaient également transformé deux appartements à Pantin (93) en centres de distribution où les revendeurs venaient se fournir avant d’inonder le quartier de la Chapelle (XVIII e ) avec ces cigarettes. En tout, 87 cartons de 50 cartouches ont été saisis, soit 43 500 paquets de blondes.

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