NOUVELLES DU 18EME

Publié le par LEPIC ABBESSES

La version du jeune Colombien contestée

 

Juan Pablo Guttierez est bien décidé à ne pas capituler. Le jeune photographe colombien de 27 ans, qui affirme avoir été victime de violences policières le 15 juin au commissariat de la Goutte-d’Or (XVIII e ), persiste dans ses déclarations, malgré le rapport de l’Inspection générale des services (IGS), que vient de rendre public la préfecture de police (PP) de Paris.

« Au terme de l’enquête administrative au cours de laquelle tous les protagonistes et témoins ont été entendus, aucun élément ne permet d’incriminer les policiers », conclut la PP.
L’intéressé, qui a déposé plainte auprès de l’IGS et sollicité les services d’un avocat, martèle au contraire, qu’il a bien été « placé en garde à vue », « frappé » et « humilié » par des fonctionnaires de ce commissariat, alors qu’il sollicitait leur aide après une agression : « Je découvre le communiqué de la préfecture avec indignation, tristesse et étonnement, confie-t-il. J’ai reçu au commissariat une claque qui m’a fait perdre 40 % d’audition… » Mais le rapport de l’IGS est formel : les coups reçus par Juan Pablo lui ont été infligés dans la rue, lors de l’agression dont il a été victime, non au commissariat : « L’auteur de l’agression, interpellé, a reconnu lui avoir donné une forte gifle sur l’oreille qui a occasionné sept jours d’interruption totale de travail (ITT) » indique la PP… Ce que conteste farouchement l’intéressé.
Dès lundi, Ian Brossat, élu (PC) dans le XVIII e , interpellera le préfet de police Michel Gaudin, au Conseil de Paris : « La rapidité avec laquelle a été réalisée cette enquête m’entretient dans l’idée que ses résultats ne sont peut-être pas très fiables ! souligne-t-il. Cet événement n’étant malheureusement pas isolé, je persiste dans mon intention d’aborder le problème au conseil. » Nicole Borvo, sénatrice (PC) de Paris, a, quant à elle, saisi la Commission nationale de déontologie de la sécurité qui étudie actuellement le dossier de Juan Pablo Guttierez.






Affectation au lycée : 570 élèves sans établissement

 

Casques de scooter à la main et visages tirés, un couple attend son tour. Ils ont le numéro 337. « On n’est pas sorti », soupire la mère, en montrant le numéro 210 qui s’affiche au-dessus du guichet. Le couple qui habite le XVIII e arrondissement est venu hier, avenue Gambetta, au rectorat de Paris, comme plusieurs centaines de parents.

Tous avec la même question aux lèvres : pourquoi leur enfant, qui entre au lycée en septembre, n’est pas affecté. En section générale et technologique, ils sont 570 dans ce cas sur 13 000 affectés au total. Moins que l’année dernière ou 800 élèves s’étaient retrouvés « sans bahut »

« Voilà ce qui se passe quand on confie son enfant à un ordinateur »

« Notre fils était dans un collège privé car les établissements du secteur étaient infréquentables, plaide le couple au numéro 337. Maintenant, le public ne le veut plus ! Résultat : il n’a rien. » Derrière les rangées de chaises où patientent les familles, un petit groupe de mères discute. Elles veulent monter un blog pour relater leurs mésaventures.
Le ton monte. « Voilà ce qui se passe quand on confie son enfant à un ordinateur, lance l’une d’elles, en faisant allusion au niveau système Affelnet qui répartit les élèves dans des lycées grâce à un logiciel en tenant compte de leur note, leur lieu de domicile… C’est n’importe quoi ! » « Ma fille a 14 de moyenne, souffle une autre. Elle a travaillé très dur pendant toute l’année. Et maintenant, on veut l’envoyer dans un établissement dont personne ne veut. Pourquoi ? »
«A Paris, tous les lycées mènent à la réussite », tranche Michel Soussan, le directeur de l’académie qui a réuni hier, en fin de matinée, des chefs d’établissements de collège et lycée au rectorat pour essayer de trouver des solutions. « Mais nous comprenons les déceptions et angoisses des familles, poursuit le directeur. Nous avons donc décidé de rajouter entre 200 et 250 places en seconde. » Notamment dans les lycées demandés et où cela est possible matériellement. « Ensuite, nous essaierons de prendre en compte les premiers voeux des élèves non affectés pour leur donner satisfaction. » Pour ceux qui n’auraient toujours pas accès à l’établissement voulu, un « deuxième tour » se déroulera le 7 juillet. Mais cette fois, « avec les lycées dont personne ne veut ».

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