NOUVELLES DE MONTMARTRE

Publié le par LEPIC ABBESSES


Aux Grandes Heures de Montmartre - Peintres, Bals et Cabarets

 

Jusqu’au 15 septembre 2009


Blotti entre deux jardins verdoyants, dans la plus ancienne demeure de la Butte, dominant les vignes, à deux pas de la place du Tertre, Le Musée de Montmartre présente les témoignages de la vie de ce quartier original et de ses artistes comme Suzanne Valadon et Maurice Utrillo.

La collection unique du Musée, composée de tableaux, affiches, dessins, lithographies, porcelaines et mobilier, relate de façon vivante l’exceptionnelle histoire de la célèbre Butte, artistique, politique, religieuse, folklorique, des bals et cabarets comme le Moulin Rouge.

 

 

 

 

Aux Beaux temps de la Butte
Exposition au musée de Montmartre
Informations pratiques
Dates :
A partir du 6 mai 2009 et pour la période estivale
Horaires d’ouverture : Du mardi au dimanche, de 11h à 18h
Fermé le 1er janvier et 25 décembre
Adresse :
Musée de Montmartre
12, rue Cortot
75018 Paris
Accès : métro Lamarck-Caulaincourt, Abbesses, Anvers et Funiculaire
Renseignements et informations du public :
Tel : 01.49.25.89.39 / fax : 01.46.06.30.75
www.museedemontmartre.fr
Tarifs du Musée :
Plein tarif 8.00€
Tarif réduit 6.00€
Scolaires (école primaire) 1.00€
Scolaires (école secondaire) 4.00€
(Tarif comprenant l’audio guide en français, anglais et espagnol)
Enfant (jusqu’à 12 ans) Gratuit
Tarif groupe (réservation obligatoire) 6.50 (à partir de 15 personnes)
CONTACT PRESSE : 01.49.25.89.44 / 39 infos@museedemontmartre.fr
Les principaux thèmes développés dans l’exposition
Le temps des privilèges
L’histoire et l’esprit de la Butte Montmartre sont intimement
liés à la topographie.
Colline dominant Paris, Montmartre est, dès l’Antiquité,
vouée au culte des dieux Mars et Mercure. C’est là qu’au
milieu du IIIe siècle, Saint Denis et ses compagnons Rustique
et Eleuthère, apôtres de Paris, furent décapités.
L’abbaye édifiée au XIe siècle, et qui subsiste jusqu’à la
Révolution, empêche une urbanisation trop dense et trop
rapide de la Butte.
Dès les années 1780, pour subvenir à ses dépenses, la capitale perçoit des impôts sur les
barrières de l’enceinte des Fermiers Généraux, aux gares, ports et entrepôts. C’est l’octroi.
En 1840-45, Thiers imagine une enceinte de défense pour Paris, délimitera officiellement la
capitale. En 1860, le Bas-Montmartre est annexé. Paris compte désormais vingt
arrondissements. Coin de campagne dans Paris, Montmartre devient un lieu de promenade et
de divertissement.
La cloche de l’Abbaye
L’église dédiée à Saint-Pierre est enchâssée dans l’abbaye des Bénédictines de Saint-Martindes-
Champs, entièrement close par des murs. Par delà, les vignes couvrent les flancs de la
butte. Claude de Beauvilliers était en 1592 l’abbesse en titre lorsqu’Henri IV installa sur la
crête son artillerie du siège de Paris. En séduisant l’abbesse, il ternit la réputation de couvent.
C’est sa soeur Marie de Beauvilliers de Saint-Aignan, qui fut chargée de remettre en ordre et
d’y rétablir la règle monastique Cette importante cloche en bronze fondu datant de 1623,
présentée dans l’entresol du musée provient de la chapelle des martyrs nouvellement
restaurée par Marie de Beauvilliers au XVIIe siècle. Elle est décorée de frises de fleurs de lys,
de plumes et d’une croix. Elle porte les inscriptions de la commande de Marie de Beauvilliers
de St Aignan, abbesse de l’Abbaye, ainsi que la marque du fondeur Simon Jacob et la date
1623.
La porcelaine de Clignancourt
La manufacture dite « de Clignancourt » fait partie des
nombreuses fabriques qui oeuvraient à Paris au XVIIIe et
XIXe siècles. IL s’agit là d’une porcelaine dure, classée parmi
les porcelaines de Paris de grande qualité. En 1775, pour
contourner le privilège de la Manufacture Royale de Sèvres,
Deruelle, entrepreneur de la Manufacture de la rue du Mont
Cenis, obtient la protection de Monsieur, Comte de Provence,
frère de Louis XVI et futur Louis XVIII. Le prestige et la renommée de la Porcelaine de
Clignancourt sont dès lors établis. La collection présentée au musée est d’une grande rareté.
Elle fut léguée à la Société Par Victor Perrot, son président et propriétaire à l’époque du
château des Brouillards où Auguste Renoir demeura quelques années
Le Temps des Cerises, le Siège de Paris et la Commune (1870-1871)
La déclaration de guerre avec la Prusse, en juillet 1870, entraîne nombre de désastres et de
pénuries en France et à Paris. Face à la menace ennemie, la capitale s’organise en camp
retranché et résiste malgré le blocus. Les pénuries s’accentuent et la situation devient vite
intolérable. La population fait face aux rationnements, à un hiver des plus rigoureux tout en
supportant les bombardements, et la presse satirique ne manque pas de se faire l’écho de
cette situation dramatique.
C’est à Montmartre que naît la Commune. Thiers est à la tête du gouvernement provisoire et
somme la Garde Nationale de récupérer les canons acquis par souscription nationale et
concentrés sur la Butte. Les Montmartrois s’opposent à cette décision et c’est l’insurrection.
Au siège prussien succède celui de la Commune. Cette révolte populaire, où se multiplient
barricades, fusillades et arrestations, se termine sur un bain de sang et sur la déportation des
principaux acteurs de la révolte, tels que Louise Michel.
De ce mouvement révolutionnaire et de son impitoyable répression naît l’idée du rachat des
âmes par l’édification d’une basilique : le Sacré Coeur. Beaucoup y voient encore le symbole
de la «main mise» de l’Etat sur le peuple parisien. Rarement monument fut autant décrié.
Le Temps de la Fête
Dès le milieu du XIXe siècle, la Butte Montmartre devient un lieu de promenade
et de fête.
Divers établissements ouvrent leurs portes : estaminets, bals mais aussi cafés
littéraires. Rodolphe Salis, aidé par les Hydropathes d’Emile Goudeau, lance la
mode du cabaret artistique. Rapins, poètes, musiciens, journalistes s’y retrouvent,
donnant libre cours à leurs talents. Au Chat Noir, entre deux séances du théâtre
d’ombres d’Henri Rivière, on parle littérature, musique ou politique. Aristide
Bruant reprend la formule avec son Mirliton, puis le père Frédé au Lapin Agile,
rue des Saules, où il accueille les pères de l’art moderne. Au-delà des barrières de
la ville, le vin est moins cher et les femmes moins farouches ; Montmartre est propice à la
fête. Le Moulin de la Galette, l’Elysée Montmartre, le bal du Moulin Rouge, le Divan
Japonais sont autant de lieux mythiques des nuits montmartroises où, la nuit et l’alcool
aidant, le Parisien vient se divertir. La clientèle y est hétéroclite. Le meilleur monde y coudoie
le petit peuple. Lautrec hante le Moulin Rouge et les bordels de la Place Clichy, les
Impressionnistes ont leurs quartiers au café de la Nouvelle Athènes place Pigalle.
Le moulin Rouge
Au pied de la Butte de Montmartre, sur le boulevard
de Clichy, un nouveau bal ouvre ses portes, le 6
octobre 1889, sous l’impulsion des hommes d’affaires
Joseph Oller et Charles Zidler.
Il devient le plus célèbre cabaret du monde, on le
surnomme « le Palais de la femme » avec ses
décorations scintillantes, ses miroirs et son moulin
couleur magenta.
Le succès fut extraordinaire, les lorettes s’y exerçaient
aux pas d’une danse moderne : le french cancan. Sur
une musique d’Offenbach, les danseuses martelaient le sol dans une trépidation intense, au
son des cuivres qui allaient crescendo, et s’écrasaient sur le parquet dans un grand écart final,
ayant pris soin auparavant d’émoustiller le public en agitant une multitude de jupons
froufroutants, découvrant jarretelles et haut de cuisse.
Le public se ruait chaque soir et s’encanaillait, grisé par les vapeurs d’alcool, il faut dire que
les meilleures danseuses s’y produisaient. Immortalisées par le peintre Henri de Toulouse
Lautrec, Les « Chahuteuses » célèbres et provocantes lancèrent la mode du quadrille
naturaliste dit French cancan et entouraient valentin le désossé. Ainsi la Goulue, Jane Avril,
Grille d’égout, Nini Patte-en-l’air, la Môme fromage étaient les reines incontestées d’une fête
qui se répétait chaque nuit.
A l’occasion des 120 ans du Moulin Rouge, le musée lui consacre salle retranscrivant avec
brio cette ambiance festive, notamment par la présentation du costume de Jane Avril. Une
diffusion vidéo ajoute un fond sonore et présente un bref historique des débuts du cabaret
jusqu’à nos jours.
Le Temps de la Bohème
Cette effervescence des cabarets et des bals, ajoutée
à la modestie des habitations, a tôt fait d’attirer vers
Montmartre tout ce que Paris compte d’artistes. La
longue liste ouverte par Géricault, Berlioz ou Nerval
s’étire par delà le XIXe siècle. Poètes, musiciens,
écrivains, journalistes, peintres, tous illustres ou
maudits, se retrouvent sur la Butte qui inspire leurs
oeuvres. Ce n’est qu’avec la première guerre
mondiale que certains préféreront Montparnasse.
L’exode vers la rive gauche s’accentue dans l’entredeux
guerre.
Parmi les cités d’artistes qui naissent sur la Butte, le 12 rue Cortot, devenu ce musée en 1960
grâce à Paul Yaki et Claude Charpentier, occupe une place importante. Moins connu que le
Bateau Lavoir, cette maison a accueilli Auguste Renoir, Emile Bernard, André Antoine,
Francisque Poulbot, Pierre Reverdy, Suzanne Valadon, Maurice Utrillo, André Utter, Camoin
et ses amis fauves, Démétrios Galanis, Léon Bloy…
Tout au long du XXe siècle, Montmartre a su continuer à cultiver sa tradition artistique faite
de paysages urbains, de scènes populaires et de portraits. On trouve ici une multitude de
petits maîtres s’essayant à toutes les techniques, caractéristique propre aux écoles
montmartroises, dans lesquelles un artiste peut être à la fois peintre, graveur, illustrateur. A
ceux-ci s’ajoutent des personnalités plus célèbres et plus affirmées, échappant à une
classification nette tout en apportant leur contribution à l’histoire de la peinture.
Valadon-Utrillo
L’atelier d’Emile Bernard rue Cortot est repris par Suzanne Valadon et son nouveau
compagnon, le peintre André Utter. Le fils de Valadon, Maurice Utrillo, exécute les oeuvres
d’après cartes postales dans une chambre donnant sur la rue. Enfant difficile et solitaire,
alcoolisé par une grand-mère inconsciente dès son plus jeune âge, il peint les rues de
Montmartre entre deux cures de désintoxication
Faisant écho à l’exposition de la pinacothèque de paris, le musée consacre une salle à l’effigie
de ces artistes.
Comment soutenir ce projet ?
Un soutien de votre entreprise à notre projet est très
important pour en garantir la faisabilité et le succès. Audelà
du mécénat et des avantages fiscaux qu’il procure (une
déductibilité de 60% du montant de votre don de votre
impôt sur les sociétés), vous pouvez devenir sponsor de
cette exposition.
- Financez une partie de la muséographie…
- Soutenez la publication en préachetant des ouvrages…
-Préachetez des billets ou réservez des visites privées…
Toutes les aides sont utiles, même les plus modestes et des
contreparties adaptables à vos besoins sont possibles : de
votre présence sur les supports de communication à des
évènements privés dans le cadre exceptionnel du musée de
Montmartre…
Votre contact :
Isabelle Ducatez, Secrétaire Générale
01.49.25.89.35
infos@museedemontmartre.fr
Offres et partenaires
Pour votre entreprise,
Pour vos clients importants
Nous vous proposons :
-Une visite privée et guidée de l’exposition, en dehors des
horaires d’ouverture au public
Que vous pouvez agrémenter au choix d’un :
- petit déjeuner, dans les jardins du musée,
-cocktail dans les jardins du musée,
-privatisation des salles du musée
-logo de votre entreprise sur les supports de
communication (affiches, tracts, bâches…) et les
publications relatives à l’exposition,
Chacune des prestations peut être adaptée à votre
demande. Cette visite, dans un lieu exceptionnel en
compagnie de la conservatrice constituera assurément un
cadeau original et exclusif.
Contact :
Isabelle Ducatez, Secrétaire générale
Tel : 01.49.25.89.35
infos@museedemontmartre.fr
Ateliers-Animations
Actualités :
Mercredi 24 juin 2009 à 17h30
L’atelier des enfants du musées de Montmartre présente une interprétation du conte de la
« Belle et la Bête » autour d’un spectacle et composition.
Robes
confectionnées
par les jeunes
créatrices
Les visites :
-Pour les petits visiteurs individuels-
Aide à la visite : des « livrets-jeux » sont
disponibles à l’accueil, au prix de 1.50 euros
chacun. Ces supports sont destinés à éveiller la
curiosité des petits visiteurs, à les amener à
observer les oeuvres du musée et à tenter de
résoudre les « énigmes » proposées.
-Pour les groupes dits « constitués »
(scolaires, centres aérés)-
Animations sur le principe de visite-atelier de 2
heures (1/2h de visite des collections du musée
et 1h30 d’atelier dans la salle d’animation
pédagogique). Après une découverte des
collections, les enfants sont invités à créer un
objet en relation avec le thème de la visite.
Réservations 10 à 15 jours à l’avance pour tous
les ateliers, limités à 20-25 enfants.
Quelques exemples d’activités :
Pour les petits :
« Si Montmartre m’était conté ». Atelier
conte à partir de 5 ans-
Les plus jeunes suivront, au fil d’un conte, la
vie d’une personnalité de Montmartre - ou un
des évènements ayant marqué la Butte - conté
à partir des collections du musée (thèmes à
définir :Contes du Chat Perché, Contes du
LapinAgile…)
Pour les grands :
-Atelier « Crée ton affiche ». Pour les 8-
10 ans-
Après une visite des collections permanentes
du musée (de ses affiches) l’enfant s’essaie luimême
à l’art de l’affiche : choix du format,
calligraphie, mise en page illustration,
couleurs… en fonction du « produit », de l’effet
recherché…
-Atelier « couleurs et sentiments ». A
partir de 8 ans.-
Cet atelier est destiné à sensibiliser les enfants
aux pouvoirs des couleurs et aux techniques
dont dispose un artiste pour exprimer une
émotion au travers de ses oeuvres.
Après une analyse des oeuvres et affiches les
plus expressives du musée, les jeunes artistes
réalisent un tableau. A l’issue de l’atelier,
présentations, confrontations et réflexions de
chacun.
-Atelier ombres. A partir de 8 ans
Le Cabaret du Chat Noir est réputé, à la fin du
XIXéme siècle, pour ses spectacles d’ombres,
découpées dans de fines plaques de zinc. Après
une visite des collections du musée, les enfants
créent leurs propres ombres à partir d’une
trame donnée et s’essaient à la manipulation
de leurs « créatures de la nuit » derrière un
castelet improvisé.
Le service pédagogique se tient à la disposition des enseignants et animateurs pour préparer des visites,
examiner les demandes spécifiques et construire conjointement des projets en rapport avec les collections
du musées. A noter que des mallettes pédagogiques seront prochainement disponibles.
Service pédagogique : Réservations et renseignements au 01.49.25.89.44.
Le centre culturel
Le centre culturel fondé en 1966 propose une multitude d’animations en rapport avec les
thématiques du musée. Artistes, écrivains, poètes, chansonniers, conférenciers, musiciens,
dédicaces d’ouvrage en font le succès.
Un programme est établi chaque trimestre, disponible en librairie et adressé sur demande.
- Prochains rendez-vous :
• Musée de Montmartre-Hôtel de Marne
Samedi 27 juin 2009 à 15h00
(entrée libre pour les sociétaires)
Valadon-Utrillo-Au tournant du
siècle Montmartre
Françoise Künzi, docteur en histoire de
l’Art, chargée de production à la
Pinacothèque de Paris et Jean Fabris
commissaire de l’exposition « Valadon-
Utrillo », vous proposent une conférence
sur ces deux figures emblématiques de la
peinture Montmartroise. Dédicace du
catalogue de l’exposition.
• Musée de Montmartre – Rez-de-Jardin
Saint-Vincent
Jeudi 11 juin 2009 à 15h
Sous l’impulsion de Jacques Pagniez,
promenade littéraire et musicale par la
Compagnie « Lire autrement ». Ce
spectacle est une évocation de la Belle
Epoque et de l’après guerre, d’un
Montmartre pittoresque, drôle poétique et
vivant.
Textes lus et chantés par Simone Hérault,
Alexandre Lachaud et Violaine Brébion.
Au piano Emilie Moutin, à l’accordéon
Frédéric Foret, accompagnateur musical
du film La Môme.
• Musée de Montmartre
Jeudi 25 juin 2009 à 15h
(entrée libre pour les sociétaires)
Visite guidée en compagnie de la
responsable scientifique du musée :
Raphaële Martin-Pigalle
Histoire de Montmartre
Le Musée de Montmartre est situé au coeur du vieux
village de Montmartre, 12 rue Cortot. Depuis 1960, il
occupe la maison de campagne que Roze de Rosimond,
comédien de la troupe de Molière, avait acquise au
XVII ème siècle. Le bâtiment qui surplombe les vignes et
la rue Saint-Vincent, et ses communs donnant sur la rue
Cortot, sont mis à la disposition de la Société historique
« Le Vieux Montmartre » par la Ville de Paris qui en est
propriétaire. Le Musée est une émanation directe de
cette société savante fondée en 1886 et reconnue
d’utilité publique, pour sauvegarder, étudier et
promouvoir le patrimoine des IX ème et XVIII ème
arrondissements de Paris et de Saint-Ouen.
Le Musée du Vieux Montmartre est un établissement
associatif de droit privé. Subventionné par la Ville
de Paris, il bénéficie du label Musée de France par
la Direction des Musées de France.
Il y a plus d’un siècle, en 1886 précisément, une poignée d’artistes bénévoles, amoureux du
Montmartre d’antan et révoltés par les dérives architecturales de l’époque, se réunirent dans
un bistrot du haut de la rue Lamarck, dénommé « Le Rocher Suisse », avec pour volonté de
protéger et de voir perdurer la culture, l’histoire et le site de la Butte Montmartre.
A cette fin, ils constituèrent la Société d’Histoire et d’Archéologie « Le Vieux Montmartre »,
reconnue d’utilité publique, dont la double vocation, toujours présente dans ses statuts
actuels, était de rechercher et de conserver tous les témoignages artistiques, historiques ou
ethnologiques, attachés au site de Montmartre, tout en contribuant à la protection et à la
sauvegarde de ce qui est, depuis son annexion en 1860, un arrondissement de Paris, mais qui
demeure, aux yeux de tous, un véritable « village ».
Depuis sa création, la Société a ainsi pu collecter un important patrimoine comprenant des
oeuvres d’art, des archives, une bibliothèque, et une abondante documentation. Ces différents
fonds, propriété de la Société, sont mis à la disposition du public au travers des expositions
permanentes et temporaires proposées par le Musée. Ils sont également consultables par les
chercheurs au centre de documentation. Enfin, un Centre Culturel, fonctionnant
conjointement au Musée, se charge de la programmation de diverses activités culturelles.
Parallèlement, la Société participe au sauvetage de monuments condamnés à la démolition.
Tel était le sort du Manoir de Rosimond. Au milieu d’un jardin verdoyant et planté sur les
contreforts des vignes de Montmartre, cette demeure abrita au tournant du XIX ème siècle et
du XX ème siècle une cité d’artistes.
Auguste Renoir, sans doute le plus célèbre d’entre eux, y eût son atelier et y réalisa des toiles
majeures, parmi lesquelles « Le Bal du Moulin de la Galette », « La Balançoire » ou « Danse
à la Ville », pour laquelle Suzanne Valadon servit de modèle.
Plus tard, Emile-Othon Friesz et Raoul Dufy, ces « fauves », firent jaillir, dans les ateliers du
premier étage, leurs sauvages et truculentes couleurs, alors que, revenu de Pont-Aven, Emile
Bernard, à l’élégance toute provinciale, rivalisait avec celle plus musicale d’Erik Satie, qui se
déplaçait en voisin.
C’est dans l’atelier, laissé vacant par ce précurseur du synthétisme, que s’installèrent Suzanne
Valadon, son amant André Utter, et son fils Maurice Utrillo, léguant à la postérité, dans le
vacarme de leurs relations tumultueuses, l’une des allégories les plus vivantes de la Bohême
Montmartroise.
D’autres artistes contribuèrent également à enrichir l’âme du 12 rue Cortot, à l’image de
Francisque Poulbot, dont l’histoire retiendra ce terme générique aux accents
ethnographiques de « Père des gosses ». Mais aussi André Antoine, Léon Bloy ou Pierre
Reverdy.
Chaque année, le Musée de Montmartre accueille près de 40 000 visiteurs venus du monde
entier. Il figure dans la majeure partie des guides touristiques internationaux et contribue à la
renommée du vieux village de Montmartre.
Fondée en 1886 pour conserver, étudier, promouvoir et défendre le patrimoine artistique,
historique et folklorique de la Butte de Montmartre, cette association régie par la loi 1901 est
reconnue d’utilité publique.
Hébergé et subventionné par la Ville de Paris, elle gère le musée de Montmartre (Musée
de France) et le Centre Culturel. Chaque année y sont programmés des expositions temporaires,
des concerts, des conférences, des rencontres avec des auteurs, etc.
Présidente
Danièle ROUSSEAU-AICARDI
Dra.presidence@museedemontmartre.fr
Conservation
Raphaële MARTIN-PIGALLE
rm.conservation@museedemontmartre.fr
Secrétariat Général
Isabelle DUCATEZ
infos@museedemontmartre.fr
Tel : 01.49.25.89.39
Société d’Histoire et d’Archéologie « Le Vieux Montmartre »
Reconnue d’Utilité Publique, Subventionnée par la Ville de Paris

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