NOUVELLES DU 18EME

Publié le par LEPIC ABBESSES

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Mercredi 24 juin, 19h30: Rencontre avec Katharina Von Bülow à L'Eternel Retour



Mercredi 24 juin, 19h30: Rencontre avec Katharina Von Bülow à L'Eternel Retour
Katharina von Bülow est née à Sofia, en 1938, d’un père diplomate et d’une mère ancienne danseuse étoile de l’opéra de Berlin. Devenue danseuse classique elle-même, elle part en 1961 aux États-Unis où elle rejoint le corps de ballet du Metropolitan Opera. De retour en Europe, elle s’installe en France et travaillera chez Gallimard pendant presque vingt ans. Elle poursuivra sa carrière en devenant rédactrice en chef adjointe de la revue Cosmopolitiques avant d’intégrer, en tant que productrice déléguée, France Culture, où elle restera pendant quinze ans.

Dans La ballerine et les ogres, Karoline (reflet de Katharina) vient d'arriver en France après une carrière de danseuse à New-York. Voulant découvrir une autre vie que celle de la scène, elle devient presque par hasard secrétaire d'une grande édition (que l'on devine être Gallimard) et pénètre ainsi un milieu intellectuel et social dans lequel elle cherchera les clés pour comprendre son passé de petite fille fuillant la terreur de la RDA.


La ballerine et les ogres
La ballerine danse. Elle danse pour se souvenir de sa mère, qui l'a sauvée des ogres. Ces dieux de la Mort, mangeurs de chair d'enfants, avaient endossé les uniformes de l'armée soviétique pour violer et tuer en représailles des crimes du Führer. La ballerine danse pour oublier son père, disparu sous les décombres de ce qui devait être un « Reich millénaire ». Elle tourne sur elle-même parce qu'il n'est plus là pour répondre à ses questions, elle tourne parce qu'elle est la fille d'un ogre. Des écoles de la toute jeune RDA à une grande maison d'édition parisienne en passant par la scène du Metropolitan Opera de New York, elle saute et virevolte, les pieds en sang. Jusqu'au jour où, parmi les plus grands esprits de la scène littéraire internationale, elle aimera un homme, de quinze ans son aîné, comme un père putatif, comme un confident, comme celui qui pourrait la guérir de sa solitude et trouver enfin une réponse. L'ogre s'y refuse. Dans ce récit en partie autobiographique, Katharina von Bülow retrace l'itinéraire d'une jeune aristocrate allemande. De l'ombre à la lumière, elle raconte un destin d'Allemande, de femme de lettres, de femme amoureuse, de femme sans père, de femme à la trajectoire chaotique dominée par une obsession : trouver dans la culture une réponse à l'indicible et dans l'amour une consolation à l'absence.


Le Manoir
 Le Manoir » est le récit d'une enfant de sept ans. Nous sommes en 1944. Le père, diplomate, a installé la famille dans le manoir familial à 150 km de Berlin pour soustraire les siens aux bombardements de la capitale. Le monde du manoir est paisible. La guerre se déroule au loin. L'enfant y vit avec ses deux soeurs, sa mère, son père, passionnément aimé, sa gouvernante, la cuisinière et un chauffeur bulgare. Le monde semble un lieu d'enchantement, protégé de la barbarie extérieure. Arrive le jour où, brusquement, l'armée russe fait irruption, à minuit. En quelques jours, le manoir se transforme en un lieu angoissant. Le père est absent, la mère est menacée. Celle-ci décide de fuir avec ses filles et la gouvernante. Vient alors le récit de la fuite devant l'armée soviétique : les marches forcées, les nuits à la belle étoile, la peur d'être déportées, la faim, le froid, le manque, terrible, du père. Une épopée de trois mois qui s'achève aux portes d'un Berlin en ruines. Pendant cette odyssée, l'enfant, pour survivre, s'enferme dans son monde, joue avec la vieille langue allemande que sa grand-mère lui a apprise et tente de laisser sur la route, derrière elle, les mots de cette langue oubliée dans l'espoir que le père les trouve, un jour ; des mots « doux » qui tenteront de dire l'ineffable et l'horrible : le viol d'une mère, les cadavres au bord des routes. Un récit poignant écrit dans une langue d'avant la barbarie.
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