HOTEL DE MONTMARTRE

Publié le par LEPIC ABBESSES

Morgane Rousseau, à l’Hôtel Particulier Montmartre…discrètement vôtre!


Qu’y a-t-il de commun entre le célèbre photographe Jacques-Henri Lartigue et l’auteur tourmenté des Hauts de Hurlevent ? La sensibilité de l’un et le romantisme de l’autre évoquent pour Morgane Rousseau et Frédéric Comtet le sentiment étrange et familier qu’ils ont ressenti en découvrant leur future adresse à Paris. L’Hôtel Particulier Montmartre qu’ils ont créé s’offre au voyageur éclairé comme une halte parisienne nourrie de sensibilité humaine et artistique.

morgane-saga.jpgHoosta : Vous étiez auparavant propriétaires d’une résidence d’artistes dans le Beaujolais, vous voici hôteliers à Paris. Comment passe-t-on de l’un à l’autre ?

Morgane Rousseau : Notre hôtel s’inscrit dans la continuité de ce que nous avons réalisé jusqu’ici. Recevoir des artistes et travailler avec eux nous a donné l’idée de créer un hôtel galerie d’art à Paris, capitale de la création. Le Passage de la Sorcière, où se situe l’hôtel à Montmartre, a guidé nos pas vers cette maison qui m’a semblé tout de suite familière, un peu comme une maison d’enfance que j’aurais retrouvée. J’ai envie depuis longtemps de faire ce métier, car j’aime recevoir les gens et avoir une vraie relation avec eux. Pour cela, il nous fallait leur offrir une maison de passage, à la fois élégante et discrète, où ils se sentent à l’aise et qu’ils puissent s’approprier.

Frédéric Comtet : Tout l’aménagement de la maison a été conà§u pour permettre à nos clients de recevoir à l’hôtel comme chez eux. Pour moi, l’Hôtel Particulier Montmartre est une œuvre en soi, non seulement grà¢ce à l’intervention des artistes mais par le vécu dont il est chargé. C’est un objet, un lieu fabriqué qui a vocation à rester. Il s’inscrit dans la continuité de ce que nous avons fait jusqu’ici.

Hoosta : Comment s’approprie-t-on une chambre d’hôtel aussi spacieuse soit-elle ?

M.R : C’est tout le sens de notre projet ! La dimension de l’hôtel est celle d’une belle demeure avec cinq chambres, un salon, un jardin, une salle à manger à côté de la cuisine. Nous avons créé l’atmosphère d’une maison où il fait bon vivre avec des meubles confortables, des matières nobles, des livres, des dvd! Nos suites sont très différentes les unes des autres, elles ont chacune leur univers, nos hôtes peuvent choisir au gré de leur humeur une douce intimité ou une heureuse proximité avec les autres occupants de la maison. En tant que maîtresse de maison, je suis très attachée à la discrétion et je laisse à chacun le soin d’habiter l’hôtel selon ses goûts.

Hoosta : Entre discrétion et animation, comment réussissez-vous l’équilibre ?

F.C : Pour saisir l’esprit du lieu, imaginez un écrivain installé à demeure pendant un mois ou deux, dégagé de toutes les contingences matérielles, qui peut s’isoler pour écrire ou se mêler à la vie de l’hôtel, recevoir des amis, rencontrer des gens qui comme lui sont sensibles à l’art et à la création. Nous souhaitons que ce soit le lieu lui-même qui inspire l’envie aux gens de se retrouver, d’échanger, de partager, un peu dans l’esprit des salons littéraires d’autrefois. Nous projetons d’ailleurs d’ouvrir un bar entre 18 et 22 heures dont l’accès sera réservé aux membres du club et à leurs invités.

Hoosta : Vous semblez l’un et l’autre très attachés à cette maison. Pourquoi ?

M.R : C’est un lieu dont la personnalité et l’histoire se conjuguent pour vous imposer sa loi ! La maison dégage une présence forte et il y a certaines choses que l’on ne peut se permettre dans un lieu comme celui-ci. Voici quelques années, la propriété a fait l’objet d’un projet immobilier visant à diviser la maison en appartements, mais par un concours de circonstances inattendu le projet n’a pu aboutir. La légende raconte aussi qu’une femme a vécu seule dans cette immense demeure. Les enfants du quartier l’appelaient la sorcière et c’est ainsi que le nom originel de l’endroit a changé. Le passage de la sourcière est devenu le passage de la sorcière ajoutant du mystère à la maison.

F.R : Nous avons ressenti quelque chose de très fort dès notre première visite. Le côté austère, un peu inquiétant, de la maison m’a touché. Pour Morgane, c’est le côté provincial et familial qui l’a émue. Pendant les travaux, cette ambiguïté nous a obligé à faire preuve d’exigence car nous voulions que nos sensibilités respectives soient respectées. Notre complémentarité a réussi à faire de l’hôtel un lieu à la fois surprenant et attachant.

Hoosta : Quel vœu formulez-vous maintenant que l’hôtel est ouvert au public?

F.C : Nos expériences professionnelles, dans l’art et le cinéma, nous ont appris à aller au bout de nous-mêmes, à exiger toujours plus d’une œuvre. C’est pareil pour l’hôtel, je le conçois comme un objet en perpétuelle évolution qui exige qu’on lui donne vie, pour qu’il puisse grandir, développer sa personnalité et perdurer au-delà de nous.

M.R : Mon rêve ? Que cette maison reste une maison. Ma plus grande satisfaction est de voir combien les clients l’apprécient. Je suis heureuse d’offrir à d’autres la possibilité de profiter de cet endroit.




Perché sur les hauteurs historiques de Montmartre, dans le passage secret du rocher de la sorcière, se cache un hôtel particulier baignant dans un calme absolu.

Entouré d’un grand jardin dessiné par le célèbre paysagiste Louis Bénech (rénovation des jardins de l’Élysée et des Tuileries), cette grande maison de style directoire accueille dans ses suites les touristes de passage et les parisiens emprunts d’une envie de calme et d’intimité.

Chacune des suites donne sur le jardin qui entoure l’hôtel mais chacune est différente. Morgane Rousseau, maîtresse des lieux a demandé à plusieurs artistes intervenants sur les territoires de l’art de la mode et du design d’y apposer leurs propre style.

Ceux qui se rendent à cet hôtel ne le font pas par hasard. Les amateurs d’art et les collectionneurs affectionnent cet endroit où ils peuvent participer à la décoration de leurs suites et s’approprier les lieux. Par exemple, dans la chambre « vitrine », le visiteur peut ainsi laisser un objet personnel de son choix et le retrouver tout au long de l’année.

Un lieu unique et somptueux qui mérite un détour en couple.

http://hotel-particulier-montmartre.com
Hôtel Particulier Montmartre - 23, avenue Junot - 75018 - Paris - tel. 33 (0)1 53 41 81 40


Le rocher de la sorcière





















Une petite idée du maquis dans ce passage reliant la rue Lepic et l'avenue Junot, à Montmartre.

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