NOUVELLES DU 18EME

Publié le par LEPIC ABBESSES

Le culte hindou de Ganesh, à deux pas du métro Marx Dormoy

  par Michel Brillié

Dédié à la divinité hindoue Ganesha, le temple Sri Manicka Vinayakar Alayam, dans le 18e arrondissement de Paris, accueille tous les jours des dizaines de fidèles, Indiens, Sri lankais et Français. Reportages audio et vidéo.




Une porte anonyme, rue Philippe de Girard, du côté du métro Marx Dormoy, dans le 18e arrondissement de Paris. Il est 11h30, quelques Indiens sont déjà présents, un vendeur de journaux rédigés en hindou sourit et montre du doigt la pancarte discrète à droite du portail en fer : « Temple Ganesha », dans le style des plaques de rues de la capitale. Un porche qui débouche sur une cour intérieure. À droite, une étagère en bois pour y placer ses chaussures. Tout autour, des affiches annonçant la grande Fête du dieu Ganesh, programmée le dimanche 30 août 2009.

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Vaithilingam Sanderasekaram a fondé le temple Ganesha en 1985, dans le quartier de La Chapelle.

Une fois déchaussé, vous passez le seuil du temple hindou Sri Manicka Vinayakar Alayam, le plus ancien de la capitale. L’atmosphère est particulièrement dépaysante. Et parfumée : à l’entrée du temple, les brahmanes réparent les corbeilles d’offrande, noix de coco, bananes, feuilles de bétel, encens, pétales de fleurs de lotus, de manguier, et de jasmin. C’est vendredi, jour d’affluence au temple. Les prêtres indiens, torse nu, colliers sonores et tissus colorés, préparent le rite de 12 heures, au cours duquel ils déposeront les offrandes devant les statues figurant les divinités. Dans cette ruelle de la Chapelle, ils sont 150 à être venus pour prier Ganesha, le dieu à tête d’éléphant et corps d’enfant, fils de la déesse Parvati et du grand seigneur Shiva, vénéré en Asie par des centaines de millions de fidèles.

Le temple de Ganesha a été fondé en 1985 par Vaithilingam Sanderasekaram, dans ce quartier populaire de l’arrondissement. Cette ancienne boucherie, d’à peine 60 m2, est le lieu de rassemblement quotidien de centaines de fidèles. Les rites hindous y sont célébrés chaque jour (sauf samedi et dimanche) dans la tradition indienne. Vaithilingam Sanderasekaram - il préfère se faire appeler Sandera - est arrivé en France depuis son Sri Lanka natal en 1983. À l’époque, Il ne parle pas français, et surtout il ne trouve aucun lieu de culte du Dieu Ganesh, sa religion familiale. Sandera va le créer. Il obtient les autorisations de la mairie de Paris, à une époque où l’hindouisme n’était pas très en vogue en France.

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Ganesha est vénéré en Asie par des millions de fidèles.

Aujourd’hui, ce lieu de rassemblement et de partage est mondialement connu. Les fidèles y sont cependant un peu à l’étroit, et Vaithilingam Sanderasekaram souhaiterait trouver plus grand. D’autant plus que la communauté hindoue de Paris est multiple et déborde largement des Sri Lankais réfugiés politiques. Dans le temple de Ganesha viennent communier des Indiens de Pondichéry, des Guadeloupéens, des Mauriciens ou des Réunionnais hindous. Quelques Français prient aussi, adeptes des enseignements de l’hindouisme.

Après la cérémonie, un plat de riz épicé est distribué aux participants. Sandera va de l’un à l’autre, partageant le repas, dialoguant avec une mère et son enfant, un vieillard. L’âme de ce temple n’oublie pas de rappeler à tous le rendez-vous du 30 août 2009, jour de l’anniversaire de Ganesh, où plus de 40 000 personnes vont se retrouver pour prier et défiler derrière le char portant la statue du Dieu, dans la senteur du camphre enflammé, dans ce grand cortège rythmé par les tambours, aux effluves de safran.

Le repas touche à sa fin. Vaithilingam Sanderasekaram sort un pétard de sa poche. Il l’allume, la détonation retentit. Un rite inconnu de la célébration hindoue ? Sandera rit : « Les pigeons envahissent la cour devant le temple. Ça les fait fuir… »

Voir aussi sur le site, le diaporama  : Ganesh, le dieu à tête d’éléphant, dans les rues du 18e.

Temple hindou Sri Manicka Vinayakar Alayam,
72 rue Philippe de Girard – 75018.
Les cérémonies ont lieu du lundi au vendredi, à 10h,12h et 19h.

Ganesh,
le dieu à tête d’éléphant dans les rues du 18e

1er septembre 2008 par Philippe Bordier

Du bruit, de la fureur et beaucoup de ferveur : la communauté hindouiste d’Ile de France a rendu un vibrant hommage, dimanche 31 août 2008, à Ganesh, son dieu à tête d’éléphant. Parti du temple de Ganesh, rue Philippe de Girard, Le cortège, emmené par des joueurs de flûte et de tambours, a sillonné les rues du quartier hindou de Paris (surtout composé de réfugiés Tamouls originaires de l’île du Sri Lanka) situé entre la gare du Nord et Max Dormoy, en passant par le Boulevard Barbès et la rue Labat, dans le 18e arrondissement.

Dans un déluge de couleurs et de senteurs safranées, le défilé, encadrant le char du dieu Ganesh, s’est faufilé, parfois avec difficulté (en particulier dans l’étroite rue Labat, au nord de la Goutte d’Or) parmi des badauds, riverains et touristes, bouches bées devant la puissance évocatrice du défilé. Il y avait les danseuses, coiffées de pots de terre cuite dans lesquels brûlait du camphre. Elles précédaient une vingtaine de solides gaillards, torses et pieds nus, tirant la statue de Ganesh au moyen de cordes en gémissant sous l’effort. Au fil du parcours, des fidèles brisaient en criant des centaine de noix de coco sur la chaussée, au passage du char de Ganesh.

Cliquez sur une photo, puis lancez le diaporama.




La kora de Djéour Cissokho et le reggae de Ganja Tree, les 5 et 6 juin 2009 au Sarraba
3 juin 2009

Le Saraaba propose une belle programmation pour les deux soirées des vendredi 5 et samedi 6 juin 2009, à 21h.

Auteur, compositeur, chanteur et joueur de kora virtuose, Djéour Cissokho fait swinguer avec des sonorités mandingues, funk, jazz, salsa et blues. Vendredi 5 juin, au Saraaba, le fils du grand maître Soundjoulou Cissokho présentera "La nuit nous voit (Rue Stendhal)", son nouvel album acoustique (kora, ngoni, percussions, bolon, voix…).

Enfin, samedi 6 juin, le chanteur/DJ, Ganja Tree, posera avec subtilité ses talents vocaux sur divers styles de son île natale : reggae, sound-system, dub… Originaire de Blue Mountains en Jamaïque, Ganja Tree propose un reggae sound system original qui en fait une des pointures du genre.

Sarraba
19 rue de la Goutte d’Or, Paris 18e.
Tél. : 01 42 62 65 83
www.saraaba.fr - www.afrisson.com
Tarifs : 10 € / 7 €







Concerts de fin d’année à l’atelier musical des Trois Tambours, les 5 et 7 juin


L’atelier musical des Trois Tambours organise, vendredi 5 juin et dimanche 7 juin 2009, ses concerts de fin de saison.

Le premier aura lieu le 5 juin, à 20h, à l’Eglise Saint Bernard, rue Affre, dans la Goutte d’Or (métro Barbès). Plusieurs formations se produiront : la classe de percussions Brésiliennes, l’orchestre des enfants, les P’tits Chanteurs de Barbés, l’ensemble de cuivres et autres ensembles de guitares, mandolines, harpes.....

Le deuxième concert aura lieu le 7 juin, à 11h et 14h, à la Salle Saint Bruno, 9, rue Saint Bruno, toujours dans la Goutte d’Or (métro Barbès également). Il sera consacré aux classes d’éveil d’instruments : trompette, trombone, guitare, harpe, oud, flûte.....

L’entrée des spectacles est libre.

www.3tambours.com

 

 

http://www.dixhuitinfo.com/

 

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