NOUVELLES DU 18EME

Publié le par LEPIC ABBESSES

 

Les intégristes maintiennent leur rassemblement

Interdits de rassemblement au pied du Sacré-Coeur, les intégristes de la Fraternité Saint-Pie-X (FSSPX ) ont maintenu leur messe de Pentecôte aujourd’hui, dans le VII e .

 

Ils seront privés de messe au pied du Sacré-Coeur… mais pas de leur pèlerinage jusqu’à Paris. Depuis quatorze ans, les disciples de la FSSPX des catholiques ultratraditionalistes excommuniés par le Vatican en 1988 achevaient leur rassemblement de Pentecôte à Montmartre, sous les marches de la basilique. Mais cette année, la mairie de Paris a refusé de mettre le square municipal, qui accueillait la messe, à la disposition de cette fraternité qualifiée d’intégriste.

Les traditionalistes se sont donc « repliés » in extremis dans le VII e arrondissement.
Entre 3 000 et 5 000 personnes pourraient participer à la messe (en latin) du lundi après-midi place Vauban. « C’est dans la capitale que se manifestera le mieux notre détermination à résister à la vague montante de christianophobie », insiste l’abbé Loïc Duverger, responsable du pèlerinage. Suivi ou pas, ce nouveau pèlerinage de la FSSPX se déroulera cette année dans un contexte très polémique.

« Les responsables de la Fraternité nous ont dit qu’ils avaient fait le ménage chez eux. Mais on a du mal à le voir »


En avril dernier, l’examen du sujet au Conseil de Paris avait tourné au débat houleux entre majorité et opposition. « Il serait regrettable de continuer à accueillir dans un square municipal une organisation qui se classe dans la mouvance de l’extrême droite intégriste », justifiait alors le maire PS du XVIII e (et ancien ministre de l’Intérieur et des Cultes) Daniel Vaillant.
« Les responsables de la Fraternité nous ont dit qu’ils avaient fait le ménage chez eux. Mais on a du mal à le voir », confirme Yves Pozzo di Borgo, sénateur et président du groupe Nouveau Centre à la mairie, en reconnaissant que le sujet a plongé son groupe politique dans l’embarras. « Cela dit, Paris ne va quand même pas se mettre à interdire des messes en plein air, précise l’un de ses collaborateurs. La dernière fois que cela s’est fait, c’était du temps… de la Commune ! »
Vendredi, la préfecture de police de Paris a précisé qu’elle n’avait ni interdit ni autorisé la messe intégriste. « Nous avons simplement enregistré une déclaration de manifestation sur la voie publique dans le VII e . » Le directeur de cabinet de Rachida Dati, maire (UMP) de l’arrondissement concerné, qui affirme l’avoir appris au dernier moment, n’a pas souhaité faire de commentaires. Le pèlerinage traditionaliste est parti de Chartres hier matin. Parmi les consignes données aux pèlerins, les organisateurs rappelaient l’interdiction du « port de tenues paramilitaires ».




Le triste destin du manège de monsieur Marcel

 

Il ne paye vraiment pas de mine, le petit manège de monsieur Marcel : une piste de mini-autos tamponneuses pour enfants à la décoration un peu défraîchie, qui fonctionne quelques rares après-midis en semaine, les mercredis et les week-ends sur le trottoir de la rue de la Chapelle. Le modeste « métier » (c’est ainsi que les forains nomment leurs attractions) de Marcel Dallay est pourtant depuis plusieurs mois au coeur d’une intense querelle de voisinage dans le quartier de la porte de la Chapelle.


D’un côté, une poignée de voisins directs du manège dénoncent les nuisances (le bruit de la sono et les détritus qui s’accumulent sous la piste des autos tamponneuses) provoquées par l’équipement festif. De l’autre, plusieurs habitants se disent, eux, ravis qu’un manège apporte un peu d’animation dans ce triste quartier périphérique. Entre les deux, le forain, mécontent de son emplacement, mais qui compte cependant rester là tant que « la mairie ne lui propose rien d’autre ».

« Il n’a même pas le droit d’être là »

Les « anti », qui multiplient les courriers et les pétitions en mairie pour réclamer le démontage du manège indésirable, ont en tout cas le droit pour eux. « Ce forain est là depuis au moins trois ans. Il cache totalement la visibilité de notre commerce. Son manège fait du bruit, il sert de lieux de rendez-vous aux jeunes qui traînent dans le coin, il ne nous apporte que des ennuis, se lamente Medhi Ennaid, le patron du garage situé derrière le manège. Et le pire, c’est qu’il n’a même pas le droit d’être là. Je ne comprends pas pourquoi la mairie ne le fait pas partir. »
« Ce manège n’a plus d’autorisation pour occuper la voie publique », confirme-t-on au service municipal du commerce non sédentaire, qui invoque la lourdeur des procédures d’expulsion pour justifier le maintien du manège illégal. « Je ne paye plus ma redevance (NDLR : 160 € par mois), reconnaît Marcel Dallay. Mais c’est tout simplement parce que je n’ai plus les moyens de le faire. La Ville de Paris m’a attribué un emplacement où je n’ai presque plus de clients. »
Issu d’une longue lignée de forains, dans le métier depuis son enfance, Marcel Dallay, 60 ans, n’a pas toujours exercé à la porte de la Chapelle. Dans les années 1980, à la suite de problèmes de santé qui lui interdisaient de prendre la route, il avait posé son manège place d’Anvers (IX e ), le long du boulevard Rochechouart. « Là-bas, les affaires marchaient bien », se souvient le forain, qui a gardé son emplacement jusqu’en 2004, moment où a démarré le réaménagement du boulevard.
«Je devais théoriquement retrouver ma place, un an plus tard, après les travaux. Mais, au dernier moment, la mairie a estimé que ce n’était plus possible et elle m’a envoyé à la Chapelle, rappelle tristement le forain. Un quartier où on ne veut visiblement pas de moi et où le commerce ne marche pas. Qu’est-ce que je peux faire sinon m’accrocher ? » Hier, en plein après-midi férié, seule une petite fille tournait sur la piste du manège. « J’ai ouvert il y a quatre heures et pour l’instant j’ai fait… 5 € de recette », notait monsieur Marcel.




L’homme abattu à Colombes était en fait un habitant du XVIII e

 

Rebondissement hier matin dans l’affaire du meurtre perpétré à Colombes (Hauts-de-Seine). L’homme abattu d’une balle dans la nuque mardi après-midi en pleine rue au pied des immeubles d’une cité n’était pas celui auquel les policiers pensaient. La victime qui se trouvait au volant d’une voiture de location quand elle a été tué avait sur lui des papiers d’identité qui n’étaient pas les siens.

Les enquêteurs de la brigade criminelle de la PJ parisienne se sont donc dans un premier temps dirigés vers un homme de 24 ans, né à Gonesse (Val-d’Oise). Mais les investigations des policiers ont révélé que les papiers sont ceux d’un homme lui ressemblant physiquement et qui les lui auraient prêtés. La véritable victime est en fait âgée de 22 ans et vivait dans le XVIII e . Dans le quartier où il a été exécuté, l’homme était seulement connu de vue par quelques habitants. Hier, les policiers recherchaient activement le titulaire des papiers pour en savoir plus.




Un militaire poignarde un restaurateur de Montmartre

 

Un terrible coup de folie… Les employés du Chamarré un restaurant chic du haut de la rue Lamarck, à Montmartre ne voient pas d’autre explication au geste du déséquilibré qui a failli tuer l’un de leurs collègues. C’était dans la nuit de lundi à mardi, peu après minuit. Un jeune homme de 23 ans qui errait sur la butte Montmartre s’en est violemment pris au personnel de l’établissement.

Après une brève prise de bec avec un serveur, il a subitement planté un couteau dans la gorge du chef de salle qui le raccompagnait à la sortie.
Très sérieusement blessé, le restaurateur, âgé de 29 ans, a été transporté en urgence à l’hôpital Lariboisière où il a été opéré dans la nuit. Hier, dans la journée, son état de santé n’inspirait plus d’inquiétude.

« Tout ça pour un regard »

« Tout ça pour un regard », souligne, stupéfait, Antoine Heerah, le patron du Chamarré. « L’agresseur est rentré parce qu’il considérait qu’un serveur l’avait toisé depuis l’intérieur du restaurant. Il avait l’air dans un état second. Tout s’est ensuite déroulé très vite. Le chef de salle a réussi à le calmer et à le faire partir. Mais au dernier moment, l’agresseur est revenu sur ses pas et il a frappé mon collègue. »
La scène s’est déroulée au beau milieu de la terrasse du restaurant sous les yeux de dizaines de clients médusés. L’agresseur au couteau est pourtant parti, très tranquillement, en marchant vers le haut de la butte Montmartre.
Plusieurs employés du restaurant l’ont suivi, à bonne distance, pour renseigner les policiers, qui l’ont interpellé quelques minutes après l’agression, à moins de 500 mètres de la rue Lamarck. Le jeune homme a été placé en garde à vue dans les locaux de la 2 e division de police judiciaire.
Engagé volontaire depuis moins d’un an dans un régiment de province (le service d’information des armées se refusait hier à préciser lequel), ce militaire était en permission depuis le jeudi de l’Ascension. Il aurait théoriquement dû réintégrer sa caserne lundi matin. Hier après-midi, le « déserteur », toujours interrogé par les enquêteurs de la PJ, n’avait fourni aucune explication à son geste fou.



Bournazel planche sur le Grand Paris

 
Petite promotion pour le jeune conseiller de Paris du XVIII e arrondissement, Pierre-Yves-Bournazel. Xavier Bertrand, le secrétaire général de l’UMP, vient de lui confier la mission de suivre le dossier du Grand Paris lancé le 29 avril par le chef de l’Etat. Avec le maire de Fontainebleau (Seine- et-Marne) et un député du Val-de-Marne, Pierre-Yves Bournazel devra informer les élus UMP de l’avancement du dossier, valoriser les projets voulus par Nicolas Sarkozy, et travailler en lien avec la candidate de son parti aux élections régionales, Valérie Pécresse.
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