EXPOSITIONS DANS LE 18 EME

Publié le par LEPIC ABBESSES

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Association Arcane 18 - Siège social rue Feutrier - 75018 Contact tel : 01.53.41.01.46

Exposition dans l'atelier de Ange et Damnation

Ange et Damnation, sculpteures, vous invitent dans leur atelier pour découvrir leurs nouvelles oeuvres et les bijoux de Seydou Cissé, artiste burkinabé

Atelier d'Ange et Damnation
50 rue Labat
Paris 75018



Ange et Damnation, vous invitent dans leur atelier pour decouvrir « Les hybrides 2009 » bronzes realises cet hiver a Bobo Dioulasso. Le catalogue « A et D sculptures » tout frais sorti de l’imprimerie.

Exposition dans l'atelier de Ange et Damnation
Romans, cliniques, opéras, cathédrales, HLM, poèmes, symphonies, parkings, musées…
Et nous, entre Elvis, Chardin, Bach, Montaigne, Fellini, Warhol, Bocuse…
Nous errons, c’est bien entendu.

Alors : marche dans ce quartier des vieilles pentes, bricolé de Bruant, de Nerval et d’Arabie. Pharmacies qui réclament ta minceur, déballages de pommes trop luisantes, boucheries hallal, de la couleur partout, marche entre les scooters des trottoirs et les mamas africaines à l’épaule charnue marquée d’une rose bretelle et qui poussent des chariots d’enfants, entre les senteurs de la Goutte-d’Or et les échos de la Butte, marche. Et tu passes rue Labat. Et là : ce n’est pas un musée, ce n’est pas une galerie, c’est une boutique, une ancienne. Dans la vitrine, l’écho de ce que tu viens de croiser dans ta promenade, une quintessence de ta moisson de voyeur, tout est là, tassé, serré, refermé. Bien sûr, faudrait jeter tout ça dans l’eau comme ces boules chinoises de papier, pour voir les cent fleurs s’épanouir, les mille histoires se déployer, émerger de chaque sculpture et raconter leurs courses dans le temps, l’espace, traversées de frontières dangereuses ou d’époques opaques, de soleil tranquille et de misère ordinaire.

Et qu’y voit-on dans ce méli-mélo, cet accumulis, cet entassement ? Des fils de fer et des fêlures, du bois, des brisures de métal plâtré de frais, ciré, brillant de luisances souterraines, reflets de chaleur et de l’humidité des sueurs sur la peau.
Cuillères, passoires, écumoires, tournevis et tire-fond, plumes iridescentes, ressorts, tortillonnages de laiton, ébène taciturne et acajou volubile.

Patience. Lentement dans les vieux billots, les tas de ferrailles, les accumulis de rouille, se propagent d’étranges copulations, des accouplements ferrugineux et des gésines ligneuses, des accouchements métis. Des grouillements, mille petits os, des totems de violence, d’improbables personnages à la frontière de l’humanité, bancals et noueux, élancés parfois, fins, hérissés de dents affamées. Ils poursuivent un rêve d’humanité entre les signes et les déchets, une métamorphose des essences. Ce sont des existences brutes ou naissantes, monstres délicats qui émergent de matières mortes, de matières mates.


Prenez chaque personnage, chaque sculpture. Dans vos mains, réellement, touchez-les. Prenez-les comme un bébé, comme une chose fragile et capitale, bercez-les comme de petits chatons sans mère, des agneaux à peine nés. Elles miaulent doucement, bêlent dans vos bras. Vous obtiendrez progressivement quelque langage plus organisé. Alors, vous entendrez les histoires, les paroles dont nos deux petites médiums n’ont fait que répercuter les échos. Ecoutez longuement, c’est en traduction simultanée de tous les dialectes.

C’est tout. Vous pourrez quitter cet atelier et ressortir dans la rue, rejoindre dans le vieux quartier le nouveau peuple de Paris et vous y mêler avec l’aisance des truites dans la rivière, avec le regard juste. Ange & Damnation vous auront transformé en truite dans la Goutte-d’Or.

Jean Debouverie



Ange et damnation tandem artistique à quatre mains et deux têtes, touche-à-tout
et résolument laïque.

Ange & Damnation occupent un atelier de plain-pied sur la rue, ouvert aux rencontres
de passage, collaborant étroitement avec les associations, travaillant avec les jeunes
du 18e, concrétisant un art “de proximité” mûri au fil du temps, en des circuits parallèles
et féconds où le partage avec le public, l'engagement politique et la recherche formelle
se mêlent et s'enrichissent mutuellement.

Avec un détour régulier par Bobo-Dioulasso au Burkina Faso, autre point d'ancrage,
où les deux artistes travaillent le bronze avec le même fondeur depuis plus de dix ans.
Elles y ont créé, avec l'association La Soupape Ailée, un atelier d'arts plastiques
pour enfants.

Sculptant, mais aussi glanant, recyclant, assemblant, détournant les matières les plus diverses, le binôme fait naître des figures charnelles et chargées d'émotion, agrémentées d'une pointe d'humour, de provoc' ou de dérision, qui parlent des enfants-soldats,
des sans-papiers, de l'excision. Colorés, aériens, païens, leurs anges servent
d' intermédiaires entre les mondes. Des œuvres qui célèbrent la nature, l'ingéniosité humaine, la grâce de l'ordinaire, comme ces simples cuillères de bois métamorphosées
en déesses de la fécondité.
De voyages en résidences au Maghreb, en Inde ou en Afrique, elles ont créé un univers singulier aux influences multiples..

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croquis réalisés lors de nos voyages
en Afrique au Burkina Faso,
au Maroc,
en Inde
et au VietVietnamnam...

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